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Archives du 15 mars 2017

Des sursauts radios rapides émis artificiellement par « une technologie extraterrestre » (Communiqué de presse du Center for Astrophysics de Harvard)

Cliché pris par le téléscope spatial Hubble. Image d’illustration.

 De toutes les choses inexpliquées dans notre Univers, les sursauts radio rapides sont sans doute les plus étranges. Ils sont parmi les signaux les plus insaisissables et explosifs jamais détectés dans l’espace et bien qu’ils durent que quelques millisecondes, ils génèrent autant d’énergie que 500 millions de Soleils. L’an dernier, seize de ces sursauts rapides ont été détectés et selon des chercheurs de Harvard, ceux-ci pourraient être la preuve d’une technologie extraterrestre avancée.

A l’heure où l’on ne cesse de découvrir de nouvelles exo-planètes qui pourraient abriter la vie telle que nous la connaissons, il apparait de plus en plus légitime de considérer l’hypothèse de civilisations éloignées et avancées. Devant l’absence d’une explication naturelle du phénomène des sursauts radios rapides, deux chercheurs du Centre Harvard-Smithsonian pour l’astrophysique ont étudié la question et formulé une hypothèse surprenante mais crédible.

Les mystérieux sursauts radio rapides auraient-ils une origine extraterrestre ? Selon une nouvelle hypothèse, hautement spéculative, la réponse est oui. Il pourrait en effet s’agir de faisceaux d’ondes radio ayant temporairement croisé la Terre et qui étaient destinés à propulser des voiles photoniques géantes emportant des vaisseaux interstellaires, voire intergalactiques.

Avi Loeb est un brillant astrophysicien du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics. Il publie depuis des années des articles dans lesquels il explore des idées étonnantes (un peu comme Freeman Dyson a l’habitude de le faire). Ainsi, selon Loeb, le rayonnement fossile était assez chaud environ 15 millions d’années après le Big Bang pour que des organismes vivants puissent apparaître dans de l’eau liquide sur bien des exoplanètes, même très éloignées de leur étoile hôte. Le chercheur a également montré qu’une atmosphère polluée par des émissions de CFC pourrait être utilisée comme biosignature d’une civilisation E.T. ; il a aussi proposé de faire de l’Optical Seti en cherchant la pollution lumineuse nocturne d’une telle civilisation.

Dans un article mis en ligne sur arXiv en 2015, Loeb explorait la possibilité de détecter les émissions d’extraterrestres en train de propulser une voile photonique. Sans surprise, l’année suivante, on apprenait que l’astrophysicien avait été intégré à l’équipe de chercheurs à la tête du projet Breakthrough Starshot ; ce projet consiste justement à envoyer une sonde interstellaire propulsée par une voile photonique en direction du système triple d’Alpha Centauri, par exemple en direction de l’étoile Alpha Centauri C, plus connue sous le nom de Proxima du Centaure (on y a effectivement fait la découverte d’une exoplanète, Proxima b).

Le début du film Passengers, avec le vaisseau interstellaire Avalon. © Peter Francis, YouTube

Une voile photonique alimentée par un fragment de sphère de Dyson ?

Avi Loeb vient maintenant de déposer un nouvel article sur arXiv dans lequel il propose de considérer les mystérieux sursauts radio rapides (FastRadio Burst, ou FRB, en anglais) comme une technosignature de voile photonique E.T. Ce faisant, il relance un débat que l’on pensait clos depuis que la localisation d’au moins un FRB a été précisée (voir l’article ci-dessous paru le 6 janvier 2017 pour en savoir plus). En effet, depuis cette localisation, nous savons que les sursauts radio rapides sont situés en dehors de la Voie lactée. Leur détection sur Terre implique donc qu’ils soient associés à une formidable libération d’énergie, trop formidable pour être associée à des E.T., avait-on pensé alors. Mais pouvait-on vraiment en être sûr alors que l’on n’hésite pas à considérer sérieusement l’existence des sphères de Dyson ?

Avec son collègue Manasvi Lingam, Avi Loeb a calculé que l’énergie d’une étoile comparable à celle du Soleil et qui serait recueillie par une surface deux fois plus grande que celle de la Terre (type fragment de sphère de Dyson) serait bien de l’ordre de grandeur nécessaire à propulser une voile photonique. Cette dernière laisserait alors fuir, sous forme d’ondes radio, la quantité d’énergie associée aux FRB.

Mieux, selon les deux chercheurs, la bande de fréquence des FRB serait précisément celle permettant à la voile photonique impliquée d’entreprendre des voyages interstellaires, voire intergalactiques, emportant avec elle une masse de l’ordre du million de tonnes, c’est-à-dire environ 20 bateaux de croisière. On se prend bien évidemment à rêver au Starship Avalon du film Passengers, bien que celui-ci ne soit pas propulsé par une voile photonique.

 
 

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Le « réchauffement climatique » : Réalité d’un phénomène médiatique

 

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L’inventeur du World Wide Web avertit qu’Internet est en péril le jour de son 28ème anniversaire

Former Cisco Systems exec Monique Morrow is worried

Former Cisco Systems exec Monique Morrow is worried about privacy and cybersecurity. (Photo: Jon Swartz, for USA TODAY)

Tim Berners-Lee, l’homme qui a inventé le World Wide Web oeuvre désormais pour sa protection.

L’informaticien qui a élaboré le plan de ce qui deviendrait le World Wide Web il y a 28 ans est aujourd’hui alarmé par ce qui est arrivé à sa création l’année dernière.

« Au cours des 12 derniers mois, je suis devenu de plus en plus inquiet au sujet de trois nouvelles tendances que nous devons tacler afin que le web puisse remplir son véritable rôle en tant qu’outil au service de toute l’humanité », a-t-il déclaré dans un communiqué publié depuis Londres. Il a cité le piratage des données personnelles et les fake news, qui, selon lui, « se sont propagées comme un feu de forêt ».

« Même dans les pays où nous croyons que les gouvernements ont les intérêts de leurs citoyens à cœur, surveiller tout le monde, tout le temps, c’est simplement aller trop loin », a-t-il dit, en faisant allusion à la divulgation de WikiLeaks« Cela crée un effet négatif qui impacte la liberté d’expression et empêche le web d’être utilisé comme un espace pour traiter de sujets importants, comme les problèmes de santé sensibles, la sexualité ou la religion. »

Quand Berners-Lee a soumis sa proposition originale pour le Web, il l’a imaginée comme une plate-forme ouverte qui permettrait à tout un chacun, peu importe le lieu, de partager des informations, d’accéder à des opportunités et de collaborer au delà des frontières géographiques et culturelles.

Mais sa foi, et celle des défenseurs de la vie privée et des experts en cybersécurité, a été sérieusement ébranlée par une série de piratages de grande envergure et la diffusion de fake news grâce à l’utilisation de données scientifiques et des armées de robots.

La Bombe WikiLeaks. Le dernier trésor révélé concerne plus de 8 000 pages qui se lisent comme un roman d’espionnage. La CIA, avec des outils sophistiqués de piratage informatique, s’est efforcée de transformer les appareils grand public populaires tels que les iPhones, les téléphones Samsung et les smartphones Android en appareils de surveillance, indiquent les documents.

Imaginez que ce scénario de Big Brother se soit étendu aux millions d’appareils intelligents tels que les thermostats numériques et les alarmes incendie alimentant l’écosystème de l’internet des objets, alors vous avez un problème qui pourrait éviscérer la vie privée de milliards de personnes, déclarent les experts en sécurité.

Berners-Lee est juste le dernier technologue de haut niveau à faire part de ses préoccupations sur ce que Monique Morrow -l’ex directrice de Cisco Systems- appelle un assaut fondamental sur la vie privée et la cybersécurité, avec des infrastructures essentielles (les systèmes bancaires, les réseaux) suspendues dans le vide complet. « Comment pouvons-nous utiliser la technologie d’une manière responsable? » A-t-elle demandé lors d’une conférence SXSW à Austin samedi.

Source: USA Today, le 12 mars 2017

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans général, Insolite, société

 

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Wikileaks « Year Zéro » : « Nous sommes dans 1984 de George Orwell », estime un ex-agent du MI5

 La CIA nous surveille personnellement, mais selon Assange elle espionne aussi massivement les entreprises françaises

Les révélations de WikiLeaks montrent que l’espionnage et le piratage effectué par les agences de renseignement menacent la sécurité mondiale. Pour l’ancien agent du MI5 Annie Machon, ces agences ne contrôlent même plus leurs logiciels malveillants.

RT : L’une des allégations de WikiLeaks concerne l’utilisation par la CIA de programmes malveillants, volés à d’autres Etats, dont la Russie. Ils laissent donc, par exemple, des traces « russes » lors des cyberattaques et on observe alors une sorte d’hystérie autour d’une présumée « ingérence russe » dans les élections américaines, françaises ou allemandes. Que peut-on en déduire ?

Annie Machon (A. M.) : Je crois que le timing des événements est très intéressant. N’oubliez pas qu’Edward Snowden a fourni, il y a quelques années, un grand nombre de preuves sur la surveillance et les piratages illégaux opérés par la NSA, le GCHQ (Government Communications Headquarters) britannique, ainsi que par le service de renseignement allemand, le BND. Ils ont espionné tout le monde en Europe. Et tout cela a été éclipsé par ce soi-disant « Russia-gate », l’ingérence de la Russie dans les élections américaines, suivi de déclarations dans toute l’Europe selon lesquelles la Russie essaierait d’intervenir dans le processus démocratique de plusieurs pays, avec des moyens de guerre informatique. Moscou tenterait d’intervenir dans les élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. On dit même que Moscou aurait influencé le Brexit. C’est absurde et ça n’a jamais été étayé de preuves.

En revanche, Edward Snowden a révélé les activités de la NSA et du GCHQ en Europe. Il est donc très intéressant de voir, finalement, que des preuves d’agissements similaires de la part de la CIA ont été transmises à WikiLeaks. Je suis particulièrement préoccupée par le rôle du MI5 dans ce processus car il pourrait y avoir un « Etat secret » au sein du « Deep State » [Etat dans l’Etat au sein de l’administration des Etats-Unis] qui s’est attaqué au Brexit, à l’élection de Donald Trump et à tout le reste. Il semble donc que la NSA et le GCHQ, les deux organisations officielles de surveillance électronique des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, aient pu être induites en erreur par le travail de la CIA, qui dispose d’un énorme budget secret pour développer sa surveillance électronique… Et ce avec le concours du MI5, par dessus le marché, qui a pourtant vocation à protéger la démocratie et la sécurité nationale au Royaume-Uni !

RT : Selon Wikileaks, le consulat américain à Francfort a été utilisé en tant que base éloignée de piratage. Compte tenu du scandale impliquant la NSA, comment l’Allemagne et l’Europe en général vont-elles réagir à ces révélations ?

A. M. : De toute évidence, l’Allemagne va simuler l’indignation, exactement comme cela avait été le cas après la révélation de la mise sur écoute du téléphone d’Angela Merkel. Ils ont déployé des logiciels pirates, tels que le XKeyscore et tous les autres programmes dont Edward Snowden a révélé l’existence en 2013. Néanmoins, l’Allemagne a récemment élaboré une nouvelle loi qui permettra au BND d’espionner à une échelle beaucoup plus large en Allemagne et dans d’autres pays européens.

Nous venons de faire passer une loi au Royaume-Uni qui donne aux GCHQ et aux autres agences d’espionnage des pouvoirs de surveillance considérablement élargis, jusqu’à la possibilité d’opérer des piratage massifs. C’est exactement ce que les fuites de WikiLeaks semblent avoir confirmé.

Je me souviens aussi que l’année dernière, il y a eu la plus grande attaque de botnet (réseau de logiciels qui communiquent entre eux comme des robots) de l’histoire. Elle a engendré une coupure d’internet dans l’ouest des Etats-Unis, puis dans une partie de l’Est du pays et dans certains pays d’Europe occidentale. Et ce botnet a opéré depuis des appareils intelligents situés dans les maisons de simples citoyens, pas depuis leurs ordinateurs ni leurs téléphones mais sur des choses comme des réfrigérateurs ou des téléviseurs intelligents. Il est donc évident que ces appareils ont déjà été piratés et qu’ils sont utilisés pour nous espionner.

RT : Il semble que la CIA ait perdu le contrôle de ses logiciels malveillants, qui, de fait, peuvent tomber entre n’importe quelles mains. Est-ce une grave menace en termes de sécurité ?

A. M. : C’est une menace énorme, et nous l’avons tous déjà observé par le passé. Il y a quelques années, une cyberattaque a été lancée contre une installation nucléaire iranienne. C’était un virus Stuxnet. Il aurait été développé par la NSA et par les services de renseignement israéliens pour cibler spécifiquement les sites nucléaires de l’Iran

Néanmoins, une fois qu’il est lancé, il est hors de contrôle. Alors, il peut alors être récupéré par des individus qui ont d’encore plus mauvaises intentions. Ils peuvent être militarisés et causer des dommages à toutes nos infrastructures : l’aviation, le contrôle aérien, les systèmes énergétiques… Tout pourrait devenir vulnérable à cause d’un seul virus militaire destiné à attaquer les Iraniens. Les dégâts potentiels pour notre démocratie sont innombrables. On peut comparer cela à un nouveau virus, génétiquement modifié, qui deviendrait incontrôlable.

RT : Estimez-vous que cette perte de contrôle puisse être dangereuse pour les gouvernements et, par conséquent, pour les leaders mondiaux ?

A. M. : Cela présente un danger pour nous tous. Aujourd’hui, tous nos pays sont très dépendants d’internet – les avions dans le ciel aussi bien que les réseaux électriques. Internet est une nouvelle ligne de front dans la cyberguerre du 21e siècle.

RT : Il existe apparemment un logiciel malveillant créé par la CIA et le MI5 destiné à pirater les téléviseurs connectés en les transformant en appareils d’enregistrement. Comment peut-il être l’utilisé et où pourrait-il être déployé ?

A. M. : Ce sera déployé partout. Nous sommes face à la mise en pratique de ce qu’on voit dans le roman de George Orwell, 1984 :des écrans qui nous regardent. Je me souviens que, dans les années 1990, on était capable d’implanter un logiciel de ce type dans des téléphones portables et dans des ordinateurs de base. Il pouvait les activer pour nous filmer et enregistrer nos frappes sur le clavier.

Cependant, à cette époque, il y avait une notion de supervision, et il y avait une idée de surveillance ciblée. Et c’est de cela dont on a besoin pour empêcher toute dérive. Cela exigeait beaucoup de travail. En raison de la propagation d’internet et de la technologie, on peut désormais procéder à un espionnage à échelle industrielle. C’est ce qu’ils semblent avoir développé.

Tout cela est très dangereux pour la démocratie. Car dès lors que vous perdez toute intimité pour parler, écrire, regarder, lire, vous pouvez tout à coup commencer à vous auto-censurer. Et vous n’êtes donc plus un citoyen qui participe au bon fonctionnement de la démocratie. C’est une voie très dangereuse à suivre.
RT

 

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Le Patrimoine de Macron pas clair du tout : L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence »

L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés » par le candidat d’En marche !  

Macron : pourquoi sa déclaration de patrimoine suscite des questions :

A son entrée au gouvernement, en août 2014, Emmanuel Macron avait dû faire une déclaration officielle de ses revenus et de son patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Depuis quelques mois, des sites Internet reprennent ces déclarations pour souligner ce qu’ils estiment être un décalage entre les revenus déclarés et le patrimoine et s’interroger sur ce que cela pourrait signifier. .

CE QUE CONTIENNENT LES DÉCLARATIONS DE M. MACRON

1. Ses revenus

Voici les éléments figurant dans la déclaration d’intérêts d’Emmanuel Macron auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), signée le 24 octobre 2014 (visible en cache ici), qui récapitulent les revenus imposables de l’intéressé pour la période précédant son entrée au gouvernement :

  • directeur, puis gérant et enfin associé gérant à la banque Rothschild & Cie, de 2009 à 2012 : 2 885 000 euros environ ;
  • de mai 2012 à juillet 2014, secrétaire général adjoint à la présidence de la République : 370 000 euros environ.

M. Macron a donc cumulé environ 3,3 millions d’euros de revenus, avant impôts, de 2009 à son entrée au gouvernement, à l’été 2014.

2. Ses biens

Voici les éléments figurant dans la déclaration de patrimoine signée par Emmanuel Macron le 24 octobre 2014 (visible en cache ici) :

  • un appartement de 83 m2 à Paris avec terrasse et parking, acquis en juin 2007 pour une valeur de 890 000 euros (auxquels il ajoute 70 000 euros de travaux) ;
  • des placements pour un montant d’environ 74 000 euros ;
  • deux assurances-vie, la première d’une valeur de 86 344,84 euros et la seconde correspondant à un capital assuré de 500 000 euros « partiellement délégué en garantie du prêt personnel » et « non rachetable » ;
  • Différents comptes bancaires pour un montant d’environ 109 000 euros ;
  • Enfin, un véhicule Volkswagen acheté, en 2005, pour 40 000 euros et évalué à 6 000 euros neuf ans plus tard.

A cette date, le patrimoine s’établissait donc à environ 1,2 million d’euros.

3. Ses prêts immobiliers

M. Macron a également déclaré avoir contracté trois prêts :

  • un prêt de 350 000 euros en 2011 au Crédit mutuel pour des travaux de résidence secondaire, dont 295 000 euros qui restaient à rembourser et des mensualités de 2 424,30 euros ;
  • un prêt de 600 000 euros en 2012 au Crédit mutuel pour refinancer son prêt d’achat de résidence principale, dont 558 577,53 euros encore à rembourser et des mensualités de 3 623,34 euros ;
  • un « prêt personnel entre particuliers » de 550 000 euros en 2007, dont 200 000 euros encore à rembourser (100 000 en 2017, 100 000 en 2022, auxquels s’ajoutent des intérêts). Emmanuel Macron a précisé à L’Express que ce prêteur était son « mentor », Henry Hermand, un chef d’entreprise proche de la « deuxième gauche » de Michel Rocard, mort en novembre 2016.

A l’automne 2014, l’endettement de M. Macron atteignait donc environ 1 million d’euros.

CE QU’IL FAUDRAIT SAVOIR POUR RÉPONDRE AUX INTERROGATIONS

La question soulevée  à partir de ces différents chiffres est celle-ci : comment, compte tenu des revenus de la période 2009-2014, M. Macron ne dispose-t-il pas d’un patrimoine plus important ?

Pour y répondre, il faudrait toutefois disposer d’éléments supplémentaires sur lesquels la loi sur la transparence n’impose aucune obligation de communication publique.

1. Le travail très circonscrit de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

Les déclarations à la HATVP doivent contenir les déclarations de patrimoine (biens immobilier, comptes en banques, emprunts, dettes en cours…) et les liens d’intérêts (activités professionnelles, actions détenues, activités bénévoles…).

Contactée, la HATVP rappelle que son travail consiste à vérifier que les différentes déclarations sont « exactes, exhaustives et sincères ».

Cette dernière peut faire des observations sur les déclarations dans le cadre de possibles anomalies, comme elle l’a fait dans le cas de Jean-Marie Le Guen par exemple, mais pas dans celui d’Emmanuel Macron.

La Haute Autorité précise également que son travail « n’est pas celui de l’administration fiscale » et qu’elle a accès aux déclarations d’intérêts, pas aux déclarations de revenus des personnalités contrôlées. La manière dont un responsable politique dépense son argent n’est, par exemple, pas de son ressort.

2. Aucune obligation de communiquer le montant des impôts acquittés ou des dépenses personnelles

Les éléments communiqués à la HATVP ne permettent pas de donner une analyse complète de la situation financière de M. Macron pour la période concernée.

Il faudrait par exemple savoir si l’intéressé a remboursé d’autres emprunts durant cette période, qu’il n’aurait pas eu à mentionner dans ses déclarations en 2014 car ils n’auraient plus été en cours à cette date.

Il faudrait également connaître le montant des impôts qu’il a payés sur cette période. De même que l’ampleur de ses dépenses courantes.

Sur le plan légal, l’intéressé n’a pas l’obligation de communiquer tous ces éléments qui permettraient de comprendre sa situation et de répondre aux soupçons relayés sur les réseaux sociaux. (Il ne l’a pas fait d’ailleurs, ndlr)

En l’état les inconnues sont trop nombreuses pour affirmer quoi que ce soit, et notamment qu’il y aurait quelque chose de suspect.

CE QUE DIT MACRON

Sylvain Fort, un des porte-parole d’Emmanuel Macron, a assuré au JDD dimanche 12 février : « Son patrimoine a déjà été passé aux rayons X, mais, s’il reste des zones d’ombre, nous sommes prêts à les éclairer. »

Nous avons donc sollicité M. Macron pour lui poser ces questions. Nous lui avons notamment demandé :

  • s’il confirmait ou contestait ce présumé décalage entre ses revenus déclarés et son patrimoine ;
  • s’il souhaitait fournir des informations supplémentaires sur les dépenses qui pourraient expliquer cet écart ;
  • s’il était prêt à nous communiquer ses avis d’imposition depuis 2009, comme l’ont fait plusieurs candidats à l’élection par le passé, notamment auprès de L’Express en 2007.

Sollicité à plusieurs reprises depuis lundi 13 février, l’équipe de M. Macron n’a pas répondu à nos questions pour l’heure. Ses réponses seront ajoutées à notre article le cas échéant. (quelle blague, c’est là qu’on voit bien que c’est un papier du Monde de Niel/Bergé/Pigasse, soutiens de Macron – ndlr)

Le candidat a néanmoins répondu à une partie de ces interrogations dans le JDD dimanche 19 février. Selon lui, les 2,8 millions d’euros empochés chez Rothschild représentent 1,5 million d’euros après « charges sociales et impôts ». Ses gains auraient été utilisés pour couvrir ses dépenses personnelles, des travaux dans la maison du Touquet, rembourser un « prêt familial de 50 000 euros » et commencer à rembourser ses autres emprunts, dont celui contracté auprès d’Henry Hermand.

Son porte-parole Sylvain Fort reconnaît néanmoins que « pendant les années Rothschild, Emmanuel Macron a adapté son train de vie à ses revenus et il a donc pas mal dépensé ».

L’association de lutte contre la corruption dénonce un « manque de cohérence »

L’association Anticor a annoncé lundi 13 mars avoir saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour lui demander de « vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère » de la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron. Dans son communiqué, Anticor, qui lutte contre la corruption, dénonce notamment un « manque de cohérence entre les revenus et le patrimoine déclarés »

Dans sa déclaration d’intérêts signée en octobre 2014, le candidat d’En marche ! affirme avoir perçu, comme banquier de l’établissement Rothschild puis comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, « 3,3 millions d’euros de revenus avant impôts » entre 2009 et 2014. Il a ainsi touché, pour ses activités dans la banque d’affaires, « 2,8 millions d’euros » entre 2009 et sa nomination, en mai 2012, au secrétariat général de la présidence sous François Hollande.

Un patrimoine net de 200 000 euros

Mais dans sa déclaration de patrimoine, signée également en octobre 2014, M. Macron a fait état d’un patrimoine de « 1,2 million d’euros et d’un endettement de 1 million d’euros », « soit un patrimoine net de seulement 200 000 euros » ; ce qui suscite des « interrogations », selon Anticor.

Dans un entretien au quotidien La Croix, publié lundi, l’ancien ministre de l’économie s’est expliqué sur cette différence entre son patrimoine déclaré et ses revenus perçus. « Comme banquier d’affaires, j’avais le statut d’indépendant. J’ai donc payé, sur le montant brut de ma rémunération, des cotisations sociales patronales, salariales, puis l’impôt sur le revenu. Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts », s’est-il justifié.

Depuis sa création, en 2013, à la suite de l’affaire Cahuzac, la HATVP a transmis une quinzaine de dossiers de parlementaires à la justice lorsqu’elle constatait des déclarations incomplètes ou mensongères.

 

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« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort !! »

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Vous allez mieux comprendre ce papier : La Bundesbank craint une explosion de l’euro , la France est le malade de l’Europe, Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures »

Nous arrivons à la fin de cette Europe, comme je le rapporte régulièrement (cf dernièrement ce papier : Dettes impayables et crise financière existentielle pour l’Europe (Les Pays-Bas enquêtent sur la possibilité d’abandonner l’euro

Autre preuve de ce mouvement en cours, la Bundesbank accélère dernièrement le rapatriement de ses réserves d’or, les deuxièmes au monde. 

De plus, après avoir admis pour la 1ère fois qu’un pays peut sortir de l’euro en expliquant la modalite –  « Tout pays quittant la zone euro devrait solder son compte » avait-t-il affirmé dans une lettre à deux députés européens italiens – Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » .

Draghi « ne voit plus d’urgence à Prendre de nouvelles mesures » (prétexte – «la balance des risques concernant la croissance s’est améliorée » !!!) : normal, l’Europe telle que nous la connaissons explose en ce moment même . Et quand à la BCE , il est possible qu’elle soit bientôt démantelée, car elle devient « inutile » , de fait .

« Effrayant ! La BCE n’existe déjà plus ! L’euro est déjà mort  !! »

Face à de nombreux messages disant que personne n’en parle a part « Reuters » (qui reste une Agence assez connue pour les ignares), que c’est « faux », blablablabla, je vous propose d’aller directement vous « farcir » ici et en version originale aussi bien le communiqué de presse de la Banque de France elle-même, que le rapport d’activité complet 2016 de la BDF qui vient justement de sortir. Vous y trouverez tous les détails en long en large et en travers. Oui ce qui est dit dans cet article est entièrement VRAI et PROUVE!!! Je ne peux pas faire mieux que la Banque de France comme « source », j’espère que personne ne m’en voudra de ne pas pouvoir montrer le JT de TF1… 

Communiqué de Presse ici

Rapport d’activité complet ici

Ce que je vais vous dire peut sembler très complexe, compliqué, voire même pour certains édifiant, pour ne pas dire « hallucinant », pourtant c’est la stricte vérité et les choses sont bien plus simples qu’elles n’y paraissent sous des terminologies confuses et des mots obscurs.

On peut résumer la situation actuelle de la manière suivante : la BCE n’existe plus de fait, et elle ne pourra jamais sauver l’euro. Maintenant expliquons et décryptons cette affirmation ensemble.

La BCE n’existe plus ! Elle a transféré une grosse partie au SEBC

Je cite ici ce que vous pouvez trouver sur le site de la BCE elle-même concernant son propre fonctionnement.

« La Banque centrale européenne

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne et les statuts du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne constituent le fondement juridique de la politique monétaire unique. En vertu des statuts, la BCE et le Système européen de banques centrales (SEBC) ont été institués le 1er juin 1998. La BCE est placée au cœur de l’Eurosystème et du SEBC. Conjointement, la BCE et les banques centrales nationales accomplissent les missions qui leur ont été conférées. La BCE, en vertu du droit public international, est dotée de la personnalité juridique.

Le Système européen de banques centrales

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Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE qu’ils aient ou non adopté l’euro.

L’Eurosystème

Il comprend la BCE et les BCN des pays ayant adopté l’euro. L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des États membres de l’UE ne faisant pas partie de la zone euro. »

Bien, maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons.

Source ici 

Souvenez-vous, la Banque centrale allemande provisionne pour 22 milliards d’euros !!

Le 24 février dernier, je revenais sur cette information hallucinante où la Bundesbank, ce qui reste de la Banque centrale allemande, annonçait une provision de 22 milliards d’euros, ce qui est considérable, en indiquant que ces pertes étaient liées aux obligations pourries détenues dans son portefeuille en raison de la politique menée par la BCE.

« Il est normal de demander (…) quand on lèvera le pied de la pédale de la politique monétaire », a déclaré le président de l’institution, Jens Weidmann, en présentant le rapport annuel. « Notamment parce qu’une mesure essentielle de la mise en œuvre de la politique monétaire ultra-accommodante est l’achat à grande échelle d’obligations d’État, ce sur quoi, vous le savez, je suis très critique. »

La Banque centrale allemande vient de provisionner 22 milliards d’euros ahahahahahahahahah !

« Les provisions ont ainsi atteint 21,9 milliards d’euros fin 2016 contre 19,6 milliards fin 2015.

Pour l’instant, néanmoins, la Banque centrale allemande dégage des profits sur son portefeuille d’obligations. Ironie de l’histoire, ces bénéfices proviennent principalement des obligations émises par des pays en difficulté comme la Grèce, qui offrent des rendements élevés, acquis entre 2010 et 2012, pendant la crise de la dette, malgré l’opposition de la Buba. »

Mais ce n’est pas tout. Maintenant que vous avez lu ces quelques lignes, retenez-les pour plus tard, nous y reviendrons !

Bénéfice net en hausse de 58 % pour la Banque de France

Voici qu’hier, un petit article très discret du Figaro revenait sur cette dépêche Reuters elle aussi extraordinaire.

« La Banque de France a annoncé lundi avoir dégagé un bénéfice net de 3,52 milliards d’euros en 2016, en hausse de 58 % par rapport à 2015. Cette hausse reflète une progression de 7 % du produit net des activités de la banque, à 7,7 milliards d’euros, et une baisse de 2,2 % de ses dépenses, précise-t-elle dans un communiqué.

L’institution a décidé d’autre part de maintenir à huit milliards d’euros l’encours de son fonds pour risques généraux qu’elle avait augmenté de 500 millions un an plus tôt, ce qui avait pesé sur le résultat de 2015.

La hausse des revenus est liée à celle de la taille des encours au bilan, qui passent de 710 à 855 milliards sur l’année, en raison des rachats d’actifs opérés pour le compte de la Banque centrale européenne dans le cadre de sa politique monétaire.

Depuis 2015, la Banque de France indique avoir racheté 313 milliards d’euros d’actifs au titre de ces différents programmes.

Elle souligne que la croissance de son bilan « est effectuée avec des actifs de première qualité, principalement des titres souverains français, sans dégradation du profil de risque. »

« Il n’est en conséquence pas nécessaire de poursuivre le renforcement du fonds pour risques généraux, qui reste stable à huit milliards d’euros.

La Banque de France indique encore que, comme chaque année, l’essentiel de son bénéfice net sera reversé à l’État sous forme d’impôt et de dividende, soit un montant total de 4,5 milliards au titre de l’exercice 2016. »

Si vous avez bien suivi, alors vous avez compris que la Bundesbank a passé des provisions sur ces monceaux de créances pourries qu’elle a dans son bilan, mais pas la Banque de France. Sans doute parce que nous sommes bien meilleurs que les Allemands… ou nettement moins prudents, au choix !

Si vous suivez toujours, vous avez bien lu que la Banque de France à principalement racheté pour 313 milliards de dette souveraine… française !

Source ici Le Figaro

Donc vous devez comprendre que la BCE n’existe plus dans les faits, chaque banque centrale achète ses propres dettes !

Retenez bien ce que je viens de dire car les implications sont considérables.

La BCE en elle-même n’existe presque plus et ne fonctionne plus. C’est le SEBC (repensez à ce que vous avez lu au tout début de cet article) à savoir le Système européen des banques centrales (SEBC) qui en réalité a pris le relais de la BCE.

Désormais, au moment où vous lisez ces lignes, nous avons la preuve, vous avez la preuve ici, dans cet article, sources à l’appui, que chaque banque centrale rachète les propres dettes souveraines de son pays respectif… Cela veut dire qu’il n’y a plus rien de commun. Cela veut dire aussi, que le SEBC, la BCE prépare sans le dire le retour aux monnaies nationales, ou chaque pays devra gérer sa propre dette! Dans les faits, chaque pays gère à nouveau sa propre dette et c’est à ce prix que nous avons l’illusion que l’euro fonctionne encore…

Vous devez prendre conscience que nous sommes là dans une situation inverse à celle de la construction d’une zone monétaire.

Vous faites en réalité face à la destruction de la zone euro et de la BCE.

Vous assistez à la déconstruction de l’euro, là, maintenant, sous vos yeux.

Vous avez toutes les preuves en main.

L’euro ne survivra pas et vous devez prendre vos dispositions.

Ceux qui le souhaitent peuvent télécharger mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse » ici. Vous pouvez également vous abonner à ma lettre STRATÉGIES pour les 12 prochains mois et vous aurez en prime accès à mon rapport spécial « Comment survivre à l’Eurocalypse ». Plus de renseignements ici.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous

Une grosse news rapportée ici en effet, chapeau bas à Charles SANNAT pour l’avoir remarquée et comprise.  Toutefois, rien d’extraordinaire pour nos lecteurs qui sont habitués à du très lourd.

Au passage, L’inflation de la zone euro a bondi à un plus haut de quatre ans le mois dernier, dépassant la cible de la BCE :

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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Adieu la vieille UE, Bonjour la Nouvelle Europe « à plusieurs vitesses »

 François Hollande et Angela Merkel ont insisté sur une union «dans la diversité» de 27 , mettant en avant l’épreuve du Brexit.

Suite à l’élection de Trump et Frappée par une vague de crises, l’Union européenne est à la recherche d’un nouveau modèle de fonctionnement de toute urgence afin de survivre sous une forme ou une autre. La nécessité d’équilibrer l’unité et la diversité est un dilemme auquel est confronté actuellement le bloc. La monnaie, la politique et les intérêts diffèrent et empêchent de faire d’un nouveau modèle d’intégration européenne une réalité.

Il est prévu que la décision finale sur le fonctionnement futur de la communauté se fera en Décembre. Les mois à venir sont susceptibles de voir de nouvelles turbulences. L’UE fait face à des élections législatives aux Pays – Bas ce mois – ci, suivie par des élections présidentielles en France – en Avril et Mai. L’Allemagne organise des élections législatives en Septembre.

Le président français François Hollande a accueilli ses homologues le 6 Mars à Versailles, près de Paris, pour se préparer à une réunion plus importante de l’UE à Rome le 25 Mars . La France, l’ Allemagne, l’ Italie et l’ Espagne ont profité de l’occasion pour exprimer leur soutien à une Europe à plusieurs vitesses dans un effort conjoint pour amortir l’impact du Brexit.

« L’unité ne correspond pas à l’ uniformité», a dit le président français François Hollande aux  journalistes avant un dîner de travail avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le premier ministre Paolo Gentiloni Italie. «Pour cette raison , je soutiens de nouvelles formes de coopération», a t – il dit lors d’ une conférence de presse conjointe avec les autres dirigeants.

Certains États membres de l’ UE pourraient «aller plus vite» et «plus loin dans des domaines tels que la défense et la zone euro, par l’approfondissement de l’union économique et monétaire, et en harmonisant la politique fiscale et sociale», a affirmé le président français.

D’ autres membres de l’ UE pourraient choisir de se retirer de mesures destinées à approfondir l’ intégration, a t – il ajouté. Hollande a également souligné la nécessité d’une défense européenne qui fonctionnerait en coordination avec l’ OTAN.

 

Il a été soutenu par son homologue allemand. «Nous devons avoir le courage d’accepter que certains pays puissent avancer un peu plus rapidement que d’ autres»,dit la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a insisté sur le fait que les autres Etats membres devraient être en mesure de rejoindre les plus avancés quand ils seront prêts. «Une Europe à plusieurs vitesses est nécessaire, sinon nous allons probablement êtres coincés. Si l’ Europe est bloqué et ne se développe pas plus, alors ce travail de paix peut être en danger plus vite que l’ on pourrait penser », Merkel a noté. La chanceliere a été l’ une des premieres à  parler de  cette solution en Février lors du sommet informel de l’ UE à Malte.

Le concept permet à certains Etats membres de continuer à promouvoir une intégration plus rapide que d’autres. Ceux de la «voie lente» se limiteraient à la participation au marché unique et à la coopération en matière de politique étrangère et de sécurité.

Outre l’Allemagne et la France – «moteurs de» de l’Union européenne – le concept de l’Europe à plusieurs vitesses est soutenue par l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg et apr plusieurs autres pays riches de l’UE. Les États baltes sont susceptibles de le soutenir aussi.

Préparant sommet de l’ UE à Rome à l’occasion du 60 e anniversaire du Traité de Rome, la Commission européenne  a dévoilé le 1er Mars de nouvelles idées  pour garder le bloc unifié. Le  Livre blanc sur l’avenir de l’ Europe  prévoit cinq scénarios possibles pour le continent en 2025 :

1

Ainsi, l’ organe exécutif de l’UE renvoie la balle aux Etats membres afin de décider dans quelle direction l’UE devrait se diriger.

Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a soutenu au Parlement européen qu’une Europe à plusieurs vitesses était la meilleure solution. Les dirigeants européens envisagent maintenant les options de Juncker avant le sommet de Rome, où ils feront leurs propres déclarations au sujet de la voie à suivre après le départ prévu de la Grande – Bretagne en 2019.

La mise en œuvre du concept d’une Europe multi-vitesse verrait certains pays de l’UE plus unis sur les questions économiques et de défense tout en permettant à d’autres États de les rattraper plus tard. Les «principaux» pays de l’UE pourraient se aller plus vite et plus loin dans l’approfondissement de la zone euro et harmoniser leur politique fiscale et sociale.

L’idée présuppose des brèches dans les bases de l’intégration européenne, telles que le marché unique, ou les quatre libertés : de mouvement, des capitaux, des biens et services. En un mot, tout se résume à l’intégration de l’UE dans des sous-groupes, ce qui est déjà le cas de facto.

Aujourd’hui, l’UE est divisée en clubs ,se chevauchent parfois en mini-coalitions basées sur la géographie ou des intérêts partagés. Certains pays appartiennent à la zone euro, certains appartiennent à la zone Schengen, et certains membres de l’UErenforcenet leur coopération au sein du Réseau européen des brevets. L’Allemagne, la Suède, la Belgique les Pays – Bas et l’ Autriche  considèrent  l’idée de créer un «mini-Schengen» et ferment collectivement leurs frontières au reste de Europe pour mettre fin à l’afflux de réfugiés dans leur pays.

En Septembre dernier, la Grèce  a organisé un sommet  des pays d’ Europe du Sud – le soi-disant Club Med. Ils sont sujets à soutenir davantage les mesures de protection et veulent que Bruxelles donne aux gouvernements individuels plus de latitude à dépenser et à emprunter comme ils l’ entendent.

Il y a le groupe de Visegrad des émergents d’Europe centrale – la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque (V4). Il y a les petits pays baltes qui partagent beaucoup en commun. Et il y a le Conseil nordique (dont les membres sont des pays non UE (- la Norvège et l’Islande). En fait, la Scandinavie est déjà un bloc au sein d’un bloc. Ces nations sont historiquement proches naturellement. Les activités du Conseil nordique n’a jamais fait les manchettes des médias, mais cette union existe déjà pour aider à la gouvernance internationale en Europe du Nord.

Les pays de Visegrad ont refusé de prendre les demandeurs d’asile et des migrants en dépit des appels de l’UE à la solidarité.

Le président de la Hongrie Viktor Orban  veut construire une «démocratie intolérante « et le gouvernement polonais est sous surveillance de l’ UE quant à des violations constitutionnelles alléguées. Le 2 Mars, un jour après la parution du Livre blanc, les membres du groupe de Visegrad ont publié une déclaration commune exprimant l’idée qu’une Europe à plusieurs vitesses est inacceptable. Ils voient l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses comme un signe qu’ils seront traités comme des parents pauvres ou des citoyens de seconde classe.

L’ Europe à plusieurs vitesses créerait des blocs rivaux et perpétuerait les divisions, avec la France et l’ Allemagne fixant les règles. Les pays en dehors du noyau seront marginalisés étant maintenus en dehors du processus de prise de décision. L’UE est sur le point de devenir une alliance, une  mosaïque de blocs dans les blocs .

Il faut Appeler un chat un chat, l’UE est un bloc au bord de la destruction. Le processus de désintégration a commencé et il est imparable. Une Europe à plusieurs vitesses est simplement une reconnaissance de la réalité. Il est temps de dire au revoir à l’UE telle que nous la connaissions. Un patchwork de clubs est en train d’ émerger – au lieu de changer le paysage politique européen une fois pour toutes.

Zero Hedge – resistanceauthentique

Aux Pays bas – Les citoyens néerlandais vont voter aujourd’hui pour élire un nouveau gouvernement dans une des élections les plus suivie depuis des années.

Alors que les sondages ont penché vers le Parti VVD du PM Rutte ces derniers jours,  le leader eurosceptique du Parti liberté, Geert Wilders,  perd du terrain :

 
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Publié par le 15 mars 2017 dans général, International, Politique

 

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