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Archives du 14 mars 2017

Sur Twitter, Julian Assange dénonce le plan de l’«Etat profond» pour mettre Mike Pence au pouvoir

Sur Twitter, Julian Assange dénonce le plan de l'«Etat profond» pour mettre Mike Pence au pouvoir

Il existe un schisme dans «L’Etat profond» US (patriotes vs mondialistes et infiltrés) , que je différencie de l’establishment des élites (monde politico-médiatique, show bizz) même si l’état profond est aussi gangrené – c’est à dire infiltré voir en partie dirigé par ces élites. 

La tentative de révolution pourpre continue, et ce sont les élites Anglo-mondialistes (sionistes) qui ont des relais dans une partie de l’état profond (dont la CIA, beaucoup moins le FBI qui est quasiment  « libre » de toute influence) –  qui sont derrière ….

D’ailleurs Assange ne parle pas de « deep state »mais d’IC (communauté de l’intelligence) , ce qui est plus approprié même si il existe bien un état profond.

Sur Twitter, Julian Assange dénonce le plan de l’«Etat profond» pour mettre Mike Pence au pouvoir

Selon le compte Twitter du fondateur de WikiLeaks, la communauté du renseignement n’a pas abandonné l’idée de faire tomber Donald Trump. Son projet consisterait à mettre au pouvoir le «bien plus prévisible» vice-président, Mike Pence.

L’«Etat profond» américain ne s’avoue pas vaincu. Ce n’est pas un secret, Donald Trump n’était pas le candidat que la communauté du renseignement voulait voir accéder à la Maison-Blanche.

Et, selon le compte Twitter que WikiLeaks attribue à son fondateur Julian Assange, la stratégie d’Hillary Clinton et de ses relais au sein de la communauté du renseignement pour reprendre le pouvoir se dessine. L’ancienne secrétaire d’Etat démocrate pousserait en effet discrètement pour mettre à la tête de l’Etat le vice-président Mike Pence, qu’elle jugerait «bien plus prévisible» et donc «battable».

Le message suivant affirme que deux responsables de la communauté du renseignement ont confié en privé qu’ils préparaient «la prise de pouvoir de Mike Pence». Ils n’ont cependant pas précisé si le vice-président avait donné son accord à un tel projet.

Ces messages s’inscrivent dans un contexte de lutte intestine entre l’administration Trump et une partie de la communauté du renseignement. Le député Dennis Kucinich, pourtant démocrate, avait déjà fait part de son inquiétude sur cette question mi-février. Il avait ouvertement condamné les services de renseignement pour leur rôle dans l’éviction de Michael Flynn, expliquant que la finalité de l’opération était d’empêcher une normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Russie.

Mais le fondateur de WikiLeaks a peut-être d’autres raisons de pointer du doigt Mike Pence. Le vice-président a effet juré de poursuivre en justice l’organisation qui a rendu disponible près de 9 000 documents sur la surveillance de masse opérée par la CIA, dans son lot intitulé Vault 7. Dans une interview qu’il a donnée à Fox News le 9 mars, l’homme politique a promis que les responsables de cette fuite «le paieraient cher».

 

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Politique & éco avec Pierre Jovanovic : spéciale Présidentielle (mars 2017)

 

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La NASA envisage de restaurer le champ magnétique de Mars pour rendre la planète habitable

Mars possédait autrefois une atmosphère dense semblable à celle de notre monde, mais elle a été balayée par les vents solaires. Contrairement à la Terre, dotée d’une puissante dynamo interne qui nous protège de ces particules chargées en énergie.

Au cours du Planetary Science Vision 2050 Workshop, la NASA a présenté les résultats de ses recherches visant à restaurer le champ magnétique de Mars. Si celle-ci parvenait à relever ce pari fou, la planète rouge pourrait retrouver son atmosphère d’antan et redevenir potentiellement habitable, ouvrant la voie aux futurs colons.

IL ÉTAIT UNE FOIS MARS

Aujourd’hui, Mars apparaît comme une planète déserte désespérément froide, pourtant ses conditions atmosphériques étaient bien différentes avant que son champ magnétique ne s’effondre. Il y a des milliards d’années, Mars était dotée d’une atmosphère épaisse et d’un climat plus chaud qui auraient pu maintenir des océans à la surface de la planète et favoriser l’émergence de la vie.

Si Mars n’a plus qu’un reste d’atmosphère, 170 fois moins dense que celle de la Terre, la faute en revient aux vents solaires. Ces particules (ions et électrons) issues de notre étoile ont balayé la couche de gaz qui entourait la planète. Et avec elle, l’effet de serre qui permettait à Mars d’accueillir des océans d’eau liquide. C’est du moins l’hypothèse que laissent entrevoir les données glanées par la sonde Maven.

Pour restaurer durablement une atmosphère martienne, il faudrait qu’elle soit protégée par un champ magnétique. Sur Terre ou plutôt à l’intérieur de la Terre, la puissante dynamo du noyau continue de générer la protectrice magnétosphère. Celle qui nous donne en outre à voir de magnifiques aurores boréales, lorsque les particules solaires traversent le bouclier magnétique naturel dans la haute atmosphère. Mars, dont la masse est de 0,107 Terre, n’a pas su conserver cette dynamique. D’où la pression très basse, la température moyenne de -53° Celsius et une surface constamment bombardée de rayons cosmiques. Autant d’obstacles au développement de la vie.

Si l’eau liquide est un facteur indispensable au développement de la vie telle que nous la connaissons, il faut savoir qu’il y a 4 milliards d’années, une étendue d’eau de la taille de l’Atlantique recouvrait la surface de Mars. Après avoir étudié les photographies de certaines formations rocheuses prises par le Curiosity Rover, la NASA en a conclu que celles-ci ne pouvaient avoir été formées que par de l’eau.

Si l’eau existe encore sur Mars sous forme de glace et dans certaines zébrures des cratères humidifiées par des remontées d’eau, l’atmosphère de la planète a été dévastée par les vents solaires après la destruction de son champ magnétique protecteur.

RESTAURER LE CHAMP MAGNÉTIQUE DE MARS

Après avoir travaillé sur plusieurs simulations, la NASA pense qu’il est possible de réunir certaines conditions pour restaurer naturellement le champ magnétique de Mars. Jim Green, directeur de la division des sciences planétaires de la NASA explique que la création d’une magnétosphère artificielle pourrait protéger Mars du Soleil.

En matière de terraformation (action de rendre une planète semblable à la Terre), il y a la méthode forte et la méthode douce. Alors qu’Elon Musk envisage de bombarder Mars avec des bombes nucléaires pour faire fondre la glace martienne, d’autres pensent à des solutions moins radicales. Il serait en l’espèce question de positionner un bouclier magnétique au point de Lagrange L1 pour que la planète ne subisse plus les incessants bombardements solaires.

Jim Green – NASA – USRA – Illustraiton schématique de ce que permettrait le bouclier générateur d’un puissant champ magnétique.

Ce bouclier consisterait en un dipôle magnétique géant assez puissant pour générer ce champ magnétique artificiel. Des simulations informatiques montrent qu’en seulement quelques années, ce dispositif permettrait de restaurer la pression atmosphérique martienne pour qu’elle atteigne la moitié de la pression terrestre. A terme, l’eau liquide referait son apparition.

La NASA a exposé ses résultats lors du Planetary Science Vision 2050 Workshop. Le bouclier magnétique permettrait de bloquer l’érosion causée par le vent solaire, protégeant ainsi la ionosphère et les couches supérieures de l’atmosphère, d’après les chercheurs.  S’il est important de bien recréer un blindage hermétique, Green explique qu’il faudrait aussi pouvoir modifier la direction du champ magnétique pour toujours s’accorder avec le vent solaire.

Le projet est encore très hypothétique, mais les chercheurs ont déjà conçu une petite magnétosphère pour protéger les vaisseaux et les astronautes contre les radiations cosmiques. L’équipe compte continuer ses recherches pour trouver un moyen d’élargir la magnétosphère à l’échelle martienne.


Les vents solaires ont dévasté l’atmosphère de Mars, la NASA envisage aujourd’hui de protéger la planète grâce à un bouclier magnétique

 

RENDRE SON HABITABILITÉ À LA PLANÈTE ROUGE

L’équipe explique qu’en contrant le vent solaire responsable des pertes atmosphériques, Mars pourrait regagner sa pression atmosphérique et ainsi voir ses températures augmenter. D’après Green, il ne s’agit pas de modifier artificiellement le climat mais bien de réunir certaines conditions pour déclencher un processus de réchauffement naturel.

Avec son nouveau champ magnétique, la planète rouge pourrait retrouver l’équivalent de la moitié de la pression atmosphérique la Terre en quelques années. En devenant plus épaisse, l’atmosphère de Mars pourrait entraîner un réchauffement du climat d’environ 4° qui permettrait de faire fondre la glace carbonite, qui n’est autre que du CO2 gelé à l’état solide, présente au nord de Mars. Une fois le carbone libéré dans l’atmosphère, ce dernier pourrait conserver la chaleur et déclencher un effet de serre capable de faire fondre la glace pour restaurer l’eau liquide sur Mars.

Une fois les océans et l’eau rétablis sur Mars, la planète serait de nouveau apte au développement et à l’existence de la vie telle que nous la connaissons. Le bouclier permettrait donc de rendre Mars habitable…

 

UN PAS DE PLUS VERS LA COLONISATION DE MARS

Les chercheurs ont l’intention de poursuivre leurs recherches afin de déterminer le temps nécessaire à la réalisation effective de ce réchauffement climatique. La mise en place du bouclier permet de mieux envisager l’arrivée des colons sur la planète rouge.

Les chercheurs expliquent ainsi que l’augmentation de la pression atmosphérique et des températures permettrait de débarquer des équipements à la surface de la planète, de favoriser l’extraction de l’oxygène ainsi que la vie végétale.

Entre le bouclier de la NASA et les capsules Dragon de SpaceX, la colonisation de Mars s’avance progressivement dans le champ des possibles.


image tirée du film « Seul sur Mars »
 
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Publié par le 14 mars 2017 dans Espace, général, Insolite, International, Sciences

 

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Les édulcorants sont très dangereux pour notre santé

L'aspartame, édulcorant controversé | Jeff Golden via Flickr CC License by
L’aspartame, édulcorant controversé | Jeff Golden via Flickr CC License by

Je vous parlais Dimanche  : Six millions de Français sont atteints par la Nash, pathologie du foie gras humain. Hé bien sur ma lancée, voici des news alarmantes sur les édulcorants dont l’utilisation a augmenté massivement ces dernières années dans notre alimentation . 

Les édulcorants sont très dangereux pour notre santé 

De nouveaux résultats confirment les inquiétudes entourant ces produits alimentaires et notamment l’aspartame.

On les consomme en buvant des sodas dits «light» ou en sucrette avec le café. Les édulcorants comme l’aspartame, le plus courant, ou le sucralose, le plus récent, sont utilisés depuis plus de trente ans en remplacement du sucre, dans le but de ne pas grossir. Ils sont cependant controversés, suspectés de favoriser la prise de poids et le diabète de type 2, ou encore d’être cancérigènes. The Conversation

La quantité d’édulcorants dans notre alimentation a augmenté massivement ces dernières années sous des formes plus ou moins visibles, les industriels les intégrant de façon croissante dans les céréales, les biscuits, les gâteaux, les produits laitiers comme les yaourts aux fruits allégés en sucre, et même dans certains médicaments.

Dans le même temps, une recherche indépendante de l’industrie agro-alimentaire s’est développée à l’échelle internationale pour tenter de mesurer leurs effets sur la santé, en particulier leur impact sur les maladies métaboliques. Notre équipe du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Inserm apporte depuis 2012 sa contribution à travers son programme sur les facteurs de risque de diabète de type 2.

Ses résultats incitent à la plus grande prudence vis-à-vis de la consommation de faux sucre. Dans une étude publiée en février, nous venons en effet de montrer que le risque de diabète augmente avec la consommation de sucrettes. Nous avions montré auparavant que ce risque était également supérieur avec les boissons dites «light», par comparaison avec les sodas classiques.

Près de 100.000 femmes suivies depuis vingt-sept ans

Ces travaux se fondent sur les données issues d’une cohorte de près de 100.000 femmes baptisée E3N, pour Étude épidémiologique auprès des femmes de l’Éducation nationale, l’une des rares de cette taille dans le monde.

Cette étude de cohorte prospective suit depuis maintenant vingt-sept ans la santé de femmes adhérentes à la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN). Initiée par l’épidémiologiste Françoise Clavel-Chapelon, cette étude vise à mieux comprendre la santé des femmes et leurs risques de développer des pathologies chroniques comme le cancer ou le diabète de type 2.

Les participantes ont rempli des questionnaires très détaillés sur leur alimentation en 1993, passant en revue chaque repas, y compris les collations et apéritifs précédant les trois repas principaux, et la collation du soir. Les chercheurs disposent ainsi d’informations précises à la fois sur les aliments consommés, mais également sur les apports nutritionnels moyens pour chacune.

Les sodas «light», plus à risque que les sodas classiques

En étudiant ces données, notre équipe a mis pour la première fois en évidence, en 2013, un risque de diabète supérieur avec les boissons dites «light», par comparaison avec les sodas classiques.

Sur les 66.118 femmes suivies entre 1993 et 2007, 1.369 ont en effet reçu un diagnostic de diabète de type 2. Notre équipe a modélisé le risque de développer cette maladie en fonction de la consommation de trois types de boissons: sodas classiques, sodas édulcorés et jus de fruit 100 % pur jus. Nous avons pris en compte d’autres facteurs comme l’activité physique, l’indice de masse corporelle et les antécédents familiaux.

Risque de diabète de type 2 dans l’étude E3N en fonction de la consommation de boissons sucrées (à gauche), de boissons édulcorées (au centre), et de jus de fruits 100% pur jus (à droite). Le trait continu indique le risque en fonction de la quantité consommée. Guy Fagherazzi

D’autres études avaient déjà montré, auparavant, une augmentation du risque de diabète associée à une consommation élevée de boissons sucrées en général. Cette fois, nous avions réussi à les distinguer. À consommation égale, par exemple 1,5 litre par semaine, soit l’équivalent d’une grande bouteille, le risque de diabète était 60% plus élevé avec les boissons «light», comparé aux boissons sucrées classiques. Des résultats d’autant plus marquants que leur consommation, à l’époque, était moins élevée qu’aujourd’hui. Les femmes de l’étude consommaient alors en moyenne chaque semaine 328 ml de boissons sucrées, soit environ une canette, et 568 ml de boissons «light».

Autre enseignement majeur de l’étude: on ne constatait aucune augmentation du risque de diabète avec les jus de fruits 100% pur jus, des produits sucrés naturellement.

Un risque accru de diabète avec les sucrettes

Récemment, notre équipe s’est intéressée à la consommation d’édulcorants en sucrettes et en sachets chez les femmes de l’étude E3N. Dans l’étude que nous venons de publier, citée plus haut, celles qui en consomment «toujours ou presque» voient augmenter de 83% leur risque de développer un diabète, par rapport à celles qui n’en consomment «jamais, ou rarement». Les participantes qui en ont consommé régulièrement pendant plus de 10 ans voient leur risque augmenter de 110% par rapport à celles qui n’en consomment jamais ou rarement, ce qui suggère un effet cumulatif avec le temps.

Lorsque les analyses prennent en compte l’indice de masse corporelle, l’augmentation du risque persiste, bien qu’étant légèrement inférieure. On peut donc penser que les édulcorants ont bien un effet direct sur le risque de diabète, même si une forte corpulence participe, elle aussi, à l’augmentation du risque.

Les édulcorants augmenteraient la sensation de faim

Comment s’expliquent ces effets d’un point de vue physiologique? Leur mécanisme est encore loin d’être élucidé. Une hypothèse serait que les grands consommateurs d’édulcorants auraient une plus forte appétence pour le sucre, doublée d’une surconsommation des aliments en général. Les édulcorants augmenteraient la sensation de faim, ou bien activeraient les récepteurs au goût sucré T1R2/T1R3 situés tout au long du tube digestif. Cela voudrait dire que ces personnes n’obtiendraient pas l’effet généralement recherché, à savoir maintenir leur ligne.

Selon une autre hypothèse, les grands consommateurs d’édulcorants produiraient également moins d’hormones GLP-1 (pour Glucagon-Like Peptide-1), qui favorisent la sécrétion d’insuline par les cellules beta du pancréas, et auraient plus fréquemment des dérégulations du métabolisme du glucose.

Enfin, il a été montré plus récemment sur des animaux que de fortes consommations de certains édulcorants entraînent des modifications du microbiote intestinal, ces micro-organismes dont on réalise aujourd’hui l’importance pour la santé. Ces changements provoqueraient une intolérance au glucose et une insulino-résistance, un mécanisme qui entraîne le diabète de type 2.

Les sodas «light» comme les sucrettes continuent à véhiculer l’image de produits peu caloriques donc bons pour la santé. Cela soulève plusieurs questions. Cette perception incite les consommateurs à «se lâcher» plus facilement sur la quantité, puisqu’ils pensent avoir affaire à des produits sains. Et même en cas de consommation raisonnable, de nombreuses études montrent malgré tout des effets négatifs sur la santé. Il n’est que temps de réfléchir à la manière de faire passer des messages plus justes sur les bénéfices et les risques des édulcorants.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

A noter que L’aspartame fait grossir, et non pas maigrir … Depuis quelques années, les travaux semblant établir un lien entre consommation d’aliments contenant de l’aspartame, prise de poids et développement de maladies chroniques se multiplient, sans que l’on sache réellement décrypter le phénomène

 

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Le dispositif Clinton pour discréditer Donald Trump

David Brock est considéré comme l’un des maîtres de l’agit-prop (agitation & propagande) du 21ème siècle. Personnalité sans scrupule, il peut défendre une cause aussi bien que la détruire, selon les besoins de son employeur. Il est à la tête d’un empire de la manipulation de masse.

Cet article est une mise en garde : en novembre 2016, un vaste système d’agitation et de propagande a été mis en place pour détruire la réputation et l’autorité du président Donald Trump dès qu’il arriverait à la Maison-Blanche. C’est la première fois qu’une telle campagne est scientifiquement organisée contre un président des États-Unis et avec de tels moyens. Oui, nous entrons dans une ère de post-vérité, mais les rôles ne sont pas ceux que vous croyez.

La campagne conduite par les sponsors de Barack Obama, d’Hillary Clinton et de la destruction du Moyen-Orient élargi, contre le nouveau président états-unien se poursuit. Après la marche des femmes du 22 janvier, une marche pour la science devrait se tenir non seulement aux États-Unis, mais dans l’ensemble du monde occidental, le 22 avril. Il s’agit de montrer que Donald Trump n’est pas seulement misogyne, mais aussi obscurantiste.

Qu’il soit l’ancien organisateur du concours de Miss Univers et qu’il soit marié à un mannequin en troisièmes noces prouve qu’il méprise les femmes. Que le président conteste le rôle de Barack Obama dans la création de la Bourse climatique de Chicago (bien avant sa présidence) et qu’il rejette l’idée selon laquelle les perturbations climatiques sont causées par le rejet de carbone dans l’atmosphère attestent qu’il ne comprend rien à la science.

Pour convaincre l’opinion publique états-unienne de la folie du président qui a dit souhaiter la paix avec ses ennemis et collaborer avec eux à la prospérité économique internationale, un des plus grands spécialistes de l’agit-prop (agitation & propagande), David Brock, a mis en place un imposant dispositif avant même l’investiture.

À l’époque où il travaillait pour le compte des Républicains, Brock lança contre le président Bill Clinton ce qui devait devenir le Troopergate, l’affaire Whitewater et l’affaire Lewinsky. Ayant retourné sa veste, il est aujourd’hui au service d’Hillary Clinton pour laquelle il a déjà organisé aussi bien la démolition de la candidature de Mitt Romney que sa riposte dans l’affaire de l’assassinat de l’ambassadeur US à Benghazi. Durant les dernières primaires, c’est lui qui dirigeait les attaques contre Bernie Sanders. The National Review a qualifié Brock « d’assassin de droite devenu assassin de gauche ».

Il importe de rappeler que les deux procédures de destitution d’un président en exercice, intentées depuis la Seconde Guerre mondiale, l’ont été au profit de l’État profond et pas du tout de la démocratie. Ainsi le Watergate fut entièrement piloté par un certain « gorge profonde » qui s’avéra 33 ans plus tard être Mark Felt, l’adjoint de J. Edgar Hoover le directeur du FBI. Quant à l’affaire Lewinsky, ce ne fut qu’un moyen pour contraindre Bill Clinton à accepter la guerre contre la Yougoslavie.

La campagne actuelle est organisée en sous-main par quatre associations :

– Media Matters (« Les médias ont de l’importance ») est chargé de débusquer les erreurs de Donald Trump. Vous lisez tous les jours son bulletin dans vos journaux : le président n’est pas fiable, il s’est trompé sur tel ou tel point.

– American Bridge 21st Century (« Le pont américain du 21ème siècle ») a collationné plus de 2 000 heures de vidéos montrant Donald Trump depuis des années et plus de 18 000 autres heures de vidéos des membres de son cabinet. Il dispose de moyens technologiques sophistiqués conçus pour le département de la Défense —et en principe hors marché— lui permettant de rechercher des contradictions entre leurs anciennes déclarations et leurs positions actuelles. Il devrait étendre ses travaux à 1 200 collaborateurs du nouveau président.

– Citizens for Responsibility and Ethics in Washington — CREW (« Les citoyens pour la responsabilité et l’éthique à Washington ») est un cabinet de juristes de haut niveau chargé de traquer tout ce qui pourrait faire scandale dans l’administration Trump. La plupart des avocats de cette association travaillent gratuitement pour la cause. Ce sont eux qui ont préparé la plainte de Bob Ferguson, le procureur général de l’État de Washington, contre le décret sur l’immigration.

– Shareblue (« Le partage bleu ») est une armée électronique qui touche déjà 162 millions d’internautes aux États-Unis. Elle est chargée de répandre des thèmes fixés à l’avance, dont :

• Trump est autoritaire et voleur.
• Trump est sous l’influence de Vladimir Poutine.
• Trump a une personnalité faible et colérique, c’est un maniaco-dépressif.
• Trump n’a pas été élu par la majorité des États-uniens, il est donc illégitime.
• Son vice-président, Mike Pence, est un fasciste.
• Trump est un milliardaire qui ne cessera pas de rencontrer des conflits d’intérêts entre ses affaires personnelles et celles de l’État.
• Trump est une marionnette des frères Koch, les célèbres financiers de l’extrême-droite.
• Trump est un suprémaciste blanc qui menace les minorités.
• L’opposition anti-Trump ne cesse de croitre en dehors de Washington.
• Pour sauver la démocratie, soutenons les parlementaires démocrates qui attaquent Trump, démolissons ceux qui coopèrent avec lui.
• Même chose avec les journalistes.
• Renverser Trump va demander du temps, ne faiblissons pas le combat.

Cette association produira des newsletters et des vidéos de 30 secondes. Elle s’appuiera sur deux autres groupes : une société de documentaires vidéos, The American Independent (L’américain indépendant), et une unité statistique Benchmark Politics (Politique comparative).

L’ensemble de ce dispositif —mis en place durant la période de transition, c’est-à-dire avant l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche— emploie déjà plus de 300 spécialistes auxquels il convient d’ajouter de nombreux bénévoles. Son budget annuel, initialement prévu à 35 millions de dollars, a été augmenté pour atteindre environ 100 millions de dollars.

Détruire ainsi l’image —et donc l’autorité— du président des États-Unis avant qu’il ait eu le temps de faire quoi que ce soit peut être lourd de conséquences. En éliminant Saddam Hussein et Mouamar Kadhafi, la CIA a plongé ces deux pays dans un long chaos et le « pays de la Liberté » lui-même pourrait gravement souffrir d’une telle opération. Jamais ce type de technique de manipulation de masse n’avait été utilisé contre le chef de file du camp occidental.

Pour le moment, ce plan fonctionne : aucun leader politique dans le monde n’a osé se féliciter de l’élection de Donald Trump, à l’exception de Vladimir Poutine et de Mahmoud Ahmadinejad.

 

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La Delta Force US et les Seals se Préparent à « éliminer » Kim Jong-Un, et à une guerre contre la Corée du Nord – La Chine met en garde contre « un conflit de plus grande échelle » !!

Capture d'image du site Internet des Forces aériennes américaines *

Capture d’image du site Internet des Forces aériennes américaines

La Delta Force US et les SEALS se Préparent à éliminer Kim Jong-Un, et établissent un plan « d’Infiltration » en Corée du Nord 

La légendaire unité de mission spéciale de l’armée américaine, les navy SEAL, conjointement avec la Delta Force, dont les tâches principales comprennent le sauvetage d’otages et le contre-terrorisme, s’entraînent à l’élimination (voir l’enlèvement) de Kim Jong-un, ainsi qu’a l’infiltration du pays et à la destruction des armes de destruction massive Nord-coréenne , selon la presse sud-coréenne :

Selon Yonhap — Des forces spéciales américaines d’une taille sans précédent participeront aux exercices militaires annuels Key Resolve et Foal Eagle que la Corée du Sud et les Etats-Unis sont en train d’effectuer conjointement, a fait savoir ce lundi un haut officiel du gouvernement sud-coréen.

Non seulement des commandos des forces terrestres, navales et aériennes et des Marines mais aussi des unités des forces d’opérations spéciales interarmées y prendront part pour procéder à divers exercices destinés à éliminer en cas de guerre les dirigeants militaires nord-coréens dont le numéro un Kim Jong-un.

Parmi ces unités figurent notamment le Seal Team Six, l’unité d’élite de la marine américaine qui a tué Oussama ben Laden, ainsi que des Rangers, la Delta Force et des Green Berets de l’armée de terre américaine.

Avec les menaces grandissantes de la Corée du Nord, les missions des forces spéciales se sont élargies pour inclure les techniques d’infiltration à Pyongyang, l’élimination des dirigeants militaires et l’explosion des installations du commandement militaire en cas de guerre.

Les États-Unis préparent-ils une guerre contre la Corée du Nord ?

Une confrontation dangereuse se dessine rapidement sur la péninsule coréenne entre les États-Unis et la Corée du Nord, avec le potentiel de plonger l’Asie du Nord-Est et le reste du monde dans un conflit catastrophique entre des puissances dotées d’armées nucléaires.

Au milieu d’un barrage de commentaires dans les médias américains et internationaux gonflant la menace posée par le régime de Pyongyang, l’administration Trump envisage activement « toutes les options » pour désarmer et soumettre la Corée du Nord.

Le prétexte immédiat est l’essai de quatre missiles balistiques de moyenne portée par la Corée du Nord la semaine dernière, suite au lancement en février d’un nouveau missile de portée intermédiaire. Cependant, la montée des menaces militaires américaines a été précédée de mois de discussions de haut niveau dans les milieux de la politique étrangère et militaires américains pour empêcher la Corée du Nord de construire un missile balistique intercontinental capable de frapper les États-Unis sur le continent américain.

Le président Barack Obama, qui, selon le New York Times, envisageait les mesures les plus extrêmes contre Pyongyang, avait exhorté alors le président nouvellement élu Donald Trump à faire de la Corée du Nord sa priorité absolue en matière militaire. Depuis sa prise de fonctions, le gouvernement de Trump a mené un examen de haut niveau de la stratégie américaine à l’égard de Pyongyang, passant en revue toutes les options, y compris, comme un responsable de la Maison Blanche l’a déclaré au Wall Street Journal, celles, « bien en dehors des habitudes » tel que le « changement de régime » et les frappes militaires sur les installations nucléaires nord-coréennes et les infrastructures militaires.

Un éditorial inquiet du New York Times la semaine dernière, intitulé « La montée des tensions avec la Corée du Nord », a souligné le risque de guerre en Asie du Nord-Est. « Comment M. Trump a l’intention de gérer cette crise qui s’annonce n’est pas clair, mais il a montré une tendance à réagir agressivement », a écrit le journal. « Lundi, la Maison-Blanche a dénoncé les essais de missiles et a averti des “conséquences très graves”. »

L’éditorial a souligné que le gouvernement Obama avait été engagé dans la guerre électronique et cybernétique contre les systèmes de missiles nord-coréens, puis a poursuivi : « D’autres options comprennent une sorte d’action militaire, vraisemblablement contre les sites de lancement de missiles, et le maintien de la pression sur la Chine à couper le soutien à la Corée du Nord. Le gouvernement Trump a également discuté de la réintroduction des armes nucléaires en Corée du Sud, une idée extrêmement dangereuse. »

Le gouvernement chinois est vivement préoccupé par la perspective d’une guerre à sa porte impliquant son allié, la Corée du Nord. Dans des termes peu habituels, Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, a averti que les États-Unis et la Corée du Nord étaient comme « des trains qui se rapprochent à haute vitesse sans que ni l’un ni l’autre ne soient disposés à céder ». L’administration Trump a rejeté catégoriquement la proposition chinoise d’une « suspension bilatérale » des programmes de missiles et nucléaires de la Corée du Nord et des jeux de guerre massifs américains en cours en Corée du Sud, comme base pour de nouvelles négociations.

En excluant les pourparlers, la Maison Blanche est en train de préparer la confrontation, non seulement avec la Corée du Nord, mais aussi avec la Chine. En préparant une action militaire contre la Corée du Nord, les États-Unis menacent également la Chine, qu’ils ont identifiée comme le défi le plus immédiat à l’hégémonie mondiale américaine.

L’administration Trump a déjà menacé la Chine de mesures de guerre commerciale et d’action militaire contre les îlots chinois dans la mer de Chine méridionale. Le déploiement par les États-Unis d’une batterie de missiles anti-balistiques (THAAD) en Corée du Sud, qui a débuté la semaine dernière, fait partie d’un réseau de systèmes antimissiles intégrés conçus pour faciliter la guerre nucléaire avec la Chine ou la Russie.

Une attaque américaine préventive contre la Corée du Nord serait un acte de guerre avec des conséquences incalculables. Bien que la Corée du Nord ne puisse pas égaler la puissance militaire de l’impérialisme américain et de ses alliés, elle possède une armée considérable, estimée à plus d’un million de soldats, et un large éventail de missiles conventionnels et d’artillerie, dont une bonne partie est retranchée le long de la zone démilitarisée lourdement fortifiée et capable de frapper la capitale sud-coréenne densément peuplée de Séoul.

En cas de guerre, l’ampleur de la dévastation serait immense rien que dans la seule péninsule coréenne, même sans l’utilisation d’armes nucléaires. En 1994, l’administration Clinton était sur le point d’attaquer les installations nucléaires de la Corée du Nord, mais elle s’est ravisée à la dernière minute après que le Pentagone eut donné une évaluation sobre des résultats probables – 300 000 à 500 000 victimes militaires sud-coréennes et américaines.

Il est peu probable qu’une telle guerre à l’heure actuelle soit conventionnelle ou limitée à la péninsule coréenne. Le Pentagone a activement planifié un conflit beaucoup plus large. En décembre 2015, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, le général Joseph Dunford, a déclaré que tout conflit avec la Corée du Nord serait inévitablement « trans-régional, multi-domaine et multifonctionnel », c’est-à-dire une guerre mondiale impliquant d’autres puissances et l’utilisation de toutes les armes, dont les bombes nucléaires.

Le danger immédiat de la guerre est aggravé par les crises politiques, économiques et sociales aiguës de tous les gouvernements impliqués, comme en témoigne la destitution vendredi dernier et le retrait du président sud-coréen Park Geun-hye. Confrontée à une élection anticipée et à la perspective d’une défaite, le parti de droite au pouvoir Liberty Korea Party a certainement toutes les raisons de vouloir attiser les tensions de guerre avec la Corée du Nord pour détourner l’attention de la crise politique intérieure.

De plus, les exercices militaires actuels américano-sud-coréens, qui impliquent plus de 320 000 militaires soutenus par la puissance aérienne et navale américaine la plus sophistiquée, constituent une occasion idéale pour frapper la Corée du Nord. Depuis l’année dernière, les exercices annuels, qui constituent une répétition pour la guerre contre Pyongyang, ont été conduits sur la base de nouveaux plans opérationnels agressifs, notamment des frappes préventives contre les sites militaires nord-coréens et des « raids de décapitation » pour assassiner les dirigeants du pays.

La réponse des gouvernements chinois et nord-coréens aux menaces américaines est tout à fait réactionnaire : d’une part, cherchant un accord avec Washington, de l’autre, s’engageant dans une course aux armements qui ne font qu’augmenter le danger de la guerre. Aucun des deux régimes n’a rien à voir avec le socialisme ou ne représente les intérêts de la classe ouvrière. Leur déchaînement du nationalisme agit comme un obstacle au développement de l’unité entre les travailleurs en Asie et aux États-Unis en opposition à la guerre impérialiste.

Le facteur le plus déstabilisant dans cette situation extrêmement tendue est les États-Unis, où l’establishment politique et l’appareil d’État sont empêtrés dans une guerre de factions en rapport avec la politique étrangère à poursuivre et les allégations de piratage. Il y a un réel danger que l’administration Trump se tourne vers la guerre avec la Corée du Nord dans une tentative de projeter des tensions sociales et politiques internes vers l’extérieur contre un « ennemi » commun.

Cette perspective d’une guerre catastrophique ne trouve pas sa source chez des individus ou des partis particuliers. Elle est motivée par la crise grandissante du capitalisme international et la contradiction insoluble entre l’économie mondiale et la division de la planète en états-nations rivaux. La même crise du système de profit crée cependant les conditions objectives et la nécessité politique pour la classe ouvrière de lutter en faveur de sa propre solution révolutionnaire : un mouvement anti-guerre uni de la classe ouvrière internationale s’appuyant sur une perspective socialiste pour mettre un terme au capitalisme avant qu’il ne plonge l’humanité dans la barbarie.

De son coté, en réaction, la Corée du Nord  menace les États-Unis de « frappes sans Merci » alors qu’arrive un Transporteur US …

 La Chine met en garde contre « un conflit de plus grande échelle »

D’autre part le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a proposé que Pyongyang « suspende ses programmes nucléaire et balistique, en échange de l’arrêt des manœuvres militaires à grande échelle des Etats-Unis et de la Corée du Sud », entamées la semaine dernière, « afin de désamorcer la crise qui se prépare dans la péninsule » coréenne.

Ceci, deux jours après des tirs de missiles par l’armée du Nord, suivis par l’annonce du début du déploiement en Corée du Sud du bouclier antimissile américain THAAD, farouchement combattu par Pékin.

« Les deux parties sont comme deux trains qui accélèrent l’un vers l’autre sans qu’aucun ne veuille céder le passage », a déclaré le ministre chinois. « La question est de savoir si les deux parties se préparent vraiment à une collision frontale »

Mais de leur côté, les Etats-Unis ont exprimé leur scepticisme à propos d’éventuelles discussions, affirmant que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait un comportement irrationnel peu compatible avec la diplomatie. « Nous n’avons pas affaire à une personne rationnelle »

Face à l’intransigeance américaine, la Chine, par la voix de son ambassadeur à l’ONU se fait presque menaçante « L’alternative serait l’escalade des tensions et la situation pourrait devenir hors de contrôle et déclencher un conflit de plus grande échelle et même une guerre dans la péninsule coréenne », prévient l’ambassadeur Liu. Les marges de manœuvre de Washington et de Pékin sont donc très réduites et la perspective de pourparlers pour dénucléariser la zone semble aujourd’hui très incertaine.

 

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Du Dollar US au Bancor – Du Pétrodollar au Pétro-Gold ….

dNixon et les Saoud : voici le petrodollar

Dans  ce papier de Philosophy of Metrics  Les DTS feront le pont entre le dollar US et le Bancor, je rapportais ceci : 

Tout a commencé en 2010 lorsque l’ONU et la Chine ont commencé à demander une mise en œuvre plus large des droits de tirage spéciaux (DTS) ayant la capacité d’être utilisé comme monnaie de réserve internationale. Un rôle accru pour le DTS faciliterait une réduction des déséquilibres qui se sont développés au cours des sept dernières décennies avec l’utilisation du dollar américain dans ce rôle international.

Mais changer les rouages du monde entier ne se produit pas du jour au lendemain et contrairement à ce que certains spéculateurs voudraient nous faire croire, aucune nation ou groupe de nations n’est disposé à tout renverser et à détruire leurs économies nationales simplement pour contrarier les États-Unis et le dollar. Ces suggestions sont absurdes et ne doivent pas être prises au sérieux.

Ce qui se passe, c’est la lente construction en coulisse d’un réseau censé fournir les canaux de transport pour faire voyager cette richesse. Lorsque ces canaux seront fonctionnelles et que les échanges commenceront, les choses progresseront à un rythme soutenu. Les mécanismes de substitution de compte en DTS et les mécanismes de restructuration de dette souveraine ont été conçues et planifiés pour permettre d’échapper aux menaces des déséquilibres systémiques.

L’utilisation plus large du Renminbi chinois dans la composition des obligations internationales et la première émission d’obligations libellées en DTS, qui ont eu lieu l’année dernière, sont les premiers indicateurs de ce changement. La mise en oeuvre tardive des réformes du quota et de la gouvernance de 2010 au sein du FMI et l’inclusion du RMB dans la composition en DTS ont été les événements déterminant qui ont révélé la voie à suivre.

Même si Trump n’a pas mentionné les DTS directement, ne croyez pas une seule seconde que ces mécanismes ne seront pas utilisés pour « renégocier» la dette souveraine de l’Amérique, comme Trump l’a déjà suggéré. Une déclaration très révélatrice de Trump fut que cet alignement multilatéral était un effet de l’émergence d’un nouveau nationalisme moderne.

On vient d’apprendre que l’inclusion du yuan dans le panier DTS stimule l’intérêt des investisseurs étrangers

La Chine ouvre toujours davantage son marché des obligations aux investisseurs étrangers de manière progressive et parallèlement à l’internationalisation du RMB (« yuan renminbi »), selon les responsables de la Banque centrale chinoise.

« Le marché des obligations chinois a toujours été ouvert aux investisseurs étrangers, et les progrès réalisés l’année dernière dans l’internationalisation du RMB ont particulièrement stimulé l’intérêt des investisseurs étrangers », a notamment déclaré le gouverneur de la Banque centrale, Zhou Xiaochuan, lors d’une conférence de presse à Pékin.

Jusqu’à présent, environ 400 investisseurs institutionnels étrangers détiennent des obligations pour plus de 800 milliards de yuans (108 mds EUR, ndlr) sur le marché chinois soutenu par les politiques de la banque centrale (sur un marché global de 180 billions $..)

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La désaméricanisation et la dédollarisation sont un processus qui prend forcément un peu de temps .

Les DTS sont d’ores et déjà la nouvelle monnaie mondiale

Ceux qui ont suggéré que les DTS étaient un concept monétaire invalide et inapplicable n’ont pas considéré que le dollar US n’était qu’un élément secondaire de la Conférence de Bretton Woods en 1944. La devise mondiale proposée par John Maynard Keynes s’appelait le bancor, la clé qui était censée faire avancer le monde vers la consolidation monétaire. Cela a été usurpé par le dollar et la vraie monnaie mondiale a été retardée. Le dollar US a servi ses objectifs à l’échelle internationale, mais il est maintenant temps que quelques choses d’autre prennent sa place comme actif de réserve. Le DTS sera le pont entre le dollar US et le bancor.

La faiblesse du dollar US sera vendu et présenté au peuple américain et au monde comme fessant partie de ce nouveau nationalisme moderne représenté par Trump. Un dollar fort n’est plus bénéfique pour l’Amérique ni pour le reste du monde. Croyez-moi. Personne ne veut d’un dollar fort. Il a provoqué des déséquilibres et ralentit les exportations américaines (pertes d’emplois) et provoque l’augmentation des importations dans le pays (augmentation de la dette et de la consommation personnelle) tout en posant des pressions profondes aux nations détenant de grandes dettes américaines.

D’ailleurs,vu sous cet angle, voici pourquoi nous assistons aussi à la mort du pétrodollar (et ce qui le remplacera) :

Le pétrodollar, l’un des piliers du système financier moderne, est en train de se fissurer, sous nos yeux. Tout a commencé il y a 7 ans. Petit à petit, ce régime est remplacé, dans un silence assourdissant, par un système que peu de gens auraient soupçonné : la vente de pétrole contre… de l’or.

Bien sûr, les lingots ne sont pas expédiés directement au producteur en guise de paiement. Mais la Chine, en achetant son pétrole en yuan et en permettant aux entités étrangères d’acheter de l’or aussi avec du yuan via le Shanghai Gold Exchange, offre cette possibilité. Ajoutez à cela la baisse des obligations américaines en portefeuille des pays producteurs de pétrole comme l’Arabie saoudite ou d’acheteurs comme la Chine, et vous avez le scénario de la chute du pétrodollar qui se déroule lentement mais sûrement. Bien entendu, un élément additionnel devra apparaître pour l’entériner : des contrats à terme sur le pétrole libellés en yuan. Or la Chine avait prévu leur lancement mais celui-ci a été reporté à plusieurs reprises, pour des motifs peu convaincants. C’est le résumé de la présentation passionnante de Grant Williams, donnée à la Mines and Metal Conference de Londres et publiée sur TfMetalsReport.com le 29 décembre 2016, qui retrace la chronologie de ces événements de prime abord déconnectés qui écrivent le scénario de la mort du pétrodollar, et de son remplacement par le « pétro-or ».

Histoire et définition du pétrodollar

L’histoire du pétrodollar commence dans les années 70, lorsque Henry Kissinger et Richard Nixon concluent un accord avec la Maison des Saoud, accord qui porte le pétrodollar sur les fonts baptismaux.

Le principe est simple. Les Saoudiens acceptent de vendre exclusivement leur pétrole en dollars américains et de réinvestir leurs surplus en dollars dans les obligations américaines. En échange, les États-Unis fournissent des armes et la garantie de la sécurité, le voisinage de l’Arabie saoudite étant plutôt risqué.

Comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous, tout allait pour le mieux.

Les achats de Treasuries des Saoudiens ont augmenté en même temps que la hausse du cours du brut et tout le monde était content (nous allons revenir sur le rectangle en pointillés bleus très vite).

La corrélation inverse entre le dollar et le brut est presque aussi parfaite qu’on aurait pu s’y attendre (jusqu’il y a peu… mais, de nouveau, nous allons aborder ce sujet plus tard).

Et, comme vous pouvez le voir ci-dessous, à partir du moment où Nixon a fermé la fenêtre de la convertibilité du dollar en or sur les doigts des Français et que le système du pétrodollar a commencé à prendre de la vitesse, les acheteurs étrangers des émissions obligataires américaines ont augmenté exponentiellement.

Avoir la matière première la plus importante du monde dont le prix est uniquement exprimé en dollars signifie que tout le monde doit disposer de réserves importantes dans cette devise afin d’en acheter, ce qui signifie aussi beaucoup d’acheteurs pour les Treasuries. Qu’il est bon d’être le roi !

En 2015, comme le graphique suivant le montre assez clairement, les étrangers possédaient pour environ six années de production mondiale annuelle de pétrole (sur base d’une production constante de 97 millions de barils par jour, ce qui est une estimation assez raisonnable selon moi).

Maintenant que nous avons planté le décor du système du pétrodollar, je vais maintenant vous demander de vous accrocher un peu. Je vous assure que l’effort mental en vaut la peine. Prêt ? Allons-y.

De retour en 2010, le président de la Banque mondiale de l’époque, Robert Zoellick, a lancé une véritable onde de choc lorsqu’il a suggéré qu’un tout nouveau système monétaire mondial ne serait peut-être pas, après tout, une mauvaise idée.

Le système qu’il avait imaginé incluait un yuan librement convertible et, suscitant la controverse, avait l’or pour pierre angulaire :

« … le G20 devrait complémenter ce programme de relance par un plan de construction d’un système monétaire coopératif reflétant les conditions économiques émergentes. Ce nouveau système devrait inclure le dollar, l’euro, le yen, la livre et un renminbi évoluant vers l’internationalisation et l’ouverture des mouvements des capitaux.

Le système devrait également considérer l’utilisation de l’or en tant que point de référence international des attentes des marchés en ce qui concerne l’inflation, la déflation et les valeurs futures des devises. Si les manuels d’économie peuvent considérer l’or en tant que monnaie du passé, les marchés utilisent aujourd’hui l’or en tant que monnaie alternative. »

Robert Zoellick, 8 novembre 2010

Dans un événement ne semblant pas être corrélé à celui-ci, deux ans plus tard l’Iran commençait à accepter le yuan en guise de paiement pour son pétrole, sur fond de sanctions américaines. Les transactions furent conclues par l’entremise de banques russes :

« L’Iran accepte le renminbi en guise de paiement pour une partie de ses livraisons de brut à la Chine… Téhéran dépense cet argent, qui n’est pas librement convertible, pour acheter des biens et des services chinois… Cet accord représente des sommes de 20 à 30 milliards de dollars par an, d’après les estimations des experts du secteur…

Les achats en renminbis ont démarré il y a quelques mois… la plupart des sommes transférées vers Téhéran transitent par des banques russes, qui empochent de grosses commissions sur les transactions.

Pékin tente de convaincre ses partenaires commerciaux d’utiliser le renminbi, ce qui dans les faits équivaut à transférer le risque du taux de change à ses partenaires vu que le cours du brut est fixé en dollars américains. Il permet également à Pékin de réduire les réserves en dollars dont la Chine a besoin. »

Financial Times, mai 2012

La clef de cet accord est que, en diversifiant de cette façon ses achats, les Chinois ont trouvé non seulement le moyen de devoir conserver moins de réserves en dollars, mais aussi de contourner complètement le système du pétrodollar.

En 2013, la pièce est clairement tombée du côté de la Banque centrale chinoise, qui a proclamé la fin de l’ère de l’accumulation d’obligations américaines :

« Ce n’est plus dans l’intérêt de la Chine d’accumuler des réserves en devises étrangères, a déclaré Yi Gang, sous-gouverneur à la banque centrale, à l’occasion d’un discours organisé par le China Economists 50 Forum à l’université de Tsinghua. L’autorité monétaire va simplement mettre un terme aux interventions normales sur les marchés des changes et élargir les écarts de fluctuation quotidiens du yuan. »

Bloomberg, novembre 2013

Oui, ce n’était apparemment « plus dans l’intérêt de la Chine » d’accumuler des réserves en devises étrangères.

Sans surprise, en 2014 les réserves mondiales de devises commencèrent leur déclin le plus rapide de ces 80 dernières années, comme vous pouvez le voir sur le graphique ci-dessous :

Cette même année, une autre pièce du puzzle fut mise en place lorsque Xu Luode, le président du fraîchement fondé Shanghai Gold Exchange (bourse d’or physique) expliquait que le prix de l’or serait fixé en yuan, ainsi que vendu dans cette devise, faisant un pas vers ce qu’il a appelé « l’internationalisation du renminbi » (pour ceux qui sont perdus avec les termes yuan et renminbi, c’est la même chose, comme avec la livre et le sterling) :

« Les investisseurs étrangers peuvent utiliser directement leurs yuans offshores pour acheter de l’or sur la plate-forme internationale du SGE, ce qui promeut l’internationalisation du renminbi…

Le Shanghai Gold Exchange va changer le marché de l’or actuel, une situation dans laquelle les acheteurs sont en Orient mais ceux qui déterminent le prix sont en Occident.

Lorsque la Chine aura le droit de faire entendre sa voix sur le marché de l’or international, le vrai prix sera révélé… »

Xu Luode, discours au LBMA, mai 2014

Il est intéressant de noter que Xu Luode a posé le diagnostic très pertinent d’un actif qui est acheté en Orient mais dont le prix est fixé en Occident, tout en assurant au monde que le véritable prix de l’or serait révélé lorsque la Chine prendra la place qui lui revient sur le marché de l’or, à savoir une position centrale.

Nous ne pouvons qu’espérer qu’il ait raison. Lorsque ce jour arrivera, les bouleversements sur les marchés de l’or mondiaux seront sans précédent.

En 2015, une autre annonce a échappé à la majorité de la planète lorsqu’il fut révélé que la société russe Gazprom allait elle aussi se mettre à vendre du pétrole contre du yuan, et qu’il y avait des négociations pour conclure des accords de paiement en roubles et yuans pour les factures de gaz naturel, rendant le besoin du dollar caduc (… des extraits d’un article du Moscow Times de juin 2015 sont cités).

Vous êtes encore avec moi ? Parfait. J’espère que vous êtes en mesure d’assembler les pièces du puzzle. Vous êtes perdus, voici un petit récapitulatif des événements clés de ces dernières années :

  • 2010 : le président de la Banque mondiale Robert Zoellick suggère de faire de l’or la référence du nouveau système monétaire mondial, qui inclurait « l’internationalisation » du yuan chinois.
  • 2012 : l’Iran accepte le yuan pour le règlement de ses factures de pétrole.
  • 2013 : la Banque centrale chinoise annonce qu’elle n’a plus besoin d’accumuler des obligations américaines.
  • 2014 : les réserves mondiales de devises baissent à un rythme jamais vu durant ces 7 dernières décennies.
  • 2014 : le Shanghai Gold Exchange démarre ses activités afin de promouvoir « l’internationalisation du yuan ».
  • 2015 : la Russie commence à vendre du pétrole en yuan.

Nous voici désormais en 2016, et le mois d’avril fut chaud bouillant, si vous avez été attentifs.

Tout d’abord, les Saoudiens ont menacé de vendre pour presque un trillion de dollars d’actifs américains, dont notamment pour 300 milliards de bons du Trésor, si la loi qui remet la responsabilité des attaques du 11 septembre sur les Saoudiens devait être ratifiée par le Congrès (article du New York Times du 16 avril 2016, le message fut délivré par le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel al-Jubeir, à l’occasion d’une visite à Washington, de crainte que ces actifs soient gelés par les tribunaux américains).

Avec le support rare de la majorité et de l’opposition, la loi fut ratifiée, mais le président Obama utilisa son droit de veto.

Quelques jours plus tard, les Saoudiens furent à la base d’un échec apparemment surprise de l’OPEP dans sa volonté de baisser la production de pétrole, alors que les cours du brut se morfondaient à peine au-dessus des 30 $ le baril. Et seulement 48 heures plus tard, les Chinois lançaient enfin leur fixing or biquotidien, fixant le prix du métal jaune à 256,92 yuans le gramme. (…)

Comme Robin Bhar, de la Société Générale, l’a très bien compris, si la capacité d’acheter et de vendre de l’or en yuan existe uniquement dans un système monétaire fermé, sa portée est limitée. Mais, comme Ken Hoffmann de Bloomberg l’a relevé à juste titre dans son article, les choses pourraient devenir très intéressantes si l’objectif est d’offrir un plus grand rôle à l’or dans le système monétaire chinois.

Sur le graphique ci-dessous, voici le prix du pétrole, d’aujourd’hui jusqu’à avant la guerre de Sécession :

Entre 1856 et 1973, le cours du pétrole fut incroyablement stable, malgré un contexte économique, démographique et technologique probablement le plus dynamique de l’histoire.

Comment cela fut-il possible ? En bref, tout simplement parce que la valeur du pétrole était libellée en or. Cependant…

Lorsque la convertibilité du dollar en or fut annulée et que le système du pétrodollar fut instauré, le cours du brut a été multiplié par 50 en seulement 35 ans.

Mais que penser de la chute du prix tout à droite, à côté du point d’interrogation ? Nous allons y arriver, je vous le promets.

Désormais, si vous vous souvenez du graphique ci-dessous et l’énorme offre en Treasuries par rapport au pétrole, eh bien lorsque nous ajoutons les plus ou moins 100 trillions de dollars nécessaires pour les pensions et la sécurité sociale des baby-boomers que les États-Unis devront payer, vous l’avez deviné, avec davantage d’émissions obligataires, le graphique change quelque peu (le cercle rouge que vous voyez sur le second graphique est le même que celui du premier…) :

Ouh là là !

On ne s’avance pas trop en disant que même par rapport au pétrole, et même sans les investissements dans les infrastructures de Trump, les bons du Trésor américains seront… abondants dans les années à venir.

À l’inverse, si nous observons la valeur de l’or par rapport aux Treasuries dans les mains d’entités étrangères, on peut voir une histoire complètement différente.

Durant la présidence de Reagan, les obligations américaines étaient garanties à 132 % grâce aux réserves d’or du pays. Aujourd’hui, ce pourcentage a baissé jusqu’à seulement 4,7 %.

Si nous faisons la même chose et que nous prenons en compte les 100 trillions de dollars de promesses liés aux prestations sociales, comme vous pouvez le voir sur le graphique suivant cette garantie tombera à 0,3 % en 2025. Le second graphique, montrant le portefeuille d’obligations américaines de la Chine, ne devrait être une surprise pour personne.

Oui, les Chinois ont commencé à faire ce qu’ils avaient promis de faire, dès qu’ils ont fait cette promesse.

Désormais, la suite de cette présentation propose toute une série de graphiques mettant en exergue l’activité récente sur les marchés obligataires américains, des obligations d’entreprise, des obligations des agences et des titres.

Les ventes de Treasuries par les Chinois sont régulières depuis ces trois dernières années (1) …

… Tout comme leurs ventes de titres américains (2) depuis 2015 après avoir plafonné en 2013 lorsque le désinvestissement obligataire commença simultanément, alors que les ventes chinoises d’obligations d’entreprise (3) se sont accélérées durant la même période…

Et maintenant, alors que les tensions vont crescendo et que les contre-courants sont de plus en plus difficiles à cerner, devinez qui d’autre s’est mis à vendre ?

Oui, les Saoudiens sont des vendeurs réguliers d’obligations américaines (5) … et ils sont encore plus agressifs en ce qui concerne les titres américains (6).

Simultanément, en prenant du recul, on voit que les achats nets de Treasuries par l’étranger, d’après les statistiques du TIC, sont clairement dans une tendance baissière depuis 2009 (7), surtout durant ces trois dernières années.

Si nous observons la somme des ventes sur les 12 derniers mois (8), nous pouvons voir une baisse encore plus marquée…

… Et si nous observons la demande officielle nette pour les Treasuries depuis 1979, l’étendue et la portée du changement sont évidentes, tout comme le sont les catalyseurs pour l’accélération de cette tendance :

Regardez attentivement le dernier graphique les amis, particulièrement dans le contexte d’un marché obligataire haussier et de la demande pour les Treasuries que nous avons connue durant 2015 et 2016…

Simultanément, les Russes, qui rappelez-vous vendent désormais du pétrole aux Chinois contre du yuan, ont augmenté à nouveau leur rythme d’acquisition d’or, les dernières statistiques mensuelles établissant un nouveau record…

… L’augmentation du rythme de ces achats est évidente lorsque nous observons les achats moyens mensuels d’avant 2013 et d’après les accords mis en place par les différentes parties. Désormais, la compréhension du graphique suivant est cruciale, car la valeur de marché des réserves d’or de la Russie montre à quel point leur accumulation de métal fut importante pour les finances du pays durant ces deux dernières années…

… L’augmentation du cours a permis d’amortir les effets, parmi d’autres choses, du renflouement du rouble.

Comme vous pouvez le voir grâce à la ligne verte, les réserves d’or de la Russie libellée en roubles ont explosé alors que la devise du pays faiblissait, ce qui a déconcerté les oiseaux de mauvais augure annonçant la fin de la Russie en raison du net déclin de ses revenus pétroliers :

« Voici pourquoi la gouverneur Elvira Nabiullina n’est pas pressée de racheter des devises étrangères après une pause de huit mois : la plus grosse hausse trimestrielle de l’or depuis 1986 a effacé toutes les pertes enregistrées par la Banque de Russie suite au sauvetage du rouble il y a plus d’un an.

Tandis que la hausse de 9 % du rouble de cette année a laissé penser que la banque centrale allait se remettre à acheter des devises à nouveau, ses décideurs ont au contraire utilisé 13 mois pour acheter de l’or et porter les réserves de la banque de Russie à plus de 380 milliards de dollars pour la première fois depuis janvier 2015. »

Bloomberg, 3 avril 2015

Il est important de noter que les Russes peuvent désormais vendre du pétrole aux Chinois contre du yuan, avec lequel ils peuvent acheter de l’or directement via le Shanghai Gold Exchange, ce qui a complètement changé les règles du jeu pour les Russes. Et ces changements se reflètent là où ils sont les plus importants, sur les marchés de l’énergie, sur lesquels les dynamiques de l’offre et de la demande se métamorphosent lentement, mais en plein jour.

Depuis août, la Russie a dépassé l’Arabie saoudite en tant que plus gros exportateur de pétrole vers la Chine. (….)

… Quelque chose que les Saoudiens ne pouvaient accepter sans broncher. Bien au contraire, ils ont redirigé leurs efforts pour augmenter ce qu’ils appellent « leur support politique et stratégique » à la Chine.

J’espère que vous êtes toujours avec moi, car nous allons désormais placer la dernière pièce de ce magnifique puzzle, la pièce qui relie tous ces éléments qui semblent déconnectés : les propres contrats à terme sur le pétrole de la Chine, qui seront libellés en yuan et échangés au Shanghai International Energy Exchange, un contrat en yuans qui sera complètement convertible :

« Bloomberg, 5 novembre 2015 : d’ici la fin 2015, la Chine, premier importateur mondial de pétrole depuis avril, pourrait lancer ses propres contrats à terme.

L’idée est de créer un rival chinois aux 2 contrats les plus populaires du monde : le West Texas Intermediate, de la Bourse de New York, et le Brent Crude Futures, de la Bourse de Londres.

Le contrat libellé en yuan sera échangé au Shanghai International Energy Exchange pour devenir le premier contrat matières premières chinois disponible pour les investisseurs étrangers alors que la Chine souhaite promouvoir l’utilisation de sa devise à l’international. (…) »

Comme vous pouvez le constater à la date de cet article, la création de ces contrats a été postposée à plusieurs reprises, officiellement pour des raisons comme la volatilité des marchés actions en Chine. Mais il y a peut-être des choses qui se passent en coulisse provoquant ce retard. Car lorsque ces contrats existeront, les choses vont changer. De façon dramatique.

En attendant, les Chinois ont dépassé les Américains en tant que plus gros importateur du monde de pétrole, ce qui ne fait que renforcer la place de la Chine sur les marchés du pétrole et la probabilité de la voir lancer ses propres contrats à terme, tôt ou tard.

Donc, nous avons le plus gros exportateur de pétrole (la Russie) qui traite directement en yuan avec le plus gros importateur du monde. Et la Russie dispose de la capacité de convertir en or le produit de ses ventes via le Shanghai Gold Exchange alors que les statistiques d’achats de métal de la Russie semblent indiquer qu’elle profite autant que possible de cette possibilité.

Actuellement, la possibilité de payer du pétrole en or n’est disponible qu’en Russie et en Iran, ce que les Américains considèrent sans aucun doute comme le « panier des déplorables »… Mais essayez d’imaginer ce qu’il se passera lorsqu’un contrat pétrolier totalement convertible sera réalité ?

Soudainement, la possibilité de fixer le prix du pétrole en or sera disponible pour tout le monde. Et vu la hausse des tensions entre les Saoudiens et les États-Unis ainsi que la promesse de ces premiers de fournir « un support politique et stratégique » à la Chine, il est aisé de comprendre pourquoi un tel système serait attrayant pour les Saoudiens, par exemple.

Quoi qu’il se passe, la création de ce contrat créera une opportunité d’arbitrage mondial qui permettra à tout producteur de pétrole d’obtenir en contrepartie de l’or. Et quiconque souhaite acheter du pétrole bon marché pourra acheter de l’or bon marché en Occident pour l’expédier vers Shanghai ou Hong Kong et le vendre en yuan.

Des lieux comme Tokyo, Séoul et Dubaï sont déjà en train d’ouvrir des marchés de l’or. Ils discutent également de l’intégration de leur marché naissant à la Bourse de Shanghai, qui est rapidement devenue la Bourse or qui livre le plus de métal physique au monde.

Cela dit, si cet arbitrage devait commencer à avoir lieu de façon significative, le marché du brut étant bien plus important que celui de l’or, cela deviendrait rapidement évident à travers le ratio entre les deux matières premières…

… Ce qui, de façon très intéressante, est précisément ce qui s’est passé depuis le pic des réserves mondiales de 2014 et l’accord sino-russe visant de facto à échanger du pétrole contre de l’or. Ces conditions en place, le ratio or/pétrole a grimpé pour atteindre son plus haut niveau en 80 ans (voir le graphique suivant).

… Ce qui nous ramène tout droit vers le point d’interrogation du second graphique que nous avions laissé de côté au début de cette présentation :

Les mouvements récents du cours du pétrole ressemblent furieusement à un signe montrant que le mouvement du retour de la valorisation du pétrole en or est en marche.

Ce mouvement, s’il a véritablement bien lieu au-delà de la surface, couplé aux possibilités infinies émanant de la convertibilité totale éventuelle du yuan sous les auspices d’un contrat pétrole de Shanghai, laisse les nations productrices de pétrole avec un choix plutôt évident pour la première fois depuis près d’un demi-siècle — un choix rendu parfaitement clair par les deux graphiques suivants :

Si vous êtes un pays producteur de pétrole, est-ce que vous :

– minimisez votre production afin de maximiser vos avoirs de l’un des actifs les plus abondants et les plus faciles à produire du monde – les obligations américaines – comme ce fut le cas pendant les 40 dernières années… en sachant très bien que, avec les obligations dues par les États-Unis dans la décennie à venir, elles devront être émises en plus grand nombre, et même en quantités astronomiques ?

– ou est-ce que vous maximisez votre production afin d’obtenir la plus grosse part du marché du premier consommateur de brut du monde, et, grâce à la capacité d’acheter de l’or avec du yuan, donc en maximisant vos réserves d’un actif tangible, rare, impossible à créer à partir de rien et qui est de plus l’un des actifs les plus sous-évalués du monde, tout en étant l’un des plus sous-évalués par rapport aux obligations américaines depuis quelques décennies ?

Avec une production annuelle de 180 milliards de dollars, l’or est de loin le marché « métal » le plus important de la planète en termes de valeur.

Cependant, ce chiffre fait pâle figure à côté de celui du marché du pétrole, qui est 10 fois plus important que celui du métal jaune.

Si nous évoquons la possession annuelle moyenne de Treasuries par des entités étrangères durant ces deux dernières années, nous voyons que « l’autre » actif est encore d’une tout autre magnitude.

Alors, lequel de ces actifs a de la valeur en vertu de sa rareté ? Vu le choix qui se pose, quel actif privilégieriez-vous ?

Les obligations américaines, qui peuvent être émises selon le bon vouloir du gouvernement américain et, comme décrites par la Securities Industry and Financial Markets Association, « vu que ses obligations de dette sont garanties par «la foi et la solvabilité» du gouvernement, et donc par sa capacité de percevoir l’impôt et d’émettre la monnaie, les titres US Treasuries — ou Treasuries — sont souvent considérés comme le plus sûr des actifs. Le marché les considère comme ne présentant quasi aucun «risque de solvabilité», ce qui signifie qu’il est très probable que vos intérêts et le principal seront remboursés pleinement et dans les temps. »,

(Suite et fin)

 

Les pressions exercées sur d’autres nations proviennent principalement de la pression exercée sur la monnaie nationale de ces nations lorsqu’elles tentent de maintenir les taux de change avec le dollar en dévaluant leur propre monnaie.

Ce n’est pas tenable et sera un aspect majeur de toute renégociation de dette et de négociation monétaire qui aura lieu.

La fin du dollar passe par l’internationalisation du yuan et les DTS .  La fin du pétrodollar par le pétro-gold .

L’avenir ? Le bancor et le pétro-gold ….  

Lire aussi :  Un piège nommé dollar (4/4) : yuan, euro, bancor… et demain ?

 

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