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Archives du 13 mars 2017

A voir – Pourquoi et Comment les Sondages Fabriquent l’opinion publique et Favorisent certains candidats …

A voir cette vidéo pédagogique passionnante : Pourquoi et Comment les Sondages Fabriquent l’opinion publique et Favorisent certains candidats 

Qui se cachent derrière les instituts de sondages qui nous indiquent des mois à l’avance les intentions de vote ? Intrigués, deux citoyens anonymes ont mené leur propre enquête et révèlent, dans une vidéo argumentée publiée sur YouTube, le microcosme qu’il existe entre les instituts de sondage, la politique, le monde des médias et celui des affaires. Leurs conclusions laissent songeur

La vidéo « Il était une fois… les instituts de sondage » interpelle sur le petit monde qui gravite autour des structures à l’origine des enquêtes d’opinion. Elle met en lumière « des conflits d’intérêts en cascade » qui appelle à utiliser cet outil avec prudence. Des outils malheureusement largement utilisés par les médias de masse pour anticiper les votes, avec le risque d’influencer les indécis.

Voici en outre une infographie sur les médias français , seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués, plutôt que la multitude de petits actionnaires qui cohabitent souvent avec eux (1). (Voir aussi « Le pouvoir médiatique en France », une adaptation de cette infographie sous forme d’affiche, imprimée avec l’édition de décembre 2016.)

Alors qu’il existe plusieurs milliers de titres de presse en France (2), ne sont ici représentés que :

 les titres de presse écrite papier à diffusion nationale de type généraliste, économique et politique ;
 les titres de la presse quotidienne régionale ;
 la télévision nationale (et quelques chaînes de télévision locales) ;
 les canaux de radio à portée nationale ;
 certains sites d’information en ligne.

Enfin, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, SAS Le Canard enchaîné etc.) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (3).

A voir aussi, la partie 1 : Les sondages sont-ils fiables ? Tout comprendre en 10 minutes

Voir aussi par Osons Causer : MÉDIAS : POURQUOI 10 MILLIARDAIRES CONTRÔLENT NOTRE INFORMATION ? 

 
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Publié par le 13 mars 2017 dans général, Politique, société

 

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Création d’un quartier général des armées en Europe : L’armée française passe sous le contrôle de « forces non françaises »

L’armée française a remplacé cette année son Famas par un fusil d’assaut allemand : Tout est dit …

L’armée européenne avec quartier général basé à Bruxelles, à côté du quartier général de l’OTAN, doit être constituée dès le mois de mars 2017. L’armée française passe de manière définitive sous le contrôle de forces non françaises. La ministre allemande de la Défense Von der Leyen, elle, jubile.

En effet, l’armée française avec sa longue tradition, semble passer définitivement sous commandement non français. Berlin, qui a obtenu de l’OTAN un commandement militaire pour l’Europe centrale, obtient depuis la réunification de l’Allemagne des succès politiques, diplomatiques et stratégiques et aussi militaires.

Avec la création de cette nouvelle administration militaire, la France s’efface de plus en plus comme puissance militaire dans le monde. Berlin et les agences de presse allemandes sont aux anges.

De mars 2017 à juin 2017. Durant cette période le nouveau commandement militaire basé à Bruxelles doit s’organiser pour mener de nouvelles opérations en Afrique aussi.

La décision a été prise lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense. Il a été décidé d’éviter d’employer le mot « quartier général des forces armées européennes » car cela choque les populations et certains responsables politiques.

Mais il est bien question d’un quartier général dit européen à côté du quartier général de l’OTAN pour prendre le commandement des armées des pays européens. Cette initiative rogne encore plus la souveraineté des pays européens en les privant de leur pouvoir militaire.

D’après les déclarations de Sigmar Gabriel (SPD), nouveau ministre des Affaires étrangères de Berlin, ce nouveau quartier général des armées en Europe devrait passer sous le contrôle allemande, c’est ce que nous pouvons clairement comprendre en lisant la dépêche de presse publiée dans le Spiegel.*

« Sigmar Gabriel déclare que cela est un grand pas pour consolider la politique commune de sécurité et de défense de l’UE ». « L’Allemagne peut disposer des collaborateurs pour la constitution de ce commandement militaire », a déclaré la ministre de la Défense Von der Leyen.

Source 

 

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Une nouvelle architecture globale, prélude d’un monde multipolaire

Jokowi, le président indonésien reçoit le roi Salman, d’Arabie saoudite.

Une nouvelle architecture globale, prélude d’un monde multipolaire

Comme dans une scène de film hollywoodien, le roi saoudien Salman s’est rendu en Indonésie, la nation musulmane la plus peuplée du monde, avec un entourage de 1000 aides et serviteurs, dont dix ministres et 25 princes saoudiens, voyageant à bord de quatre Boeing 747 et de deux Boeing 777. Le président indonésien Joko Widodo a dit que la visite faisait partie du «partenariat stratégique» entre l’Arabie saoudite et l’Indonésie. Salman s’est également rendu en Malaisie, qui a été impliquée dans un scandale politique majeur découlant de l’acceptation par son Premier ministre, Najib Razak, d’un « don » d’un milliard de dollars de la part d’une société publique saoudienne. Les opposants politiques de Razak ont qualifié le cadeau de « pot-de-vin ».

Cette projection du pouvoir saoudien en Asie du Sud Est et le voyage du roi d’Arabie Saoudite en Indonésie, première visite d’un monarque saoudien depuis 1970, par le roi Fayçal, interviennent alors que le président américain Donald Trump annonce que les États- Unis vont considérer leur intérêt national avant celui des autres pays. Dans un discours devant une session conjointe du Congrès des États-Unis, Trump a également déclaré que sa politique est que les États-Unis « respectent les droits souverains des nations » et que son administration « respecte le droit de toutes les nations à suivre leur propre voie ».

Trump a également signalé que même s’il « respectera les institutions historiques » – une référence claire à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), aux Nations Unies et à l’Union européenne, qu’il a critiquées par le passé – il s’attend à ce que les alliés américains de l’OTAN, du Moyen-Orient et du Pacifique « jouent un rôle direct et significatif dans les opérations stratégiques et militaires et payent leur juste part du coût qu’elles entraînent ».

Trump a félicité le Royaume-Uni pour les résultats du référendum sur le Brexit et sa décision de quitter l’UE. De plus, Trump espère que la France, les Pays-Bas et les autres membres de l’UE trouvent le chemin qui leur est propre et se distancent de l’« Eurocratie » bruxelloise.

Alors que Trump a demandé une augmentation massive du budget militaire pour le Pentagone, il y a clairement un changement dans les alignements mondiaux en raison de la nouvelle politique bilatéraliste de l’Amérique, en opposition au multilatéralisme. En raison de ce qui semble être la fin de la « coalition of the willing »adoptée par le président George W. Bush et poursuivie par le président Barack Obama, des pays comme l’Arabie saoudite ou d’autres cherchent à créer de nouvelles relations stratégiques.

L’objectif immédiat et déconcertant de Salman de visiter l’Indonésie, la Malaisie, le Brunei et les Maldives, tous pays à majorité musulmane, semble être de stimuler les sociétés musulmanes déjà strictes du Brunei et des Maldives et d’encourager la radicalisation islamique en Indonésie et en Malaisie, deux pays qui abritent d’importantes minorités chrétiennes, bouddhistes et d’autres groupes religieux. Récemment, les clercs financés par l’Arabie saoudite ont encouragé le prosélytisme islamique parmi les étudiants non musulmans fréquentant les écoles publiques en Malaisie, l’incendie d’églises en Indonésie et en Malaisie, l’adoption d’une Chariastricte dans certaines régions fondamentalistes comme la province d’Aceh sur Sumatra en Indonésie et les États malaisiens de Kelantan et Terengganu, avec la flagellation et l’amputation des membres; et des restrictions sévères contre les missionnaires chrétiens.

Au-delà de la propagation du wahhabisme radical, les Saoudiens adoptent une politique stratégique « tournée vers l’Est ». Salman et son entourage vont également se rendre au Japon et en Chine. À Pékin, Salman pourrait être attendu, au sujet du soutien de l’Arabie Saoudite aux Ouïgours musulmans qui se battent dans la région autonome du Xinjiang-Ouighour (XUAR) pour un État islamique indépendant « du Turkestan oriental ».

Le fait qu’un roi saoudien s’implique dans une région où il existe un conflit militaire potentiel entre la Chine et diverses nations de l’Asie du Sud Est, à propos des îles et des eaux de la mer de Chine méridionale, ne constitue qu’un exemple de la façon dont divers pays commencent à combler le vide laissé par le désengagement américain de diverses régions géopolitiquement importantes du monde. Il n’y a pas si longtemps, le président Obama annonçait son « pivot économique et militaire » vers l’Asie, fondé sur le partenariat transpacifique (TPP) et le renforcement des relations militaires américaines avec l’Australie, les Philippines, Singapour, le Japon et la Corée du Sud. Après le retrait de Trump du TPP, l’Australie se tourne vers la Chine pour des liens économiques plus étroits, les Philippines veulent mettre fin à la présence des troupes américaines dans le pays, et, comme on le voit avec la visite du roi Salman, l’Indonésie et la Malaisie lancent de nouveaux partenariats stratégiques avec le Moyen-Orient.

Les Émirats arabes unis étendent également leur influence au-delà du Golfe. Ils ont récemment annoncé qu’ils construisaient une base militaire à Berbera, sur le golfe d’Aden, dans la république séparatiste de Somaliland, qui n’est pas reconnue au niveau international. Le Somaliland a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991. La base du Somaliland s’ajoute à une base des EAU déjà en activité à Assab en Érythrée.

La base de Berbera a été critiquée par le voisin, Djibouti, qui accueille une base navale chinoise au port d’Obock et une base américaine au Camp Lemonier, à côté de l’aéroport international Djibouti-Ambouli. Il fut un temps où il n’y avait que les États-Unis et la France qui possédaient des bases militaires dans la Corne de l’Afrique. Avec le réalignement stratégique mondial, ce n’est plus le cas. La France continue de maintenir une présence militaire à Djibouti et le Japon a établi sa première base militaire à l’étranger, sur un terrain de 12 hectares attenant à la base américaine du Camp Lemonier. En outre, les Saoudiens envisagent une base militaire à Djibouti pour soutenir leur campagne génocidaire contre les forces anti-saoudiennes au Yémen. La Turquie a également établi sa première base militaire en Afrique, dans la capitale somalienne de Mogadiscio.

Les États-Unis jouissaient autrefois de la distinction d’avoir l’une des plus grandes bases de l’océan Indien sur l’île de Diego Garcia, un territoire britannique. Toutefois, les Américains ont maintenant de la compagnie, en plus de l’apparition soudaine de bases militaires dans la Corne de l’Afrique. L’Inde a construit des bases navales sur l’île de l’Assomption aux Seychelles et dans l’archipel d’Agalega, un territoire de l’île Maurice qui se trouve à 1000 kilomètres au nord de Maurice. L’Inde entretient également une installation radar de renseignements dans le nord de Madagascar, près d’Ambilobe, et un dépôt naval à Mascate, Oman.

Alors que ce que l’on pourrait appeler la « Doctrine Trump » se met en place, des « projections de force » semblables par des nations qui, traditionnellement, n’opéraient pas militairement dans leurs propres régions, deviendront plus courantes. La France a, depuis un certain temps, maintenu une base militaire à Abou Dhabi, connue sous le nom de Camp de la Paix.

Singapour est en train de négocier des droits pour une base aérienne, destinés principalement à la formation de pilotes de la Force aérienne singapourienne, à la Base aérienne d’Ohakea en Nouvelle-Zélande et à la Base aérienne d’Anderson, dans le territoire américain de Guam. Singapour maintient également des bases de formation à Townsville et Shoalwater Bay dans le Queensland, en Australie. La récente saisie par les douanes de Hong Kong de neuf véhicules blindés Terrex, retournant par mer des exercices militaires conjoints singapourien-taïwanais à Taïwan, manœuvres qui se déroulent régulièrement depuis 1975, a mis en évidence la possibilité d’une présence militaire singapourienne permanente à Taïwan, même si Singapour reconnaît la République populaire de Chine comme unique et indivisible.

Le Pacifique Sud pourrait bientôt rejoindre la Corne de l’Afrique et l’océan Indien, comme endroit où tout le monde cherche à établir des bases navales et aériennes. La Chine est connue pour s’intéresser à de telles bases dans les pays qui sont les principaux bénéficiaires de l’aide chinoise, comme Fidji, les îles Samoa, les îles Tonga ou le Vanuatu. Les États-Unis considèrent le Pacifique Sud comme un « lac américain », mais comme ses substituts régionaux, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, cherchent de nouvelles relations stratégiques, d’autres acteurs étatiques, dont le Japon, l’Inde, la Russie, l’Allemagne et le Canada, pourraient établir leur propre présence militaire dans la région.

La Doctrine Trump provoque une nouvelle restructuration mondiale; Cependant, elle ne ressemble pas au « nouvel ordre mondial » envisagé par les majordomes mondialistes à Washington, à Bruxelles, à Londres, à Francfort et à New York.

Wayne Madsen

Concernant L’Arabie saoudite , on apprend qu’elle envisage l’expulsion de cinq millions d’étrangers par peur d’être «colonisée»

Alors que la monarchie saoudienne est souvent accusée de violer les droits des nombreux travailleurs étrangers vivant sur son sol, un programme d’expulsion massif est actuellement étudié par les autorités.

Un projet de loi réclamant l’expulsion de cinq millions d’immigrés, de nationalités diverses, a été déposé début mars au Majlis Al-Choura, un conseil consultatif nommé par le roi d’Arabie saoudite, rapportent plusieurs médias du pays cités par le Courrier international le 9 mars.

«Ces étrangers ne sont pas là pour travailler de manière régulière, ni pour des raisons religieuses, mais pour coloniser notre pays», a assuré Sadaqa Al-Fadhel, auteur de la proposition, avant de poursuivre : «Ils forment comme un peuple intrus qui cherche à s’imposer dans notre pays à travers une occupation sournoise».

 

 

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Le « conspirationnisme » n’existe que contre le peuple : La définition du complotisme , et les Faits …

Est-on « complotiste » Quand on parle du , qui concerne un large éventail de produits de sociétés américaines et européennes, notamment l’iPhone d’Apple, Android de Google, Windows de Microsoft et les téléviseurs Samsung (équipés de micros cachés).

La technologie « Weeping Angel » infeste les téléviseurs intelligents en y insérant des microphones cachés et en laissant croire au propriétaire, à tort, que le téléviseur est éteint lorsque le mode « off » est activé. En fait, même fermé le téléviseur fonctionne et enregistre les conversations pour les envoyer à un serveur secret de la CIA.

Comme je l’ai rapporté le département de la CIA en charge des appareils mobiles a aussi développé de nombreuses attaques pour contrôler les téléphones intelligents à distance, soit la récupération de données en lien avec la géolocalisation du propriétaire, toutes les communications audio et texte, sans compter l’activation secrète de la caméra et du microphone. (CF Le programme Schtroumpf pour les portables

Les utilisateurs de Microsoft Windows ne sont évidemment pas épargnés par ces intrusions informatiques.

Est ce que ces révélations sont du complotisme ??? Pourtant avant les révélations de Snowden c’est ce qu’on répondait à toute personne qui mentionnait la possibilité d’un espionnage de masse …  (d’ailleurs, lire Les 6 conseils d’Edward Snowden pour protéger ses données personnelles en ligne) C’est désormais un Fait

Par contre ces faits relèvent d’un complot, du complotisme contre la population : Le « conspirationnisme » n’existe que contre le peuple , et au plus haut niveau  .

Snowden explique comment protéger votre Smartphone …

La sophistication croissante des techniques de surveillance nous place en plein scénario du film « 1984 » de George Orwell . 

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Extrait du livre 1984

 

– Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston?

 
Winston réfléchit:
 
– En le faisant souffrir répondit-il.
 
– Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Comment, s’il ne souffre pas, peut-on être certain qu’il, non à sa volonté, mais à la vôtre? Le pouvoir est d’infliger des souffrances et des humiliations. Le pouvoir est de déchirer l’esprit humain en morceaux que l’on rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l’on a choisies. Commencez vous à voir quelle sorte de monde nous créons? C’est exactement l’opposé des stupides utopies hédonistes qu’avaient imaginées les anciens réformateurs. Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés, un monde qui, au fur et à mesure qu’il s’affinera, deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le progrès vers plus de souffrance. L’ancienne civilisation prétendait être fondée sur l’amour et la justice, la nôtre est fondée sur la haine.. Dans notre monde, il n’y aura pas d’autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l’humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. 

(1984, George Orwell, p 376)

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Macron est-il un instrument de la CIA ?

Crime de lèse-majesté envers le chou-chou des banksters et des réseaux financiers apatrides : cette caricature publiée Vendredi dernier sur le compte officiel Twitter du parti Les Républicains aurait des connotations… antisémites en reprenant, soi-disant, les codes de l’imagerie anti-juive des années 1930 …

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments. Bonne lecture.

Propos préliminaires

Quand on parle d’ingérence russe dans la campagne électorale française et qu’elle vise particulièrement Emmanuel Macron, on peut faire le postulat (pour les grincheux, ce n’est qu’un postulat !) que les cyber attaques russes sont une réalité. Dès lors, il faut se poser la question de savoir pourquoi la Russie s’intéresse à un personnage qui vient d’arriver sous les projecteurs dans le paysage politique français. Les russes sauraient ils qui est Macron depuis longtemps ? Ont-ils suivi son ascension ?

Le questionnement est renforcé quand au début du mois de février 2017, Julian Assange, le patron de WikiLeaks confie au quotidien russe Izvestia : “ Nous possédons des informations intéressantes concernant l’un des candidats à la présidence française, Emmanuel Macron. Les données proviennent de la correspondance privée de l’ex secrétaire d’État américain, Hillary Clinton”. Et comme si Assange tenait à nous donner des indices, quelques jours plus tard, il nous informe qu’en 2012 la CIA avait demandé à la NSA (centrale d’écoute et de tri du renseignement) de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes.

Assange veut il nous faire comprendre que Macron a été ciblé en 2012 par la CIA comme un candidat à promouvoir et à soutenir pour les élections présidentielles de 2017 ?

Peut – être. Dans ce cas on comprend mieux l’inquiétude des Russes qui le considèrent alors comme un agent de l’influence américaine en Europe. Mais cette hypothèse est elle plausible ? En cherchant un peu, on trouve, quand même, des éléments troublants dans le parcours de Macron.

Il n’échappe à personne que la campagne de Macron est habitée par deux objectifs : tout faire pour créer un pôle social libéral par une l’alliance droite–gauche et rester dans un schéma de la mondialisation de l’Économie. Comme beaucoup, vous croyez que ces idées sortent de la tête de ce brillant énarque ? Eh bien vous vous trompez ! La stratégie de Macron est dans la droite ligne de celle définie par les États Unis et la CIA dans les années 80 s’agissant de ce que doit être la démocratie et l’économie dans le monde.

Des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des banquiers, relais d’influence de la stratégie américaine en France, ont choisi Macron et l’ont façonné pour qu’il entre exactement dans ce schéma. Vous ne le croyez pas ? Ce sont des élucubrations, des supputations, des délires ? Lisez bien ce qui est écrit, c’est surprenant !

L’histoire incroyable de MACRON,
le nouveau messie français.

Le contexte

Le National Endowment for Democracy (NED) (en français, Fondation nationale pour la démocratie) est une fondation privée à but non lucratif des Etats Unis, fondée en 1983 conjointement par les républicains et les démocrates (ça ne vous dit rien cette alliance gauche-droite ?), bien que son orientation générale soit celle du mouvement néoconservateur. Son objectif déclaré est le renforcement et le progrès des institutions démocratiques à travers le monde. En fait, et vous l’aurez deviné, il s’agit d’un instrument de l’hégémonie américaine. La NED finance de nombreux think tanks dans la monde. Ce sont les chambres de commerce américaines et les multinationales (Chevron, Coca Cola, Goldman Sachs, Google, Microsoft etc.) qui abondent son budget. Et comme une évidence cet organisme a été créé spécialement pour servir de substitut à la CIA, car c’est la centrale qui s’occupait de cette stratégie auparavant.Rassurez vous, elle n’est pas loin. Parmi ses membres on y croise, des élus du Congrès, des patrons de multinationales, des lobbyistes, mais aussi des membres de la CIA.

L’action de la NED dans le monde va avoir pour effet la promotion de l’alliance droite-gauche dans le domaine de la production des élites « démocratiques ». Après 1989, cette politique s’impose dans les institutions de promotion de la démocratie en Europe. Elle s’inspire de l’idée de créer une classe d’experts de la démocratie et de leaders politiques professionnels (vous avez bien lu ?) qui puissent réaliser la transformation des régimes totalitaires (par un autre… plus soft celui-là ?) et consolider le fonctionnement des nouvelles démocraties (l’Ukraine ?). Évidemment, l’action de la NED ne se limite pas à la transformation des régimes totalitaires, elle incite aussi à lutter contre« les populismes » (tiens, tiens,) et les extrêmes.

La mobilisation de cette organisation contre le « populisme » et les « extrêmes » a eu son illustration à l’occasion du référendum sur la Constitution Européenne.

En effet, en décembre 2005, l’Aspen Institute de Lyon, un think tank néoconservateur américain, a réuni plusieurs think tanks français et européens, de gauche comme de droite, inquiets des « non » français et néerlandais à la Constitution européenne. Ils ont, ensemble, reconnu la nécessité de mettre au point une stratégie commune de communication et d’éducation des cadres pour contrer la vague populiste en Europe.

Vous avez bien lu ? Le « NON » à la constitution européenne serait donc le fait d’une vague populiste !

Vous avez donc compris que les américains sélectionnent, forment et financent des individus afin de promouvoir une alliance « droite-gauche » contre les « populismes » et les extrêmes pour éviter que leurs desseins ne soient remis en cause par des « manants » qui s’attaqueraient au libéralisme et à la mondialisation de l’économie.

Bon. Maintenant que vous avez le contexte, il faut raconter l’histoire immédiate du jeune énarque, que des parrains bien intentionnés ont calibré, jour après jour, en« leader politique professionnel » au service de la cause néoconservatrice américaine.

Macron entre dans la cour des grands.

Brillant élève comme chacun le sait désormais (on nous bourre le crâne depuis quelques mois), Macron réussit au concours d’entrée à l’ENA en 2002. Durant sa scolarité, il doit effectuer un stage dans l’appareil de l’État. Il le fait au côté du Préfet de l’Oise. Ce dernier le convie à une réunion ayant pour objet l’établissement d’une zone commerciale.

Le patron concerné par cette réunion n’est autre que le richissime rocardien Henry Hermand qui a fait fortune dans la création de supermarché. Homme de réseaux et d’influence, compagnon de route du PS, il fait rapidement de Macron son fils spirituel. Cette rencontre va être déterminante pour l’avenir de Macron.

Un détail qui n’est pas anodin. C’est Hermand qui fait adopter par Macron l’expression « progressiste » (que vous avez entendu répéter ad vomitem durant le début de sa campagne) au détriment des notions de « social libéralisme » ou « social réformisme », dont Macron se réclamait dans les premiers temps. Ce changement sémantique est en fait un alignement de planètes destiné à mettre Macron sur la même orbite que les progressistes américains dont John Podesta, relation de Hermand, est le représentant au travers du Center for American Progress (CAP) le think tank « progressiste » qu’il préside. Rappelons que John Podesta a été conseiller spécial de Barak Obama et qu’en 2016, il a été chargé de la campagne d’Hillary Clinton.

Macron calibré au programme de la NED

1.Le formation politique : l’alliance gauche-droite de Jean-Pierre Jouyet

En 2004, à la sortie de l’ENA, Macron rejoint l’Inspection des Finances. L’un de ses chefs est Jean-Pierre Jouyet (proche de Sarkozy, de Fillon et de Hollande, rien que ça). Jouyet le prend sous sa protection. Pourquoi ? A-t-il déterminé à cet instant que ce sera lui le messie libéral de demain ? Il n’y a aucun doute. A l’inspection des finances Jouyet est une sorte de chasseur de tête. Les hommes l’inspirent plus que les idées, dit-on (ça promet). Il mise sur le jeune énarque.

Jouyet est aussi engagé dans l’Aspen Institut, l’un des plus influents cercles de réflexion “néo-cons” aux Etats Unis. Il présidera, jusqu’en 2013, la section française créée par Raymond Barre. Il en est aujourd’hui le président d’honneur. (Voir en infra, L’Aspen à propos du “non” à la constitution européenne).

Suivant à la lettre les préconisations de la NED s’agissant de la formation de « leaders politiques professionnels », Aspen France propose un cycle de programmes dit « Leaders Politiques d’Avenir ». Inutile de vous dire qui sont les intervenants et les sujets abordés (voir le site Aspen France) c’est édifiant ! Laurent WAUQUIEZ , Jérôme GUEDJ, Olivier FERRAND, Cécile DUFLOT, Najat VALLAUD-BELKACEM, Jean Vincent PLACE sont les membres le plus connus des promotions depuis 2006. On n’y trouve pas Macron. Mais lui il était en prise direct avec le président.

Pour être plus concret, Michael Bloomberg, ancien maire de New York et 8 ème fortune mondiale a rencontré Macron le jeudi 9 mars 2017 à son QG de campagne pour parler économie. Bloomberg au travers de « Bloomberg Philanthropies » travaille depuis de nombreuse années en partenariat avec l’Institut Aspen.

Dans la droite ligne de la stratégie de la NED, lors de l’élection présidentielles 2007 Jouyet et d’autres fondent le groupe « les Graques », composé d’anciens patrons et de hauts fonctionnaires qui appellent à une alliance gauche – droite entre Royal et Bayrou . Il y entraine Macron. L’objectif est d’appeler la gauche au réveil libéral européen puis prôner deux pôles, l’un conservateur, l’autre social libéral avec les verts et l’UDF. Partisan de l’économie de marché, ils ont saisi la percée de Bayrou pour construire avec lui le pôle social libéral. Bien évidemment leur stratégie est la prise de pouvoir de la gauche libérale au PS et, dans un second temps, le faire imploser. On y est.

Le formation économique : la mondialisation de l’économie de Jacques Attali.

Cette même année, Jouyet va suggérer le nom de Macron à Jacques Attali pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française dite « commission Attali ». Mise en place par Sarkozy, cette commission est le saint des saints de libéralisme européiste. Socialistes et libéraux s’y retrouvent (la plupart sont aujourd’hui des soutiens de Macron).

Quel est l’objectif de Jacques Attali ? Défenseur de la constitution et de l’établissement d’un état de droit mondial, condition pour lui de la démocratie et des droits de l’Homme (tu parles !), il pense en postulat que l’économie régulée par une institution de surveillance financière mondiale peut être une solution à la crise. Cette institution financière serait une première étape vers l’instauration d’une gouvernance démocratique mondiale dont l’Union Européenne peut devenir un laboratoire. Tout est dit. Emmanuel Macron a bien compris la leçon puisqu’il propose dans son programme en 2017 la création d’un ministre de l’Économie européen, d’un parlement économique européen et d’un budget européen.

C’est grâce à cette commission que Macron va développer ses réseaux. Il va notamment y rencontrer Serge Weinberg, homme d’affaire proche de Fabius. Weinberg est non seulement banquier, mais il est aussi membre de la “Trilatérale” dont les objectifs ont inspiré Attali.

Cette organisation privée a été créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bliderberg et du Council Foreign Relations, parmi lesquels David Rockefeller, Henri Kissinger, Zbigniew Brzezinski. Son but est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord et l’Asie du Pacifique (trois zones clés du monde, pôles de la Triade. À l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent, au moins en partie, l’orchestration de la mondialisation économique.

En 2008, Jacques Attali et Serge Weinberg présente Macron à François Henrot ami intime de Wienberg. Henrot est le bras droit de David de Rothschild à la banque d’affaires Rothschild.

Macron est recruté, il est maintenant à bonne école. François Henrot, son patron, est membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les Etats Unis, la French American Fondation est née en 1976, durant des heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux Etats Unis entre le président Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing. L’activité de cette fondation est centrée sur le programme Young Leaders dont la mission est de trouver les personnes qui feront l’opinion et qui seront les dirigeants de leurs sociétés respectives. Ils sont né en 1981, avec pour parrain l’influent économiste libéral franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre temps équivalent aux Etats Unis, toujours dans des villes différentes, toujours avec des intervenants de très haut niveau. Les Young Leaders français sont (liste non exhaustive) : Juppé, Pécresse, Kosciusko Morizet, Wauquiez, Bougrab, Hollande, Moscovici, Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaut – Belkacem, Aquilino Morelle, Bruno Leroux, Olivier Ferrand, Laurent Joffrin (Nouvel Observateur), Denis Olivennes (Europe 1, Paris Match et du JDD), Matthieu Pigasse, Louis Dreyfus et Erik Izraelewicz (Le Monde).

Coté américain : Bill et Hillary Clinton….Macron sera promu, lui, en 2012.

L’ascension et l’apothéose.

Macron est mûr pour être propulsé dans les hautes sphères de la République. En 2012, sous l’impulsion de Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de François Hollande, puis ministre de l’Économie.

Hermand, Jouyet, Attali, Weinberg, Henrot, ces cinq personnages, chantres des objectifs de la NED et de la Trilatérale, membres de think tanks inféodés à la stratégie américaine ont fait Macron. Il aura fallu un peu plus de dix ans pour le porter à la candidature de la Présidence de la République.

Beau parcours, non ?

Le 16 avril 2014 Jean-Pierre Jouyet deviendra Secrétaire Générale de l’Élysée ce qui achèvera la prise de pouvoir de la NED au cœur de la République.

C’est un véritable coup d’État ! Soft, certes, mais un coup d’État !

MACRON a-t-il été ciblé par la CIA ?

Assange nous a appris qu’en 2012, la CIA a demandé à la NSA de suivre de près la campagne présidentielle française et ses différents protagonistes. WikiLeaks souligne que Macron est cité dans une e-mail d’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, datant de 2012 où le personnage est décrit avec beaucoup de précision, mentionnant, notamment, qu’il était “un banquier en fusions et acquisitions” chez Rothschild à Paris, diplômé de l’ENA, ayant travaillé à l’Inspection Générale des finances et (pouvant) aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Économie”.

« Pouvant aussi devenir haut fonctionnaire au ministère de l’Economie » est ce que la chose a été bien traduite ? Ne serait ce pas plutôt « pouvant aussi devenir ministre de l’Économie » ?

Pourquoi cette précision ?

Chose troublante, en 2012, Macron avait été pressenti par Hollande pour en faire son Ministre du Budget dans le premier gouvernement, mais il n’avait pas retenu ce choix parce que Macron n’avait pas de mandat électif (étonnant quand on sait qu’il en fera son Ministre de l’Économie deux ans plus tard)…

Comment Hillary Clinton pouvait être au courant de ce choix éventuel ?

Au moment de la rédaction du mail, il est écrit que Macron est “banquier en fusions acquisitions chez Rothschild à Paris” C’était donc avant les élections présidentielles et législatives. Macron faisait partie du groupe dit de “La Rotonde” chargé d’alimenter le programme de Hollande, rassemblant des techniciens et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani Ferry ceux là même qui ont pondu le programme économique de Macron en 2017. Hollande ne peut pas avoir parlé de ses choix de postes ministériels en public. Car, il est classique d’attendre les résultats des législatives pour composer le futur gouvernement.Et au moment de l’envoie de l’e-mail, elles ne pouvaient pas avoir eu lieu.

Il fallait donc être sacrément au fait de ce qui se passait à haut niveau pour oser ce détail. Qui informe avec autant de précision Hillary Clinton ? La CIA via les interceptions de la NSA ou quelqu’un d’autre ?

Mais la question cardinale est de savoir pourquoi ce message porte sur Macron, alors que c’est un quasi inconnu à cette époque ? La CIA a-t-elle ciblé Macron ? Car enfin, cet e-mail n’est pas adressé à n’importe qui mais à Hillary Clinton alors Secrétaire d’Etat d’Obama. Pourquoi une personnalité de ce niveau, s’intéresse-t-elle à un soutier du staff de Hollande ?

En 2015, les documents obtenus par WikiLeaks et publiés par Libération et Médiapart révèlent que la NSA a, au moins de 2006 à mai 2012 (pourquoi mai 2012 ?) espionné Chirac, Sarkozy et Hollande. Ces documents étaient destinés à la CIA. Mais la NSA a affirmé que ces écoutes n’avaient jamais touché les chefs d’État mais leur entourage.

Macron a-t-il était placé sur écoute quand il était secrétaire général adjoint de l’Élysée ? Et si oui, les Etats Unis cherchaient ils à conforter leur choix du futur candidat à la Présidence ?

Y-a-t-il eu collusion entre les Etats Unis et certains milieux libéraux politico-économiques français quant à la candidature possible de Macron ?

A la vue de son parcours, la réponse est oui !

Une preuve ?

L’implosion en cours du PS pour favoriser une alliance droite gauche afin de contrer les « populismes », l’alliance avec Bayrou (après un salto arrière spectaculaire et suspect) et un programme néo libéral, progressiste et européiste soutenu par les milieux politico- financiers. Toute cette stratégie reposent sur les piliers idéologiques de la NED et de la Trilatérale.

On comprend mieux l’inquiétude des russes qui se retrouvent avec un scénario à l’Ukrainienne dans l’un des deux plus importants pays d’Europe.

Un président français choisi directement par les américains ? De Gaulle va se retourner dans sa tombe.

C’est peut-être ce scénario que nous révélera Assange dans les prochaines semaines.

Nota Bene : Ceux qui sont intéressés par cette publication trouveront une nombreuse documentation sur la toile. Mais attention aux sites complotistes ou confusionnistes ! Privilégiez les recherches universitaires !Voici les références des travaux qui ont permis d’écrire cet article :

Bulgarie Contre la dérive populiste, des « think tanks de gauche » La Vie des Idées numéro de mai/juin 2007 La Vie des Idées est rattachée à l’Institut du Monde Contemporain (Collège de France) et dirigée par Pierre Rosanvallon.
A propos de la NED, voir Ghilhot Nicolas, « Les professionnels de la démocratie : logiques savantes et logiques militantes dans le nouvel internationalisme américain », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 139, Septembre 2001, pp. 53-65.

A propos de Jacques Attali son livre Demain, qui gouvernera le monde ?, Fayard, 2011.
A propos de Jean-Pierre Jouyet article dans Le nouvel Economiste – n°1385 – Du 26 avril au 2 mai 2007 –
A propos de tous les protagonistes y compris Macron divers articles de presse recoupés
A propos de WikiLeaks , Libération et Médiapart/ 2017
A propos de la Trilatérale http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

Source : 
networkpointzero

Traduction de l’article en français

Vendredi dernier sur le compte officiel Twitter du parti Les Républicains une caricature satirique (cf au début) d’Emmanuel Macron a été publiée. Cela a créé l’émoi dans le camp de Macron et dans le camp adverse !

Crime de lèse-majesté envers le chou-chou des banksters et des réseaux financiers apatrides : la caricature en question aurait des connotations… antisémites en reprenant, soi-disant, les codes de l’imagerie anti-juive des années 1930 !

« En marche » est glacé d’effroi devant cet anti-sémitisme larvé décrypté par certains sur les réseaux sociaux.  Il faut bien avoir de drôles de lunettes pour le discerner dans le dessin incriminé, pire que diabolique, mais le mot qui tue étant lâché et les loups avec, cette représentation du candidat Macron permet à ce dernier de jouer la victimisation, de faire parler de lui dans le landerneau médiatique, au moment où on ne parle que de Fillon, même si c’est en mal, et d’éviter que l’on se penche sur sa« galaxie », tout en condamnant le candidat des Républicains à faire face à la reductio ad Hitlerum, arme fatale diabolique qui devrait finir de détruire sa réputation.

Pour ne pas être enterrés vivants, les apparatchik Républicains ont baissé leur pantalon. Le responsable de la caricature, le directeur de la communication des Républicains, a été immédiatement convoqué par les instances du parti pour « un entretien disciplinaire ». Quant au candidat à l’Élysée Fillon, il s’est empressé de  juger ce dessin « inacceptable ».

Ignace - La caricature "antisémite" contre Macron

N’en reste pas moins que la galaxie Macron s’étoffe :
Une galaxie qui s'étoffe
Aujourd’hui, il rassemble de l’ancien ministre de Chirac Renaud Dutreil à d’anciens communistes comme Robert Hue et Patrick Braouzec, en passant par François Bayrou, le centriste Jean Arthuis, les écologistes, François de Rugy, Daniel Cohn-Bendit ou Corinne Lepage, des radicaux de gauche, de nombreux socialistes comme Bertrand Delanoë, Gérard Collomb… et la liste n’est pas exhaustive tant de nouveaux ralliements du PS devraient affluer dans les prochains jours.

Les soutiens les plus divers affluent vers Emmanuel Macron à son plus haut niveau dans les sondages. 

«Ni de droite, ni de gauche», «de droite et de gauche» : Emmanuel Macron a trouvé des formules suffisamment ambiguës pour être le réceptacle des déçus de la droite et de la gauche ainsi que d’un électorat en quête de têtes nouvelles.

«En Marche !» ou l’auberge espagnole d’un paysage politique en plein bouleversement. Macron attire à lui aussi des membres de la société civile, des intellectuels (voir ci-dessus).

Ceux qui depuis des mois dénoncent une «aventure personnelle» en sont pour leur frais. Non seulement l’ancien ministre engrange des soutiens de divers horizons mais il remplit des salles, porté par une «macromania» médiatique qu’il entretient en couple avec son épouse Brigitte. Son électorat est encore fragile mais il se solidifie progressivement.

Le programme qu’il a présenté s’affiche comme suffisamment équilibré pour ne pas avoir provoqué des départs parmi ses partisans. Au contraire, depuis, les soutiens continuent d’affluer.

La solide «bulle Macron»

 En attendant, la «bulle Macron» dont certains ont raillé la fragilité pendant longtemps n’a toujours pas explosé. Au contraire, elle s’est affermie…

 

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L’Amérique du Sud est confrontée au pire effondrement économique de toute son histoire

La neuvième plus grande économie au monde connaît actuellement « sa plus longue et sa plus profonde récession de toute son histoire », et dans un pays frontalier, on encourage la population à étiqueter leurs déchets afin que des milliers et des milliers de personnes affamées puissent fouiller les poubelles dans les rues et trouver plus facilement la nourriture jetée.

Bien entendu, les deux nations dont je parle sont le Brésil et le Venezuela. A une époque, l’économie brésilienne se situait au septième rang mondial, mais après avoir vu son Pib baisser huit trimestres consécutifs, son économie est maintenant tombée à la neuvième place. Et au Venezuela l’effondrement économique a été tellement violent que plus de 70% de la population a perdu du poids l’an dernier en raison d’une grave pénurie de nourriture. La plupart des américains qui vivent dans l’hémisphère nord ne pense pas une seule seconde qu’un tel phénomène puisse leur arriver de si tôt, mais en réalité, de nombreux problèmes commencent déjà à éclater un peu partout aux Etats-Unis. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les événements auxquels sont confrontés le Brésil et le Venezuela ne commencent à se produire aux Etats-Unis, mais malheureusement, la plupart des gens ne tiennent pas compte des avertissements.

Il y a quelques années encore, l’économie brésilienne était absolument flamboyante et elle était même saluée comme étant un modèle à suivre pour le reste du monde. Mais maintenant, cela fait deux années consécutives que le PIB brésilien est en train d’imploser, et ce ralentissement est décrit comme étant « la pire récession de son histoire » pour cette nation sud-américaine…

Le Brésil traverse la pire récession de son histoire, avec une baisse du PIB pour la deuxième année consécutive, alors que les effets des mesures d’austérité du gouvernement se font attendre et que le pays reste miné par les scandales de corruption.

Le produit intérieur brut de la première économie d’Amérique latine a reculé de 3,6% en 2016, après 3,8% en 2015, selon les chiffres officiels annoncés mardi.

« Il s’agit de la pire crise économique de l’histoire«  du pays, a admis le ministre de l’Economie Henrique Meirelles lors d’une réunion du Conseil du développement économique et social (CDES).

Avec ce recul de 7,2% sur deux ans, la récession est plus forte encore que pendant les années 30 (-5,3% entre 1929 et 1933).

Les chiffres dévoilés mardi montrent que le PIB trimestriel a baissé pour la huitième fois de suite : un recul de 0,9% au quatrième trimestre par rapport au troisième et de 2,5% sur un an.

Un recul plus important que les prévisions d’économistes consultés par le journal spécialisé Valor, qui s’attendaient à une baisse trimestrielle de 0,6% et de 2,4% par rapport à la même époque de 2015.

Tout le monde souhaitait que les choses aillent mieux maintenant au Brésil, mais c’est bien le contraire qui se passe, les choses ne font qu’empirer.

Le nombre de faillites a atteint un niveau record, et le taux de chômage officiel a plus que doublé depuis la fin de l’année 2013. Ce qui suit provient du site de Wolf Richter

La situation se détériore à un rythme stupéfiant, le taux de chômage au Brésil a progressé à 12,6% entre novembre 2016 et janvier 2017, selon les chiffres officiels publiés par l’agence statistique du Brésil IBGE. Le taux de chômage était de 11,8% au mois d’octobre et n’a pas arrêté d’augmenter depuis ces 3 derniers mois. Le nombre de chômeurs a particulièrement augmenté depuis 12 mois puisque le taux de chômage se situait à 9,5% il y a encore un an. Et pour finir, le taux de chômage a plus que doublé depuis Décembre 2013 moment où il se situait encore à 6,2%.

Pendant ce temps là, énormément de gens affamés au Venezuela fouillent dans les poubelles afin de trouver quelque chose pour remplir leurs estomacs vides.

Les choses se sont tellement dégradées au Venezuela que l’un des principaux adversaires du président Maduro a exhorté les citoyens à étiqueter leurs sacs poubelles qui contiennent des aliments afin que les gens qui fouillent leurs poubelles puissent trouver plus facilement les restes de nourriture

Le père José Palmar, un prêtre controversé et opposant à l’administration du président Nicolas Maduro, a publié sur les réseaux sociaux cette semaine, d’étiqueter les déchets afin que ceux qui les fouillent, puissent trouver plus facilement et avec dignité de la nourriture. »

Pour célébrer le Carême, le père Palmar a appelé les Vénézuéliens a étiqueter les sacs poubelles où la nourriture y a été jetée pour ceux qui n’ont plus rien à se mettre sous la dent. De cette manière et afin de se nourrir, ils n’auront pas à fouiller parmi les déchets non comestibles.

FRANCE 24: Dans un Venezuela en crise, la faim pousse les habitants à fouiller les poubelles

Dans le pays, 9,6 millions de Vénézuéliens – presque un tiers de la population – ne mangent qu’un ou deux repas maximum par jour. La pauvreté touchait 81,8% des foyers en 2016, près de neuf points de plus qu’en 2015, selon l’Enquête sur les conditions de vie réalisée par un groupe d’universités. Et 51,51% sont considérés en situation de pauvreté extrême.

 

Il y a quelques temps déjà, j’avais expliqué à quel point les gens étaient affamés au Venezuela et que certains d’entre eux en étaient même rendus à abattre des chats, des chiens, des pigeons ainsi que des animaux de zoo pour se nourrir.

Je continue à expliquer aux gens que cela va finir aussi par arriver en Amérique, mais beaucoup de gens ne veulent pas me croire.

Malheureusement, cette situation ne va certainement pas tarder à se matérialiser.

Les rayons des magasins sont chroniquement vides et il y a de graves pénuries alimentaires, si bien que les Venezueliens sont en train de perdre du poids à un rythme inquiétant. Aux Etats-Unis, ce ne serait pas une si mauvaise chose si une grande partie de la population perdait autant de poids, mais les vénézuéliens n’en n’ont vraiment pas besoin

Les 3/4 de la population vénézuélienne ont perdu plus de 8kg en moyenne du fait des pénuries alimentaires en 2016, selon une enquête réalisées par des universités vénézuéliennes et des organismes à but non lucratif. L’an dernier, plus de 80% des denrées alimentaires ont disparu des rayons et beaucoup ont dû se contenter d’un repas par jour, selon le site américain foreignpolicy.

Le Venezuela était autrefois la plus importante puissance pétrolière d’Amérique du Sud. Mais des décennies de mauvaises gestions prises par le gouvernement ont envoyé le pays dans le gouffre. Hugo Chavez, le prédécesseur de Maduro, étouffait l’économie du pays par le biais de lourdes réglementations, un contrôle des prix, et une campagne visant à nationaliser les grandes industries en chassant les investissements étrangers.

Et maintenant, un peu plus au Nord du Venezuela, des signes très inquiétants commencent à apparaître au Mexique.

Les difficultés n’éclateront probablement pas la semaine prochaine ou le mois prochain, mais de nombreux signaux indiquent que des « problèmes de liquidité » pourrait précipiter à un moment donné le pays dans une importante crise de la dette…

Au Mexique, les investisseurs étrangers détiennent environ 100 milliards de dollars de dette mexicaine en monnaie locale, ce qui représente le plus important montant de toutes les économies émergentes. C’est presque 20 fois plus important qu’il y a 20 ans. Ces investisseurs étrangers détiennent également des milliards d’euros d’obligations de sociétés, qui ces dernières montrent des signes de difficultés, incitant certains chefs d’entreprise mexicains à appeler à mettre en oeuvre de « nouveaux programmes » avant que la situation ne provoque « une crise de grande ampleur » dans les entreprises mexicaines.

Un autre signe encore plus inquiétant est apparu la semaine dernière, lorsque Bloomberg a déclaré que des sources lui avait expliqué que la Banque du Mexique (banxico) avait demandé une ligne de swap à la Réserve fédérale en cas de «problèmes de liquidité», ce qui a immédiatement déclenché de furieux démentis de la part de la banque du Mexique. « Je peux dire clairement et sans équivoque que nous ne sommes pas en train de demander une quelconque ligne de crédit auprès de n’importe quelle autorité », a déclaré le gouverneur de la banque centrale, Agustin Carstens, qui a reporté de son départ six mois de la banque du Mexique, qui était initialement prévu pour mai 2017.

L’un des plus importants problèmes pour des pays comme le Brésil, le Venezuela et le Mexique, c’est la force du dollar américain. Lorsque tout allait bien, ces pays se sont énormément endettés, or la majorité de cette dette est libellée en dollars américains. Ainsi, lorsque le dollar américain se renforce, ces pays ont toujours besoin davantage de leurs propres monnaies locales pour essayer de rembourser leurs arriérés.

 

Et si la Réserve fédérale américaine augmente les taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion, cela renforcera encore plus le dollar américain ce qui aura pour conséquence de mettre encore plus de pression sur les économies émergentes.

Malheureusement, il semble que ce soit précisément ce que la Fed va faire

 

Une simple petite hausse du taux directeur américain par la FED pourrait avoir un gros impact sur les économies des États-Unis et du monde, a déclaré le stratégiste Komal Sri-Kumar à CNBC ce lundi.

« Je pense qu’ils vont relever le taux directeur » le 15 mars, a déclaré Komal Sri-Kumar dans l’émission « Squawk Box », relayant une opinion partagée par de nombreux analystes. « Mais cela va déclencher des fuites des capitaux de la zone euro, surtout en raison du risque politique qui règne. Cela va accélérer la fuite des capitaux en Chine, et l’économie américaine le sentira passer. »

Attention, l’économie mondiale n’a jamais été aussi interconnectée qu’aujourd’hui, et les problèmes qui éclatent dans une région du monde peuvent se propager à d’autres telle une traînée de poudre.

La plus grande bulle d’endettement que le monde n’a jamais connu est en train d’éclater, et au cours des prochaines années, nous allons assister à un effondrement financier que peu de gens sont à même d’imaginer l’ampleur dévastatrice.

Cependant, certains pensent encore que cette colossale bulle d’endettement peut continuer de gonfler beaucoup plus rapidement que la croissance du Pib mondial et ce indéfiniment, et ce qui est totalement dingue, c’est que cette optimisme béat est partagé par beaucoup de gens actuellement. – Pourvu que cela dure !

The economic collapse blog via BB

 
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Publié par le 13 mars 2017 dans économie, général, International

 

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Les services secrets britanniques volent au secours des élections libres…

Résultat de recherche d'images pour "GCHQ advises British political parties how to withstand attacks from russian cyber"

L’agence centrale britannique pour le renseignement électronique (GCHQ) a apporté sa pierre aux alertes quasi-quotidiennes qui accusent des pirates « étrangers » de saboter les processus électoraux.

Les espions du GCHQ ont mis en garde les partis politiques sur la menace que les pirates informatiques russes posent à la démocratie.

Des séminaires seront organisés pour sensibiliser les politiciens sur la menace du Kremlin après que ses espions ont été accusés de mener des cyber-attaques pour falsifier les élections US et allemandes .

Ciaran Martin, chef de la direction du Centre national de cybersécurité du GCHQ (NCSC), a écrit aux dirigeants de tous les principaux partis politiques pour offrir des conseils sur la façon de résister à ces attaques, selon le Sunday Times

Les services secrets britanniques volent au secours des élections libres…

Les scrutin néerlandais, français, puis allemand sont dans le viseur des hackers, ne cessent de répéter les différentes agences de contre-espionnage occidentales, relayées par les médias.

L’exemple systématiquement cité est la victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton. Selon les services américains, c’est la Russie, nommément citée, qui aurait agi en coulisses en piratant le site des Démocrates et en répandant des fausses nouvelles, pour assurer la défaite de cette dernière. Aucune preuve ne peut être apportée, mais les présomptions suffisent, semble-t-il…

Selon le journal britannique The Sunday Times, le GCHQ considère désormais la protection des scrutins comme une « priorité ». Le Centre national de sécurité cybernétique a donc proposé aux différents partis de les aider à renforcer leur protection informatique.

Le GCHQ est particulièrement bien placé, tant du point de vue moral que technique, pour se poser en défenseur des pauvres victimes de piratage : il fait partie des cinq agences de renseignement, autour de la NSA américaine, dont les agissements avaient été dévoilés par les révélations « Snowden ». On avait alors découvert l’ampleur de la surveillance de masse que les services anglo-saxons pratiquaient sur la planète entière. Le téléphone portable d’Angela Merkel n’avait même pas été épargné.

Le GCHQ est particulièrement bien placé pour se poser en défenseur des pauvres victimes de piratage

On peut en revanche s’interroger sur le moment choisi par les espions anglais pour alerter. Car, a priori, aucun scrutin ne se profile prochainement au Royaume-Uni. Pour le Brexit, c’est trop tard : les électeurs britanniques, pardon, les autorités russes ont déjà sévi. A moins que ces dernières ne veuillent déjà préparer l’indépendance de l’Ecosse ?

 

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