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Archives du 12 mars 2017

Un pas de plus vers l’État policier : la dernière loi sur la sécurité publique

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En pleine affaire de bavure à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement socialiste s’apprête à faire voter une loi dont l’objectif est d’augmenter les pouvoirs de la police. Anticipant sans doute les désordres que sa politique (et celle de l’exécutif suivant) ne manquera pas de provoquer, il vise officiellement à « renforcer l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre pour la sécurité, [pour lesquelles] il apparaît nécessaire de prévoir des dispositions leur permettant d’être juridiquement plus assurées lorsqu’elles ont à faire usage de leurs armes ».

En clair : à donner aux policiers un véritable permis de tuer tout en diminuant les droits des citoyens victimes des violences policières (qui ont d’ailleurs explosé sous la présidence Hollande). Le dernier fait d’armes du trio infernal Valls-Cazeneuve-Urvoas, totalement à rebours des engagements du candidat socialiste qui promettait de soumettre les contrôles d’identité à la délivrance d’un récépissé, ouvre un peu plus grande la porte à l’État policier.

Le projet de loi relatif à la sécurité publique a été adopté en première lecture par le Sénat le 24 janvier dernier et va être soumis au Parlement en procédure accélérée dans les jours qui viennent. Il vise à renforcer les pouvoirs et la sécurité de la police en diminuant ceux du simple citoyen.

En assouplissant les contraintes régissant la possession ou l’usage d’une arme :

  • Les forces de l’ordre pourront ouvrir le feu après sommations.
  • Les agents de sécurité privée ont la possibilité d’être armés quand ils protègent des personnalités exposées à des risques exceptionnels.
  • Les policiers municipaux armés pourront faire usage de leur arme quand des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique sont portées contre eux ou contre autrui (cette dernière disposition a été supprimée du projet de loi).

En protégeant les policiers des retombées liées à l’usage de la force :

  • Afin de garantir leur anonymat, les gendarmes et policiers pourront être autorisés à s’identifier par un numéro d’immatriculation administrative et non par leur état civil.
  • En cas d’outrage aux personnes dépositaires de l’autorité publique, les peines encourues seront doublées pour les aligner sur celles prévues en cas d’outrage à magistrat.

Il vise également « à doter certains personnels des équipes de sécurité pénitentiaire des prérogatives légales leur permettant d’intervenir sur l’ensemble du domaine pénitentiaire en cas de comportement faisant craindre la commission d’infractions portant atteinte à la sécurité de l’établissement, et de lutter contre la détention d’objets illicites en détention (stupéfiants, téléphones…). »

Ce projet de loi acte du récent changement de doctrine de maintien de l’ordre engagé sous la présidence Hollande. Finies les contraintes qui bridaient « l’efficacité de la mobilisation des forces de l’ordre », l’heure est désormais à la répression sans entraves quelqu’en soit les conséquences en termes de souffrance ou de létalité. Sous l’effet des lois sécuritaires votées depuis cinq ans, une part grandissante des citoyens est appelée à devenir des « ennemis de l’intérieur » qui se verront appliquer en toute légalité des méthodes de plus en plus brutales. (source)

 
 

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Face à l’appât du gain, deux intelligences artificielles de Google se révèlent “très agressives”

Google Brain, le programme de recherche en intelligence artificielle du géant Google, vient de franchir un palier étonnant et quelque peu inquiétant. En effet, deux ordinateurs sont parvenus à communiquer entre eux dans une langue qu’ils avaient eux-mêmes créée, une langue indéchiffrable par l’homme.

Comme précisé ci dessous, concernant DeepMind de Google, le 27 janvier 2016, un programme informatique a battu un joueur professionnel de go. Au-delà de l’aspect ludique, on comprend qu’une nouvelle étape dans l’intelligence artificielle est franchie. D’ailleurs, s’agit-il encore vraiment de jeu ?

Un nouveau mouvement artistique obsède les internautes et donne naissance à des milliers d’œuvres à l’esthétique très proche d’un trip sous acides. Son nom: l’inceptionnisme. Son créateur: Google, ou plutôt les ingénieurs du géant du Web qui travaillent sur une intelligence artificielle de reconnaissance d’images.

Google lance « Perspective », un outil informatique basé sur l’intelligence artificielle qui aidera les médias à modérer automatiquement les commentaires en ligne en bloquant les messages haineux, a annoncé le groupe américain jeudi. 

Et dire que dans le même temps L’Intelligence Artificielle serait le sauveur du monde, selon le président de Google … Nous sommes mal barrés !

Le meilleur moyen de savoir si le développement des intelligences artificielles progresse est de les mettre en pratique. Pour cela, la filiale de Google Deepmind a récemment intégré des IA dans des jeux virtuels afin de savoir quel serait leur comportement face à une situation donnée. Entre collaboration et affrontement, cette étude passionnante nous montre de manière primitive que les intelligences artificielles ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins.

Après avoir démontré leurs capacités en s’illustrant au jeu de Go, battant récemment les meilleurs joueurs du monde, les IA de Google se sont retrouvées entre elles dans des jeux vidéo, dans le cadre d’une étude baptisée « Multi-agent renforcement learning in séquentiel social dilemnas ». D’après les équipes de Deepmind, l’objectif de cette étude est de savoir si, face à l’appât du gain, les intelligences artificielles privilégieraient la collaboration ou l’affrontement. Si les jeux vidéo ressemblent à des versions grossières de Pacman, les résultats nous permettent de tirer quelques conclusions.

Dans le premier jeu baptisé « Gathering », les joueurs doivent récolter le plus de pommes possibles depuis un point central. Chaque joueur dispose d’un pistolet laser afin de pouvoir éliminer temporairement son adversaire le temps de pouvoir récupérer un maximum de pommes. Les IA Deepmind sont en rouge et bleu, les faisceaux laser en jaune et les pommes en vert. Au début de la partie, quand il y a suffisamment de pommes pour les deux joueurs, elles se livrent une bataille pacifique. Toutefois, les IA n’hésitent pas à se servir de leur pistolet laser pour neutraliser leur adversaire quand les pommes se font rares.

En utilisant des formes de Deepmind de plus en plus complexes, les chercheurs ont suggéré que plus l’agent est intelligent et plus, il est capable d’apprendre de son environnement, ce qui lui permet d’utiliser des tactiques très agressives pour prendre le dessus. « Ce modèle… montre que certains aspects du comportement humain semblent émerger comme un produit de l’environnement et de l’apprentissage. Des politiques moins agressives émergent de l’apprentissage dans des environnements relativement abondants, avec moins de possibilités d’actions coûteuses. La motivation de la cupidité reflète la tentation de surpasser un rival et de recueillir toutes les pommes soi-même », explique Joel Z Leibo, un membre de l’équipe de recherche.

Dans le deuxième jeu baptisé « Wolfpack », trois IA sont présentes : deux loups doivent chasser une proie et la capturer dans un environnement plein d’obstacles, à la manière d’une meute. Contrairement au jeu précédent, Wolfpack encourage la coopération. si les deux loups sont près de la proie lorsque celle-ci est capturée, alors les deux reçoivent une récompense, indépendamment de celui qui l’a capturée.

« L’idée est que la proie est dangereuse – un loup solitaire peut la surmonter, mais il risque de perdre la carcasse à cause des charognards. Cependant, lorsque les deux loups capturent la proie ensemble, ils peuvent mieux protéger la carcasse contre les charognards, et donc recevoir une récompense plus élevée », explique l’équipe dans leur rapport.

En fonction de leur environnement, les IA ont soit privilégié l’agressivité et l’égoïsme, soit la collaboration pour un plus grand succès personnel. Si Google n’a pas encore publié son étude, les premiers résultats révèlent qu’élaborer des intelligences artificielles ne signifie pas qu’elles estimeraient nos propres intérêts comme priorité absolue.

Le Pentagone aussi a mis l’intelligence artificielle au cœur de sa stratégie de défense à long terme. Les problèmes avec L’IA sont non seulement techniques mais éthiques.

L’intelligence artificielle doit être élaborée conformément aux exigences de l’éthique et des mesures de sécurité parce qu’il sera difficile d’arrêter les machines hors du contrôle humain, comme l’a prédit le célèbre astrophysicien Stephen Hawking, pour qui  L’intelligence artificielle incontrôlée est une menace pour l’humanité

Dans ce contexte je pense qu’il est bon de rappeler que le célébrissime écrivain de science-fiction Isaac Asimov avait déjà formulé les fameuses « lois de la robotique », un ensemble de règle destiné à protéger humains et robots (Robot, IA – tout est lié, lire entre autres Bill Gates veut taxer les robots) : 

  1. un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
  2. un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
  3. un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
 

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La Présidentielle 2017 et … François Asselineau

François Asselineau vu à travers sa chaîne YouTube par les médias mainstreams

Conférence de presse du 10 mars 2017 – Déclaration de candidature de François Asselineau

François Asselineau : Présidentielle 2017 sans filtre ?

 
 

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Les ravages de la maladie du soda

ILLUSTRATION. La Nash, ou «maladie du soda» touche 12% des Français.

Six millions de Français sont atteints par la Nash, pathologie du foie gras humain. En cause, l’hygiène de vie. Un fonds vient d’être créé pour faciliter son dépistage.

C‘est une pathologie silencieuse qui se développe lentement sans aucun symptôme. Et qui, pourtant, suscite une profonde inquiétude chez les médecins. En France, les patients atteints de la maladie du «foie gras humain» ne cessent de progresser. Entre 25 et 30 % de la population seraient concernés. Des statistiques «sûrement sous-estimées», alerte Raluca Païs, hépatologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), à Paris.

 

Sédentarité, diabète, malbouffe, obésité… Au fil des années, le foie se gorge de graisse car il n’a plus la capacité de la transformer. Des années plus tard, certains malades développent la Nash, l’acronyme anglais de la stéatose hépatique non alcoolique. Le foie s’enflamme, des lésions hépatiques apparaissent. Six millions de Français en seraient atteints, soit 12 % de la population. Quand les signes de fatigue s’installent, il est souvent trop tard. Et seule la biopsie, prélèvement d’une petite partie de l’organe, permet de faire un diagnostic.

 

Épidémie silencieuse

 

Pour la première fois, un fonds de dotation, baptisé The Nash Education Program, vient d’être créé par un comité scientifique français et la société Genfit, une des plus grandes entreprises de biotechnologie européennes qui finance également le projet. Avec à la clé 1,9 M€ pour sensibiliser le public et les professionnels de santé à travers des actions contre ce que cette nouvelle fondation appelle une épidémie silencieuse.

Les chiffres affolent : 5 % des malades de la Nash développeront, à terme, un cancer du foie. En 2020, les experts s’attendent à ce qu’elle devienne la première cause de transplantation hépatique en France, devant l’hépatite C. L’alcool en cause ? Pas du tout. Le mythe de la cirrhose, conséquence d’un penchant immodéré pour la bouteille, ne tient pas. «C’est une pathologie qui culpabilise les patients car les médecins, qui ne sont pas toujours bien informés, se disent : Cette personne boit», explique Jean-François Mouney, président de Genfit, dont l’entreprise teste un médicament. Car, pour l’instant, aucun traitement n’existe.

 

Conséquence de l’obésité

 

Face à la progression de cette affection, les sociétés de biotechnologie sont de plus en plus nombreuses à chercher un remède : «Il y a cinq ans, on était trois à travailler sur le sujet, désormais on est cent.» Difficile de soigner cette maladie multifactorielle, sorte de cocktail fatal. Elle est d’abord une conséquence de l’obésité. D’après l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Hôpital Georges-Pompidou, à Paris, près d’un homme sur deux et une femme sur trois sont en surpoids. Trop de graisses, sucres, boissons gazeuses… «C’est pour cette raison qu’on appelle la Nash la maladie du soda», précise Jean-François Mouney. La sédentarité est aussi un facteur clé.

 

Alors, il faut sensibiliser les médecins, alerter l’opinion publique. D’autant que 20 % des décès de la Nash sont dus à des complications cardio-vasculaires. Mais comment faire ? «Il faut améliorer le dépistage. Grâce à ce fonds de dotation, on veut trouver un diagnostic plus simple et moins invasif qu’une biopsie», explique le professeur Bertrand Cariou, diabétologue et membre du comité scientifique chargé de développer la connaissance de cette maladie entre les professions. «On n’a pas le choix. Cette épidémie, déjà en hausse, risque d’exploser dans quinze à vingt ans. C’est une course contre la montre.»

 
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Publié par le 12 mars 2017 dans général, Santé - nutrition

 

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Insolite Du Dimanche – Conférence Gizeh 2005 de P. Pooyard – De L’Egypte à L’île de Pâques

Patrice Pooyard présente en détails, 3h durant, les travaux de Jacques Grimault, dans une conférence exceptionnelle. (2016)

 

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