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Découvertes : Des Statues pharaoniques en Égypte , Le tombeau d’un « géant » en Iran , et de mystérieux géoglyphes en Amazonie – qui intriguent les scientifiques

10 Mar
Un squelette fossilisé

D’abord, des Statues pharaoniques ont été découvertes en Égypte : Des restes de statues présentées comme celles de pharaons de la XIXe dynastie (XIIIe siècle avant J.-C.) ont été découverts dans une fosse à proximité du temple de Ramsès II, dans la banlieue du Caire, a annoncé jeudi le ministère égyptien des Antiquités. La découverte a été effectuée par une équipe d’archéologues égyptiens et allemands dans une friche à Matareya, une banlieue populaire au nord-est du Caire construite sur le site antique du temple solaire d’Héliopolis.

Selon Ayman Ashmawy, le chef de l’équipe d’archéologues égyptiens, certains des restes découverts sont ceux d’une statue de huit mètres de long, sculptée dans du quartz et qui « représente probablement » le roi Ramsès II. « Cette statue n’est pas gravée et ne peut ainsi pas être identifiée mais le fait qu’elle se trouve à l’entrée du temple du roi Ramsès II voudrait dire qu’elle pourrait lui appartenir », explique le ministère égyptien des Antiquités dans un communiqué. Parmi les restes de l’autre statue figure un buste de 80 cm du roi Seti II sculpté sur une roche calcaire avec un visage aux traits fins, selon ce communiqué.

Dans ce texte, M. Ashmawy qualifie les découvertes de « très importantes » car « elles montrent que le site du temple solaire était gigantesque avec des structures magnifiques, des inscriptions prestigieuses, des colosses et des obélisques ». D’après le communiqué, le site d’Héliopolis a été endommagé à l’époque gréco-romaine quand la plupart de ses obélisques et colosses ont été transportés vers Alexandrie ou l’Europe. A l’époque de la conquête musulmane, ses pierres ont en outre été utilisées pour construire Le Caire.

Le chef de l’équipe allemande, Dietrich Raue, a expliqué que la mission travaillait à déplacer les statues vers le site archéologique proche de Matareya pour restauration. Les fouilles vont se poursuivre, selon le communiqué.

Commentaire (source) : Les pontifiants de l’« Égyptologie » moderne s’empareront, comme d’habitude, de la découverte pour qu’elle puissent s’insérer, à la masse si il le faut, dans la chronologie officielle de l’histoire encore bien mystérieuse de ce pays à la centaine de pyramides recensées.

Pour rappel et pour le plaisir, en 2013 :

Deux archéologues allemands ont volontairement vandalisé la demeure des pharaons afin de prouver que celle-ci était beaucoup plus âgée qu’on ne le pense. Cette initiative a provoqué l’ire des autorités égyptiennes. (…) Pour étayer leur théorie, les deux étudiants ont gratté un cartouche (symbole hiéroglyphique, NDLR) de couleur rouge, située au-dessus de la chambre d’enterrement du pharaon Khéops, afin d’en extraire un échantillon qu’ils ont ensuite analysé en Allemagne. Une fois l’expertise faite, les jeunes archéologues ont affirmé que les fragments rapportés confirmaient leur théorie selon laquelle les pyramides de Gizeh sont bien plus anciennes que le règne de Khéops et que celles-ci ont simplement été « rénovées » durant la période pharaonique…

Ensute, Le tombeau d’un géant fut découvert en Iran

Le tombeau d’un homme qui mesurait plus de deux mètres a été mis au jour en Iran. La découverte date d’il y a 1.500 ans, lorsqu’une telle hauteur était largement supérieure à la norme. La découverte a été réalisée dans la province du Lorestan située dans l’ouest de l’Iran. Selon les chercheurs cités par l’agence de presse Mehr, le tombeau appartient à un homme qui vivait à l’époque des Sassanides (224 — 651).

​La construction se compose de quatre murs en argile battue recouverts d’une large dalle de pierre. Le tombeau faisant 2,25 mètres de long, on peut supposer que le défunt mesurait plus de 2 mètres, explique l’archéologue Ata Hasanpour.

Non loin du tombeau de l’ancien géant perse, un cimetière d’enfants et d’adolescents a été découvert, rapporte Mehr. Dans le même temps, les chercheurs ont recueilli dans la même région des artéfacts datant de l’époque de l’Empire parthe (247 av. J.-C. — 224 ap. J.-C.), dont une chambre avec deux vaisseaux contenant des traces de produits alimentaires qui seront étudiées dans un laboratoire.

Le Lorestan est l’une des plus vieilles régions iraniennes. Des vestiges de l’âge de pierre, notamment des gravures et dessins retrouvés dans des grottes qui étaient habitées par des hommes préhistoriques, font de la province l’un des plus anciens lieux d’habitation sur la planète.

En pleine forêt amazonienne au Brésil, les scientifiques ont découvert plus de 450 géoglyphes mystérieux dont certains ressemblent à Stonehenge. Leur rôle reste à l’heure actuelle inconnu mais ils suggèrent que la forêt a été exploitée bien plus tôt qu’on ne pensait par les autochtones.

« Le fait que ces sites soient restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges. […] Notre découverte ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. »

La forêt amazonienne a longtemps été considérée comme l’une des plus préservées de la planète avant que la déforestation ne s’y attaque. Pourtant, il semblerait que l’homme ait commencé à la modifier bien plus tôt qu’on ne pensait. C’est du moins ce que suggèrent des découvertes récemment réalisées dans l’Etat de l’Acre dans la partie ouest de l’Amazonie brésilienne. L’an passé, des scientifiques britanniques et brésiliens ont envoyé des drones survoler cette région et ont réussi à mettre en évidence l’existence de centaines de géoglyphes.

Ces grandes figures géométriques tracées au sol sont restées cachées pendant des siècles parmi les arbres avant d’être révélées peu à peu par la déforestation galopante dès les années 1980. Au total, les chercheurs en ont dénombré plus de 450 couvrant une surface d’environ 13 000 kilomètres carrés. Certains sont de simples tracés tandis que d’autres empruntent des formes plus complexes ressemblant au célèbre monument Stonehenge construit il y a plus de 3 000 ans au Royaume-Uni.

Une forêt pas si vierge

Pour en savoir plus, l’équipe de scientifiques a analysé des échantillons de sol provenant de deux des sites afin de reconstruire quelque 6.000 ans d’histoire de la forêt environnante. Cette étude a permis de déterminer que les motifs auraient au moins 2 000 ans et remonteraient probablement aux alentours de l’an zéro. « Le fait que ces sites sont restés cachés pendant des siècles sous une forêt tropicale mature remet vraiment en question l’idée selon laquelle les forêts amazoniennes sont des écosystèmes vierges », a expliqué dans un communiqué Jennifer Watling, scientifique du Musée d’archéologie et d’ethnographie de l’Université de São Paulo et principal auteur de l’étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Après la découverte des motifs, « nous avons immédiatement voulu savoir si la région était déjà arborée quand les géoglyphes ont été construits », a confié le Dr Watling. Et il semblerait que c’était bien le cas, ce qui suggère que bien avant l’arrivée des Européens en Amérique, les sociétés indigènes avaient déjà pour habitude de défricher et d’altérer le paysage amazonien.

Des structures au rôle mystérieux

En reconstruisant l’histoire de la forêt, les scientifiques en sont arrivés à la conclusion que celle-ci s’est retrouvée dominée par du bambou pendant au moins 6 000 ans. Les premiers humains eux, seraient arrivés il y a environ 4 000 ans et auraient commencé à altérer la forêt, permettant aux palmiers de se multiplier au détriment des bambous. Plus tard, il y a entre 2 300 et 1 400 ans, de petites clairières auraient été créées dans la forêt de façon temporaire pour concevoir les géoglyphes. Dans quel but ? Ceci reste à l’heure actuelle une véritable énigme pour les spécialistes.

D’après eux, les motifs ne représenteraient pas les restes de villages, étant donné que les fouilles ont mis en évidence très peu d’artéfacts. Leur arrangement indique également qu’ils n’auraient pas été construits dans un objectif défensif. Au vu des analyses de sol, « il est probable que les géoglyphes étaient utilisés pour des fonctions similaires aux enceintes néolithiques, autrement dit comme des sites rituels de rassemblement public », à l’instar de Stonehenge, a indiqué le Dr Watling.

Un exemple pour des alternatives durables

Bien que cette découverte démontre que les humains altèrent la forêt depuis bien plus longtemps qu’on ne pensait, l’équipe souligne que les activités de l’époque n’ont rien à voir avec celles qui impactent aujourd’hui durement la forêt amazonienne et ont fait disparaître en quatre décennies 20% de sa surface au Brésil. « Malgré le grand nombre et la densité des sites de géoglyphes dans la région, nous pouvons être certains que les forêts de l’Acre n’ont jamais été défrichées de façon aussi étendue, ou aussi longtemps, qu’elles ne le sont depuis ces dernières années », a relevé l’archéologue. « Notre découverte […] ne doit pas être citée comme justification aux pratiques actuelles destructrices et non durables. » Au contraire, pour les spécialistes, cette découverte démontre que les activités humaines en Amazonie ne sont pas nécessairement synonymes de dégradation de la forêt. Ces anciennes pratiques pourraient ainsi servir d’exemple afin de mettre en place des alternatives plus durables et moins destructrices.

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