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OGM : inutilité et dangerosité une fois de plus démontrées

06 Mar

Commentaire (source) : Souvenons-nous, il y a quelques mois, de la promotion médiatique du riz doré, présenté comme le nouveau Saint-Graal OGM. Propos dithyrambiques, promesses d’un monde meilleur : le riz doré est LA solution à « la carence en vitamine A (CVA), l’une des principales sources de malnutrition à travers le monde »…

Depuis les années 80 qu’il était dans les cartons ce projet-là, bien réfléchi, bien muri, on n’allait se laisser emm… troubler par les empêcheurs de dominer en rond que sont les troubles-fêtes anti-OGM. On avait donc lancé l’anathème : ceux qui sont contre le riz doré se rendent coupable de « crime contre l’humanité ». Mais oui, rien de moins. Quelques mois après, les résultats sont désastreux, imprévus, incompréhensibles, calamiteux ; on peut piocher sans hésiter dans la longue liste d’adjectifs qualificatifs signifiant l’erreur, la catastrophe, le malheur et sempiternellement rattachés aux OGM.

Si « à quelque chose malheur est bon », il apparaît que nous pouvons voir à présent qui se rend réellement coupable de crime contre l’humanité : il s’agit bien de ces scientifiques criminels qui jouent aux apprentis-sorciers, de ces compagnies agro-chimiques, assoiffées de pouvoir et d’argent, de ces politiciens, ignorants, inconscients ou complices ou compromis ou soudoyés, qui laissent faire, autorisent ou promeuvent la dissémination de cette peste génétique. Car enfin, n’oublions pas que les OGM tuent :

– les fermiers, contraints, surendettés, menacés ;
– la biodiversité ;
– les animaux de laboratoire qui en sont gavés ;
– notre liberté de choisir ce que nous voulons manger ;
– probablement les êtres humains, à tout petit feu, de façon insidieuse, en endommageant leur patrimoine génétique de façon irrémédiable.

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Selon une récente étude de l’institut indien de recherche agricole à New Delhi, le croisement du riz doré avec des variétés locales aurait des répercussions négatives sur le rendement. Le riz doré a été génétiquement modifié pour produire du beta carotène, le précurseur de la vitamine A. Pour le commercialiser, il est indispensable de transférer ses caractéristiques à des espèces locales. Or son croisement avec la variété Swarna, largement répandue en Inde, a réservé de fâcheuses surprises : la lignée issue du croisement a affiché une croissance misérable et produit nettement moins de grains que l’espèce comparable génétiquement non manipulée.

Pourquoi ces effets négatifs ? Les nouvelles constructions génétiques sont manifestement entrées en conflit avec des gènes propres à la plante produisant des hormones de croissance. Il s’est également avéré que les gènes artificiellement introduits ne sont pas seulement actifs dans les grains, mais aussi dans les épis, ce qui induit une baisse notable des concentrations de chlorophylle et affaiblit la plante.

Ces effets inattendus n’avaient pas été constatés dans les études antérieures, les chercheurs ayant admis que les modifications génétiques seraient stables. Il leur a fallu attendre le croisement avec la variété Swarna pour se rendre compte que ce n’était pas le cas. Pour certains scientifiques, ce constat n’est pourtant pas une surprise. Dans la dernière édition de « GMO Myths and Truth », le généticien Michael Antoniou a consacré un chapitre entier au risque de mutation auquel sont exposées les plantes transgéniques. Les transgènes insérés dans une cellule ont tendance à se réaliser dans les zones actives du génome. Le risque d’altérations sur un ou plusieurs gènes voisins s’en trouve considérablement accru, avec comme effets une croissance maigrichonne, un rendement réduit ou la formation de toxines.

« Au lieu de contribuer à la lutte contre la carence en vitamine A, ces plantes transgéniques pourraient menacer les récoltes de riz de régions entières », s’exclame Christoph Then de Testbiotech. « Le fait que l’évaluation des risques ne considère pas les effets génétiques potentiels des croisements entre plantes transgéniques et variétés locales est un problème général. »

Ce n’est pas la première fois que le riz doré se caractérise par un mode de transmission irrégulier. En 2016, par exemple, d’importantes modifications métaboliques étaient apparues dans les grains de riz transgéniques. La culture commerciale du riz doré tant vanté n’est donc pas pour demain. L’institut international de recherche sur le riz IRRI, leader en matière de riz OGM, souligne lui aussi la nécessité d’approfondir les études touchant la sécurité des plantes et leur aptitude à la culture et à l’alimentation humaine.

Cela n’empêche pas pour autant le développeur du riz doré suisse, Ingo Potrykus, et d’autres scientifiques partisans de génie génétique à tout prix d’accuser les organisations qui s’opposent au riz doré d’être responsable de la non commercialisation du riz et de les qualifier d’ « assassins ».
Stop OGM

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