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Archives Mensuelles: mars 2017

L’impact des éruptions solaires et comment s’en protéger ..

Voici quelques conseils pratiques, en cas d’éruption solaire inopinée qui nous renverrait à l’age de pierre, ce qui peut potentiellement se produire à n’importe quel moment . Il s’en produit une (voir plusieurs) qui pourrait mettre à genoux notre civilisation régulièrement . Dans ce papier il se trouve que l’estimation est immensément large : tous les 500 ans . Mais d’autres estimations fort sérieuses que j’ai déjà rapporté (faites une recherche dans le menu à droite) montrent que c’est beaucoup plus fréquent que cela – Mieux vaut y être préparé … 

Des émissions de masse coronale ont tendance à se produire au zénith des cycles solaires de 11 ans. Les statistiques dont nous disposons nous prouvent que la Terre est directement touchée par une émission de masse coronale « fatale » tous les 500 ans environs. (par « fatal » cela inclut l’extinction d’espèces, une éruption susceptible de mettre à terre notre civilisation se produit tous les siècles, et hormis la panne généralisée au Quebec de 1985, nous sommes plutôt en retard vs la prochaine éruption qui causera d’immenses dégâts, ndlr) Cette estimation est basée sur le nombre d’éruptions solaires que nous observons ainsi que leur fréquence. (sachant que le soleil fonctionne par « cycles », ndlr) Il est également essentiel de s’imaginer la taille de la Terre par rapport à une émission de masse coronale. 

Emettre ces statistiques est un peu comme prévoir les chances qu’aurait une épingle d’atterrir sur un point précis d’un globe, mis à part que dans mon exemple, l’épingle représente la Terre et le globe le Soleil. Nous pouvons estimer que la Terre est touchée tous les 500 ans environs par une éruption solaire assez large pour affecter nos systèmes électroniques. (cela se produit chaque année, il faut ici comprendre « assez large pour anéantir nos systèmes électroniques » , ndlr)

Cela ne veut pas dire que la vie s’arrêtera lorsqu’une éruption solaire nous frappera. Les tempêtes solaires peuvent être de diverses intensités. L’impact d’une émission de masse coronale sur  notre civilisation dépend de sa puissance et de la technologie dont nous pensons avoir besoin pour nous en sortir.

Mais une seule d’entre elle, assez puissante, suffirait au mieux à mettre hors de service toute notre technologie , voir à anéantir notre civilisation .  

Voici une liste non exhaustive de l’impact que peuvent avoir les éruptions solaires . Il s’agit ici non de faire de l’alarmisme, mais avant tout de sensibiliser face à cette menace potentielle et très concrète, qui est largement sous estimée – et surtout, comment s’en protéger en prenant de bonnes habitudes :

Les satellites

Les satellites en orbite sont les plus sensibles aux radiations solaires. Ils ne jouissent pas de la protection que nous offre l’atmosphère de la Terre. Les satellites qui se trouveraient face au Soleil lors d’une éruption subiraient des dommages et certains de leurs composants seraient rendus hors d’usage. Mais cela ne veut pas dire que tous les satellites seraient perdus. Il en existe différents types, et certains sont plus protégés que d’autres. Les satellites qui se trouveraient de l’autre côté de la Terre en cas d’émission de masse coronale ne seraient pas affectés, à moins qu’une éruption solaire et la radiation qui l’accompagne n’inondent la Terre pendant plusieurs heures et que la rotation du satellite ne le porte face au Soleil. Les variations du champ magnétique de la Terre pourraient également protéger certains satellites. Nous pourrions nous retrouver avec un mélange de satellites en ruines, endommagés et en parfait état de marche. Il nous est impossible de déterminer quand une éruption solaire aura lieu. Tout ce que nous savons est que nous avons plus de chance d’en subir lors du zénith d’un cycle solaire. (Toutefois les pires éruptions se produisent souvent dans les phases de minimum solaire, ndlr) Aucune nation ne peut protéger ses satellites en les conservant continuellement du côté de la Terre sur lequel le Soleil ne brille pas. (en cas de grosse éruption, tous les satellites grillent, où qu’ils soient – et potentiellement, y compris nous, l’humanité, selon la puissance de l’éruption)

Votre meilleure défense

Ne vous reposez pas sur votre GPS pour vous orienter. Apprenez à savoir où aller et comment y aller en vous servant uniquement de cartes en papier. Et ne vous basez pas sur une carte GPS pour obtenir des informations en cas de situation d’urgence. Au cas où nous serions frappés par une éruption solaire, qui est l’équivalent naturel de l’explosion d’une arme à impulsions électromagnétiques, alors les capacités de votre GPS seraient probablement anéanties.

Lignes de transport de courant alternatif

Les équipements de sécurité destinés à prévenir les surcharges  protègeront une majorité des transformateurs connectés à de longues lignes de transport de courant alternatif. En revanche, certains transformateurs se trouveront surchargés par une émission de masse coronale. La mauvaise nouvelle, c’est que des équipes de réparateurs auront à remplacer des centaines de transformateurs en plus d’avoir à remettre en marche les milliers de disjoncteurs qui auront sauté pour prévenir les transformateurs de surcharger. C’est un processus très lent, qui serait également ralenti par le fait que nous ne disposons pas d’assez de transformateurs pour faire face à un désastre de cette ampleur (bien que l’accumulation de transformateurs ait été recommandée aux Etats-Unis dans l’éventualité d’une attaque nucléaire ou de l’explosion d’une bombe à impulsions électromagnétiques). Cette tâche serait rendue plus complexe encore par le besoin de rétablir les centrales et lignes électriques dont dépendent les trois réseaux électriques que comptent les Etats-Unis. La fabrication de gros transformateurs peut prendre jusqu’à 24 mois ! (pour un seul, et en cas d’éruption il y en aurait des centaines à remplacer, autant dire une mission impossible)

Les systèmes de distribution d’électricité seraient interrompus en cas d’émission de masse coronale de moyenne ou grande ampleur. En cas d’éruption solaire légère, ils ne risqueraient que des interruptions localisées. Le taux d’interruption pourrait être amélioré par toute amélioration en termes de surcharge qui a eu lieu depuis la panne d’électricité survenue en 1965 dans le Nord-Est. Si des dispositifs de protections de surcharge ont été mis en place et sont opérationnels aujourd’hui, l’étendue des pannes s’en trouverait limitée.

Votre meilleure défense

Apprenez à déconnecter votre maison du réseau électrique local et faites-le dès que vous recevez l’annonce d’une panne imminente. Ayez toujours sous la main de quoi vivre quelques semaines sans électricité. Il est préférable de disposer de sources d’énergie renouvelables ou d’un générateur et de réserves de carburant.

Internet

L’internet lui-même ne fonctionnerait majoritairement plus. Pourquoi ? Imaginez ce qu’il se passerait si 99% des serveurs tombaient en panne. Cela ne signifierait pas qu’ils ont tous été détruit, mais qu’ils nécessitent un apport en électricité pour pouvoir fonctionner. Sans électricité, l’internet serait paralysé.

De nombreux serveurs se retrouveraient sans électricité en raison des dommages causés sur les réseaux électriques. Les serveurs qui seraient encore en état de marche se retrouveraient quant à eux isolés des réseaux qu’ils utilisent pour transmettre des informations. Un serveur fonctionnel dans une salle informatique est un réseau internet. S’il ne peut pas se connecter et ne parvient pas à transmettre des informations, qu’il soit éteint ne fait pas grande différence. En cas d’urgences comme celles-ci, les infrastructures  fonctionnant grâce à des générateurs s’éteindraient complètement plutôt que de maintenir des serveurs en marche une fois toutes leurs données sauvegardées.

Les lignes à fibre optique s’en tireraient bien. En revanche, en raison des coupures de courant sur les lignes de courant alternatif, les fibres optiques pourraient ne plus fonctionner jusqu’à ce que de l’électricité vienne à nouveau les alimenter. Ceux qui reposent sur Skype ou leur accès internet seraient plongés dans le noir, et la solution de connexion par satellite ne serait pas une option.

Votre meilleure défense

Disposez d’autres moyens de contacter les membres de votre famille, tels que des talkiewalkies ou des radios amateur. Conservez les numéros de téléphone de tout le monde sur papier, et faites-en des copies pour que vous puissiez les retrouver même si internet venait à tomber en panne. Sauvegardez vos documents localement, même si vous les sauvegardez déjà en ligne. Disposez localement des sources d’informations auxquelles vous vous référez le plus. Et assurez-vous de pouvoir vous occuper même sans internet.

Ordinateurs

Les ordinateurs portables à batterie sont relativement immunisés contre les éruptions solaires. Ils sont alimentés par leur batterie et demeureraient opérationnels jusqu’à ce que leur batterie soit vide. S’ils ne sont pas connectés à un câble branché dans une prise, ils ne risquent pas d’être grillés par une éventuelle émission de masse coronale. Ils pourraient en revanche être détruits par l’explosion (si tant est qu’elle soit assez proche) d’une arme à impulsions électromagnétiques. Les ordinateurs de bureaux ne pourraient pas en dire autant. Les milliers de kilomètres de câbles téléphone, électriques et Ethernet qui relient les ordinateurs entre eux agiraient tels de longues antennes et capteraient le voltage généré par l’émission de masse coronale. Les câbles connectés aux ordinateurs auraient donc le potentiel de les détruire.

Votre meilleure défense

Utilisez des dispositifs anti-surtension chez vous. Gardez les batteries de vos ordinateurs portables chargées, et ayez des batteries de rechange. Débranchez vos ordinateurs lorsque vous ne les utilisez pas.

A suivre…

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Publié par le 31 mars 2017 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

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La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak va « Frôler » la terre le 1er Avril

Attention, une comète (comme un astéroïde) peut toujours passer par ce qu’on appelle un « trou de serrure » gravitationnel, au dernier moment …. (ce point, les médias oublient trop souvent de nous le rappeler …)

Je me méfie des comètes, car elles peuvent potentiellement apporter avec elles tout un tas de « calamités » (des virus inconnus, des organismes inconnus, etc) de part la poussière qui se trouve en général dans leur chevelure, et qui vient retomber sur Terre quand la comète passe assez prés de nous.

(La queue d’une comète doit être distinguée de sa chevelure ou coma, qui est le « halo » de gaz et de poussières entourant le noyau)

Quand une comète passe si proche de nous, il est possible que nous entrions dans un champs de « débris cométaires » (sous forme de poussière en l’occurrence), ou qu’une partie de ce qu’elle transporte retombe sur notre planète sous forme de poussière cométaire . 

Et là, personne ne peut dire ce qui s’y trouvera et ce qui retombera sur nous (c’est de là que proviennent les pluies de sang notamment, quand il tombe une pluie rouge qui contiennent des organismes inconnus quand on les analyse au microscope, comme c’est de là que proviennent maints virus apparus sur terre) 

Tout ce que je viens d’expliquer est connu, et c’est somme toute logique .

Donc Face à ce genre de comète, je reste quand même méfiant . Surtout que celle ci à l’air d’avoir une belle chevelure bien fournie …

C’est pourquoi les anciens assimilaient souvent les comètes non seulement à des signes du ciel, mais aussi dans pas mal de cultures – à de « mauvais présages » 

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak  va « Frôler » la terre le 1er Avril 

Ce 1er avril, la comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak passera au plus près de la Terre ! A 21,2 millions de kilomètres de nous pour être exact, oui c’est loin, mais c’est pas loin non plus. C’est une distance record depuis sa découverte il y a plus de 150 ans.

 

Non, cette comète-là n’a pas d’arêtes bien qu’elle ait rendez-vous avec la Terre le 1er avril : 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak – ainsi nommée d’après le nom de ses découvreurs – « frôlera » en effet notre planète. Aucune collision en vue cependant, car elle sera à 21,2 millions de kilomètres de nous, offrant pendant quelques jours aux habitants de l’hémisphère nord la possibilité de l’admirer au petit matin avec une simple paire de jumelles.

La comète 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak

LA COMÈTE 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak ENTOURÉE DE SA CHEVELURE DE GAZ

Ce petit objet glacé de 1,5 km a une orbite très excentrique qu’il parcourt en 5,4 ans. Au cours de sa trajectoire, il s’approche à 157 millions de km du Soleil, soit son point d’orbite le plus proche de l’étoile (périhélie) puis repart à 770 millions de km, quasi au voisinage de Jupiter.  Chemin faisant, il frôle la Terre au cours des tous premiers jours d’avril.

La comète a été découverte en 1858 par l’astronome américain Horace Parnell Tuttle, puis c’est le français Michel Giaconini, astronome à l’Observatoire de Nice, qui la repère de nouveau en 1907 avant le Tchèque Ubor Kresak, enseignant à l’Université de Prague, en 1951. A chaque orbite, 41P/Tuttle-Giacobini-Kresak perd une grande quantité de matière sous forme de gaz et de poussière en s’approchant du Soleil – la fameuse queue de la comète – ce qui modifie légèrement son orbite. Mais depuis sa découverte il y a 150 ans, elle n’avait jamais encore été aussi près de la Terre.

Comète en vue

Le 1er avril sera donc le bon moment pour lever les yeux au ciel en s’équipant d’une paire de jumelles ! Une comète apparaît souvent floue à cause du halo de gaz et de poussière qui l’entoure (la « chevelure »)  à ne pas confondre avec sa queue qui n’apparaît qu’au voisinage du Soleil, dans la direction opposée à l’étoile.

Au cours de la semaine prochaine, la comète traversera le ciel de l’hémisphère nord entre deux constellations plutôt faciles à repérer : la grande Ourse dont les étoiles dessinent la forme d’une casserole et le Dragon. Et c’est légèrement au-dessus de la casserole qu’il faudra chercher la comète qui sera visible durant toute la nuit. Selon les spécialistes, il est cependant préférable de l’observer en fin de nuit lorsque la Lune sera couchée.

Pour les néophytes notamment, observer une petite comète de ce genre ne constitue pas nécessairement un spectacle exceptionnel. Le corps apparaît souvent sous la forme d’une tache circulaire et diffuse de lumière.

Cependant, des spécialistes suggèrent que cette année, la comète pourrait connaitre une augmentation de luminosité comme elle a connue en mai 1973. A cette époque, quelques jours avant d’atteindre son périhélie, la luminosité de la comète a soudainement augmenté, gagnant en magnitude et devenant 10.000 fois plus brillante en deux jours seulement.

Aussi lumineuse qu’une étoile de magnitude 4, elle est alors devenue visible à l’œil nu avant de s’assombrir à nouveau les jours suivants. A l’heure actuelle, on ignore la cause exacte du phénomène mais Seiichi Yoshida, expert des comètes japonais cité par Space.com, pense que ceci pourrait se reproduire cette année : la comète pourrait atteindre une magnitude de 5.5 devenant alors visible à l’œil nu. 

 
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Publié par le 31 mars 2017 dans Espace, général, Insolite, Sciences

 

Comment le cerveau refuse de changer d’opinion politique

Cerveau politique

En jaune / rouge, les zones cérébrales activées lorsque l’on défend ses opinions politiques.

Une étude californienne montre que lorsque ses opinions politiques sont remises en question, le cerveau déclenche une réaction de résistance, de défense, comme s’il s’agissait d’une croyance religieuse.

 » Tu n’écoutes rien, tu restes campé sur tes positions ! « vous assène votre beau-frère, lors d’une discussion politique dans un repas de famille ? Répondez   » Ce n’est pas ma faute, c’est mon cerveau « , et vous aurez raison ! En effet, une étude de l’Institut du cerveau et créativité de l’université de Californie du Sud (Los Angeles) publiée dans Nature, l’affirme : le cerveau s’accroche à ses croyances politiques contre vents et marées ! Pour démontrer cela, 40 participants américains entre 18 et 39 ans, se décrivant eux-mêmes comme  » libéraux  » ayant  » des opinions politiques solides « , ont été soumis à un questionnaire où ils devaient évaluer la force de leurs opinions politiques telles que  » l’avortement devrait être légal  » ou  » les impôts pour les riches devraient être augmentés  » sur une échelle de 1 (faible) à 7 points (fort).

Puis les volontaires sont installés dans un appareil d’imagerie de résonance magnétique (IRM) qui va prendre des clichés de leur cerveau en fonctionnement alors qu’on les soumet à un petit jeu sournois. On leur projette, pendant 10 secondes, une des opinions politiques à laquelle ils ont adhéré totalement (entre 6 et 7 points). Puis s’affichent successivement, pendant 10 secondes également, cinq arguments provocants qui contrent l’opinion de départ, quitte à être mensongers. Par exemple, après l’opinion   » Les Etats Unis devraient réduire leurs dépenses militaires  » s’affiche l’argument  » La Russie possède près de deux fois plus d’armes nucléaires actives que les Etats-Unis  » (ce qui est faux, Ndlr). A la fin de la session, l’opinion politique initiale réapparait et le participant doit de nouveau l’évaluer en faisant varier le curseur de 1 à 7. L’opération est répétée avec huit opinions politiques différentes. Mais aussi avec des allégations n’ayant rien à voir avec le champ politique telles que  » Les multivitamines quotidiennes sont bonnes pour la santé  » ou  » Thomas Edison a inventé l’ampoule « . Soumises elles aussi à des arguments contraires.

« Nous pensons que les croyances politiques sont liées à l’identité »

Après analyses des résultats, le bilan est sans appel : le cerveau défend ses opinions politiques bec et ongles ! Après la lecture des contre-arguments, les opinions politiques perdent en moyenne 0,31 point de confiance, alors que les opinions non politiques perdent quatre fois plus. Pourquoi ? « Nous pensons que les croyances politiques sont liées à l’identité« , commente Jonas Kaplan, auteur principale de l’étude, professeur adjoint de recherche de psychologie à l’Institut de cerveau et de créativité. Cette explication, ils l’ont trouvée dans les images cérébrales. Lorsque le volontaire lit un argument politique contraire à son opinion, cela génère chez lui l’activation de ce qu’on appelle le  » réseau cérébral du mode par défaut  » – qui comprend entre autres le précunéus, le cortex cingulaire postérieur et le cortex medium préfrontal – un réseau impliqué dans l’introspection, l’identité et le soi.

Un réseau qui s’active dans une autre situation. « Sam Harris et moi avons précédemment fait une étude sur la base neurale de la croyance religieuse, poursuit Jonas Kaplan. Dans cette étude, nous avons constaté que lorsque les gens évaluaient les déclarations religieuses par rapport aux déclarations non religieuses, il y avait une activité accrue de deux zones du réseau cérébral, mode par défaut, activé lors de l’étude sur les opinions politiques. » 

Un véritable système de riposte cérébral

Ce n’est pas tout. Lorsqu’on entend un argument qui va à l’encontre de ses croyances politiques, un véritable système de riposte cérébral se met en place. Les chercheurs ont, en effet, révélé l’activation de structures comme l’amygdale cérébrale (impliqué dans la peur face à la menace), le cortex insulaire et d’autres structures liées à la régulation des émotions. La mémoire aussi est activée, à la recherche de la contre-attaque.

Au final, « les croyances politiques sont comme les croyances religieuses, dans le sens où elles font toutes deux parties de qui vous êtes et importantes pour le cercle social auquel vous appartenez », souligne Jonas Kaplan. « Pour envisager un autre point de vue, vous devriez envisager une autre version de vous-même. » Très difficile donc. De quoi expliquer peut-être pourquoi les militants pour un parti demeurent souvent aveugles et sourds aux arguments des autres bords. Est-ce à dire que les  débats politiques sont inutiles puisque chacun campe sur ses positions ?  « Notre étude a en effet été motivée par le fait qu’il semblait rare de voir quelqu’un changer son opinion sur un sujet important dans le débat public », admet Jonas Kaplan. « Mais notre espoir est que si nous comprenons ce qui nous rend si résistants, nous pourrons utiliser cette information pour trouver des moyens de garder une flexibilité cognitive. » Un vœu pieu pour 2017 ?

En attendant, la prochaine étape pour l’équipe californienne est de faire passer le même test à des personnes ayant d’autres opinions politiques, notamment bien sûr, des Républicains. (source)

 

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Voici la redoutable agence d’espionnage américaine dont personne n’a jamais entendu parler

Le directeur de la National Geospatial-Intelligence Agency, Robert Cardillo (à droite) en discussion avec une sénatrice démocrate, Dianne Feinstein le 27 septembre 2016 à Washington, DC.

Le directeur de la National Geospatial-Intelligence Agency, Robert Cardillo (à droite) en discussion avec une sénatrice démocrate, Dianne Feinstein le 27 septembre 2016 à Washington, DC.

Incroyable . Il existe des agences d’espionnage qui ont un poids et qui jouent un rôle énorme, tentaculaires, dont même les présidents étasuniens n’entendent pas parler .

On comprend mieux le conflit qui oppose Trump aux différentes agences d’intelligence US , qui tentent de le faire tomber . (ce serait tellement plus simple si il pouvait virer tout le monde et mettre des hommes à lui à la place, mais apparemment il ne peut pas et il est pris au piège …)

Nous sommes décidément mal barrés ! Big Brother is Watching you … sans que vous ne le sachiez évidemment .

Voici donc une découverte : la NSA mais version « images », la NGA . Encore une fois, nous vivons dans un monde … Incroyable !

Voici la redoutable agence d’espionnage américaine dont personne n’a jamais entendu parler

À 25km au sud de Washington, sur une base militaire lourdement protégée, se trouve une agence d’espionnage dont peu de personnes connaissent l’existence. Barack Obama en personne semblait ne pas en reconnaître le nom après cinq mois de mandat. En mai 2009, alors qu’il se trouvait dans un fast-food de l’enseigne Five Guys, à Washington, pour un bain de foule, il s’était adressé à un client assis à une table. «Vous faites quoi dans la vie?» avait demandé le Président. «Je travaille à la NGA, la National Geospatial-Intelligence Agency», avait répondu le client. Obama avait semblé interloqué. «Et qu’est-ce exactement que cette National Geospatial…» avait-il dit, incapable de se rappeler du nom complet de l’agence. Huit ans après la diffusion de cette vidéo, la NGA reste, de loin, la moins célèbre des cinq grandes agences de renseignements américaines, parmi lesquelles se trouvent notamment la CIA et la NSA.

 

La NGA est aux images ce que la NSA est aux voix

Pourtant, en dépit de ce manque de reconnaissance, les bureaux de la NGA constituent le troisième bâtiment le plus important de l’agglomération de Washington. Ils sont plus grands que le siège de la CIA et que le Capitole.

Achevé en 2011 pour un coût de 1,4 milliard de dollars, le bâtiment principal mesure quatre terrains de football et couvre la même surface que deux porte-avions. En 2016, l’agence a acheté 40 hectares de terrain à St. Louis afin d’y construire un bâtiment supplémentaire pour y installer son personnel sans cesse croissant (déjà 3.000 employés en ville). Coût total: 1,75 milliard de dollars.

La NGA est aux images ce que la NSA est aux voix. Sa fonction principale est d’analyser les milliards d’images et de vidéos prises par les drones au Moyen-Orient ainsi que par les satellites-espions en orbite autour du monde. Toutefois, ayant toujours plus ou moins pointé ses caméras haute-résolution vers l’étranger plutôt que vers les États-Unis, comme le montrent plusieurs études, l’agence n’a jamais été impliquée dans des scandales d’espionnage intérieur comme ont pu l’être la CIA et la NSA. Il existe toutefois des raisons de penser que cela pourrait changer avec Donald Trump.

Durant toute la campagne des présidentielles et lors des premiers mois de son mandat, Donald Trump a bien montré sa volonté d’assouplir les contraintes sur les agences de renseignements, d’augmenter le budget de la défense et d’avoir une politique très sécuritaire. Il est par conséquent très probable que le nouveau président américain utilisera tous les outils à sa disposition pour mener sa politique à bien, y compris la surveillance aérienne.

En mars 2016, le Pentagone a publié les résultats d’une enquête conduite à l’initiative du bureau de l’inspecteur général du département de la Défense au sujet de l’utilisation de drones-espions militaires sur le territoire américain. Le rapport, classé «For Official Use Only»(réservé au service) et partiellement rédigé, montrait que le Pentagone avait utilisé moins de vingt fois des drones de surveillance non armés sur le territoire américain entre 2006 et 2015 (le rapport en question n’identifie pas la nature des missions, mais un autre document du Pentagone a recensé onze opérations domestiques de drones, principalement lors de catastrophes naturelles, pour des opérations de recherches et de secours et pour des entraînements de la garde nationale).

Faire d’une arme pour l’extérieur une arme intérieure

L’enquête citait également un article de l’Air Force law review qui signalait les inquiétudes croissantes de voir une technologie conçue pour espionner des ennemis à l’étranger se transformer rapidement en instrument de surveillance des citoyens à l’intérieur du pays. «À mesure que les États-Unis se retirent de ces guerres… les outils deviennent disponibles pour d’autres commandements combats (COCOM) ou agences des États-Unis et l’envie de les utiliser dans un cadre national pour recueillir des images aériennes ne cesse de grandir».

Même s’il était déclaré dans le rapport que toutes les missions étaient conduites dans le plus strict respect de la loi, il y était aussi indiqué que, pour ce qui était de 2015, il n’existait pas de statuts fédéraux uniformisés «traitant spécifiquement du recours à un DoD UAS (aéronef sans pilote) si cela était requis par les autorités civiles nationales». Au lieu de cela, les drones de reconnaissance dépendant d’un règlement du Pentagone qui impose que chacune de ces opérations sur le territoire national soit approuvée par le Secrétaire de la Défense. Ce règlement impose, en effet, que les drones ne puissent «procéder à des opérations de surveillance sur des ressortissants américains» que si elles sont permises par la loi et approuvées par le Secrétaire de la Défense. Ce règlement interdit également l’utilisation de drones armés sur le territoire américain hormis pour les entraînements militaires et les essais d’armements.

En 2016, à l’insu de nombre de responsables de la ville, la police de Baltimore a commencé à mener des opérations de surveillance aériennes récurrentes à l’aide d’un système développé pour un usage militaire en Irak. Peu de civils ont conscience du niveau de développement qu’ont atteint ces caméras militaires volantes. Parmi elles se trouve notamment l’ARGUS-IS, caméra la plus performante au monde avec une résolution de 1,8 milliard de pixels. Invisible depuis le sol à une altitude de 6 km, elle utilise une technologie baptisée «persistent stare» (regard persistant) — soit l’équivalent de 100 drones Predator qui surveilleraient en même temps une ville de taille moyenne— pour pister tout ce qui bouge.

Un seul de ces drones ayant la capacité de surveiller entre 25 et 40 km² environ de territoire en une seule fois, il suffirait de mettre deux drones au-dessus de Manhattan pour suivre en continu toutes les activités humaines qui s’y déroulent en extérieur, de jour comme de nuit. Leurs zooms sont si puissants qu’ils peuvent permettre de distinguer un morceau de beurre dans une assiette et ils peuvent stocker jusqu’à 1 million de téraoctets de données par jour. Ces capacités pourraient permettre à des analystes d’observer tout ce qui s’est passé dans une ville plusieurs jours, semaines ou mois auparavant. En outre, des recherches sont en cours pour permettre aux drones de rester en vol plusieurs années de suite.

Le danger de l’ère Trump

Le département de la Sécurité intérieure des États-Unis s’y était déjà intéressé. En 2007, sous la présidence de George W. Bush, le département avait créé une agence, baptisée National Applications Office, afin de mettre en place un système de surveillance intérieur par satellite. Toutefois, le Congrès voyant d’un mauvais œil ce «Big Brother aérien» avait bloqué ses financements. Et en 2009, il fut supprimé par le gouvernement Obama.

Néanmoins, au contraire de la surveillance électronique opérée par la NSA, qui a été observée de près et soumise à une législation afin de protéger les libertés civiles, la surveillance aérienne intérieure a échappé autant à l’attention du Congrès que du public. Le gouvernement Trump pourrait bien tirer profit de ce vide.

Initiant une nouvelle ère de «surveillance persistante», Trump pourrait se servir des outils d’espionnage aériens pour cibler les musulmans ou les membres de Black Lives Matter. Trump s’est prononcé en faveur d’un renforcement de la surveillance des mosquées. La surveillance aérienne pourrait lui permettre facilement de pister les fidèles. Les drones pourraient également être utilisés pour la surveillance massive des immigrés illégaux en voie d’être expulsés et Trump a dit qu’il pourrait envoyer des forces fédérales à Chicago pour réprimer les violences. Dans ce cadre, des drones permettraient une surveillance de la ville 24h/24 7j/7.

Bien entendu, tout cela nécessiterait une augmentation significative de la National Geospatial-Intelligence Agency, afin d’analyser les images prises sur le territoire américain. Mais avant que cela ne soit possible, il faudrait déjà que Trump, comme Obama avant lui, découvre l’existence de cette agence.

 
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Publié par le 31 mars 2017 dans général

 

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NON ! Au sabotage chimique de nos vies….

Les points jaunes représentent le taux moyen de spermatozoïdes produit par mL de sperme lors d’études successives. Ce taux a décliné toute la seconde moitié du xxe siècle, avec en France une accélération dans les années 1970 : en 20 ans, les donneurs de sperme du CECOS de Paris ont perdu — en moyenne — 40 % de leurs spermatozoïdes (− 2,1 %/an) ; le nombre de spermatozoïdes chutant de 89×106/mL de sperme en 1973 à 60×106/mL en 1992. Après ajustement (âge et durée de l’abstinence sexuelle), sur ces 20 ans, chaque nouvelle génération (par année civile de naissance) a perdu 2,6 % des spermatozoïdes de la cohorte née l’année précédente, et le taux de spermatozoïdes mobiles a diminué de 0,3 % par an, et celui des spermatozoïdes de forme normale a diminué de 0,7 %/an.
Parallèlement, la proportion de spermatozoïdes normalement mobile chutait de 0,6 % /an et celle des spermatozoïdes normalement conformés diminuait de 0,5 % par an1.

Voici une pétition contre les perturbateurs endocriniens. Les multinationales sont en train de prendre le pouvoir au détriment de notre santé, et nos dirigeants politiques sont à leur merci .

Le tout se joue dans l’ombre des couloirs sombres du pouvoir, où le clientélisme et les conflits d’intérêts sont légion, sans que les citoyens n’en soient ni conscients, ni informés .

En fait c’est même pire : la sphère politique et la corporatocratie sont interchangeable . Un jour patron d’une grande société, le lendemain député chargé d’une commission stratégique (si ce n’est pas ministre ou président)

Résultat, la population tombe de plus en plus malade, et c’est l’industrie pharmaceutique qui se frotte les mains . On nous tue à petit feu !

Il suffit de regarder autour de soi, ou de lire les articles qu’on diffuse régulièrement qui montrent que le taux des cancers – entre autres – explose . Le taux de toutes les maladies explose, et il y en a même de nouvelles qui apparaissent et d’anciennes qui ressurgissent . Et le tout cautionné par l’UE pour ce qui nous concerne .

Jetez un œil sur les 2 graphiques proposés , et le déclin de la qualité du sperme au niveau mondial, et en France notamment …. De là à parler de « dépopulation », il n’y a qu’un pas .  

Le lobbying est une véritable plaie, et les lobbies de la chimie ont les moyens d’acheter ce qu’ils veulent, et qui ils veulent … Le système est pourri jusqu’à la moelle .

Pétition

Adressée à Madame la ministre de la Santé Marisol Touraine

Madame,

Le 21 décembre dernier, la Commission européenne a tenté un passage en force en voulant accorder une dérogation aux industriels de la chimie dans l’usage des perturbateurs endocriniens[1].

Ces substances sont pourtant soupçonnées d’entraîner des malformations génitales, des perturbations psycho-comportementales, soupçonnées aussi de favoriser l’infertilité et l’apparition de nombreux cancers.

  • En agissant ainsi, la Commission viole de façon évidente le principe de précaution, pourtant défini dans l’article 5 de la Charte de l’environnement, l’un des quatre textes de la Constitution européenne depuis 2005.
  • En agissant ainsi, la Commission va à l’encontre du consensus scientifique qui pointe les dangers redoutables des perturbateurs endocriniens sur la santé humaine, animale et l’environnement.

Fait rarissime, une centaine de scientifiques a publié une tribune écrite d’une seule main pour protester contre cette situation.

Sur les perturbateurs endocriniens, des chercheurs anglais, américains, français, allemands, suédois, africains du Sud, danois etc. dénoncent un « déni de l’état de la science »[2] :

« Les effets nocifs des perturbateurs endocriniens ont amplement été mis en évidence. »

« Nous sommes cependant préoccupés par les options réglementaires que propose aujourd’hui Bruxelles, très éloignées des mesures nécessaires pour protéger notre santé et celle des générations futures. » 

Avec ces scientifiques, nous devons refuser en bloc qu’un permis de contaminer soit délivré aux multinationales des produits toxiques !!

Ces multinationales ont déjà fait la preuve de leur puissance d’action qui leur permet de convaincre les plus hauts personnages des institutions et de remporter des batailles :

  • La propre conseillère scientifique du président de la Commission européenne a tout fait pour bloquer le processus visant à protéger les citoyens des perturbateurs endocriniens sous la pression des lobbys[3].
  • Récemment, la Commission européenne a donné 18 mois de sursis au célèbre RoundUp de Monsanto malgré la forte suspicion du caractère cancérigène (entraîne le cancer) de cet herbicide[4].

NOUS REFUSONS de jouer les cobayes pour augmenter les profits des multinationales de la chimie.

NOUS REFUSONS que les autorités censées nous représenter transigent avec le plus élémentaire principe de précaution alors que les risques sur la santé sont documentés.

NOUS EXIGEONS que les preuves indiscutables d’inocuité (absence de danger) soient apportées par des experts indépendants pour que les sociétés Monsanto, Bayer, Syngenta et Cie puissent commercialiser leurs produits.

C’est pourquoi nous vous demandons, Madame la ministre, d’agir pour faire barrage à la délivrance d’un permis de contaminer à ces multinationales, et de prendre les initiatives pour interdire l’usage des perturbateurs endocriniens dès lors que le principe de précaution n’est pas respecté.

Nos vies, nos enfants, notre Terre valent plus que les profits des entreprises de Big Chimie.

Je vous prie de croire, Madame la ministre, à l’expression de ma considération distinguée.

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Pierre Jovanovic : Si Macron est élu, la France n’existera plus ..

Je vous conseille aussi de lire et de diffuser ce papier aux Français qui croient au mirage Macron : Au Macronistan, En marche !… vers la répression et la surveillance :

Un type, encore inconnu du grand public il n’y a pas si longtemps que cela, qui arrive comme un cheveu sur la soupe en disant qu’il veut être président, qui est adoubé par les Rothschild, qui prône une déréglementation tout azimut de l’économie et des conditions de travail, au moment où, en France, il n’y a jamais eu autant de pauvres et de chômeurs… Voilà de quoi nous rendre soupçonneux, pour le moins. Voilà de quoi nous faire comprendre que si le Macron débarque à l’Elysée, on va le sentir passer. Et comme les pauvres, ça fait peur à ceux qui ne le sont pas, on ne sera pas du tout surpris de constater, en homme politique qu’il est, c’est à dire vivant dans un monde hors de la réalité, qu’il concocte tout un tas de lois répressives qui protégeront et favoriseront les gens de son espèces, diminuant d’autant les libertés du citoyen ordinaire.

 

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Terrorisme psychologique de nos dirigeants, à l’heure des présidentielles

Histoire de ne pas oublier que le cirque électoral actuel auquel nous assistons n’est que cela : un numéro bien rodé qui nous fait presque croire que le Système dans lequel nous vivons est légitime, à peu près abouti, à peu près juste, à peu près équitable. Qu’intrinsèquement, il jouit d’un fonctionnement normal. Qu’il ne suffit que de l’améliorer. Que notre liberté de citoyen est tout à fait réelle, que nous avons le choix des candidats et que les confrontations politiques et médiatiques des uns et des autre sont le signe d’une bonne vitalité démocratique.

Rien n’est plus faux, bien entendu, et nous pouvons alors le répéter pour une mille et unième fois : « le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques ». Ces dernières, quand elles occupent des postes clés, perfectionnent un Système qui se nourrit de sa propre malignité. Que devrions-nous attendre de celui-ci ?

« Je ne dis pas : il y a des fous dangereux au pouvoir – et un seul suffirait – , je dis bien : il n’y a, au pouvoir, que des fous dangereux. Tous jouent au même jeu, et cachent à l’humanité qu’ils aménagent sa mort. Sans hasard. Scientifiquement. »

Michel Serres

Terrorisme psychologique de nos dirigeants, à l’heure des présidentielles

Qu’elles soient directes ou indirectes – par l’intermédiaire de la justice par exemple – , les attaques ad hominen* qui surgissent dans les débats politiques signent l’incapacité de nos édiles et de leurs prosélytes à remporter une élection à l’aide d’une argumentation de qualité, claire et rigoureuse, certes exigeante, néanmoins respectueuse des promesses avancées, des adversaires, des électeurs, de la dignité humaine, etc., et, pour finir, cohérente avec les actions entreprises. Ce seul détail, loin d’être anonyme, mais « ignoré » tant il est banalisé, devrait nous alerter sur les dispositions de nos futurs dirigeants à résoudre les problèmes pour lesquels ils nous proposent tous des solutions miracles.

À chacun ses recettes, mais s’il est bien un sujet sur lequel tous les postulants au titre de représentants du peuple sont d’accord, c’est bien celui de la manipulation. À en croire nos candidats, de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes, et ce, quelles que soit les élections en cours, présidentielles, législatives ou communales, etc., leurs opposants sont tous des menteurs. Cela revient à dire, que tous les aspirants à une fonction électorale nous manipulent, et il est désormais « banal » d’entendre les différents prétendants se traiter mutuellement de menteur ou de manipulateur (ce qui, comme nous le verrons, est la même chose) à chacune des campagnes électorales. Plus ils ont de pouvoir, plus ils sont accusés de manipulation et plus ils accusent autrui d’être des manipulateurs.

Triste et sombre constat de ce qu’est devenue notre démocratie, surtout lorsque l’on sait ce qu’est vraiment la manipulation. Mais à y regarder de plus près… que savons-nous au juste sur la manipulation ?

À vrai dire, et paradoxalement, si beaucoup de personnes se croient à l’abri des manipulations, et des manipulateurs (il n’est en effet guère réjouissant ni très valorisant d’être pris pour le « dindon de la farce »), force est de constater à quel point notre ignorance est grande face à un phénomène qui atteint aujourd’hui de telles proportions que les plus grands spécialistes de la question le qualifient de « Mal » du siècle.

Ainsi, Jean-Marie Abgrall, psychiatre criminologue auteur de livres références sur la manipulation (La mécanique des sectes, Les sectes de l’apocalypse, Tous manipulés, tous manipulateurs, etc.), nommé au Conseil d’Orientation de la MILS (ancêtre de la MIVILUDE – Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires) déclare :

« La conquête du pouvoir politique passe aujourd’hui par une stratégie de mensonge et de manipulation, loin des principes de la démocratie[1] » et que : « Manipuler, c’est avant tout mentir[2]. »

Philippe Breton, professeur des Universités, l’un des plus grands spécialistes français de la parole et de la communication, auteur de nombreux ouvrages sur la rhétorique et l’argumentation (L’incompétence démocratique, La parole manipulée, Convaincre sans manipuler, etc.) affirme que :

« La parole manipulée est une violence : d’abord envers celui sur lequel elle s’exerce, ensuite sur la parole elle-même en tant qu’elle constitue le pilier central de notre démocratie[3]. »

Fabrice d’Almeida, auteur de La manipulation, livre reprenant l’usage de ce terme à travers l’histoire, nous apprend que :

« la manipulation, comme système de représentation péjoratif de la ruse, est fille de la modernité politique. Elle en est un des repoussoirs[4] ».

Ariane Bilheran, psychologue clinicienne et philosophe, certainement à l’heure actuelle l’une des plus grandes spécialistes françaises sur la question du harcèlement et des pathologies du pouvoir (auteure de Harcèlement, familles, institutions, entreprises, Le harcèlement moral, Tous harcelés ?, Manipulation : la repérer, s’en protéger, etc.), nous précise que les techniques de manipulation « qui visent à soumettre, rejoignent l’emprise psychologique, le contrôle psychologique de l’autre. Mais en outre, le système harceleur manie, avec une redoutable efficacité, ce que l’on nomme le conflit de loyauté, et qui est le mode opératoire le plus fondamental de la torture » (in Les Cahiers RPS [Risques Psycho Sociaux], revue semestrielle parrainée par le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé pour la prévention des risques d’atteintes psychologiques au travail). Etc. Et pour un complément d’information sur le mensonge, lire notamment : « Lie to me : vous mentez ! » et « Lie to me (suite) : de mythomanie en perversion narcissique ».

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris au travers de ces quelques citations, la manipulation porte en germe une destructivité qui ne peut être analysée que grâce à une connaissance pluridisciplinaire absente des formations universitaires. Cette connaissance est bien souvent le fruit d’une longue expérience de terrain, d’une capacité d’analyse et d’un esprit critique particulièrement développée, seuls à même de générer le discernement et la préservation du droit le plus fondamental de notre nature humaine : notre libre arbitre que la manipulation à pour but d’en nier, tout à la fois, l’expression et l’existence.

Résumons-nous : la manipulation est une violence qui, dans sa forme paroxystique (plus communément nommé « harcèlement », sachant que le harcèlement ne s’instaure que lorsque la manipulation échoue ou ne produit plus les résultats escomptés), revêt le caractère d’une torture mentale, qualifié parfois de « terrorisme psychologique ». Elle est aussi « mensonge ». Or, dans la tradition philosophique chinoise, « l’art du mensonge, c’est l’art de la guerre » (cf. Les 36 stratagèmes, manuel secret de l’art de la guerre).

En quelque sorte, cela revient à dire que les personnes qui visent un mandat électoral pour exercer des fonctions de représentants du peuple, et qui se livrent à des manipulations font la guerre à leurs électeurs tout en prétendant vouloir les sauver du marasme ambiant dans lequel ils les plongent. Histoire de fous comme nous verrons dans cette série d’articles. En effet, un tel écart entre les vœux affichés et l’intention sous-jacente à toute entreprise de manipulation ne peut être que le signe d’une maladie mentale qui n’ose pas dire son nom.

Est-ce grave docteur ?

Assurément bien plus que l’on ne saurait l’imaginer si l’on en croit un certain Carl Gustav Jung qui disait : « Lorsque tout va bien, les fous sont dans les asiles. En tant de crises, ils nous gouvernent. » Et de ces fous, l’histoire de l’humanité en a croisé plus d’un.

Par ailleurs, je ne voudrais pas complexifier cette problématique qui n’est déjà pas si simple, mais les toutes dernières découvertes en neurosciences et en biologie moléculaire et génétique attestent sans équivoque de l’impact, particulièrement destructeur, de la manipulation sur notre inconscient individuel et collectif, et démontre, sans ambiguïté, les graves atteintes sur la santé physique et mentale qu’elle porte aux individus qui y sont soumis, tant sur un plan personnel que sociétal. Ce que nous aborderons dans la seconde partie de cet article en traitant d’un sujet si cher à nos élus qui l’évoque toujours en jouant outrageusement de l’émotionnel, je veux parler de la violence et de l’insécurité qu’elle génère.

Pour conclure cet article sur une note humoristique et proposer une solution au marasme actuel de nos sociétés démocratiques, dîtes « civilisées », je dirais qu’il n’existe qu’un seul remède à la crise : virer tous ces fous qui nous gouvernent ou prétendent nous gouverner en proposant un changement qui s’inscrit dans la poursuite des politiques d’austérité mise en place par l’idéologie néo-libérale. Précisons cependant, pour éviter toute confusion, que l’idéologie néolibérale, ou ultralibérale, ne doit pas être confondue, comme le font les anti-capitalistes – l’amalgame permettant bien des dérives – , avec le capitalisme libéral, nécessairement encadré, comme il a pu fonctionner pendant les « trente glorieuses ». Ce n’est qu’au milieu des années 70 que la déréglementation du capitalisme libéral a engendré le « Léviathan » que nous « connaissons » aujourd’hui.

Notes :

* L´argumentum ad hominem

« Cette expression latine signifie littéralement : « argument contre la personne » et désigne un des sophismes les plus répandus et les plus efficaces [initialement dans le texte d’origine désigné par paralogisme, mais la distinction entre sophisme et paralogisme relève d’une question de morale – d’éthique – qu’il serait trop long de développer ici]. Heureusement il est aussi, comme on va le voir, un des plus faciles à identifier.

L’argumentum ad hominem (ou plus brièvement l´ad hominem) consiste à s’en prendre à la personne qui énonce une idée ou un argument plutôt qu’à cette idée ou cet argument. On cherche ainsi à détourner l’attention de la proposition qui devait être débattue vers certains caractères propres à la personne qui l’a avancée.

Souvent, un ad hominem insinue qu’il existe un lien entre les traits de caractère d’une personne et les idées ou arguments qu’elle met de l’avant ; on souhaite par là discréditer une proposition en discréditant la personne qui l’énonce. On appelle joliment cette façon de faire « empoisonner le puitsˮ. Elle consiste précisément à mettre en évidence des traits de caractère négatifs de la personne attaquée que les auditeurs, réels ou putatifs, auront tendance à percevoir négativement (comme un poison) et ensuite à conclure que, pour cela, l’eau du puits (les autres idées et arguments de la personne, et en particulier ceux qui faisaient l’objet de la discussion) est empoisonnée.

On aura compris que le recours à l‘ad hominem est fortement contextualisé et que l’habileté du sophiste est d’ajuster son tir — c’est-à-dire ses attaques personnelles — en fonction de l´auditoire » (extrait de Petit cours d’autodéfense intellectuelle écrit par Normand Baillargeon, livre didactique très utile en ces temps de crise pour déceler, comprendre et contrecarré les projets délétères des manipulateurs pathologiques).

[1] Abgrall, Jean-Marie (2003), Tous manipulés, tous manipulateurs, Paris : First, 372 p. (p. 255).

[2] Ibid., p. 11.

[3] Breton, Philippe (2004), La parole manipulée, Paris : La Découverte/poche, 220 p. (p. 21). Cet ouvrage a été récompensé en 1998 par l’obtention du Prix de philosophie morale et politique de l’Académie des sciences morales et politiques.

[4] D’Almeida, Fabrice (2011), La manipulation, Paris : PUF, 129 p.

A lire : Ponérologie : pourquoi l’élite corrompue nous inflige autant de mort, de destruction et de souffrance

Via Sott

 
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Publié par le 31 mars 2017 dans général

 

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