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Revenu Universel – Le nouveau féodalisme ?

24 Fév

Le revenu universel a permis à Benoît Hamon de devenir le candidat officiel du PS à l’élection présidentielle. Hélas, peu de journalistes se sont penchés avec sérieux sur les véritables expérimentations de revenu universel menées dans le monde…

Je suis pour le revenu universel à priori, car dans l’absolu ça pourrait annihiler la pauvreté et ça serait un bienfait pour les personnes en situation de précarité – mais en réalité c’est un peu plus compliqué que cela quand on y réfléchit …

D’ailleurs, et c’est bon à savoir, selon une enquête BVA publiée vendredi 24 février, 59% des salariés français se disent « opposés » à l’instauration d’un revenu universel, proposition phare du candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon. Ils sont 69% à le juger « non finançable ».

La question du revenu universel est un vieux débat. Les prémisses remontent au moins à Thomas More au début du 16ème siècle. Pendant la Révolution française, Thomas Paine et Thomas Spencer défendirent l’idée d’une Allocation universelle devant la Convention. Dans les années 1970, Milton Friedman, l’un des fondateurs de l’Ecole ultralibérale de Chicago, s’est intéressé au revenu universel, remanié et adapté à un contexte ultralibéral.La quasi-totalité de cette littérature aborde l’instauration d’un revenu universel dans

La quasi-totalité de cette littérature aborde l’instauration d’un revenu universel dans le cadre d’un système productiviste aux ressources sans limites, sans discuter de la démographie, alors que la crise aujourd’hui est systémique, sociale, économique, écologique, politique, culturelle, et qu’aucun de ces aspects ne peut être abordé sans aborder tous les autres. A un problème systémique nous ne pouvons apporter que des solutions systémiques. Le jeu des acteurs est également absent de cette production. Les salariés et leurs organisations syndicales comme acteurs sociaux, ainsi que le patronat et ses organisations, sont absents de cette réflexion, alors que paradoxalement l’argumentation de sa mise en place repose en grande partie sur la théorie -pourtant démentie par l’histoire- de la « fin du travail » ou la diminution des emplois liée à l’automatisation ou encore au développement de l’intelligence artificielle.

Revenu Universel – Le nouveau féodalisme ?

Commentaire de l’éditeur : Il est difficile d’expliquer quand, ou comment, le prochain effondrement sera déclenché, mais toutes les conditions sont désormais optimales pour son arrivée.

Ce qui est certain, c’est que les technocrates qui cherchent à contrôler l’avenir façonnent déjà la société post-effondrement. L’élite de Davos compte parmi ses rangs beaucoup d’individus qui souhaiteraient établir un « revenu de base universel » dans tous les pays du monde, et forcent les populations vers un réseau digital au sein duquel les espèces deviennent peu à peu obsolètes, mais aussi vers une société où la propriété privée est illégale. 

Ils imaginent pour nous un avenir dans lequel il nous faudra emprunter ou louer tous les biens dont nous aurons besoin auprès de corporations ou du gouvernement, si tant est que nous soyons autorisés à les obtenir.

Rendez-vous à l’évidence, le revenu de base universel est une forme de féodalisme

par Daisy Luther

Que réserve l’avenir aux gens ordinaires ?

Le féodalisme.

Et ils l’accueilleront à bras ouverts, convaincus d’avoir embrassé un système intelligent et juste capable d’éliminer la pauvreté. La cupidité, l’habilitation et le manque d’ambition qui semblent aujourd’hui inhérents à tant d’individus les pousseront à se laisser entraîner volontairement vers un monde de servitude.

Voici où je veux en venir.

Avez-vous déjà côtoyé des gens qui tiennent des propos tels que,

« Je ne peux pas me le permettre, mais je le mérite… »

« Posséder [insérer objet matériel ici] est un droit fondamental… »

« Être privé de ce droit ne me dérange pas si je le perd pour le bien commun… »

Le problème, c’est que ce que nous méritons vraiment, c’est de vivre librement nos rêves.

  • Nous méritons ce que nous gagnons.
  • Nous méritons de voir nos vies, notre liberté et notre propriété protégées.
  • Nous méritons la liberté de vivre nos vies comme bon nous semble et de prendre les décisions que nous souhaitons tant que nous n’entravons la vie, la liberté et la propriété de quiconque.

Personne ne nous doit quoi que ce soit de plus.

Un certain nombre de personnes sont prêtes à abandonner leur liberté pour que quelqu’un d’autre s’occupe d’elles.

Beaucoup de gens ne sont pas d’accord avec cette liste de droits.

Ils pensent mériter une subsistance simplement parce qu’ils respirent. Comme le stipule un gros titre de Gawker, Un revenu de base universel est l’utopie que nous méritons.

L’idée d’un revenu de base universel pour tous les citoyens gagne du terrain de par le monde. Est-elle trop belle pour être vraie ? Je me suis entretenu avec l’auteur d’un nouveau livre sur les tenants et aboutissants du rêve utopique qu’est le revenu de base universel. Ce mouvement a gagné du terrain cette semaine après que l’association GiveDirectly a annoncé publiquement l’établissement d’un projet pilote de dix ans et de 30 millions de dollars qui vise à offrir un revenu minimum à un village kenyan et à en étudier les effets. En tant que solution anti-pauvreté, le revenu universel attire aussi bien les gens les plus démunis d’Afrique que les Scandinaves relativement aisés et les Américains qui perdent leurs emplois face aux robots.

Il est vrai qu’en surface, obtenir de l’argent contre rien du tout puisse sembler intéressant.

Mais quels seraient les véritables résultats d’un revenu de base universel ?

Le féodalisme, la servitude et l’esclavage.

Nous en reviendrions au féodalisme du Moyen-Âge. Il est vrai que nous continuerions de vivre dans des bulles de micro-efficacité moderne plutôt que dans des cabanes. Nous continuerions aussi d’avoir des emplois relativement modernes plutôt que de nous remettre à élever des moutons pour le maître du domaine.

Mais finalement, nous ne serions propriétaires de rien, parce que la propriété privée serait abolie pour tous sauf pour la classe dirigeante. Nous n’aurions plus la capacité d’avancer en termes de vie personnelle. Nos chemins seraient tracés, et toute déviation serait lourdement découragée.

Les gens deviendraient complètement dépendants des gouvernements et de la classe dirigeante pour toutes leurs nécessités : nourriture, logement, eau, vêtements. Quel meilleur moyen de contrôler le peuple que de rendre l’acquiescement nécessaire à la survie ?

(Si vous êtes comme moi et qu’un avenir de servitude n’est pas ce que vous souhaitez, il vous faut prendre votre indépendance entre vos propres mains. Suivez ce lien pour accéder à des guides gratuits.)

Par simple souci de comparaison, voyons cet exemple de vie paysanne au Moyen-Âge.

La période historique qui s’étend du Ve au XVe siècle est connue sous le nom de Moyen-Âge. A cette époque, l’Europe était dominée par le système féodal. Ce système était la manière dont les 10% les plus riches (les nobles) contrôlaient les 90% les plus pauvres (les serfs ou paysans).

On estime que plus de 90% de la population européenne était paysanne. Une majorité des paysans étaient essentiellement des esclaves. On leur fournissait un petit logement sur une terre de qualité inférieure, et leur offrait la protection des nobles propriétaires du terrain. En retour, ils travaillaient pour le domaine, cultivaient la terre sans récompense, payaient des taxes et n’avaient aucun contrôle sur leurs vies. Certains paysans étaient « libres » et possédaient de petites entreprises : forgerons, charpentiers, boulangers, etc. Ils obtenaient la protection de leur seigneur grâce à des versements en argent, en biens et en services.

Les paysans n’avaient que peu de droits. Ils pouvaient faire l’objet de taxes à tout moment, étaient obligés d’utiliser (et de payer pour) les services offerts par le seigneur tels que les moulins et les fours, et avaient à demander la permission de se marier, de déménager ou d’éduquer leurs enfants.

Chaque année, les paysans se voyaient demander de livrer le plus gros de leur production à leur seigneur. Les paysans n’étaient pas autorisés à posséder quoi que ce soit qui était susceptible de rendre leur vie moins pénible, comme des bœufs ou des chevaux, par exemple. Un paysan n’était pas propriétaire de la terre sur laquelle il vivait, et était obligé de vivre là où on lui disait de vivre, et de cultiver comme on lui demandait de le faire. Il n’était pas autorisé à chasser sur le domaine de son seigneur, et le braconnage était un crime passible de peine de mort. Il n’était pas autorisé à couper du bois pour faire du feu, ou à ramasser des branches pour se réchauffer. Un paysan ne pouvait pas posséder d’armes – qui étaient réservées à l’armée de la noblesse, destinée à contrôler les paysans et à faire taire la moindre demande de dignité et d’indépendance.

Une majorité des paysans semblaient satisfaits de cet arrangement, parce qu’ils recevaient en échange la protection de leur seigneur. Ce dernier était dans l’obligation de les protéger des maraudeurs et des barbares, et de leur fournir suffisamment de terres pour leur permettre de survivre (lisez-en plus ici.)

Les gens seront pris au piège par la servitude parce qu’ils croient mériter un certain mode de vie.

Ces quelques dernières années, le système éducatif a inculqué un certain sens d’habilitation aux étudiants. Et voilà qu’aujourd’hui, les chefs d’Etats comptent sur ce sentiment pour forcer la société vers une petite cage dorée.

Le Forum mondial pour l’économie a lieu tous les ans à Davos, en Suisse. C’est lors de ce forum que quelques milliers de dirigeants politiques et économiques se réunissent pour discuter de notre avenir.

Si vous me pensez folle de comparer le revenu de base universel à un état de servitude, attendez de voir ce qui est ressorti du forum de cette année.

Ida Auken, une politicienne danoise qui contribue au Forum économique mondial, ne pense pas que nous devrions être propriétaires de quoi que ce soit. Elle est d’avis que nous devrions renoncer à notre intimité au sein même de nos foyers, que les espèces ne sont pas nécessaires, et que même nos pensées et nos rêves ne nous appartiennent pas vraiment. Vous pourrez en apprendre plus sur ses idées d’un avenir parfait dans un article qu’elle a elle-même rédigé pour la réunion annuelle du Global Futures Council, intitulé Welcome to 2030. I own nothing, have no privacy, and life has never been better.

Dans son article, Auken idéalise le féodalisme et les individus qui pensent « mériter » certaines prestations telles que le revenu de base universel et qui, pour elle, accueilleront à bras ouvert cette perte d’individualité et de liberté.

Je vous conseille de visionner la vidéo ci-dessous. Il y a des choses qui ne s’inventent pas.

Pour plus d’informations concernant l’idée de société futuriste féodale, regardez le documentaire Obsolete  

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4 Commentaires

Publié par le 24 février 2017 dans économie, général, International, Politique

 

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4 réponses à “Revenu Universel – Le nouveau féodalisme ?

  1. nicolas

    25 février 2017 at 1:06

    en fait, il me semble que vous lisez l histoire a l envers. Le revenu universel est déjà parmi nous depuis 1989 (rmi puis rsa) , de plus la vrai raison de ce revenu n est pas d éradiquer la pauvreté mais de permettre la fabrication de consommateur solvable ! et oui le capital est capital seulement quand il trouve le consommateur solvable , cette espèce en forte diminution depuis déjà un moment …donc , le revenu n est pas le complot d un élites pour asservir le peuple mais bien la logique économique la plus rentable du capital vue sa situation désespérée….et donc , l élite fait ce qu elle a toujours faits ….mettre en œuvre les voies les plus rentable pour le développement du monde de la marchandise ! aucun complot , juste les lois de l argent ! quand au travail moderne , il est bien le processus même de notre enfermement !!
    “Du moment où le travail commence à être reparti, chacun entre dans un cercle d’activités déterminé et exclusif, qui lui est imposé et dont il ne peut s’évader ; il est chasseur, pêcheur, berger ou « critique critique », et il doit le reste sous peine de perdre les moyens qui lui permettent de vivre. Dans la société communiste, c’est le contraire : personne n’est enfermé dans un cercle exclusif d’activités et chacun peut se former dans n’importe quelle branche de son choix ; c’est la société qui règle la production générale et qui me permet ainsi de faire aujourd’hui telle chose, demain telle autre, de chasser le matin, de pêcher l’après-midi, de m’occuper d’élevage le soir et de m’adonner à la critique après le repas, selon que j’en ai envie, sans jamais devenir chasseur, pêcheur, berger ou critique” k marx

     
    • Z

      25 février 2017 at 1:40

      Bonjour – c’est exactement ce que j’explique … 🙂

       
  2. nicolas

    25 février 2017 at 3:51

    bjr, ce que je veux dire c est que c est la crise du capital financier qui implique l arrivée du revenu universel ! les capitalistes préféreraient bien que chaque homme et femme travaillent pour mieux les contrôler !! mais la valeur travail si longtemps fondatrice du capital se retrouve face au propre contradictions du capital (travailleur/consommateur) ! comme marx l avait dit les contradictions du capital en mouvement apparaissent et établissent les conditions de l abolition du systèmes capitaliste lui même ! car le système n est plus en mesure de produire les conditions de sa reproduction !! d ou les désastres financiers, tout cela n a rien a voir avec une mauvaise gestion mais avec la métaphysique du capital qui impose l histoire des lois de l argent ! et comme toute histoire , elle a une fin ….et cette fin c est le monde de l argent qui est omniprésent que nous vivons car les capacité d expansion du capital sont de plus en plus minime …..d ou surgit la religion de la croissance économique comme constat de l impossibilités de celle ci …. »lorsque l’on a offert aux
    Français, selon une très vieille recette du pouvoir, un nouveau ministère appelé « Ministère de la
    Qualité de la Vie », c’était tout simplement, comme disait Machiavel, « afin qu’ils conservassent
    au moins le nom de ce qu’ils avaient perdu » » g debord
    “Pour nous, le communisme n’est pas un état de choses qu’il convient d’établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses” k marx
    félicitations pour votre blog très intéressant !!

     
  3. boy georges

    26 février 2017 at 6:30

    l’interprétation c toujours là le problème….pas un capable de comprendre comme l’autre….POURQUOI béh parce que TROP d’égo et pas assez d’empathie….

     

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