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Archives du 17 février 2017

Docu – Pollution intérieure, les dangers

Pour compléter mon papier d’avant hier – Les émissions polluantes des meubles seront étiquetées en 2020 – voici un documentaire trés interessant . Soyez vigilants (mais pas paranos non plus)

 

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Foultitude d’astuces pour Blanchir les dents et Fabriquer son dentifrice maison – Naturellement

Sujet pratique – Je remarque que les lecteurs aiment savoir comment avoir des dents blanches naturellement . Il est vrai que les dents, c’est important !

Voici une foultitude d’astuces pour améliorer naturellement votre hygiène dentaire – avoir des dents blanches et brillantes.. 

Et aussi comment fabriquer votre propre dentifrice maison . C’est ça aussi résister , c’est s’abolir de l’industrie (bucco dentaire) et de ses produits chimiques et revenir à la base : le naturel . 

Il existe différentes techniques de blanchiment naturel des dents qui permettent d’obtenir facilement et rapidement d’excellents résultats. 

Bon à savoir : ces techniques sont certes efficaces mais elles ne doivent pas être renouvelées trop fréquemment car on risque d’abîmer l’émail, même s’il s’agit d’abrasifs légers.  

Par exemple , le sel. L’inconvénient de ce dernier est d’être extrêmement corrosif et donc d’abîmer l’émail.

Le bicarbonate de sodium, lui, n’a pas cet inconvénient majeur et peut donc être utilisé avec plus de sérénité. (Comme plusieurs autres produits abrasifs naturels, il permet d’éliminer les taches superficielles)

Voici Quelques agents abrasifs naturels (dans l’ordre croissant) :

  • le citron ;

  • l’argile ;

  • le sel de mer fin.

Il est également possible de frotter ses dents avec une feuille de sauge le soir, une fois par semaine…

Voici d’abord 3 astuces pour blanchir vos dents naturellement

Avec le temps, les dents jaunissent ou se tachent. Ces désagréments s’accentuent si vous avez de mauvaises habitudes (alimentation trop sucrée, cigarette, grande consommation de café, thé, etc.) et si votre émail est très poreux. Pas de panique toutefois, pour retrouver des dents plus blanches et plus saines sans vous ruiner, il vous suffit d’appliquer les quelques astuces suivantes, et de connaître les aliments qui font les dents blanches ou qui les tachent.

Des dents plus blanches naturellement

1. Le charbon naturel en poudre pour blanchir les dents

Le charbon végétal est un médicament naturel obtenu grâce à la carbonisation de plusieurs variétés de peupliers ou encore de noix de coco.

Pour bénéficier de ses bienfaits, vous pouvez ajouter un peu de ce produit directement sur votre dentifrice quand vous vous lavez les dents.

Vous pouvez également verser un peu de charbon végétal en poudre dans une tasse ou une petite coupelle, tremper un coton-tige humide dedans puis l’appliquer sur vos dents en les frottant une à une. Rincez ensuite.

Vous constaterez très vite les effets blanchissants du charbon végétal ! Une fois vos dents plus blanches, appliquez cette astuce seulement 1 ou 2 fois par semaine, ce sera suffisant.

Vous avez peur d’avaler du charbon végétal ? Pas de problème, le charbon végétal est comestible. C’est d’ailleurs un excellent anti-diarrhéique.

2. Le bicarbonate de soude pour blanchir les dents

astuce-blanchir-dents-naturellement-bicarbonate-soudeParmi les nombreuses propriétés que possède le bicarbonate de soude, on trouve le blanchiment des dents ! Et pour cause, c’est un détartrant naturel. Saupoudrez simplement votre brosse à dents de bicarbonate de soude et appliquez sur vos dents comme un dentifrice classique.

Vous pouvez aussi mélanger du bicarbonate de soude à un demi jus de citron pour en faire une pâte que vous appliquez également comme un dentifrice. Le citron favorise la brillance des dents.

Jeune femme chez elle, tout sourire - © Shutterstock http://www.shutterstock.com/fr/pic-183422168/stock-photo-portrait-of-young-woman-at-home-with-copyspace.html

Jeune femme chez elle, tout sourire – © Shutterstock

Toutefois, le bicarbonate de soude étant abrasif, il est important de ne recourir à cette astuce qu’une fois par semaine au maximum, car votre émail risque d’en pâtir. Vous verrez un réel résultat au bout de 2 à 3 mois d’utilisation.

3. Le gros sel de mer blanchit les dents

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Grâce à sa forte teneur en iode, le sel bénéficie de grandes propriétés antiseptiques et antifongiques. 2 à 3 fois par semaine, lavez-vous les dents en mélangeant du gros sel marin avec de l’eau tiède. Vous obtiendrez une sorte d’eau de mer.

Trempez juste votre brosse à dent classique dans cette eau et brossez-vous les dents. Effet blancheur garanti !

Le saviez-vous ? L’huile de coco est un excellent ingrédient naturel pour protéger les dents et les blanchir. Utilisez-la en bain de bouche ou dans un dentifrice maison avec du bicarbonate de soude pour un effet dents blanches naturel.

Maintenant, voici comment Fabriquer son dentifrice maison naturel – rien de plus facile :

De plus en plus de personnes prônent aujourd’hui le fait-maison. C’est le cas pour l’alimentation bien sûr mais également pour les produits d’entretien, pour les cosmétiques et pour les shampoings par exemple. Le tout nouveau arrivé dans notre salle de bain sur l’étagère du fait-maison est donc le dentifrice naturel.

Simple à faire, économique et écologique, il a le vent en poupe. Pour remplacer les dentifrices classiques contenant du fluor et des produits chimiques, la tendance est donc au dentifrice bio et à celui que l’on fait soi-même à partir d’ingrédients naturels.

Quels sont les avantages à fabriquer son dentifrice maison ? Quels sont les ingrédients nécessaires ? Les composants à privilégier ? Nous vous disons tout avec en prime, quelques recettes simples à faire .

PRÉPARER SON DENTIFRICE NATUREL SOI-MÊME : LES AVANTAGES

Vous avez envie de tenter l’expérience du dentifrice maison ? Vous hésitez ? Voici donc les principaux avantages à réaliser soi-même son dentifrice :

  • Vous savez ce que contient votre dentifrice
  • Vous faites des économies car vous verrez que fabriquer son propre dentifrice ne revient vraiment pas cher
  • Vous faites un geste écologique en n’utilisant que des ingrédients naturels et surtout, en n’utilisant pas de produits chimiques. Et vous n’aurez plus d’emballage polluant à jeter
  • Vous adaptez votre préparation à vos besoins. Certaines recettes sont spéciales pour purifier l’haleine alors que d’autres sont faites pour protéger vos dents des caries. C’est vous qui choisissez la recette la plus adaptée en achetant les ingrédients nécessaires
  • Vous choisissez les propriétés et le goût de votre futur dentifrice naturel  grâce aux différentes huiles essentielles (à utiliser avec précaution car il s’agit de puissants concentrés actifs de plantes : 1 à 3 gouttes suffisent)
  • C’est très simple à faire ! Vous le verrez avec nos recettes
  • Il est aussi efficace qu’un dentifrice classique

QUELS INGRÉDIENTS POUR FAIRE SON DENTIFRICE ?

Les ingrédients pour fabriquer son dentifrice maison

Quelques ingrédients pour un dentifrice maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour faire vous-même votre dentifrice, vous avez le choix entre de nombreux ingrédients. Il y a ceux de base avec lesquels vous ferez le plus simple des dentifrices et il y a ceux qui sont spécifiques à certains besoins.

Voici une liste des principaux ingrédients à avoir sous la main et le rôle qu’ils ont :

  • Les antibactériens : ils réduisent le risque de développement de la plaque dentaire et contrôlent la mauvaise haleine. Ils donnent aussi du goût à votre dentifrice. Parmi eux on trouve le jus de citron, les huiles essentielles de clou de girofle, de tea tree, de menthe poivrée, de thym, de citron ou encore de sauge.
  • L’agent moussant : pour que votre dentifrice mousse (mais ce n’est pas obligatoire), c’est simple il faut prévoir un peu de savon de Marseille naturel en copeaux ou en poudre.
  • Les abrasifs : nous vous conseillons l’argile qui est reconnu pour protéger l’émail dentaire ou encore pour son rôle anti-bactérien. Le bicarbonate de soude est bien sûr utilisé pour son pouvoir blanchissant même s’il existe des solutions beaucoup plus efficaces mais également pour son pouvoir neutralisant de l’acidité. Mais attention à ne pas trop l’utiliser et à ne pas trop en mettre.
  • Le sel de mer fin non raffiné : il va être utilisé pour cicatriser les gencives, pour stimuler la salivation et pour minéraliser les dents.
  • Les huiles essentielles : elles ont chacune leur rôle. Celle de clou de girofle est spécifique aux affections dentaires, celle de tea-tree est un antibactérien efficace, celle de Ciste pour les affections buccales, la menthe poivrée pour son pouvoir rafraîchissant et la myrrhe pour son côté cicatrisant et antiseptique…
  • l’huile de coco : aux effets antibactérien et blanchissant, elle peut être utilisée à part en guise en bain de bouche, tout comme l’hydrolat de menthe poivrée.

Vous n’êtes, bien sûr, pas obligés d’avoir tous ces ingrédients. Vous verrez qu’au début, vous ne testerez que quelques produits puis petit à petit, vous adapterez vos achats à vos besoins en matière de santé.

RECETTES DE DENTIFRICE MAISON

Prêts pour tenter l’aventure et faire vous-même votre dentifrice ? Alors voici quelques recettes vraiment très simples pour faire un dentifrice naturel et efficace.

Une recette de dentifrice en poudre à l’argile

Comme vous pouvez vous en douter, l’ingrédient principal est l’argile. Mais il vous faudra aussi du bicarbonate de soude et de l’huile essentielle de menthe. Vous verrez que le résultat est une poudre que vous devrez utiliser sur une brosse à dent humidifiée. Voici les étapes de cette recette :

  • Dans un petit bol, mettez 3 cuillères à soupe d’argile
  • Ajoutez ensuite une cuillère à café de bicarbonate de soude
  • Mélangez
  • Versez maintenant 8 gouttes d’huile essentielle de menthe douce
  • Mélangez à nouveau
  • Versez dans un récipient en verre pour bien conserver la poudre

Conseil: Les poudres étant volatiles, il est recommandé de protéger votre nez et votre bouche avec un foulard ou un masque lorsque vous les manipulez.

Une recette très simple mais efficace

Pour une urgence, lorsque vous tombez, par exemple, en panne de dentifrice, voici une recette simple avec du jus de citron et du bicarbonate de soude à n’utiliser que de temps en temps, compte tenu de sa teneur en bicarbonate de soude :

  • Versez une cuillère à café de bicarbonate de soude dans un bol
  • Ajoutez une dizaine de gouttes de jus de citron
  • Mélangez et c’est tout !

Une recette de dentifrice à la menthe

Pour cette recette il vous faut de l’argile verte, du bicarbonate de soude, des clous de girofle, de l’huile essentielle de menthe et un verre d’eau. Procédez ainsi :

  • Mélangez 2 cuillères à soupe d’argile verte (réduite en poudre) avec une cuillère à soupe de bicarbonate de soude
  • Réduisez en poudre 2 clous de girofle et incorporez-les au mélange
  • Ajoutez petit à petit l’eau jusqu’à obtenir une pâte lisse
  • Ajoutez ensuite 2 gouttes d’huile essentielle de menthe

Ce dentifrice sera parfait en tant qu’anti-inflammatoire et antiseptique mais également pour avoir une meilleure haleine grâce au clou de girofle.

CONSEILS

Faire son dentifrice

Un dentifrice 100 % naturel

 

 

 

 

 

 

 

Fabriquer son dentifrice implique de prendrequelques précautions. Vous ne devez, par exemple, jamais tremper votre brosse à dents directement dans la poudre ou la pâte.

Utilisez une spatule pour étaler le dentifrice sur votre brosse à dents et nettoyez-la après chaque utilisation.

Il est toujours conseillé de préparer de petites quantités de dentifrice. Une préparation pour une dizaine de jours est suffisante et conservez-la dans un lieu à l’abri de la chaleur.

Lavez-vous toujours les mains avant de faire votre préparation et désinfectez vos ustensiles. L’hygiène est importante, que ce soit au niveau des ustensiles que vous utilisez comme au niveau du lavage des mains.

CONCLUSION

Comme vous pouvez le constater avec nos recettes, faire un dentifrice maison n’est vraiment pas compliqué et est accessible à tous. Il existe de nombreuses recettes que vous pourrez confectionner avec quelques ingrédients de base. Veillez cependant à n’utiliser les produits comme les huiles essentielles (quelques gouttes suffisent) ou le bicarbonate de soude qu’avec parcimonie, afin que leur effet ne soit pas contre-productif au niveau santé.

Le résultat est bluffant. Vos dents sont propres, saines et ce type de dentifrice est aussi efficace que ceux que vous achetez dans un supermarché ou une pharmacie. Avec la différence qu’un dentifrice fait par vous-même sera plus économique, plus écologique et plus naturel !

Nous vous proposons dans la vidéo ci-dessous une recette simple de dentifrice à l’argile blanche !

Sinon, vous pouvez toujours explorer la piste des dents de castor …

😉

 
 

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Elon Musk : « l’humanité devra fusionner physiquement avec des machines »

Pour Elon Musk, le salut de l’humanité passera par l’union de l’intelligence biologique et de l’intelligence numérique, soit la fusion entre l’Homme et la machine. Bienvenue dans le monde des cyborgs.

L’Homme doit-il fusionner avec la machine pour survivre ? La réponse est « oui » pour Elon Musk. Interrogé lors du World Government Summit 2017 de Dubaï sur l’impact de l’automatisation du travail sur l’emploi, le fondateur et PDG de Tesla et SpaceX a estimé qu’« il y aura de moins en moins de tâches qu’un robot ne pourra pas faire mieux qu’un homme ». Pour le milliardaire, faire appel à un assistant intelligent nous ralentit et nous ralentira de plus en plus. « Les machines sont déjà capables de traiter des informations de façon immensément plus rapide que les humains, alors si vous ne pouvez pas battre la machine, le mieux est d’en devenir une », a-t-il fait savoir.

Faire appel à l’assistance nous ralentit, mais notre dépendance quotidienne aux nouvelles technologies ne fait qu’augmenter avec le temps. Et elle continuera d’augmenter. « Dans une certaine mesure, nous sommes déjà des cyborgs — pensez à tous les outils numériques que vous avez — votre téléphone, votre ordinateur », déclarait-il à la foule. Il estime que la technodépendance fait déjà partie de notre biologie neuronale, ce qui affecte la façon dont nous pensons. Selon l’entrepreneur milliardaire, l’avènement de l’intelligence artificielle risque de reléguer l’être humain à des tâches subalternes dans de nombreuses activités et pour suivre la cadence, il faudra « collaborer » avec les machines.

L’Homme est aujourd’hui ralenti par sa puissance de calcul. Si les machines peuvent communiquer entre elles à une vitesse de mille milliards de bits par seconde, l’homme n’est quant à lui limité qu’à 10 bits par seconde qu’il utilise un clavier, un écran ou une souris. « Nous sommes limités par notre système d’entrée-sortie (…) Fusionner efficacement d’une manière symbiotique avec l’intelligence artificielle nous permettra de dépasser ces limites », explique le milliardaire.

Pour l’Américain, cela ne fait aucun doute : l’avenir de l’Homme passera donc par la « fusion » avec la machine, ce qui implique le développement d’une technologie permettant au cerveau de se connecter directement à une interface machine, un moyen d’améliorer nos capacités naturelles inhérentes. Les paroles d’Elon Musk ont fait sourire et font aujourd’hui couler beaucoup d’encre. Les enjeux autour de l’intelligence artificielle sont en effet énormes, tant sur le plan économique que militaire.

En septembre dernier, cinq acteurs majeurs des hautes technologies (Google, Facebook, Amazon, IBM et Microsoft) ont d’ailleurs annoncé un partenariat « éthique » autour de l’intelligence artificielle pour évacuer les craintes du grand public en même temps qu’encadrer les recherches, prouvant ainsi que le sujet est pris (très) au sérieux.

Source, via SP

 
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Publié par le 17 février 2017 dans général, Insolite, Sciences, société

 

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Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde (MAJ)


Encourageant – La France championne de la méfiance vis-à-vis des vaccins dans le monde.

 

Pour rappel, pas moins de 40% des Français s’avouent méfiants envers les Vaccins . Un peu plus de quatre Français sur dix estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. C’est deux fois plus que la moyenne constatée chez les Européens et trois fois plus que la moyenne mondiale (13 %) . C’est ce qu’assure la grande étude du Vaccine Confidence Project (« Projet confiance dans les vaccins ») publiée fin septembre dernier. 

Donc – Les Français sont ceux qui se méfient le plus des vaccins dans le Monde, voici pour une fois un papier à charge sur les « conspis » et la vaccination , que je n’ai pu m’empêcher de « corriger » :

Dans l’édition N°472 du magazine Pour la Science se trouve le graphique ci dessus en ce qui concerne la confiance qu’ont les français et d’autres nations vis à vis des vaccins et on constate que la France est numéro 1 …

L’étude principale du numéro 472 de Pour la Science s’attarde essentiellement aux théories complotistes et aux médias alternatifs et scientifiques et à la façon dont les internautes consomment l’information. La grande révélation de l’étude c’est que d’une manière générale les complotistes mettent plus de « j’aime » sur Facebook pour des contenus dits « non traditionnels » (qui ne sont pas des revues scientifiques ni des journaux mainstream) et qu’ils perçoivent les médias traditionnels de la même manière que les médias alternatifs. Les conspis (qu’est ce qu’un « conspi » Mr ???, ndlr) sont aussi ceux qui se font le plus avoir par les trolls (ça dépend, ce ne reste qu’un point de vue car basé sur une seule expérience, et en plus prétentieux comme vous aller le lire, nldr)   , 88% d’entre eux n’ont pas fait la différence entre un site comme le mien (qui se moque d’eux en publiant des choses délirantes et absurdes (prétentieux n’est pas, ndlr) ) et un site comme Panamza (qui croit à toutes les absurdités qu’il publie). Il n’y a donc aucune différence de Consommation peu importe le type de média et le type de contenu, si le site est un site de trolls ou pas…(c’est prendre les lecteurs pour des imbéciles, surtout sur un blog de pointe comme le notre, et ce n’est pas de la prétention mais la réalité, ndlr)

Rien de nouveau, les conspirationnistes sont les plus crédules (ceci est est faux, c’est fort  relatif, ndlr) et nous sommes donc confrontés à un paradoxe : ceux là même qui dénoncent une forme de manipulation internationale sont eux-mêmes manipulés par les médias alternatifs et conspirationnistes. Ceux qui ont un faible pour la fibre conspirationniste sont ceux qui ont tendance à croire tout et n’importe quoi (??? – je répète c’est caricatural, et c’est sous estimer les lecteurs, ndlr) donc… « Tenter de convaincre un conspirationniste produit l’effet inverse de celui recherché ».

Comme se fait-il que dans un océan d’information comme internet et avec une telle attitude de « douter de tout » comme on le trouve chez les conspis… Comment se fait-il que le niveau baisse à ce point-là et pourquoi les conspis qui se disent « illuminés » et « ouverts » sont en fait les plus naïfs et les plus crédules ? (c’est de la lucidité et de la prise de distance, même si c’est correct pour certain, comme partout, d’ailleurs surtout chez les mainstreams, ndlr) Des questions auxquelles il faudra répondre un jour. L’étude expose des données intéressantes mais n’émet pas une conclusion définitive au delà de l’interprétation conférée aux faits.

L’étude a été effectuée cependant entre 2010 et 2014 pendant l’âge d’or du reach organique de Facebook (MDR – ndlr) et selon moi elle serait impossible à réaliser de nos jours car Facebook privilégie les contenus sponsorisés à ceux gratuits. Plus personne ne peut buzzer et cela depuis fin 2015. Tout le monde expérimente une baisse généralisée de la portée dite organique donc l’étude fonctionnait encore il y a 2 ans mais plus maintenant.

C’est peut être par souci de vouloir être en phase avec l’actualité du moment, les « fake news » que cette étude a été publiée. Mais elle est comme qui dirait mort née.

Elle reste tout de même intéressante pour tous ceux qui étudient la mouvance conspirationniste donc achetez le numéro 472 de Pour la Science (bien sur  … , ndlr) pour en savoir plus ici.

Enfin bref, pour compléter tout ceci lisez mon papier suivant de tout à l’heure – cela ira bien plus vite : A Lire Absolument. Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple)

Ça, c’est de l’analyse profonde ! (et encore, il existe mieux, voir les liens donnés dedans)

 
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Publié par le 17 février 2017 dans général, Santé - nutrition, Sciences

 

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Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – La guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie …

L’OTAN accuse la Russie de «fake news» tout en criant, hystérique, à la Troisième Guerre mondiale
Comme je l’ai rapporté, le Renforcement de l’OTAN en Europe de l’Est face à la Russie s’amplifie . La guerre de l’information que se livrent les 2 protagonistes est un point clef hyper stratégique. Du fait , malgré Trump – qui doit faire dans le compromis (cf mes divers papiers sur le sujet) la tentative de révolution pourpre, continue de plus belle, et le risque de WW3 est toujours présent . L’élite Atlanto-sioniste hystérique pousse – et tente de la provoquer …

Révolution pourpre et Troisième Guerre mondiale – la guerre de l’information entre L’OTAN et la Russie tourne à l’hystérie … : 

Les médias des pays de l’OTAN décrivent la Russie comme présentant une menace d’invasion imminente de l’Europe et créent une hystérique atmosphere de guerre mondiale. Le journaliste Finian Cunningham (cf note 1) revient sur cet endoctrinement médiatique.

Les médias des pays membres de l’OTAN n’hésitent pas à répéter les allégations infondées et imprudentes d’invasion imminente de l’Europe par l’armée russe, menaçant même de déclencher une Troisième Guerre mondiale.

Quand les médias russes proposent des points de vues alternatifs valables sur un éventail de questions internationales, l’Alliance occidentale les étouffe, les taxant de «fake news».

«L’OTAN prétend qu’il observe une augmentation considérable des fausses informations russes depuis l’annexion de la Crimée», rapport Reuters, ignorant le fait que cette information même contenait des «fake news».

Une telle ignorance est endémique chez les médias occidentaux, c’est typique de cette pensée unique qui diabolise massivement la Russie.

S’il y a un côté qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle

Tout d’abord, la Russie n’a pas annexé la Crimée, comme on le déclare systématiquement dans les médias occidentaux, comme si c’était un fait. La population de la péninsule a voté lors d’un référendum légalement constitué en mars 2014, afin de rejoindre la juridiction de la Russie. Mais dans le titre susmentionné, Reuters utilise l’expression «annexion de la Crimée», sans aucune réserve, comme si le référendum historique qui l’a fait rejoindre la Russie ne faisait pas partie de l’histoire.

Et ça n’est qu’un seul exemple de la distorsion quotidienne des actualités russes perpétrée dans les médias occidentaux. S’il y a un camp qui est coupable de colportage de fausses informations, ce sont les médias occidentaux de l’OTAN. Et ils le font à une échelle industrielle.

Par exemple, un peu plus tôt ce mois-ci, la journaliste star de CNN Christiane Amanpour a mené une interview avec Marine Le Pen, la présidente du Front national. La journaliste s’est montrée horrifiée, quand son interlocutrice a déclaré que la Russie n’avait pas annexé la Crimée et que les manifestations de Maidan à Kiev en février 2014 étaient un coup d’Etat contre le gouvernement élu. L’attitude d’Amanpour, visiblement choquée, était compréhensible, parce qu’elle a à maintes reprises affirmé le contraire, en déclarant que la Russie avait «envahi l’Ukraine». Dans ces cas, on peut estimer que la célèbre journaliste de CNN se trompe dans ses allégations sur les relations entre la Russie et l’Ukraine – cela signifie qu’elle et la chaîne d’actualité câblée qui l’emploie peuvent être accusés de fabrication régulière de «fake news».

Une autre occasion de diffusion des fausses informations qu’on a fait passer pour du journalisme professionnel, c’est l’émission de la BBC, GMT, présentée par Stephen Sackur le 3 février. Sackur, comme Amanpour, est un autre célèbre journaliste qui a la suffisance d’un paon. Son programme contenait une enquête sur la flambée de violences dans l’est de l’Ukraine. Plus précisément, le rapport diffusé par la BBC accusait les rebelles pro-russes de la région de Donetsk d’avoir bombardé la ville d’Avdievka. Et il fallait impliquer que la Russie attisait le conflit. Mais, quelques jours auparavant seulement, la BBC diffusait des vidéos montrant les chars des forces de Kiev qui prenaient positions dans un quartier résidentiel d’Avdievka… en violation avec l’accord du cessez-le-feu de Minsk.

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux

En plus de cela, Stephen Sackur a réalisé une interview avec l’ancien Premier ministre ukrainien, Arséni Iatseniuk, dans lequel ce dernier a pu se livrer à des déclarations sans jamais être contesté. Il y a eu des annonces telles que : «L’agression russe en Ukraine» et «La Russie a abattu l’avion civil malaisien MH17 en juillet 2014 au-dessus de l’Ukraine de l’Est.»

Le problème, c’est cette manière coutumière avec laquelle les médias occidentaux produisent régulièrement des «fake news» qui sont présentées comme des faits par leurs «célèbres journalistes»

On accuse les médias russes d’informations fausses, mais c’est incomparable avec l’ampleur des fabrications et des distorsions massives et systématiques produites par les médias occidentaux.

L’OTAN déclare avoir enregistré plus de 30 «mythes» publiés par les médias russes. Malheureusement, la liste de l’OTAN ne fournit pas de liens vers les articles russes originaux, où lesdits mythes auraient été décrits. Mais une lecture rapide de la liste montre que lesdits mythes ne sont pas plus «offensifs» que des contre-arguments russes, ou qu’un point de vue alternatif. L’OTAN dit-elle en quelque sorte qu’il est illégitime d’avoir une autre vision ?

Par exemple, l’OTAN compte parmi les «fausses nouvelles» russes les idées suivantes :

L’OTAN a tenté de faire adhérer l’Ukraine ;

L’OTAN a suscité les protestations de Maidan ;

L’OTAN tente d’encercler la Russie ;

L’opération de l’OTAN en Afghanistan est un échec ;

L’opération de l’OTAN en Libye était illégitime ;

Ces points-là et bien d’autres ne sont pas des falsifications, ni de la propagande infondée. Ce sont des assertions sérieuses qui peuvent être étayées par des faits documentés et des arguments juridiques, ainsi que par des cartes de prolifération des bases militaires de l’OTAN autour des frontières russes.

En effet, une telle perspective contredit complètement les vues stéréotypées que les médias occidentaux propagent chaque jour. Mais en aucun cas cela ne qualifie-t-il la conception russe, anticonformiste, de «fake news». Qui plus est, on peut dire que ces opinions présentées par les médias russes sont essentielles pour un bon intérêt et pour la compréhension du public.

C’est là une manifestation étonnante de l’arrogance occidentale et l’endoctrinement : le fait que les médias otaniens présentent des reportages aux informations clairement fausses ou altérant la réalité.

Par exemple, les forces russes et syriennes seraient coupables du massacre de civils dans la ville d’Alep. Pendant des semaines, les médias occidentaux ont parlé de ce massacre présumé, jusqu’à ce que la ville syrienne soit définitivement libérée des combattants armés appuyés par l’Occident, y compris des groupes terroristes interdits. Aucun massacre de civils n’a eu lieu, et, depuis, les médias occidentaux n’ont pas pris la peine de visiter Alep pour raconter comment les habitants sont revenus à une vie civile normale après être libérés par les forces russes et syriennes.

Un autre exemple de ces omniprésentes «fake news», diffusées par les médias occidentaux : les hackers russes ayant piraté l’élection présidentielle américaine pour mettre Donald Trump à la Maison blanche. Aucune preuve de ces allégations tendancieuses n’a jamais été présentée.

Et pourtant, des déclarations du même ordre sont maintenant diffusées sur l’ingérence russe dans les élections européennes – même si le renseignement allemand a récemment indiqué qu’il n’y avait aucune preuve d’ingérence.

Nous allons mettre la question en perspective. Au cours de l’année passée, les médias britanniques ont publié des histoires où ils affirmaient que la Russie se préparait à envahir l’Europe et déclencher la Troisième Guerre mondiale.

Le Daily Express a publié trois histoires de ce type en juin, en juillet et en septembre.

Ce n’était pas juste les tabloïds qui s’adonnaient à un cet alarmisme imprudent : The Independent, qui est prétendument plus sérieux, a publié au moins deux articles en mai et en septembre, avec des citations des hauts responsables militaires disant que la guerre nucléaire pourrait éclater en 48 heures, et qu’il y avait un plan d’invasion «secret» de la Russie.

En novembre, The Guardian et d’autres médias britanniques, dont le Daily Mail, le Daily Telegraph, la BBC et Sky, ont fait écho aux paroles d’Ian Parker, chef du MI5 : «la Russie présente une menace croissante pour le Royaume-Uni».

Si on croyait les médias britanniques, l’Europe et tout l’hémisphère nord auraient dû disparaître en fumée nucléaire il y a quelques mois déjà.

C’est un exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale

Se lier avec des «fake news», comme démontré ci-dessus, n’est pas seulement faux ou peu éthique  de la part des médias otaniens. C’est exemple de campagne propagandiste orchestrée qui vise à diaboliser la Russie et à créer, dans la plus grande imprudence, une atmosphère pour la guerre mondiale.

Dans ce contexte, accuser les médias russes de «fausses nouvelles» est une inversion flagrante de la réalité.

Que les dirigeants de l’OTAN, les gouvernements occidentaux et les médias dociles puissent faire impunément de telles accusations est un signe inquiétant d’endoctrinement collectif. Les politiciens occidentaux «libres et indépendants» autoproclamés, et des médias se comportant comme une armée de robots partant en guerre, tout en accusant la Russie des «fake news» – c’est d’une ironie indescriptible.

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Note 1 – Finian Cunningham a beaucoup écrit sur les relations internationales. Ses articles ont été publiés en plusieurs langues. Originaire de Belfast, en Irlande du Nord, il est titulaire d’un Master en chimie agricole et a travaillé en tant que rédacteur scientifique pour la Royal Society of Chemistry, à Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière en tant que journaliste de presse écrite. Depuis plus de 20 ans, il travaille en tant que rédacteur et écrivain dans les principaux médias britanniques et irlandais, dont The MirrorThe Irish Times et The Independent. Journaliste freelance basé en Afrique de l’Est, ses chroniques sont publiées par RT, Sputnik, Strategic Culture Foundation et Press TV.

 
 

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A Lire Absolument. Comprendre le phénomène des « fakes news » – Spirale du silence, tyrannie des agissants et Pensée tribale : « La langue des dictateurs » (comment les élites bernent le peuple)

Fake News, Post-Truth, Filter Bubble, toute puissance des algorithmes, voilà, parmi d’autres, quelques-unes des expressions qui semblent aujourd’hui caractériser le plus notre rapport au numérique. 

Après le lancement de l’initiative assez controversée du Décodex du site Le Monde ce dernier est au centre d’une polémique. (Le Décodex n’arrive pas à classer resistanceauthentique.net : nous sommes dans les « inclassables » , dans la même catégorie que Youtube, Google, ou encore  Facebook , mais dans la sous catégorie « sites d’informations » : cela nous convient, pour le moment, car nous sommes aussi une « source » à proprement parler – Ndlr)

La polémique tourne principalement autour des arguments suivants :

  • la faiblesse de l’échantillon choisi (600 sites pour l’instant), en effet une goutte d’eau dans l’océan des Fake News, dans l’océan de l’information tout court.
  • l’arbitraire des critères : en gros Le Monde collerait systématiquement une pastille verte aux sites de toutes les « rédactions » au sens journalistique du terme et une pastille orange dès lors que l’on ne dispose pas de carte de presse. L’autre arbitraire souligne que l’on pourrait lire dans les sites « verts » différentes connivences liées aux partenariats du site Le Monde.
  • l’autorité morale : et là aucun mot de semble trop fort pour certains : on parle de censure, de dictature des élégances, d’inquisition, de nouvel « enfer » (au sens de l’enfer – les ouvrages interdits – des bibliothèques à la grande époque de l’inquisition).

Mindmap

(la carte heuristique de la controverse autour du décodex produite par SavoirsCom1)

La mobilisation face aux Fake News prend de l’ampleur en France, avec comme prétexte et contexte l’élection présidentielle à venir, : les grandes plateformes (Facebook et Google) se mobilisent avec l’aide de journalistes et des médias mainstream .

Comme l’expliquent Le Monde et Les Echos  :

  • le 27 février et jusqu’à la fin de l’élection présidentielle Google lancera « Crosscheck », une plateforme sur laquelle les internautes pourront « signaler » des informations douteuses ou poser des questions sur un sujet, et différentes rédactions (l’AFP, Les Echos, Le Monde, France Télévisions, La Provence, …) ainsi que des étudiants en journalisme mais également « plusieurs sociétés de tehnologies » (sic) pourront alors faire du debunking ou du fact-checking ciblé.
  • Facebook de son côté, après avoir annoncé il y a quelques jours des modifications sur son algorithme visant à atténuer certains effets de personnalisation, tout en état partenaire du projet « Crossckeck », lance ce lundi son propre outil baptisé « CrowdTangle » en collaboration avec « 8 rédactions partenaires » (Le Monde, AFP, BFM-TV (sic), Franceinfo, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes). Là encore c’est aux internautes de « signaler » les informations douteuses, qui sont analysées par lesdites rédactions partenaires et si au moins 2 d’entre elles la jugent effectivement fausse ou douteuse, l’info se verra ajouté un petit pictogramme et il sera dans certains cas possibles d’accéder à un article correctif. Une information ainsi repérée et identifée par un pictogramme ne pourra, en outre, plus bénéficier de publicité (et donc devrait voir sa portée ‘son « reach ») diminuer.

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La grille d’analyse proposée par le Décodex du site Le Monde :

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Pour comprendre les « fakes news », je pense qu’il faut prendre le problème sous un autre angle et tenter de comprendre la succession de biais cognitifs, culturels et sociologiques qui participent à la construction et au partage de ces différentes « fausses informations » tout autant qu’à nos éventuelles « bulles de filtre ».

Comme « média », « le » numérique tel qu’en tous cas il prend forme au sein des gigantesques écosystèmes de services ou plateformes que sont Google, Facebook et quelques autres, ce numérique là dispose d’un certain nombre d’invariants qui sont autant de fonctions et de caractérisations précises de ses modes d’agir et qui façonnent en retour la manière dont nous interagissons avec lui.

Et puis il y a tout … le reste.

L’essentiel ce sont les biais cognitifs, culturels et sociologiques. Nos biais cognitifs (culturels et sociologiques) d’abord, ceux qui n’ont absolument rien à voir avec les plateformes ou avec le numérique mais que les plateformes ou le numérique permettent souvent « d’augmenter » avec un simple effet de corrélation ; et puis les biais cognitifs (culturels et sociologiques) directement reliés au numérique ou aux plateformes avec, cette fois, un lien de causalité directe.

Ce billet n’a pas d’autre objectif que de me permettre d’y voir un peu plus clair dans la diversité et les enjeux de ces différents biais cognitifs, souvent convoqués un peu « en vrac » dès que l’on évoque, justement, les problèmes liés aux plateformes, aux Fake News, à la post-vérité et autres bulles de filtre. C’est parti.

1. Spirale du silence et tyrannie des agissants.

La spirale du silence est une théorie sociologique qui dit la chose suivante :

« [L’individu] peut se trouver d’accord avec le point de vue dominant. Cela renforce sa confiance en soi, et lui permet de s’exprimer sans réticence et sans risquer d’être isolé face à ceux qui soutiennent des points de vue différents. Il peut, au contraire, s’apercevoir que ses convictions perdent du terrain ; plus il en sera ainsi, moins il sera sûr de lui, moins il sera enclin à exprimer ses opinions.« 

Dans le premier cas (accord avec le point de vue dominant), et si l’on fait partie de ceux qui ne partagent justement pas le point de vue dominant, on dira trivialement qu’ils « hurlent avec les loups ».

Dans le second cas de figure (risque d’être isolé), la pression sociale nous conduit donc à nous enfermer dans une spirale du silence.

La tyrannie des agissants est un phénomène décrit par Dominique Cardon, qui explique la chose suivante :

« On est tous égaux a priori, mais la différence se creuse ensuite dans la mesure de nos actes, entre ceux qui agissent et ceux qui n’agissent pas. Internet donne une prime incroyable à ceux qui font. Et du coup, il peut y avoir une tyrannie des agissants. »

Or il se trouve que fréquemment, avec les effets d’écho et de viralité spécifiques aux environnements numériques, la tyrannie des agissants amplifie et accélère les possibles spirales de silence sur certains sujets de société, permettant alors parfois de faire complètement basculer l’opinion.

Un exemple – assez – simple est celui de l’élection de Donald Trump et de ses thèmes de campagne (racistes, sexistes, misogynes, etc.). Sur ces questions là, l’effet « tyrannie des agissants » a commencé par jouer : il n’y a pas beaucoup plus de gens racistes, sexistes, misogynes que de gens qui ne sont ni racistes, ni sexistes ni misogynes, c’est même a priori plutôt l’inverse. Sauf que ce sont les premiers qui s’expriment le plus (tyrannie des agissants). Et que du coup ils apparaissent comme les plus nombreux, forçant alors ceux qui sont supérieurs en nombre mais s’exprimant beaucoup moins à entrer dans leur spirale du silence. On se tait devant la parole raciste, sexiste ou misogyne parce que l’on a l’impression que c’est cette parole qui est le point de vue dominant. Et si l’on a cette impression c’est en partie lié à l’environnement numérique qui nous la fait éprouver. Car « dans » l’écosystème de Facebook ou de Google (souvenez-vous de ce qu’il se passe lorsque l’on demande à Google si l’holocauste a vraiment existé), cette parole déjà portée par la tyrannie des agissants, bénéficie en outre d’une prime à la visibilité : parce qu’elle est la plus clivante, la plus commentée et partagée et donc la plus « engageante » (au sens de l’engagement mis en avant par Facebook).

Dans un environnement entièrement déconnecté de tout paramètre numérique (un café, une réunion de famille, une réunion publique) ces phénomènes sont aussi observables. Ainsi certaines personnes prennent plus facilement la parole que d’autres et sont immédiatement considérés comme autant de leaders naturels puisqu’ils « agissent » le plus. De la même manière, je vous laisse aisément imaginer la spirale de silence dans laquelle se trouverait pris un électeur du Parti Communiste à un meeting du Front National. Mais dans le « réel », cette tyrannie des agissants ou ces effets de spirale de silence sont immédiatement rationnalisables et quantifiables par l’expérience, de manière empirique directe. Je « vois » la totalité des gens présents à ce meeting, et dans cette totalité je mesure « à vue d’oeil » que je ne partage pas les mêmes idées ou les mêmes codes vestimentaires que le plupart d’entre eux.

A l’échelle d’environnements numériques (« sur » Google, Facebook, Twitter, ou d’autres), à ces deux effets (spirale de silence et tyrannie des agissants) s’en ajoute au moins un troisième : les audiences invisibles décrites par danah boyd. Il m’est donc doublement impossible de « voir » quelle est la réalité sociologique, idéologique de la communauté dans laquelle je m’exprime puisque précisément je ne vois pas les gens auxquels je parle ou qui parlent autour de moi. Et si je dis « doublement » impossible c’est parce qu’un autre paramètre intervient qui est celle fois celui du déterminisme algorithmique (qu’on l’appelle bulle de filtre ou autrement, peu importe, si l’existence d’une « bulle de filtre » est contestable et contestés dans son ampleur et ses modalités, en revanche nul ne conteste qu’il existe un déterminisme algorithmique) déterminisme algorithmique qui, pour des raisons diverses et changeantes va favoriser et surexposer certains points de vue et en minorer d’autres.

Donc une sorte de cake de biais cognitifs et comportementaux composé de 4 étages : tout en bas la tyrannie des agissants, juste au dessus, comme causalité effective, la spirale du silence, au dessus d’elle, les audiences invisibles et tout en haut la bulle de filtre ou en tout cas le filtrage algorithmique.

J’ai essayé de reproduire la circulation d’une information sur Facebook au regard des 4 phénomènes suivants : déterminisme algorithmique, audiences invisibles, spirale du silence et tyrannie des agissants.

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2. Pensée tribale.

La « tyrannie des agissants » s’appuie elle-même sur une dichotomie plus profonde entre « endogroupe » et « exogroupe » que l’on nomme également « la pensée tribale ». Nous appartenons à une tribu (tribu sociologique, tribu d’opinions) et comme l’explique très bien Samuel Veissière sur InternetActu :

« La plupart de nos intuitions sont acquises socialement et associées aux valeurs de notre tribu, ou endogroupe : nous développons alors une méfiance intuitive qui tourne facilement à la haine pour tous les autres dans notre exogroupe. »

L’approche anthropologique, poursuit-il, fait qu’à certaines étapes de notre vie, nous changeons d’endogroupe, sans nécessairement en avoir immédiatement conscience et que chaque communauté dispose toujours de ses propres endo et exo-groupes qui s’affrontent plus ou moins violemment sur certains sujets.

L’autre point clé est celui qui veut que nous ayons tendance à « ignorer le contexte au sein duquel nous formons nos opinions. » A leur échelle, les plateformes de médias sociaux viennent superposer à ces compositions sociales endo ou exo-gamiques, d’autres (re)compositions sociales communautaires, supposément affinitaires, mais en réalité intangibles car invisibles dans les logiques de constitution qui les façonnent, et biaisées dans la manière dont elles nous « contraignent » à élargir systématiquement les groupes et les réseaux d’amitiés qui constitueront nos sociabilités (de manière certes « douce » mais contrainte tout de même).

Nous avons donc ici un autre « cake » composé cette fois de deux étages : celui de la « tribu » réelle dans laquelle nous forgeons nos opinions et des endo et exogroupes qui constituent les lignes d’affrontement et de conflit au sein de ladite tribu, et les communautés tribales artificiellement augmentées et construites qui participent de notre rapport à l’information et aux autres au sein des grande plateformes de réseaux sociaux. Voilà ce qui constitue la variable « sociologique » ou « anthropologique » de ce que l’on appelle commodément – et assez inexactement – la bulle de filtre, l’autre partie de ladite bulle étant constituée par les différents déterminismes algorithmiques.

Fake News, Post Truth … tout le monde ment en permanence. Tous les vieux espaces de la parole politique s’effondrent, de Cahuzac hier à Fillon aujourd’hui pour ne prendre que les deux exemples les plus récents. Mais relire et revisionner ces hallucinantes séquences de mensonge public à la lumière de ce qu’en dit Hannah Arendt (cf la citation qui est à la fin de ce papier – ou voir la vidéo associée) et après l’élection de Donald Trump nous alerte sur un autre point : ce systématisme dans le mensonge n’est pas que le stigmate apparent d’une oligarchie politique en fin de règne. Il prépare et crée les conditions d’une gouvernance par la pulsion. C’est à dire d’un nouveau totalitarisme. D’un nouveau fascisme. Dans lequel on n’aura plus à s’interroger longuement sur ces nouveaux régimes de post-vérité puisqu’ils ne seront plus que des formes déjà connues et archétypales de propagande. « Un assault contre la démocratie« . « La langue des dictateurs« .

Faire Fake Confiance

Du côté des « médias » l’ambiance n’est pas non plus à la fête. Ces derniers temps nombre d’études scientifiques et d’études d’opinion (je parle de celles avec une méthodologie sérieuse) viennent disséquer le phénomène des Fake News.

Ne nous trompons pas de crise de confiance.

Le baromètre annuel de La Croix en partenariat avec Kantar Sofres sur la confiance des français envers les médias vient de sortir et il est assez angoissant. Radio, télé, presse écrite, plus aucun média ne parvient à dépasser la barre des 50% de gens qui croient que les choses se passent réellement comme on le leur raconte (pour être exact seule la radio atteint les 52% mais elle est aussi à son plus bas niveau historique … hop vous l’avez vu passer le biais de cadrage ? 😉

Globalement le « niveau de confiance général des français envers les médias » n’avait pas été aussi bas depuis … 2002. 2002 c’est la réélection de Jacques Chirac à la présidence de la république française et l’arrivée d’un certain Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur. Hé oui. Quand la droite arrive au pouvoir, la confiance des français envers les médias est au plus bas. Causalité ou corrélation ? 😉

Quand à « internet » que ce genre d’étude continue – hélas – de considérer comme « un média », le taux de confiance est à 28%.

« Quand tout le monde ment en permanence le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit rien.« 

Nous y sommes.

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Dans la hiérarchie des moyens d’information les plus utilisés, « internet » se classe deuxième avec 25% derrière la télé (48%) et devant la radio (20%) et les journaux (6%).

Pourtant le même « internet » est celui qui suscite le plus la défiance des utilisateurs : 72% disent ne pas faire confiance aux informations qui y circulent.

Merveilleux paradoxe qui n’est plus si paradoxal que cela puisque qu’après lecture de ce billet vous aurez normalement compris. Compris que « sommer internet de dire la vérité » est une erreur.

Compris que ce que les gens vont y chercher, « sur l’internet« , ce n’est ni de la confiance, ni de la vérité, mais une zone de confort cognitive qui leur permet … de voir la vie en biais.

Moralité ?

Peut-être cette citation de Hannah Harendt.

Harendt

Et vous pouvez en retrouver une version longue avec le film issu de cet entretien.

Vous l’avez compris , c’est ce que font les élites avec les « fake news »: manipuler le peuple. Vous avez compris « La langue des dictateurs » .

Vous avez compris le phénomène des « fakes news » en général …

Par Z . 

Avec l’aide de Affordance

 
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Publié par le 17 février 2017 dans Education - information, général, société

 

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Wikileaks dévoile que la CIA a espionné … l’élection présidentielle de 2012 en France !!

Espionnage de la campagne présidentielle française de 2012 : Wikileaks publie des ordres de la CIA

Incroyable – L’organisation Wikileaks a publié jeudi un document montrant les ordres de la CIA à la NSA, qui a espionné la campagne présidentielle française de 2012. A droite comme à gauche, les principaux partis et candidats ont été particulièrement visés. 

Selon WikiLeaks, tous les partis politiques français devaient être infiltrés par des espions humains («HUMINT») et électroniques («SIGINT») de la CIA dans les sept mois précédant la présidentielle de 2012.

Le document en question, daté du 17 novembre 2011, est un bon de commande de l’agence de renseignements américaine, à la NSA, spécialisée dans les écoutes. Il a été classé secret et non transmissible aux étrangers, précise RTS Info. Ainsi la CIA a demandé à l’organisme gouvernemental « aux grandes oreilles » de surveiller les principaux protagonistes de la campagne de 2012 en France, et ce dès les primaires.

Celle du PS notamment, en 2011, avec Martine Aubry et François Hollande finalistes.

L’agence d’espionnage s’est surtout intéressée à la façon dont Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP (désormais Les Républicains), et différentes personnalités du gouvernement, percevaient leurs différents adversaires, relève Le Monde. Mais aussi la capacité du président sortant à disputer le scrutin, ses instructions durant la campagne et la manière dont lui et ses conseillers interagissaient.

Wikileaks dévoile que la CIA a espionné l’élection présidentielle de 2012 en France

Le site de Julian Assange a encore frappé

Le site co-fondé par le lanceur d’alertes Julian Assange a publié le 16 février trois documents secrets de la CIA relatifs à une campagne d’espionnage de l’élection présidentielle française en 2012. L’UMP et Nicolas Sarkozy étaient notamment ciblés.

« Des instructions spécifiques chargeaient les officiers de la CIA de découvrir dans des discussions privées de Sarkozy ce qu’il pensait « des autres candidats » ainsi que la manière dont il interagissait avec ses conseillers », a indiqué WikiLeaks.

Nouvelle bombe signée Wikileaks. Le 16 février, le célèbre site a mis à la disposition des internautes trois ordres de la CIA incluant les détails d’une campagne d’espionnage censée avoir duré plusieurs mois avant et après l’élection présidentielle française de 2012.

Les documents secrets révèlent que tous les principaux partis politiques hexagonaux ont été ciblés afin d’être infiltrés par les unités d’espionnages humaine («HUMINT») et électronique («SIGINT») de l’agence de renseignement américaine.

Selon les documents publiés, la CIA avait jugé que Nicolas Sarkozy n’était pas assuré d’être réélu et avait ordonné à ses agents de se renseigner sur les discussions privées de l’ancien chef de l’Etat «à propos des autres candidats».

L’agence aurait également donné des ordres spécifiques concernant l’UMP, depuis devenu le parti Les Républicains, afin d’obtenir «les plans stratégiques» de la formation politique et de son leader de l’époque concernant les élections.

Crise de la dette grecque et modèle allemand

A en croire ce formidable matériau journaliste, la CIA voulait obtenir des informations détaillées sur le fonctionnement du parti afin d’aider «les analystes à évaluer et à préparer les principaux décideurs américains» au paysage politique post-électoral français. Mesurer l’impact potentiel sur les relations américano-françaises aurait également fait parti des objectifs.

Un des documents intitulé «Stratégies électorales des partis politiques et candidats non-dirigeants» demandait aux employés de l’agence gouvernementale étasuniennes de se renseigner en détail sur les dirigeants des partis politiques émergeants et leurs formations politiques. Leurs opinions quant aux Etats-Unis ainsi que leurs efforts pour atteindre d’autres pays tels que l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Libye, Israël, la Palestine, la Syrie et la Côte d’Ivoire auraient fait partie des choses à savoir pour la CIA.

Mais ce n’est pas tout. Toujours selon les textes que s’est procuré Wikileaks, la CIA  a chargé ses membres de trouver des informations sur les financements des candidats ou leurs vues en matière d’économie et sur la crise de la dette grecque. Les opinions des participants à la course présidentielle sur le modèle allemand de croissance centré sur les exportations ou encore les propositions spécifiques qui aideraient à résoudre la crise de la zone euro auraient aussi intéressé l’agence américaine.

Les trois ordres publiés par Wikileaks totalisent en tout sept pages. Ils font partie d’une série de révélations à venir en rapport avec un projet du site intitulé «CIA Vault 7 series». Wikileaks a commencé à faire du teasing sur les réseaux sociaux ces derniers jours en tweetant notamment de mystérieuses publications.

La CIA a mené son opération durant 10 mois, du 21 novembre 2011 au 29 septembre 2012, notamment pendant l’élection présidentielle française d’avril et mai 2012, et plusieurs mois après la formation du nouveau gouvernement.

 
 

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