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L’Anses discrédite l’étiquetage nutritionnel, l’UFC-Que Choisir pas du tout d’accord ….

16 Fév
Quand l’Anses discrédite l’étiquetage nutritionnel

Désaccord entre l’Anses qui discrédite l’étiquetage nutritionnel, et l’UFC-Que Choisir pour qui ça à « Un intérêt informatif qui n’est plus à prouver » . Je pense que cette idée d’étiquetage est une bonne chose. Surtout si l’industrie agroalimentaire et la grande distribution n’est pas d’accord – ça veut tout dire …

Pour commencer – L’Anses tente de discréditer l’étiquetage nutritionnel

Peu pertinent, c’est le verdict rendu ce mardi par l’Agence de sécurité sanitaire au sujet des systèmes d’étiquetage nutritionnel, expérimentés en magasins depuis septembre. Une initiative qui, dès le départ, ne réjouissait pas l’industrie.

L’an dernier, il avait généré bien des débats et hérissé le poil de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution. Expérimenté depuis l’automne sur 1 300 produits dans le cadre de la loi Santé de Marisol Touraine, l’étiquetage nutritionnel, une première mondiale, est jugé…inutile par l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. Dans un rapport publié mardi 14 février, elle estime que les quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel (SIN) testés dans une soixantaine de magasins français pour améliorer l’information des consommateurs, n’ont finalement pas démontré leur « pertinence nutritionnelle dans une perspective de santé publique ».

Des résultats contrastés sur le comportement des consommateurs 

Visuellement, il s’agit de logos, couleurs, graphiques, etc. proposant une information nutritionnelle synthétique sur la face avant des emballages, en complément de la déclaration obligatoire figurant depuis décembre 2016 en face arrière de tous les produits pré-emballés. Problème, ils ne permettraient pas de réduire l’incidence de maladies dans la population, en améliorant durablement ses comportements alimentaires.

Car côté nutrition, toutes les variables jugées importantes par l’Anses (apports en nutriments ou en autres substances, l’énergie, le régime alimentaire pris dans sa globalité…) ne seraient pas prises en compte par les SIN, et répondraient de façon imprécise aux besoins spécifiques des différents groupes de population. Sur le comportement de l’acheteur, les résultats seraient contrastés, tant sur des variables quantitatives (fréquences d’achat) que qualitatives (compréhension de l’information et qualité nutritionnelle de l’achat). « De possibles effets contradictoires sont suggérés, tels des effets de halo susceptibles de biaiser l’information perçue par le consommateur et d’induire un comportement inapproprié », estime même l’agence.

Des dissensions avant même le déploiement du système

Or la réglementation prévoyait le déploiement cette année d’un seul système d’étiquetage nutritionnel…. « Compte tenu des enjeux attendus de la mise en œuvre d’un SIN, l’Anses insiste sur la nécessité de disposer d’un suivi et d’une évaluation régulière des impacts du système d’étiquetage qui sera retenu », conclut-elle.

L’an dernier, la mise en place du dispositif, perçu comme une véritable usine à gaz, avait déjà suscité bien des polémiques. Avec, notamment, la démission du patron de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) du comité de pilotage. Tandis que l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), qui reconnaît le besoin d’une meilleure information, craignait qu’il ne nuise « gravement à l’image de la gastronomie française, en stigmatisant certains produits », en particulier le système de Nutri-score, allant de A à E.

Pour retrouver l’avis intégral de l’Anses – voici un PDF

En réaction, l’UFC-Que Choisir affirme que l’Etiquetage nutritionnel à « Un intérêt informatif qui n’est plus à prouver » :

Plus d’un an après l’adoption de son principe dans la Loi de Santé publique, le modèle officiel d’étiquetage nutritionnel simplifié se fait toujours cruellement attendre. Déterminée à obtenir rapidement cette avancée informative cruciale, et refusant que l’avis de l’ANSES rendu ce jour soit instrumentalisé, l’UFC-Que Choisir presse le Ministère de la Santé publique d’accélérer le calendrier.

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Publié par le 16 février 2017 dans Education - information, général, société

 

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