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Nos banques nous ont convaincus qu’on leur devait de l’argent (Druckenmiller s’est repositionné sur l’or) …

14 Fév

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Je l’ai plusieurs fois répété, quand nous déposons de l’argent dans notre banque ou qui nous contractons un crédit nous lui nous lui faisons un prêt (et non l’inverse) , ce qui lui permet de jouer dans le grand casino des marchés . Les banksters se sont arrogés le pouvoir de la création monétaire, qui revient normalement au peuple .

Pour le reste, j’en ai encore parlé hier :  L’épargne des Français plus que jamais en danger :

Soldez progressivement votre épargne, la politique monétaire actuelle annihile l’épargne   …  (sans oublier la tentative d’élimination du cash par les élites : vous devez posséder des actifs réels)

Oubliez aussi l’assurance vie (…) c’est une bombe à retardement qui risque de faire exploser le système .

Le gouvernement lorgne sur votre épargne sous toutes ses formes, et vous aurez de plus en plus de difficultés à la récupérer .

Débancarisez, soldez progressivement votre épargne , et soldez votre assurance vie .

Nos banques nous ont convaincus qu’on leur devait de l’argent

Nous avons tellement pris l’habitude de considérer que les banques détenaient le pouvoir de faciliter nos projets ou au contraire de détruire nos rêves que nous en avons oublié un fait essentiel : nous sommes les créanciers de nos banques.

Voici une réalité qui peut paraître choquante pour la plupart des gens que nous croisons, mais c’est pourtant exactement la situation qui nous lie à nos banques, lesquelles ont réussi à nous convaincre que nous étions leurs débiteurs alors que nous sommes en réalité leur première source historique de financement.

Quand les banques jouent avec notre argent

Alors certes, depuis quelques années, elles ont multiplié les efforts (et parfois les manœuvres douteuses) pour s’affranchir de leur dépendance envers nous, les usagers, afin de s’enrichir auprès des marchés financiers dont elles auraient pourtant dû ne jamais pouvoir s’approcher. En effet, cette confusion des genres a été facilité par une législation complaisante et irresponsable qui a permis aux banques de détail de se prendre pour des acteurs de la finance internationale. Entendons-nous bien, il n’y a rien de mal à œuvrer au niveau des marchés boursiers qui, par bien des côtés, sont une sorte de casino géant où ceux qui gagnent raflent la mise de ceux qui perdent. L’ennui, c’est que nos banques sont allées y jouer avec notre argent.

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Des épargnants dépossédés en douceur

Au début, le mariage entre l’épargnant et la banque était plutôt sain. Nous étions des « déposants », voire des « souscripteurs », en ce sens que nous apportions de l’argent à des professionnels dont le métier était à la fois de le faire fructifier en le réinjectant dans l’économie. C’est très schématisé, j’en conviens, mais c’est plus ou moins le rôle qu’ont eu les banques jusqu’à une époque récente. Alors, oui, les banquiers s’enrichissaient au passage. Oui, le crédit fut un moyen de créer davantage de richesse par un effet de levier qui comptait autant sur les réussites (l’intérêt venant rémunérer les opérations fructueuses) que sur les défaillances (la banque récupérant les biens dont les crédits n’avaient pas été honorés). Mais, qu’il s’agisse des obligations qui liaient les banques aux épargnants ou encore du nom qu’elles donnaient à ces derniers, il restait toujours quelque part la notion selon laquelle l’argent appartenait finalement aux individus qui l’avaient déposé.

Puis, le déposant devint un client, conservant encore un peu de son privilège mais descendu d’un cran dans sa capacité à donner son avis ou à contester. De client, il devint ensuite usager, chutant alors au rang de redevable car il n’était dès lors plus considéré que comme un mal nécessaire, un simple « utilisateur » aux droits pour le moins limités. Et tout cela, en douceur, sans susciter la moindre révolte.

Nous sommes devenus des débiteurs universels

Aujourd’hui, même ce statut d’usager tend à disparaître au profit de celui guère plus enviable de « débiteur universel ». Bon, c’est vrai, les banques ne nous appellent pas encore comme cela, mais elles nous considèrent déjà de cette manière.

Désormais, un bon client pour une banque, c’est celui qui a des crédits, qui est endetté. Parce qu’il paie des intérêts, c’est vrai, parce qu’il est également possible qu’il ne puisse pas rembourser, permettant à la banque de récupérer son bien à vil prix, mais aussi parce que nous vivons dans un monde de l’argent-dette. C’est le crédit qui crée la monnaie, et la monnaie est vue comme la richesse. Par conséquent, un épargnant qui obtient un crédit permet la création de monnaie qui enrichit les banques. Notre rôle est donc aujourd’hui réduit à créer cette richesse en nous endettant, et nous somme donc de facto devenus des débiteurs universels.

4000 milliards d’euros d’épargne

Pourtant, indépendamment de ce que les activités des nos banques peuvent générer sur les marchés financiers (lesquels représentent désormais plus de 97% de l’argent en circulation), nous ne sommes pas moins dépositaires de quelque 4000 milliards d’euros que nous épargnons et que nous déposons régulièrement sur nos comptes bancaires. Des sommes sur lesquelles nous avons accepté une sorte de « taxe » privée sous forme de frais bancaires, justifiable par le fait que les établissements auxquels nous les avons confiées sachent en prendre soin et les protéger pour nous.

Aujourd’hui, on nous explique qu’en cas de défaillance de notre banque, nous pourrions être tenus de contribuer au règlement de ses dettes, notamment par une confiscation de notre argent au-delà d’un certain montant épargné. Comme si nous étions co-responsables des agissements de notre banque. Comme si nous lui avions donné mandat pour prendre des positions on-ne-peut plus risquées sur différents marchés boursiers ou obligataires, juste parce qu’elle l’a fait en partie avec notre argent. Qui ne dit mot consent, paraît-il.

Par conséquent, s’il est vrai que se passer de banque n’est pas une solution réaliste dans le monde où l’on vit, à plus forte raison dans ce bouillonnement réglementaire qui tend peu à peu à limiter l’usage du cash, il reste toutefois possible de limiter son exposition aux risques pris par nos banques en concentrant notre épargne sur les produits les plus liquides possible, tout en exfiltrant une partie de notre patrimoine pour l’investir sous d’autres formes, qu’ils s’agisse de biens matériels (immobilier traditionnel, foncier, etc.) ou de valeurs refuges comme l’or et l’argent. Et d’ailleurs, au regard du dernier rapport de la Banque de France sur l’épargne des ménages (laquelle semble désormais se concentrer majoritairement sur les livrets et les comptes courants), il est possible que les Français aient déjà entamé cette débancarisation partielle de précaution.

A noter au passage, vous vous souvenez du milliardaire Druckenmiller, qui avait vendu tout son or le soir de l’élection de Trump :

« J’ai vendu tout mon or la nuit de l’élection.  » Druckenmiller a dit à CNBC, parce que «toutes les raisons pour lesquelles j’en possédais pendant les deux dernières années semblent arriver à leur fin», d’ abord et avant tout, ses attentes sont que l’ inflation est désormais arrivé à un pic, forçant l’ argent à aller hors des actifs sûrs – comme l’ or et les bons du Trésor – pour affluer dans le dollar américain.

Hé bien la situation s’est retournée, Stanley Druckenmiller s’est repositionné sur l’or :

Vous vous rappelez de Stanley Druckenmiller, la légende des hedge funds qui a liquidé toutes ses positions or la veille de l’élection de Donald Trump ?

Eh bien Druckenmiller est de retour : il est à nouveau optimiste pour le métal jaune, une information qui pourrait intéresser les investisseurs qui parient sur la poursuite des marchés haussiers du Dow Jones, du S&P 500 et du Nasdaq vers de nouveaux records.

Pour lui, la situation fondamentale est assez simple. Toutes les monnaies fiduciaires sont globalement pourries… Conclusion : il vaut mieux acheter de l’or ! Ah ah ah ah ah, depuis le temps qu’on vous le dit !

Toutes les monnaies fiat sont en effet pourries – depuis le temps qu’on vous le dit …

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