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Archives du 14 février 2017

Un Sahara vert qui rectifie l’Histoire

« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides. Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent. »

Ça n’a l’air de rien, mais un Sahara vert il y a quelques milliers d’années, ça met un grand coup de pompe à la doctrine version officielle de l’Histoire de l’Égypte Antique que nous connaissons tous ; celle établie par les plus grands « spécialistes » de notre époque. Celle que nos grands sectateurs égyptologues auto-accrédités, auto-certifiés et auto-autorisés nous ont pondu il y a des décennies et qui nous chantent en cœur la comptine d’un Sphinx ♪ « sculpté vers 2 500 avant notre ère par Khephren et à son image. »♫ le ♫ « monument est l’image symbolique du roi Khephren mais également le gardien de la nécropole de Gizeh. »♪♫ (Référence Les sites archéologiques Editions Gründ). Il tombe bien ce Sphinx d’ailleurs, puisque l’on comprend mieux, à la lumière de l’article qui suit, comment cette sculpture fantastique peut porter sur elle les traces « inexplicables » d’une érosion… pluviale, scientifiquement prouvée, et devenir la preuve irréfutable que la chronologie de l’histoire égyptienne imposée admise jusqu’à maintenant est une fumisterie. (source)

Selon Le géologue Scoch :

« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides. Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent. »

Hé oui, le Sahara était donc autrefois vert  , ça a été prouvé par la science depuis des années . Une nouvelle étude vient reconfirmer ce fait . 

Selon une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Advances Sciencemag, il est prouvé que les humains occupaient une grande partie du Sahara au cours de la « période humide » d’il y a environ 8000 ans. Grâce à une analyse des sédiments marins, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont établi des modèles de précipitations dans le Sahara sur une période de 6000 ans obtenant des résultats fascinants. L’équipe UA-Led a identifié le modèle climatique qui a généré un « Sahara vert » il y a entre 5.000 à 11.000 ans. La région comptait 10 fois plus de précipitations qu’aujourd’hui.
Aujourd’hui c’est le désert du Sahara mais c’était le lieu où habitaient autrefois des chasseurs-cueilleurs qui vivaient d’animaux et de plantes présentes dans des savanes, des régions de prairies boisées il y a 5.000 et 11.000 ans. « C’était 10 fois plus humide qu’aujourd’hui », a déclaré la principale auteur Jessica Tierney de l’Université de l’Arizona. Les précipitations annuelles du Sahara se situent actuellement entre environ 10 à 35 mm par an.

Bien que d’autres recherches ont déjà identifié l’existence d’une période de «Sahara vert», Tierney et ses collègues ont réussi à compiler un enregistrement continu de précipitations dans la région qui existait il y a 25.000 ans. Fait intéressant, les preuves archéologiques montrent que les humains ont occupé une grande partie du Sahara au cours de la période humide, mais peu à peu, ils se sont retirés il y a quelque 8000 ans.

Selon la nouvelle étude, les relevés pluviométriques recueillies par l’équipe indiquent une période qui a duré mille ans, il y a environ 8.000 ans, dans laquelle le Sahara est devenu plus sec, ce qui coïncide avec la période où les gens ont migré ailleurs. « Il semble que cette période sèche de mille ans a provoqué le départ des gens », a déclaré Tierney.

« Ce qui est intéressant, ce que les gens qui sont revenus après la période de sécheresse étaient différents. Cette période sèche sépare deux cultures différentes. Notre dossier fournit un contexte climatique de ce changement d’occupation et du mode de vie dans le Sahara occidental ».

Selon UA News, le lieu de sédiments lacustres, Tierney et ses collègues ont utilisé des carottes de sédiments marins prélevés au large de la côte de l’Afrique de l’Ouest sur quatre sites différents. Les carottes ont été prélevées sur une distance nord-sud d’environ 1.300 km – du Cap Ghir, au Maroc, à l’angle nord-ouest de la Mauritanie – les noyaux ont révélé à la fois les anciens modèles de précipitations et l’étendue géographique du Sahara vert.

Traduction et adaptation de  La terre du futur

 

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Wifi, téléphonie, antennes : les députés plus sensibles aux intérêts commerciaux qu’à la santé des consommateurs ?

Protéger notre santé ou les intérêts économiques des opérateurs ? Le 23 janvier dernier, une proposition de loi sur les ondes électromagnétiques était examinée à l’Assemblée nationale. Son but : des antennes relais au combiné du téléphone portable, modérer l’intensité de ces ondes au nom du principe de précaution. Mais de nombreuses dispositions initiales ont été atténuées par les députés. Qui reprennent parfois mot pour mot les amendements suggérés par les opérateurs de téléphonie qui veulent éviter à tout prix une législation trop contraignante.

Certains la qualifient de premier pas ou de « petite loi ». D’autres de loi inutile ou « d’épouvantail ». Une chose est sûre : la loi sur l’exposition aux ondes électromagnétiques, discutée à l’Assemblée nationale le 23 janvier dernier, ne laisse pas indifférent. Plusieurs dispositions ont été votées : une modération de la puissance des antennes relais dans les lieux où les émissions sont les plus élevées, l’interdiction de la publicité vantant les produits de téléphonie à destination des moins de 14 ans et l’obligation pour les opérateurs de préconiser l’usage d’un kit main libres. A cela s’ajoutent l’interdiction de la wifi dans les établissements accueillant des enfants de moins de trois ans et la réalisation d’une étude gouvernementale pour évaluer l’opportunité de créer des zones à rayonnements limités pour les personnes électro-hypersensibles. Enfin, pour toute nouvelle installation d’antennes relais, la concertation locale sera améliorée.

Des avancées ? « Les associations s’attendaient à ce que le débat à l’Assemblée nationale renforce le texte de la proposition de loi, déclare l’association Priartem à l’issue du débat. Non seulement les amendements visant à renforcer le texte ont été rejetés, mais sur proposition du gouvernement, l’ambition du texte initial a été réduite, notamment en ce qui concerne l’exposition des enfants. » Laurence Abeille, députée EELV, auteure de cette proposition de loi, semble satisfaite : « Le chemin n’était pas large, le combat reste à mener, mais nous avons mis le pied dans la porte. »

Lobbyistes en force dans les couloirs de l’Assemblée

Il faut dire que l’on revient de loin : il y a un an, la députée écologiste avait présenté une première proposition de loi… qui a été renvoyée en commission (lire ici). Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Économie numérique, s’était alors élevée contre des peurs jugées irrationnelles. « Il n’y a pas de fondement scientifique à établir de nouvelles valeurs limites d’exposition aux champs électromagnétiques », déclarait la ministre, accusée de céder à la pression des lobbies [1]. Un même refrain entamé par plusieurs députés, tout au long de l’examen de cette nouvelle proposition.

« Beaucoup de députés ont été contactés, dans leur circonscription ou à l’assemblée, par les représentants des opérateurs, raconte Laurence Abeille. Les deux jours qui précédaient la discussion, ces représentants étaient dans les couloirs de l’Assemblée. » Un travail de lobbying habituel. La Fédération française des Télécoms (FFT), le syndicat des opérateurs de téléphonie, dont sont membres Bouygues Télécom, Orange, SFR ou Virgin mobile, a distribué à plusieurs députés un document qui détaille ses points de vue et émet des recommandations. Ici, les opérateurs pointent « le potentiel d’innovation, de croissance et d’emplois associé à la 4G, à la 5G, à l’Internet des objets, aux réseaux et transports intelligents… qui, tous, nécessitent des liaisons par ondes radio. » Sous-entendu : ne touchez pas au wifi. Là, c’est « l’insécurité juridique » qui est mise en avant. Comprenez : les procédures en justice de plus en plus nombreuses contre l’installation d’antennes relais mettent à mal les intérêts des télécoms.

Renvoyer vers la responsabilité individuelle des particuliers

Autre argument des opérateurs : « Il n’existe aucune preuve d’un risque pour la santé sous les seuils de l’OMS [Organisation mondiale de la Santé], en vigueur en France. » Ce n’est pas la FFT qui le dit, mais l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans son rapport d’octobre 2013. « La situation est clarifiée, rassurante et apaisée suite à l’avis de l’Anses », écrit la FFT dans son document. Peu importe que l’Anses reconnaisse parallèlement, dans le même rapport, que les ondes électromagnétiques ont des effets sur le sommeil, la fertilité masculine, ou que l’utilisation intensive du téléphone portable, sans kit main-libre, entre 30 et 40 minutes par jour, peut possiblement accroître les risques de tumeurs au cerveau (lire aussi notre article : Le lien entre téléphones mobiles et tumeur au cerveau reconnu) !

Curieusement, les opposants à cette proposition de loi s’accordent sur les conséquences néfastes de l’utilisation intensive du téléphone portable. « Les antennes-relais émettent des radiofréquences 10 000 à 100 000 fois moins élevées que celles engendrées par le téléphone portable lui-même pendant une conversation », estime Jean-Yves Le Déaut, premier vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Qui déclare cependant qu’il n’y a pas de risques sanitaires avérés concernant les ondes électromagnétiques ! Pour les opérateurs, renvoyer vers la responsabilité individuelle a un avantage : pas besoin de réduire les émissions des antennes relais ou d’en installer de moins puissantes, pour couvrir tout le territoire [2]. C’est au particulier de limiter son usage et d’utiliser un kit main-libre !

Des amendements soufflés aux députés par les opérateurs

Les opérateurs de téléphonie n’ont cependant pas obtenu tout ce qu’ils voulaient. Par exemple supprimer de la proposition de loi le mot « modération » qu’ils souhaitaient remplacer par « maîtrise », un terme moins contraignant. La députée UMP d’Eure-et-Loir Laure de la Raudière a ainsi déposé trois amendements reprenant mot pour mot les propositions du lobby des opérateurs. Notamment leur suggestion de gommer le terme « modération ». « Ce dernier sous-entend en effet une diminution ou un ralentissement », explique la députée, pendant la discussion à l’Assemblée. Avant d’ajouter : « Or, abaisser les niveaux d’exposition, qui sont déjà très faibles et qui (…) ne présentent aujourd’hui aucun risque sanitaire, n’est pas nécessairement compatible avec le développement numérique et le renforcement de la couverture mobile des territoires tant attendus par nos concitoyens. »

Reprendre quasiment mot pour mot, des propositions d’amendements soufflées par des intérêts privés ? Ingénieure en chef des télécommunications et créatrice d’une entreprise de conseil [3], Laure de la Raudière assume : « Le groupe UMP et moi-même étions opposés à cette proposition de loi. J’ai donc déposé des amendements que j’ai rédigés moi-même (en commission et en séance) et d’autres qui m’ont été envoyés par les opérateurs (eux-mêmes aussi opposés au texte). J’ai aussi parfois modifié l’exposé des motifs des amendements. » Et d’ajouter à l’intention de Basta ! : « Je suis surprise que vous ne vous interrogiez pas plus sur les personnes ayant rédigé la proposition de loi initiale de Madame Abeille. » La différence est peut-être que les seconds défendent a priori l’intérêt général et les premier leurs intérêts commerciaux.

Le wifi : dangereux à 3 ans, sain à partir de 4 !

La proposition de loi prévoyait à l’origine l’interdiction du wifi dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans. Mais le gouvernement en a décidé autrement. « L’article 7 va aussi trop loin car il renvoie tous les parents d’enfants de moins de six ans à la dangerosité des bornes wi-fi installées chez eux », explique Philippe Martin, ministre de l’Écologie, lors des discussions. Il ne faudrait pas accroître l’inquiétude du public dans ce domaine : un argument que l’on retrouve dans le document transmis par les opérateurs aux députés. « Le seul fait de légiférer est un signal négatif qui va conforter les peurs », ajoute Laure de la Raudière.

Pourquoi le gouvernement a limité l’interdiction du wifi ? L’Éducation nationale a fait du déploiement du numérique une de ses priorités. Il faut équiper les établissements en tablettes, développer les tableaux numériques dans les classes. Et relier l’ensemble avec du « sans fil ». Un nouveau marché pour les éditeurs, qui lancent de nouveaux produits numériques, comme pour les équipementiers informatiques. « Le rapport de l’Anses pointe pourtant la fragilité des plus petits, rappelle Laurence Abeille qui s’est opposée à l’amendement du gouvernement. Et nous pouvons utiliser le numérique, à l’école, avec des connexions filaires. Mais bien sûr, ce n’est pas le même coût ! »

Finalement, sous pression du gouvernement, l’interdiction ne concernera que les enfants de moins de 3 ans. Mais la loi prévoit tout de même l’obligation de déconnecter le wifi quand il n’est pas utilisé, et d’informer les parents d’élèves et le personnel de l’établissement, dans le cadre du Conseil d’école, quand le wifi est installé. De petites avancées avant la discussion au Sénat, en juin prochain. Et une prochaine offensive des opérateurs ?

Simon Gouin

 
 

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Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet

Taxis volants : à Dubaï, il sera possible de se déplacer par drone dès juillet

Dubaï veut mettre en place des Taxis volants – on aura tout vu ! Incroyable la môôôdernité ….

Via RT

La capitale des Emirats arabes unis, qui souhaite développer les transports autonomes, mise sur les drones. Elle s’est attachée les services d’une entreprise chinoise pour développer un véhicule aérien autonome capable de transporter une personne.

Dubaï a l’intention d’être la première ville au monde où il sera possible de prendre un taxi volant. La capitale des Emirats arabes unis a choisi pour ce faire de s’appuyer sur la technologie des drones. Lors d’un sommet du World Government Summit le 13 février, l’Autorité des routes et des transports de l’émirat (RTA) a annoncé que le premier vol pourrait avoir lieu dès juillet. C’est une entreprise chinoise, EHang, qui a développé le véhicule aérien autonome (VAA) qui transportera les passagers dans le ciel du Dubaï.

 

«Cela va dans le sens de la stratégie de transport autonome que souhaite développer Dubaï», a expliqué Mattar Al Tayer, le directeur exécutif de la RTA. «Le but est de transformer 25% des trajets individuels en « trajets autonomes », en utilisant différents moyens de transport d’ici 2030», a t-il ajouté.

«Cela va dans le sens de la stratégie de transport autonome que souhaite développer Dubaï», a expliqué Mattar Al Tayer, le directeur exécutif de la RTA. «Le but est de transformer 25% des trajets individuels en « trajets autonomes », en utilisant différents moyens de transport d’ici 2030», a t-il ajouté.

Le véhicule peut se déplacer d’un point à un autre à 300 mètres du sol et à une vitesse de 100 km/h selon un parcours déjà programmé, a expliqué la RTA. Le passager n’a qu’à sélectionner sa destination pour que le véhicule décolle, et vole jusqu’à l’endroit choisi. Un centre de contrôle au sol permettra de coordonner les mouvements de l’appareil. Doté de moteurs électriques, l’appareil, capable de transporter une personne, peut se recharger en deux heures pour une autonomie de vol de près de 30 minutes.

 
 

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Le Renforcement de l’OTAN en Europe de l’Est face à la Russie s’amplifie !

Des dizaines d’hélicoptères militaires américains arrivent en Allemagne

Nous le savions – cela se confirme et s’amplifie . Nous assistons à d’Inquiétants mouvements de troupes américaines sur les frontières de l’Est …

L’armée américaine renforce sa présence en Europe de l’Est – elle déploie les premiers des quelque 6 000 soldats équipés de blindés et d’artillerie qui vont stationner pendant 9 mois en Pologne, puis en Estonie, en Lettonie et en Lituanie. Ces renforts ont débarqué en Allemagne et commencé leur transit routier et ferroviaire vers la Pologne.

Trois rouliers américains, appartenant à la société American Roll-on Roll-off Carrier (ARC), chargés de blindés, de camions et d’équipement lourd américains ont accosté entre vendredi et mardi, dans le port allemand de Bremerhaven, sur la Baltique. Ces navires transportaient les équipements de la 3e brigade blindée (3rd ABCT) de la 4e division d’infanterie de Fort Carson qui va inaugurer le nouveau cycle de déploiement américain dans le cadre de l’opération Atlantic Resolve

Hier encore, le 13 février, des dizaines hélicoptères de type Chinook, Apache et Black Hawk ont débarqué à Bremerhaven (49 hélicoptères y compris des CH-47 « Chinooks » et des UH-60 « Blackhawks »).

Il s’agit du chargement et de l’assemblage de ces hélicoptères en préparation pour le mouvement vers l’Allemagne, la Lettonie et la Roumanie. (cf vidéo)

Les hélicoptères, qui appartiennent à la 10e brigade d’aviation de combat des Etats-Unis, seront transportés à la base de l’OTAN de la ville allemande d’Illesheim, ainsi que dans d’autres pays européens, comme la Lituanie, la Roumanie ….. et donc la Pologne, où l’OTAN procède à une opération de déploiement de ses troupes.

Le premier groupe de véhicules blindés américains, y compris les chars, est entré en Lettonie et sera affiché à la frontière avec la Russie.

Le ministère de la Défense a déclaré que les équipements militaires pour le 1er Bataillon, 4e Division d’infanterie de l’armée américaine (déployé en Lettonie),comprend 15 chars, 6 infanterie blindée Bradley et d’autres machines d’entretien.

Au total – Parmi les quelque 2 200 véhicules acheminés figurent 87 chars Abrams, 144 blindés chenillés Bradley, 18 canons de 155mm Paladin et 419 blindés légers HMMWV.

Ces véhicules ont aussitôt pris la direction de la Pologne, soit par la route, soit par la voie ferroviaire

Renforcement de l’OTAN : espoir et crainte de la Pologne

L’arrivée des soldats américains à Zagan, dans le cadre du renforcement de l’Alliance atlantique en Europe de l’Est face à la Russie, a été saluée par les autorités de Varsovie.

Applaudissements nourris et échanges chaleureux. Samedi, les près de 4 000 soldats américains arrivés en Pologne dans le cadre du renforcement inédit de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Europe de l’Est ont eu droit à un accueil particulièrement prévenant. BBC, The Guardian

Lors d’une cérémonie de bienvenue organisée en grande pompe à Zagan (ouest), près de la frontière avec l’Allemagne, les dirigeants polonais eux-mêmes n’ont pas manqué de célébrer ce moment historique. « C’est un grand jour pour nous (…) Les soldats américains représentent la meilleure et la plus puissante armée du monde », s’est ainsi réjouie la première ministre (conservatrice), Beata Szydlo. CNN

Malgré la joie de voir enfin des soldats américains prendre pied sur leur territoire, vœu que nombre d’entre eux formaient depuis la chute du communisme, en 1989, les Polonais n’ont pas l’esprit tranquille. Leur principale crainte ? Que le futur président des Etats-Unis, Donald Trump, se détourne de l’OTAN au profit d’un rapprochement avec la Russie. The Independent

Début janvier, déjà des milliers de soldats américains et quantité d’équipement avaient été transportés en Europe de l’Est (rappelez vous, fin décembre L’OTAN avait placé 300.000 soldats en « état d’alerte maximale », prêts pour une confrontation avec la Russie)

Les pays membres de l’OTAN lors de la réunion de l’an dernier à Varsovie (leur quartier général) avaient décidé de loger la force multinationale de l’OTAN en Estonie, en Lituanie et en Lettonie..

Dans le même temps, Trump critique l’Otan … :

«L’Otan est obsolète»… La phrase n’est pas signée d’un altermondialiste enragé ou d’un suppôt attardé de l’URSS mais du président élu américain, Donald Trump. Créée pour lutter contre l’URSS, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord avait perdu une partie de son objet avec la disparition du régime soviétique. Après les propos de Trump, en Europe, on reparle plus que jamais de défense commune.

Il relance ainsi la défense européenne .

En effet, Berlin veut plus que jamais faire avancer l’Europe de la défense … 

(Berlin devrait présenter cette semaine un projet pour créer une flotte d’avions de transports commune avec Paris et intégrer une flotte européenne de ravitailleurs, gérée par les Pays-Bas)

 
 

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Soupçonné de connivence avec la Russie, Le « Mr Sécurité » De Trump Poussé à la démission – Moscou embarrassé …

Michael Flynn, conseiller à la sécurité de Donald Trump, était accusé d’avoir parlé au téléphone avec l’ambassadeur russe aux Etats-Unis des sanctions américaines contre Moscou. Il a d’abord nié les faits, avant de démissionner lundi 13 février.

C’est un homme fort de l’administration Trump qui s’en va. Empêtré dans un scandale, le conseiller à la sécurité de la Maison Blanche Michael Flynn a fini par démissionner, moins d’un mois après sa prise de fonction. Dans sa lettre de démission, Michael Flynn a reconnu avoir « par inadvertance trompé le vice-président élu (Mike Pence) et d’autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l’ambassadeur de Russie ».

L’ancien général Michael Flynn, à la tête du puissant Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche, était soupçonné d’avoir été en contact avec le Kremlin avant l’investiture du milliardaire. Entre l’élection de Donald Trump et sa prise de fonction, le diplomate américain aurait assuré l’ambassadeur russe à Washington, Sergey Kislyak, que le gouvernement républicain serait plus souple envers Moscou que l’administration de Barack Obama. Celle-ci venait d’annoncer des sanctions contre la Russie, notamment l’expulsion de diplomates russes, soupçonnée d’ingérence dans l’élection américaine. Le Washington Post puis le New York Times ont sorti l’affaire, rapportant des retranscriptions d’appels téléphoniques entre Flynn et Kislyak.

L’administration Trump dans l’embarras

« Le président évalue la situation, il parle au vice-président […] et à plusieurs autres personnes », avait indiqué ce lundi son porte-parole Sean Spicer, alors que tout le monde s’interrogeait sur un éventuel remplacement de Michael Flynn à ce poste stratégique. La situation était d’autant plus confuse à la Maison Blanche qu’une heure avant le communiqué de Spicer, Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, avait affirmé que Flynn bénéficiait de « la pleine confiance » du président.

Lorsque l’existence de ces appels a fait surface en janvier, l’ancien général a d’abord nié toute évocation des sanctions et, le 15 janvier, le vice-président Mike Pence avait également démenti à la télévision.

Une défense sans conviction

Mais, acculé, le « Mr Sécurité » de Donald Trump est revenu ce vendredi sur sa version par la voix d’un porte-parole : « Bien qu’il ne se souvienne pas d’avoir parlé des sanctions, il ne peut être certain que le sujet n’a jamais été abordé ». Un responsable de la Maison Blanche a alors souligné que « les commentaires du vice-président étaient basés sur ce que lui avait dit le général Flynn ».

Le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a qualifié ces accusations d' »ahurissantes », estimant ce lundi que si elles étaient avérées, Michael Flynn devrait démissionner ou être démis de ses fonctions. La première option l’a emporté. Le général à la retraite Joseph Kellogg va assurer l’intérim à ce poste selon la Maison Blanche.

Les Russes ont directement réagit :  «C’est une affaire intérieure aux Etats-Unis, c’est une affaire intérieure de l’administration du président Trump. Ce ne sont pas nos affaire. Nous ne souhaitons commenter cette affaire d’aucune manière», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, rapporte RT

Le départ forcé du conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche contrarie le pouvoir russe qui épargne pour l’instant Donald Trump.

Si Moscou nourrissait de grands espoirs de réconciliation avec l’Administration Trump, la démission de Michael Flynn a de quoi les modérer. Le départ forcé du conseiller à la sécurité nationale, réputé proche du Kremlin, illustre «la russophobie» qui aurait «infecté» l’Administration de la Maison-Blanche «du sommet jusqu’à la base», a critiqué le président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération, Konstantin Kossatchev.

Dans cette affaire, ce n’est pas le sort de l’ancien général qui est en cause mais «les relations avec la Russie qui sont ciblées», interprète son collègue sénateur, Alekseï Pouchkov, qui dénonce l’existence d’«une chasse aux sorcières» russes au sein de l’establishment américain. Quelques heures après, le porte-parole de Vladimir Poutine a tenté de recadrer le message, estimant que cet épisode n’était «pas nos affaires» mais une simple «affaire intérieure américaine».

Le Kremlin est d’abord soucieux de couper court aux accusations qui le visent d’interférence passée dans les élections américaines et tout récemment en France.

Dans ses critiques, les émissaires du pouvoir russe prennent soin de viser l’establishment américain tout en épargnant le chef de la Maison-Blanche, à l’égard duquel les déclarations de bonne intention se succèdent

Le Kremlin craint par-dessus tout que les intentions manifestées par Donald Trump de lever les sanctions américaines pesant contre la Russie – si celles-ci devaient se concrétiser – ne soient bloquées par «le lobby anti-russe» à Washington, en particulier par le Congrès.

 
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Publié par le 14 février 2017 dans général, International, Politique

 

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Le Monde post-Trump : Du Grexit à la Naissance d’une nouvelle Europe

Nos économies ont profondément divergé avec l’euro, au profit des Allemands …

Suite à l’élection de Trump, un nouveau monde est en train de naître . Et une nouvelle Europe est d’ores et déjà en gestation (pour le moment l’UE est désorientée par le nouveau président élu). Pour cela, l’ancienne Europe doit d’abord disparaître (lire ici) . La Grèce pourrait certainement être le déclencheur concret (cf mon papier d’hier : Selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE , la Grèce pourrait enfin «rompre les liens avec l’Allemagne et sortir de L’Euro » )

En effet, selon un récent article du journal allemand Bild , «le Grexit est de retour». C’est Wolfgang Schäuble qui semble avoir remis le sujet sur le tapis, à l’issue de l’Eurogroupe du 27 janvier dernier.

En Grèce le piège de Wolfgang Schäuble se referme :

L’appel d’Alexis Tsipras à l’Allemagne à ne pas « jouer avec le feu » traduit surtout une impuissance face au jeu de Wolfgang Schäuble qui n’a jamais abandonné son projet d’une exclusion de la Grèce de la zone euro…

Alexis Tsipras a donc voulu se montrer ferme ce dimanche 12 février devant le congrès de Syriza en appelant le ministre fédéral allemand Wolfgang Schäuble à « ne pas jouer avec le feu ». Mais derrière ces énièmes rodomontades de l’hôte de Maximou, le Matignon hellénique, se cache en réalité un cri de désespoir. Car le Premier ministre grec, qui, depuis le mois de juillet 2015 tente d’obtenir la bienveillance des créanciers voit progressivement se refermer sur lui un piège redoutable, dont il doit se résoudre à n’être que le spectateur avant d’en être la victime.

(….)

Le piège se referme

Les exigences (de Tsipras en colère mais impuissant,  et du FMI qui s’était rallié à la position Allemande mais qui vient de faire volte face, ndlr) sont simplement inadmissibles pour Wolfgang Schäuble (et donc l’Eurogroupe..) qui reste fidèle à la doctrine édictée par Angela Merkel en 2010 : « pas un euro pour la Grèce ». Cette doctrine pouvait supposer des prêts, mais exclut toute coupe dans la dette, ce qui signifierait des dons. Wolfgang Schäuble n’a jamais eu l’intention d’accepter un tel geste. Pas plus aujourd’hui qu’en août 2013, lorsqu’il a accepté le mémorandum sous condition d’une participation future du FMI. Le ministre allemand des Finances savait donc parfaitement ce qu’il faisait : la participation du FMI n’était, en réalité, pas possible. Une fois cette vérité découverte, Wolfgang Schäuble pourra rouvrir la question refermée en 2015 de la participation de la Grèce à la zone euro. Car, si le FMI refuse de participer au programme, ce dernier deviendra caduc pour Berlin, une des conditions de son existence étant tombée. Sans argent du programme, la Grèce n’aura alors que deux options : ou réclamer une nouvelle « aide » au seul MES, sans appel au FMI et donc en excluant définitivement l’option d’une coupe dans la dette publique ou bien une sortie de la zone euro de la Grèce qui ne réglera pas le problème (sauf à faire défaut) puisque la dette publique est sous contrat international et libellée en euros.

L’application du programme Schäuble ?

Wolfgang Schäuble, en juillet 2015, avait proposé la sortie de la Grèce de la zone euro pour « cinq ans ». Cette option avait alors été rejetée par Angela Merkel, mais le ministre fédéral des finances n’a pas dit son dernier mot. Il a placé un ver dans le mémorandum qui a fini par le ronger et qui, inévitablement, va venir reposer la question. Wolfgang Schäuble avance dans son projet propre d’organisation européenne conforme à son fameux projet de 1994, signé avec Karl Lamers : celle d’un « noyau dur » de la zone euro. Et dans les deux cas cités plus haut, cette option va se rapprocher : il s’agira de corriger la zone euro actuelle, soit par une exclusion des « mauvais élèves », soit par une correction encore plus sévère avec plus de réformes et plus de conditions d’excédents primaires après 2018. Dans les deux cas, il s’agit aussi de présenter de nouvelles règles non-écrites aux autres pays de la zone euro pour l’avenir : s’ajuster unilatéralement ou sortir. Au-delà de la Grèce, c’est donc l’avenir de la zone euro qui se joue en Grèce : si les plans de Wolfgang Schäuble s’appliquent, c’en sera fini des rêves de zone euro plus équilibrée et plus solidaire.

(….)

Quant à Alexis Tsipras, il ne peut rien faire contre cette logique infernale dont il est à la fois spectateur et victime. Il voit le piège se refermer lentement, à mesure que le FMI s’éloigne du programme. Il tente donc de se raccrocher à une fantomatique stratégie « politique », mais il sait que son sort et celui du peuple grec ne dépendent que du bon vouloir de l’Eurogroupe, c’est-à-dire de Wolfgang Schäuble.

 
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Publié par le 14 février 2017 dans économie, général, International

 

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Nos banques nous ont convaincus qu’on leur devait de l’argent (Druckenmiller s’est repositionné sur l’or) …

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Je l’ai plusieurs fois répété, quand nous déposons de l’argent dans notre banque ou qui nous contractons un crédit nous lui nous lui faisons un prêt (et non l’inverse) , ce qui lui permet de jouer dans le grand casino des marchés . Les banksters se sont arrogés le pouvoir de la création monétaire, qui revient normalement au peuple .

Pour le reste, j’en ai encore parlé hier :  L’épargne des Français plus que jamais en danger :

Soldez progressivement votre épargne, la politique monétaire actuelle annihile l’épargne   …  (sans oublier la tentative d’élimination du cash par les élites : vous devez posséder des actifs réels)

Oubliez aussi l’assurance vie (…) c’est une bombe à retardement qui risque de faire exploser le système .

Le gouvernement lorgne sur votre épargne sous toutes ses formes, et vous aurez de plus en plus de difficultés à la récupérer .

Débancarisez, soldez progressivement votre épargne , et soldez votre assurance vie .

Nos banques nous ont convaincus qu’on leur devait de l’argent

Nous avons tellement pris l’habitude de considérer que les banques détenaient le pouvoir de faciliter nos projets ou au contraire de détruire nos rêves que nous en avons oublié un fait essentiel : nous sommes les créanciers de nos banques.

Voici une réalité qui peut paraître choquante pour la plupart des gens que nous croisons, mais c’est pourtant exactement la situation qui nous lie à nos banques, lesquelles ont réussi à nous convaincre que nous étions leurs débiteurs alors que nous sommes en réalité leur première source historique de financement.

Quand les banques jouent avec notre argent

Alors certes, depuis quelques années, elles ont multiplié les efforts (et parfois les manœuvres douteuses) pour s’affranchir de leur dépendance envers nous, les usagers, afin de s’enrichir auprès des marchés financiers dont elles auraient pourtant dû ne jamais pouvoir s’approcher. En effet, cette confusion des genres a été facilité par une législation complaisante et irresponsable qui a permis aux banques de détail de se prendre pour des acteurs de la finance internationale. Entendons-nous bien, il n’y a rien de mal à œuvrer au niveau des marchés boursiers qui, par bien des côtés, sont une sorte de casino géant où ceux qui gagnent raflent la mise de ceux qui perdent. L’ennui, c’est que nos banques sont allées y jouer avec notre argent.

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Des épargnants dépossédés en douceur

Au début, le mariage entre l’épargnant et la banque était plutôt sain. Nous étions des « déposants », voire des « souscripteurs », en ce sens que nous apportions de l’argent à des professionnels dont le métier était à la fois de le faire fructifier en le réinjectant dans l’économie. C’est très schématisé, j’en conviens, mais c’est plus ou moins le rôle qu’ont eu les banques jusqu’à une époque récente. Alors, oui, les banquiers s’enrichissaient au passage. Oui, le crédit fut un moyen de créer davantage de richesse par un effet de levier qui comptait autant sur les réussites (l’intérêt venant rémunérer les opérations fructueuses) que sur les défaillances (la banque récupérant les biens dont les crédits n’avaient pas été honorés). Mais, qu’il s’agisse des obligations qui liaient les banques aux épargnants ou encore du nom qu’elles donnaient à ces derniers, il restait toujours quelque part la notion selon laquelle l’argent appartenait finalement aux individus qui l’avaient déposé.

Puis, le déposant devint un client, conservant encore un peu de son privilège mais descendu d’un cran dans sa capacité à donner son avis ou à contester. De client, il devint ensuite usager, chutant alors au rang de redevable car il n’était dès lors plus considéré que comme un mal nécessaire, un simple « utilisateur » aux droits pour le moins limités. Et tout cela, en douceur, sans susciter la moindre révolte.

Nous sommes devenus des débiteurs universels

Aujourd’hui, même ce statut d’usager tend à disparaître au profit de celui guère plus enviable de « débiteur universel ». Bon, c’est vrai, les banques ne nous appellent pas encore comme cela, mais elles nous considèrent déjà de cette manière.

Désormais, un bon client pour une banque, c’est celui qui a des crédits, qui est endetté. Parce qu’il paie des intérêts, c’est vrai, parce qu’il est également possible qu’il ne puisse pas rembourser, permettant à la banque de récupérer son bien à vil prix, mais aussi parce que nous vivons dans un monde de l’argent-dette. C’est le crédit qui crée la monnaie, et la monnaie est vue comme la richesse. Par conséquent, un épargnant qui obtient un crédit permet la création de monnaie qui enrichit les banques. Notre rôle est donc aujourd’hui réduit à créer cette richesse en nous endettant, et nous somme donc de facto devenus des débiteurs universels.

4000 milliards d’euros d’épargne

Pourtant, indépendamment de ce que les activités des nos banques peuvent générer sur les marchés financiers (lesquels représentent désormais plus de 97% de l’argent en circulation), nous ne sommes pas moins dépositaires de quelque 4000 milliards d’euros que nous épargnons et que nous déposons régulièrement sur nos comptes bancaires. Des sommes sur lesquelles nous avons accepté une sorte de « taxe » privée sous forme de frais bancaires, justifiable par le fait que les établissements auxquels nous les avons confiées sachent en prendre soin et les protéger pour nous.

Aujourd’hui, on nous explique qu’en cas de défaillance de notre banque, nous pourrions être tenus de contribuer au règlement de ses dettes, notamment par une confiscation de notre argent au-delà d’un certain montant épargné. Comme si nous étions co-responsables des agissements de notre banque. Comme si nous lui avions donné mandat pour prendre des positions on-ne-peut plus risquées sur différents marchés boursiers ou obligataires, juste parce qu’elle l’a fait en partie avec notre argent. Qui ne dit mot consent, paraît-il.

Par conséquent, s’il est vrai que se passer de banque n’est pas une solution réaliste dans le monde où l’on vit, à plus forte raison dans ce bouillonnement réglementaire qui tend peu à peu à limiter l’usage du cash, il reste toutefois possible de limiter son exposition aux risques pris par nos banques en concentrant notre épargne sur les produits les plus liquides possible, tout en exfiltrant une partie de notre patrimoine pour l’investir sous d’autres formes, qu’ils s’agisse de biens matériels (immobilier traditionnel, foncier, etc.) ou de valeurs refuges comme l’or et l’argent. Et d’ailleurs, au regard du dernier rapport de la Banque de France sur l’épargne des ménages (laquelle semble désormais se concentrer majoritairement sur les livrets et les comptes courants), il est possible que les Français aient déjà entamé cette débancarisation partielle de précaution.

A noter au passage, vous vous souvenez du milliardaire Druckenmiller, qui avait vendu tout son or le soir de l’élection de Trump :

« J’ai vendu tout mon or la nuit de l’élection.  » Druckenmiller a dit à CNBC, parce que «toutes les raisons pour lesquelles j’en possédais pendant les deux dernières années semblent arriver à leur fin», d’ abord et avant tout, ses attentes sont que l’ inflation est désormais arrivé à un pic, forçant l’ argent à aller hors des actifs sûrs – comme l’ or et les bons du Trésor – pour affluer dans le dollar américain.

Hé bien la situation s’est retournée, Stanley Druckenmiller s’est repositionné sur l’or :

Vous vous rappelez de Stanley Druckenmiller, la légende des hedge funds qui a liquidé toutes ses positions or la veille de l’élection de Donald Trump ?

Eh bien Druckenmiller est de retour : il est à nouveau optimiste pour le métal jaune, une information qui pourrait intéresser les investisseurs qui parient sur la poursuite des marchés haussiers du Dow Jones, du S&P 500 et du Nasdaq vers de nouveaux records.

Pour lui, la situation fondamentale est assez simple. Toutes les monnaies fiduciaires sont globalement pourries… Conclusion : il vaut mieux acheter de l’or ! Ah ah ah ah ah, depuis le temps qu’on vous le dit !

Toutes les monnaies fiat sont en effet pourries – depuis le temps qu’on vous le dit …

 
 

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