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Fin de l’Euro – Selon le ministre italien des Finances, le problème de l’Europe c’est l’euro

19 Jan

L’EURO Plonge Après que Draghi insiste sur des « risques à la baisse », et minimise l’inflation 

Voilà, nous arrivons à la fin de l’Euro, l’heure approche vite – Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, s’en est pris vertement à l’UE, et plus particulièrement à la monnaie unique. Il a affirmé mercredi à Davos que le problème de l’Europe «c’est l’euro» et l’appelant à «prendre au sérieux le populisme».

«Le défi que posent (les défenseurs du) Brexit et Donald Trump, c’est qu’ils ont une vision, qu’on soit d’accord ou pas avec elle. Or, en Europe, on n’en a pas», a regretté le ministre lors d’un débat au World Economic Forum (WEF) sur comment l’élite peut renouer avec les classes moyennes.

«Je suis préoccupé parce que l’Europe n’a pas de stratégie pour faire face au nouveau visage de la mondialisation. Elle ne fait que réagir», a assuré Padoan, qui est allé plus loin encore en affirmant que «le problème de l’Europe était l’euro». L’Italie est un des pays fondateurs de l’Union européenne et signataire du Traité de Rome de 1957.

Prendre au sérieux le populisme

«Dans de nombreux pays, pour ne pas dire tous, il y a une forte pensée que les problèmes sont générés à Bruxelles… ou à Francfort, selon l’endroit où vous vivez», a ironisé le ministre, en allusion aux reproches allemands contre la politique monétaire de la BCE. Dans ce contexte, le ministre italien a appelé l’UE «à prendre au sérieux le populisme». «Tous ceux qui votent pour des idées populistes ne sont pas tous mauvais. Dans de nombreux cas, ce sont des bonnes personnes, de bons citoyens, qui ont de vraies préoccupations à propos de l’avenir de leurs enfants, l’emploi ou la sécurité, a-t-il expliqué. Ces déclarations interviennent après la révélation de contacts entre le ministère italien des Finances et la Commission européenne pour tenter d’éviter l’ouverture d’une procédure d’infraction au sujet du déficit budgétaire italien.

Fort déficit

Rome a adopté pour 2017 un budget prévoyant un déficit à hauteur de 2,3% du PIB, un chiffre nettement plus élevé que les 1,8% exigés par Bruxelles, alors que la dette publique de l’Italie (133% du PIB en 2016) est la deuxième plus importante de l’UE. L’Italie a demandé à bénéficier de »circonstances exceptionnelles » en raison des tremblements de terre ayant secoué l’an passé la péninsule et de la vague massive d’immigration qu’elle doit gérer. Mi-novembre, la Commission européenne – qui estime que le déficit italien sera à 2,4% – avait épinglé huit pays, dont l’Italie, sur leurs projets budgétaires 2017, leur enjoignant de faire des efforts sous peine de sanctions. (ats/nxp)

Source

Simone Wapler: L’euro, la monnaie des esclave :

Les dissensions autour de l’euro montent et elles vont s’exacerber. La récente sortie de Sigmar Gabriel dans le Spiegel que j’évoquais lundi dernier n’est qu’un symptôme parmi d’autres.

Mais son avertissement doit être pris très au sérieux.

Il n’est « plus impensable que l’euro éclate » a-t-il déclaré.

Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand, président du parti social démocrate, va se présenter aux élections contre Angela Merkel. Ce n’est pas exactement un « populiste ».

Plus personne n’aime l’euro. Les pays du sud, les buveurs de vin, dont la France, le trouvent trop contraignant. Les pays du nord, les buveurs de bière, n’aiment pas du tout l’idée que Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, puisse en créer 60 milliards tous les mois pour complaire aux buveurs de vin. Que la monnaie soit ainsi avilie.

L’euro, comme toutes les devises actuelles, n’est que de la dette, du crédit. La dette s’entasse. Les débiteurs craignent de ne pas être payés et les créditeurs voudraient des lignes de crédit infinies.

« L’or est la monnaie des rois, l’argent est la monnaie des honnêtes hommes, le troc est la monnaie des paysans mais la dette est la monnaie des esclaves » Norm Franz

Personne ne veut être esclave et tout le monde désire être libre. Libre de dépenser à sa guise, libre de gérer comme il l’entend. L’euro est désormais vécu comme une entrave. Des fonctionnaires planchent toujours sur un possible éclatement de l’euro. La cellule d’urgence ouverte lors de la crise de 2011 n’a jamais fermé.

Cette cellule n’a jamais fermé car les dysfonctionnements subsistent. Les banques de la Zone euro ne se font toujours pas confiance entre elles, le marché interbancaire n’a jamais vraiment fonctionné à nouveau normalement. Les soldes target enflent. Il s’agit d’un obscur système de compensation entre banques centrales nationales de la Zone euro.

Hans Werner Sinn, professeur d’économie à l’université de Munich, dénonce depuis des années ces déséquilibres et récemment, dans « Le sauvetage secret de l’Europe », il indique que le reste de l’Europe doit à l’Allemagne et au Pays-Bas 819 milliards d’euros. Cette dette a augmenté de 180 milliards d’euros en 2016. Soit 15 milliards d’euros par mois.

Les propositions de sortie ordonnée de l’euro s’appuient essentiellement sur les travaux de Markus Kerber. Un autre Allemand, économiste, professeur à l’université de Berlin, que j’ai souvent cité dans mes livres.

Qu’on le veuille ou non, le sort de l’euro est lié aux échéances électorales françaises puis allemandes.

The Wall Street Journal, le Financial Times surveillent de près la montée de Marine Le Pen dans les sondages, et les investisseurs institutionnels étrangers sont prêts à lâcher l’euro au premier signe de « populisme ». On ne leur refera pas le coup du « Brexit pas possible », du « Trump pas pensable » et du référendum italien.

Mais si le cap des élections françaises est franchi par l’euro, les décideurs sont en Allemagne. Et les Allemands se préparent à « l’impensable ». Que savent-ils que nous ne savons pas ?

Evidemment, votre patrimoine, votre argent feront les frais de la dislocation de l’euro. Tous les moyens légaux sont en place : la loi Sapin 2 pour les contrats d’assurance-vie, la directive européenne de résolution bancaire pour vos dépôts. Les esclaves paieront.

Il faut choisir votre camp : esclave ou non ? Même si votre pays choisit pour vous la monnaie des esclaves, que ce soit l’euro ou n’importe quelle autre monnaie nationale basée sur du crédit, vous pouvez, vous, en décider autrement à titre individuel. On a toujours le choix…

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Publié par le 19 janvier 2017 dans économie, général, International

 

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