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HISTORIQUE : NOUS SOMMES LIIIBRRREEEEES !!! Donald Trump annonce un changement « radical » de doctrine face à l’Europe !!!

16 Jan
Donald Trump engage un changement radicale de doctrine européenne.
Donald Trump engage un changement radicale de doctrine européenne. (Crédits : Reuters)

C’est un jour ABSOLUMENT HISTORIQUE chers lecteurs !

ÉNOOOOORRRMEEEEE !!!

Çà y est les amis, NOUS SOMMES LIBREEEEESSSS !!!! Nous allons pouvoir nous Émanciper de la « tutelle » étasunienne !

L’UE reprend son « indépendance », et notamment l’Allemagne qui était sous domination (et occupation) américaine depuis la fin de la 2e guerre mondiale (l’accord secret qui les liait aux US jusqu’en 2099 est désormais caduque) !!!

L’Allemagne va surement faire éclater l’UE et prendre ses précautions en créant un « euroland du nord » . ( lire mon dernier papier sur ce sujet primordial : Vers la fin de l’Euro – Le coup de pression de Schäuble qui exhorte la BCE à relever ses taux – tout s’explique)

La France va pouvoir aussi s’émanciper et mènera (avec l’Italie) l’Euroland du sud.

Mission accomplie chers amis !!! Je vais pouvoir enfin me reposer un peu (un petit peu – aujourd’hui)

Le monde va enfin vivre un temps de paix ! (à la fois profond et relatif, mais quand même !)

L’élite a perdu la bataille – Trump sera investi (et sans heurts) – mais elle existe toujours … attention (jusqu’au jour de l’investiture : Révolution pourpre – Les troupes U.S. à la frontière Russe pour tenter de déclencher une guerre avant l’Inauguration)

Donald Trump annonce un changement de doctrine face à l’Europe !!!

Dans une interview accordée au Times et à Bild, le président élu des Etats-Unis explicite la vision du monde opportuniste et unilatéraliste de la nouvelle administration. L’Allemagne, notamment, change de statut.

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump s’est longtemps désintéressé de l’Europe. Il commence, à quelques jours de son investiture le 20 janvier, à se pencher sur la question du Vieux continent. Dans une interview accordée aux quotidiens allemand Bild Zeitung et britannique The Times ce lundi 16 janvier, il a donné quelques éléments de sa vision européenne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est désormais radicalement nouvelle.

Changement radical  de doctrine

Pendant des décennies, les Etats-Unis ont vu dans l’Union européenne un élément clé de leur politique étrangère. Ils en avaient soutenu dans les années 1950 la création pour réconcilier les adversaires de jadis face au danger soviétique. Même après la chute du mur, les différentes administrations des Etats-Unis ont toujours soutenu le développement et l’existence de l’UE, évitant toute confrontation. Cette politique a été celle de Barack Obama, qui, en 2015, a tenté une conciliation entre les Européens et la Grèce, sans réellement s’immiscer dans la question. En 2016, le président des Etats-Unis avait franchement défendu le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Cette dernière apparaissait pour Washington comme un double enjeu stratégique face à la Russie : un objet d’attraction pour les pays proches de l’orbite russe et un moyen de défense diplomatique face à Moscou complémentaire de l’OTAN sur le plan militaire.

Cette vision s’ancrait dans une autre : celle d’une politique étrangère étasunienne fondée sur des zones d’influence qui pouvaient rencontrer des rivaux. Et elle trouvait un appui solide dans l’Allemagne réunifiée qui comptait sur les Etats-Unis pour la protéger militairement et qui, en retour, apportait à Washington un appui diplomatique et économique important face à la Russie. Berlin a ainsi toujours défendu les sanctions économiques contre Moscou et a joué un rôle actif dans la crise ukrainienne.

Tout ceci semble donc appartenir au passé. Donald Trump a une vision radicalement différente des relations internationales. Il rompt avec la stratégie des « zones d’influence » héritée de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide. Sa politique étrangère est avant tout opportuniste : il n’y a ni alliés, ni ennemis a priori, mais seulement des opportunités, des circonstances qui font qu’il est bon de se rapprocher ou non de tel ou tel pays. La « grandeur de l’Amérique » n’est pas celle que l’on a connu depuis 1945, celle d’un « bloc », c’est celle d’un pays capable d’imposer ses intérêts partout. En cela, Donald Trump revient clairement à la politique traditionnelle des Etats-Unis d’avant la seconde guerre mondiale, à l’exception courte du second mandat de Woodrow Wilson (1916-1920), lorsque la puissance du pays s’exerçait avant tout par une domination économique qui dictait le reste. Ainsi, les Etats-Unis n’ont pas hésité dans les années 1920 à soutenir plus ou moins implicitement l’Allemagne contre ses anciens alliés, devenus des créanciers douteux…

Economisme américanocentré

Donald Trump a, comme les Républicains de jadis, une vision purement économique du monde qu’il voit comme un immense champ d’opportunités et de risques. C’est le fruit de la domination de sa pensée « américanocentrée » et ouvertement nationaliste. Ce qui importe n’est pas le contrôle effectif d’un territoire, mais l’utilisation de ce territoire pour l’économie et la stabilité des Etats-Unis. Donald Trump veut faire revenir les Etats-Unis à l’époque où sa puissance économique assurait seule sa puissance mondiale. Dans ce cadre, la lutte prioritaire que s’est donné le président élu, celle contre le terrorisme, le confirme dans cette stratégie : ce n’est pas le combat contre un Etat, c’est un combat diffus où l’ennemi est potentiellement partout.

C’est bien dans cet esprit que Donald Trump blâme l’intervention de George W. Bush en Irak en 2003 : c’est un engagement coûteux à ses yeux pour un bénéfice faible alors que l’utilisation du régime de Saddam aurait sans doute été plus profitable pour l’économie étasunienne. C’est aussi pour cela qu’il juge l’OTAN « obsolète » : une alliance fixe entre Etats divisant le monde entre alliés et potentiels ennemis ne correspond pas à cette vision du monde. On se souviendra qu’après la première guerre mondiale, les Etats-Unis avaient rejeté toute alliance fixe avec ses anciens alliés, malgré les demandes françaises de George Clemenceau. Washington voulait dominer le monde en toute liberté et à sa façon, en choisissant ses alliés selon les circonstances. On semble être revenu à cette époque. Certes, Donald Trump juge l’OTAN encore « très important », mais il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il entend changer l’essentiel de la logique de cette alliance.

L’opportunisme comme seule ligne

Cette vision opportuniste et unilatéraliste laisse donc ouverte la possibilité de compromis avec la Russie. « Ce serait bien, si l’on pouvait passer quelques bons accords avec la Russie », affirme-t-il. Rompant avec l’hostilité de la précédente administration, celle-ci est donc prête à discuter avec tout le monde, s’il y a des marchés et des places à prendre. Illustration de cette vision : interrogé sur Vladmir Poutine et Angela Merkel, Donald Trump affirme qu’il « fait d’bord confiance aux deux », mais que cette confiance « ne durera peut-être pas longtemps ». Les circonstances font tout. Quelques jours plus tôt, le président élu affirmait même qu’il voulait discuter avec la Chine, sa tête de turc préférée. C’est que si la Chine est d’emblée perçue par Donald Trump comme l’ennemi des emplois américains, le président élu reste ouvert, dans son esprit opportuniste, à tout accord « intéressant » avec l’ex-Empire du Milieu.

L’UE comme « instrument » de l’Allemagne

Que devient l’UE dans une telle vision ? La clé réside dans le changement de statut de l’Allemagne qui n’est plus a priori, le pilier de la politique européenne des Etats-Unis. On l’a vu sur la question de la confiance envers Angela Merkel. La République fédérale devient donc un pays comme un autre et dès lors passe plutôt du côté des rivaux économiques potentiels, comme l’est la Chine. Dans ce cadre, l’UE est perçue par Donald Trump non plus comme un atout pour les Etats-Unis, mais comme une « zone d’influence » allemande. Le président élu juge alors que l’UE devient un « instrument  pour l’Allemagne ». Dès lors, c’est un élément désormais négatif pour Washington. Donald Trump affirme ainsi « qu’il lui est égal » que l’UE survive ou non. Une façon de dire qu’il est plutôt favorable à une disparition qui affaiblirait l’économie allemande. Il le confirme en louant le Brexit et en jugeant que d’autres pays « suivront ».

Le Brexit, opportunité pour Donald Trump

La politique européenne des Etats-Unis se définit donc comme celle d’un affaiblissement économique de l’Allemagne. Dans son programme, il avait déjà jugé que l’euro, en empêchant la réévaluation de la monnaie allemande, était un mode de « manipulation » monétaire digne de la Chine (qui, de ce point de vue, « manipulerait » d’ailleurs davantage sa monnaie à la hausse, qu’à la baisse…). Il faut donc isoler Berlin à tout prix sur le plan économique. Le Brexit lui ouvre une fenêtre d’opportunité et c’est bien pour cette raison que Donald Trump offre un accord de commerce à Londres « rapidement ». Il s’agit à la fois d’assurer le succès du Brexit et de rendre le mouvement plus attractif pour les autres pays de l’UE, mais aussi de mettre en place une gestion « au cas par cas » des relations internationales afin d’en tirer le plus d’avantages pour les Etats-Unis. Les Etats-Unis préfèrent discuter avec des pays isolés qu’avec un bloc, non pas parce qu’il serait un bloc en soi, mais parce qu’il serait le serviteur des intérêts de l’Allemagne, un rival économique important. Là encore, la référence est celle du début du 20e siècle, lorsque, avec sa politique de « porte ouverte », Washington tentait d’affaiblir les zones d’influences de ses rivaux économiques allemands, japonais et britanniques.

Hostilité envers l’Allemagne

L’Allemagne se retrouve donc désormais face à un pouvoir aux Etats-Unis ouvertement hostile. Donald Trump, malgré quelques compliments assez stéréotypés (« les Allemands aiment l’ordre comme moi »), ne s’en cache pas. Il critique fortement la politique migratoire d’Angela Merkel et, en jugeant l’OTAN obsolète, il ôte à Berlin la garantie dont le pays bénéficiait depuis 1949. Mais surtout, il ne cache pas que la puissance exportatrice allemande est dans sa ligne de mire. « Je dirais à BMW, si elle veut construire des automobiles au Mexique et les vendre aux Etats-Unis sans taxe à 35 %, elle peut l’oublier », explique-t-il. Bref, les firmes allemandes sont les bienvenues, si elles produisent aux Etats-Unis On ignore si Washington enclenchera des douanes de douane contre l’UE ou la zone.

Mais une chose est claire : l’opportunisme domine désormais la vision mondiale des Etats-Unis et l’Allemagne devra faire avec un allié qui, désormais, se définit aussi comme rival. C’est une mauvaise nouvelle pour elle qui aurait alors tout intérêt à répondre à ce nouvel ordre mondial par un renforcement coopératif de l’Europe plutôt qu’à l’actuel statu quo mortifère de sa politique européenne. Ce serait l’occasion de donner tort au président des Etats-Unis et à renforcer l’autonomie et la force des Européens dans un monde perçu par Donald Trump comme une véritable jungle. En tout cas, le changement de pied du « grand allié » ne sera pas sans conséquence sur les relations internes à l’UE.

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6 Commentaires

Publié par le 16 janvier 2017 dans général, International, Politique

 

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6 réponses à “HISTORIQUE : NOUS SOMMES LIIIBRRREEEEES !!! Donald Trump annonce un changement « radical » de doctrine face à l’Europe !!!

  1. Tomahaq

    16 janvier 2017 at 5:24

    Trump est la plus grande chose qui soit arrive pour le pleuple us depuis conquante ans.Seulement ceux qui sont hors systeme comprennent ca,,,Merci z tres bon travaille!!!!

     
  2. Tarte aux pions

    16 janvier 2017 at 5:51

    Je ne sais pas s’il faut se réjouir si vite. Le problème de la dette astronomique des états reste entier non ?

     
    • witcher

      17 janvier 2017 at 7:36

      Je partage ton sentiment.
      Si ça se trouve, Z a juste regardé la Reine des neiges récemment.
      il avait seulement envie de chanter « Libéréééé…. délivréééé…. » , histoire de ressentir le feeling de façon illusoire :-).

       
  3. G

    16 janvier 2017 at 6:52

    Je pense que le communisme va revenir à grand pas sur le plan mondial avec camp de travail forcé sans être payé (payer la dette virtuelle ); pas de quoi se réjouir !!!!
    Je ne vois pas de libération tant que les banques existent; pas de libération !!! par contre je vois Dieu TROMPé son monde et instaurer un système que même les hors-système ne s’attendent pas ! ( le choix nous sera imposé la guerre (remise à zéro des compteurs) ou l’esclavage )
    Ils ont placé un être à la hauteur de Poutine; la partie d’échec (guerre de pouvoir non limite) commence…

    C’est peut-être lui l’antichrist !

    ps: merci pour ta recherche et ton travail d’investigation

     
  4. Matth

    16 janvier 2017 at 11:01

    Je comprends la réaction si intense de Z. Il m’est venu la même. Ce qui se passe semble énorme ! C’est annoncé depuis des mois, mais je n’osais y croire. Les choses semblent bouger un peu. Cependant je reste sur mes gardes, car oui effectivement il y a la dette mais nous avons aussi nos bons et incapables chefs politiques qui nous restent sur les bras, devant une armée fous qui croient encore ce qu’ils disent.
    Pour ce qui est de Dieu, je réponds toujours la même chose. Il laisse juste tomber tout ceux qui l’ont laissé tomber. On ne va pas lui demander de faire des choses alors que presque personne ne croit en lui…. Cela me semble d’une normalité implacable. Donc laissez le faire, il interviendra quand l’Homme (l’Antéchrist, le 666= l’Homme, par l’Homme, pour l’Homme) arrivera à sa fin. Alors là il comprendra enfin qu’il n’est rien sans son père, ses racines, ses origines, bref livré à lui même.
    Pour le reste, je pense que l’on devrait assister à un « bordel » général qui nous remmènera tout droit au haut moyen âge voir à la préhistoire. Et là on aura tout loisir pour constater tout le fruit de la « belle création » de l’Homme, celle qu’il attend depuis Nemrod…. Pour ceux qui ont compris, je m’arrête là. La suite vous la connaissez.

     
  5. roc

    17 janvier 2017 at 5:24

    ne rêvez pas la zone euro permet a l’Allemagne de s’enrichir au dépend de l’Europe .
    la fin de l »€ signifiera un euro mark réévalué et moins de vente pour les produit allemand !

     

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