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La Spoliation des épargnants se profile : Rome envisage un « Bail in » de 20 Mds pour sauver ses banques !

20 Déc
banq-it

On y arrive – Le nouveau chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, a déclaré lundi soir qu’il demandera au parlement national, à titre de précaution, de voter une enveloppe budgétaire de 20 milliards d’euros pour aider les banques en difficultés.

« C’est une mesure de précaution. Nous estimons qu’il est de notre devoir de prendre cette mesure pour sauver l’épargne. Je souhaite que toutes les forces politiques au Parlement partagent cette responsabilité », a déclaré M. Gentiloni à la presse à l’issue d’un conseil des ministres.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Pier Carlo Padoan, a précisé pour sa part que l’impact de cette mesure, si elle se rendait nécessaire, se répercuterait sur le budget 2017.

M. Padoan a lui aussi insisté sur le côté « précaution » de cette mesure et n’a pas voulu commenté l’opposition allemande à ce type d’intervention.

Il a précisé que les 20 milliards d’euros pourront être utilisés pour deux types de mesures: comme « garantie de liquidité » pour rétablir la capacité de financement à moyen et long terme des banques et pour un programme de « renforcement patrimonial » des banques.

Ces mesures pourront être appliquées « à la demande d’un établissement bancaire respectant les conditions » pour une telle intervention.

Cette décision du nouveau gouvernement semble viser en particulier la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS), le maillon faible du système bancaire italien, dont la fragilité inquiète à travers l’Europe, même si M. Padoan n’a voulu mentionner aucune banque.

Quelques Précisions fort importantes, lisez bien :

Le gouvernement italien a demandé lundi au Parlement l’autorisation d’emprunter 20 milliards d’euros pour soutenir un secteur bancaire en grande difficulté.

La première étape pourrait être un renflouement dès cette semaine de la troisième banque du pays, Banca Monte dei Paschi di Siena.

La banque toscane a lancé lundi une augmentation de capital mais n’a que jusqu’à la fin de l’année pour lever cinq milliards d’euros. En l’absence de suffisamment d’intérêt dans le secteur privé, la seule solution serait un renflouement par l’Etat.

D’autres banques en difficulté pourraient bénéficier de fonds publics, ont déclaré des sources à Reuters.

Le gouvernement a besoin de l’accord du Parlement pour élever les niveaux de la dette publique avant de pouvoir venir en aide aux banques.

L’enveloppe pour laquelle le gouvernement sollicite l’autorisation des parlementaires servirait notamment à aider des banques à renforcer leurs fonds propres, a déclaré le ministre italien de l’Economie, Pier Carlo Padoan.

Monte dei Paschi a pourtant reçu lundi des bonnes nouvelles puisqu’un investisseur important du plan de renflouement privé de la banque, qui était mécontent des termes d’un crédit relais a dit que ses craintes étaient apaisées.

Cet investisseur, le fonds privé Atlante, chargé du renflouement du secteur bancaire italien, s’est engagé à racheter à Monte dei Paschi une partie de ses créances douteuses pour 1,5 milliard d’euros.

CRÉANCES DOUTEUSES

Parmi les autres banques auxquelles l’Etat pourrait venir en aide figurent Banca Carige et les banques non cotées Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, selon des sources.

Le secteur bancaire italien ploie sous 360 milliards d’euros de créances douteuses, soit le tiers du total de la zone euro.

A la différence de l’Espagne ou de l’Irlande, l’Italie n’était pas intervenue pour aider son secteur bancaire lors de la crise financière.

L’Union européenne a depuis adopté de nouvelles règles, dites de « bail-in », qui obligent une banque en difficulté à mettre d’abord à contribution ses actionnaires, détenteurs d’obligations et éventuellement déposants avant de pouvoir solliciter l’argent du contribuable.

Le sujet est sensible en Italie où beaucoup de particuliers détiennent des obligations de leur banque et risquent ainsi de perdre leur épargne en cas de faillite.

Un renflouement des banques pourrait ainsi peser sur la popularité du Parti démocrate au pouvoir et du nouveau président du Conseil, PaoloGentiloni, alors que pourraient se profiler des élections anticipées.

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Donc, Un éventuel échec de la recapitalisation via le marché – et ça en prend la route – ouvrirait la voie à un Bail in, un sauvetage public.  (Mais cette fois via la fameuse Directive BRRD voulue par l’Allemagne, qui fait pression en ce sens)

L’Etat injecterait des fonds selon une procédure baptisée « recapitalisation préventive ».

Celle-ci impose auparavant une mise à contribution des actionnaires et détenteurs d’obligations subordonnées — via une conversion cette fois forcée des obligations à un niveau beaucoup moins intéressant que celui proposé actuellement.   (clairement de la spoliation)

Si ce n’est pas suffisant, les déposants seront mis à contribution (ou « tondus » , de la spoliation pure), avant de pouvoir solliciter … l’argent du contribuable.

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Publié par le 20 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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