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Le krach obligataire a déjà commencé…

16 Déc

Ce qu’on prédit depuis assez longtemps à savoir un crash Obligataire inévitable,  a commencé  .  

Suffit de regarder les données et graphs que je diffuse régulièrement – La courbe des taux est en train de se retourner sur toute sa longueur et la tendance s’inverse, à croire que c’est la fin du marché haussier obligataire de 38 ans de mémoire .

Béchade (et Agora) prédit la même chose, et même Delamarche si je ne me trompe pas …. La bulle obligataire , ou bulle de la dette publique, est en peut être bien train d’exploser . (par un effondrement déflationniste et une faillite généralisée si les taux continuent de monter et que le crash obligataire s’amplifie) 

Mais les planificateurs centraux réagiront au moindre petit nuage et tenteront de gagner du temps en faisant la seule chose qu’il savent faire : Créer plus de dette par le créditisme ou en imprimant de l’argent . En (re) baissant les taux directeurs ou encore le QE quitte à devenir acheteur en dernier ressort, ce qui est dans un 1er temps déflationniste et crée « une trappe à liquidité », et logiquement, les achats obligataires par la Banque centrale soutiennent le marché … ou en creusant les déficits publics par de « la relance budgétaire » comme le prévoit Trump qui provoquerait justement un « retour de l’inflation » – ce qui est précisément ce qui fait monter les taux longs – avec les perspectives économiques qui s’amélioreraient, la « Trumpeuphorie » (on verra quand ça s’estompera et que la réalité refera surface ) .

Ce que l’Europe fait en gardant une politique monétaire accommodante, et qui permet de limiter les dégâts (cf le spread entre le Bund et les Treasuries)

Seulement, et c’est ce qu’on voit en ce moment, les planificateurs perdent de plus en plus le contrôle de leur « politique monétaire », d’où entre autres la tentative de supprimer le cash .. : le château de cartes de la dette pourrait bien être en train de voler en éclats ….  Z .

Le krach obligataire a déjà commencé…

Force est de constater qu’elle s’est faite attendre. Régulièrement annoncée en vain depuis environ trois ans (notamment par votre serviteur), elle commence enfin à se mettre en place depuis quelques semaines. Il s’agit bien entendu de la remontée des taux d’intérêt des obligations d’Etat.

Et pour cause : d’un plancher de 0,097 % atteint le 27 septembre 2016, le taux d’intérêt de l’OAT 10 ans a atteint 0,9 % le 15 décembre, avant de revenir à 0,8 % le lendemain. Parallèlement, alors qu’en septembre dernier, des taux d’intérêt négatifs prévalaient sur la dette publique française jusqu’aux échéances de 9 ans, ils s’arrêtent désormais à 5 ans. Ce qui reste néanmoins toujours complètement anormal. En effet, comment peut-on accepter de payer pour avoir le droit de prêter à un pays dont l’Etat est en faillite, dont la dette publique va bientôt atteindre 100 % du PIB et qui est toujours incapable de réaliser une croissance économique significativement et durablement supérieure à 1 % ?!

Certes, il y a pire. Ainsi, l’augmentation des taux d’intérêt des obligations d’Etat est encore plus flagrante dans les pays du Sud de l’Europe, et notamment en Italie, où le taux des obligations du Trésor à dix ans atteint 2 % depuis que la victoire du Non au référendum sur la constitution est devenue inévitable, pour revenir vers 1,8 % depuis quelques jours. A l’inverse, l’Allemagne continue de bénéficier d’un « flight to quality » et reste, pour le moment, protégée contre une forte tension des taux longs. Pour autant, nos voisins d’outre-Rhin n’ont pas de quoi pavoiser excessivement, puisque le taux à dix ans du Bund avoisine actuellement 0,4 %, contre un plancher de – 0,18 % le 8 juillet dernier et un taux qui était encore négatif le 6 octobre.

Bien entendu, grâce à la « morphine » déversée par la BCE (c’est-à-dire à sa « planche à billets » de 80 milliards d’euros par mois), ces augmentations restent relativement modérées. Les taux obligataires à 10 ans des pays de la zone euro sont d’ailleurs encore très loin de leur homologue américain, à savoir 2,6 % pour le Bond dix ans, consacrant un spread historique avec le taux dix ans allemand.

Cet écart s’explique principalement par le différentiel de politique monétaire entre les deux côtés de l’Atlantique. Et pour cause : alors que la BCE n’a d’autre choix que de maintenir une politique ultra-accommodante, la Fed doit réagir face à la bonne tenue de l’économie américaine : taux de chômage de plein-emploi, forte remontée des indicateurs de confiance des entreprises et des ménages, sans oublier une vague progressive de reflation. C’est pour toutes ces raisons que la Fed a augmenté son taux objectif des federal funds à 0,75 % lors du FOMC du 14 décembre.

A ce sujet, il faut d’ailleurs souligner que le taux optimal de la politique monétaire américaine (dit « taux Taylor », c’est-à-dire en fonction de la croissance économique et de l’inflation) est actuellement de 1,5 % outre-Atlantique. Cependant, compte tenu des incertitudes qui pèsent encore sur la politique de Donald Trump, mais aussi de la fragilité de la croissance américaine, la Fed ne pourra pas aller trop loin dans son processus de resserrement monétaire. Selon nous, le taux objectif des federal funds sera porté à 1 % dans trois mois, voire, 1,25 % d’ici l’été. Cela sera néanmoins suffisant pour « emmener » le taux dix ans américain vers les 3 %.

Dans ce cadre, si les taux obligataires des Etats de la zone euro sont encore loin de ce niveau, cet écart montre combien le potentiel de remontée des taux eurolandais reste élevé. C’est en cela qu’il est possible de dire que le krach obligataire ne fait que commencer…

Ce qui était anormal était justement la situation précédente dans laquelle les taux d’intérêt des obligations d’Etat étaient proches de zéro, voire négatifs. Ne l’oublions pas : les taux d’intérêt à long terme correspondent théoriquement aux taux d’intérêt à court terme auxquels on ajoute deux types de composants. Primo, le coût d’opportunité du prêt, c’est-à-dire du renoncement de ses liquidités à court terme, ce coût étant positivement corrélé à l’échéance du prêt : plus on prête longtemps, plus ce coût augmente.

Secundo, des primes de risque. Ces dernières sont notamment relatives aux perspectives d’inflation, de croissance, de déficit public et à la crédibilité des Etats. Aujourd’hui, grâce à la sortie progressive de la déflation et à l’augmentation des cours des matières premières et notamment du pétrole, la prime de risque liée à l’inflation redevient positive et justifie donc en partie la remontée des taux longs. Celle de l’activité économique est neutre, voire légèrement positive. Mais surtout, celle des déficits publics et de la piètre crédibilité à réduire la dette est nettement haussière. Dans ce cadre, le niveau théorique du taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’Etat français par exemple se situe autour des 2,5 %. De quoi confirmer que la récente remontée des taux longs est loin d’être terminée.

Parallèlement, cette remontée des taux obligataires va mécaniquement accroître les déficits publics et grever le peu de croissance économique qui est dernièrement apparue dans la zone euro. L’augmentation des déficits et de la dette va donc alimenter la hausse des taux longs, engendrant un cercle vicieux particulièrement dommageable pour l’activité économique.

Dès lors, ce ralentissement économique jouera également sur les marchés boursiers, qui apparaissent d’ores et déjà surévalués. Et ce notamment au regard d’une croissance mondiale certes améliorée mais que sera d’environ 3,2 % en 2017, soit encore 0,3 point en-deçà de sa moyenne de long terme.

Il faut donc se préparer à des mouvements de fortes corrections baissières et de volatilité élevée des indices boursiers. En Europe et notamment sur le Cac 40, ces mouvements seront de plus amplifiés par les nombreuses échéances électorales à venir (Pays-Bas en mars, mai en France, octobre en Allemagne), mais aussi par les risques politiques et bancaires en Italie et en Grèce. Au total, nous anticipons une baisse de 10 à 15 % des grands indices boursiers à l’horizon du printemps 2017. Rien d’insurmontable, mais mieux prévenir que guérir…

 

Le spread Bund – UST  le plus large Depuis la chute du mur de Berlin, du à la différence de politique monétaire en Europe et aux US (« spread » = écart de taux) :

Afficher l'image d'origine

Et il n’y a pas que les obligations à 10 ans qui sont assis à des niveaux historiques. L’écart de taux à 5 ans est à un niveau record depuis 1997.

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 Au passage – La corrélation au cours de la dernière décennie entre le spread des taux des obligations du gouvernement américain-allemand et le S & P 500 a été de 89%.

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Si nous remplaçons le S & P 500 avec le ratio P / E (price/Earning) à la place du S & P 500 – la corrélation reste de 81%.

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5 Commentaires

Publié par le 16 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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5 réponses à “Le krach obligataire a déjà commencé…

  1. roc

    17 décembre 2016 at 8:17

    profitez en pour emprunter a taux bas et fixe dans quelque temps quand ils serons a 10% vous n’aurez même plus les moyens de payer les intérêts !

     
  2. Eric

    17 décembre 2016 at 11:52

    C’est pas beau de retirer le papier d’algarath tout en lui pompant ses graphs !!!!

     
    • Z

      18 décembre 2016 at 3:40

      Les graphs sont de Zero Hedge

       
  3. Z COMME ZOZO

    17 décembre 2016 at 11:19

    l’escroc c’est VOUS !!!!!!!!!!!!!!!! voleur de graphes et d’infos……!!!…………diffamateur d’algarath !!!!!!!!!

     
  4. lelievremilou

    17 décembre 2016 at 11:37

    regardez cette analyse de Tony Caldaro

    https://caldaro.wordpress.com/2016/12/17/weekend-update-583/

    Fascinant ! Mais comment ça c’est passé entre 1911, et, 1946 (1913, 1929 ??) Il n’en parle pas. Mais c’est sûr ce serait intéressant de savoir ce qui s’est passé sur les TBONDS 10 ans, pendant cette période.

     

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