RSS

Les banques vont se servir dans la poche des clients

13 Déc
banques

Un débat sur BFM dévoile au grand jour que la suppression de l’argent liquide est voulue. Elle n’est pas faite pour lutter contre le terrorisme. Et elle n’est pas non plus dans votre intérêt.

C’est désormais affiché : pour prolonger la manipulation des taux d’intérêt à la baisse, il faut supprimer le cash. La survie du système monétaire et financier est à ce prix et exige la suppression de la rémunération de l’épargne.

Des révélations sur les banques bien intéressantes

Cher lecteur, mon dévouement pour vous est tel que, tous les matins, j’inflige à ma famille de se réveiller avec BFM de 6h15 à 7h30. Mercredi matin, à 7h20, comme tous les matins, l’animateur Stéphane Soumier faisait débattre Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel d’un sujet d’actualité.

Le plat du jour était les frais bancaires, en sérieuse augmentation. C’est un sujet que nous évoquons régulièrement. Pas de scoop là-dedans.

Au passage, rectification de ce que dit à un moment Nicolas Doze : une augmentation de zéro à quelque chose cela ne fait pas 100% mais l’infini car quelque chose divisé par zéro donne l’infini (x/0 -> ∞). Certains frais bancaires ont donc eu une augmentation infinie !

Deux minutes plus tard, le débat (en réalité plutôt deux monologues animés par le présentateur) prenait un tour très intéressant.

Vous trouverez l’enregistrement audio de cet échange ici.

Après avoir évoqué le métier de la banque et les difficultés que posent les taux bas, Nicolas Doze, qui parle en se mettant dans la peau d’un dirigeant de banque, indique (à 2 minutes et 9 secondes de cet enregistrement) :

« Ce que je ne trouve plus dans mon métier, je le prends dans les poches de mes clients […]

Et mon rêve, mon rêve serait de facturer les dépôts. Vous déposez 100 et je vous crédite de 98,50. Génial ! Le problème c’est qu’alors à ce moment-là les gens ne vont plus aller à la banque mettre leur argent.

Donc si on veut facturer les dépôts, avant, il faut discrètement supprimer l’argent liquide. Et ça va être compliqué. »

Là vous entendez quelques ricanements condescendants…

« Mais c’est ça le fil de l’histoire ! », proteste Nicolas Doze

À cet instant, Soumier se met à réfléchir tout haut…

« Pour ne pas aller à la banque, on met l’argent sous le matelas. Pour qu’il n’y ait plus d’argent sous le matelas, il ne faut plus qu’il y ait d’argent… »

Ce que je vous raconte depuis des années pénètre maintenant dans les studios d’une radio de grande écoute.

Oui, la suppression du cash est organisée

La suppression du cash est organisée, voulue et n’a rien à voir avec la traque de méchants terroristes ou de vilains trafiquants qui ne veulent payer aucun impôt.

Elle est indispensable pour tenter de sauver le « système », ce système selon lequel les banques créent de l’argent qui ne leur coûte rien (ce qu’explique Jean-Marc Daniel dans la suite).

Cet argent finance la Parasitocratie (politiciens soutenant l’accumulation de déficits mais ne levant pas par lâcheté les impôts correspondants, grosses entreprises parapubliques, multinationales ayant une bonne note de crédit, industries subventionnées par nos impôts…). Ce système qui punit notre épargne et alourdit nos impôts.

Pour tenter de vous opposer à ce complot à ciel ouvert, c’est simple, signez la pétition.

Cette ponction des dépôts et ce vol légalisé deviendront indispensables au fur et à mesure que les taux bas s’éternisent.

Une dette insoutenable ? Pas de problème  : il y a des épargnants !

La Banque centrale européenne va communiquer sur sa politique monétaire.

La diminution des rachats obligataires au rythme de 80 milliards d’euros par mois ferait monter les taux d’intérêt à long terme (ce qui s’est prduit, ndlr) des dettes émises par les pays de la Zone euro. Les finances publiques de ces pays ne peuvent les supporter.

Prolonger le système implique de continuer à forcer les taux à la baisse… ce qui asphyxie les banques, rend indispensable l’instauration de taux négatifs sur les dépôts, et nécessite la disparition du cash

Que va faire la Banque centrale européenne ?

« Higher political uncertainty may lead to more domestically focused, growth-hindering policy agendas[…] This, in turn, could delay much needed fiscal and structural reforms and could in a worst-case scenario reignite pressures on more vulnerable sovereigns […] concerns about debt sustainability might re-emerge despite relatively benign financial market conditions »

En substance : les doutes sur la soutenabilité de la dette vont recommencer à émerger.

Pour rendre une dette « soutenable » selon nos chères autorités monétaires, il faut tout simplement que les intérêts de cette dette soient nuls…

À ce moment pas de problème, la dette peut tendre vers l’infini car 0% d’intérêt sur l’infini… Ah tiens, non, en mathématiques 0 x ∞ est une forme indéterminée. On ne sait pas ce que ça donne. Et dans notre cas, je dirai que ça donne une crise financière et monétaire comme on n’en a jamais vu.

Source

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 13 décembre 2016 dans économie, général, International

 

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :