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La Monte Paschi s’effondre apres le rejet par la BCE de la demande d’un délais

09 Déc

La presse allemande en colère réagit à la l’extension du QE de Draghi, le tabloïd Allemand Bild se demande « quand est ce que la bombe monétaire de Draghi va exploser ? » avec une image du visage de l’Italien sur une bombe avec une mèche allumée. 

Après avoir grimpé ridiculement (depuis le bas de mardi) suite à à son plongeon après le «non» au référendum Italien, la banque italienne malade Monte dei Paschi di Siena a vu ses actions et obligations éviscérées dans le trading d’aujourd’hui alors que les aubes de la réalité sont sur le point de rattraper l’Italie, où la situation est sur le point d’échapper à tout controle  . Le rejet par la BCE de la demande de Paschi pour avoir un délais a déclenché une vente en gros à travers le système bancaire italien.

Les actions BMPS sont maintenant en baisse pour la semaine – après avoir monté de plus de 15% après le vote en Italie …

BMPS en rouge 

Et les obligations  BMPS se sont effondrées, ce qui prouve encore une fois que ce marché est complètement paumé … après avoir rebondi sur l’annonce consensuelle de Draghi d’un ralentissement/ extension du QE.

Peut-être que l’omniptence de Draghi est discutable après tout ?

Zero Hedge

Hier, Mario Draghi avait annoncé d’importantes modifications du plan de « Quantitative easing »

Le Président de la BCE n’a pas déçu les investisseurs jeudi, en sachant annoncer une réduction des montants de rachats d’actifs à partir d’avril prochain tout en prolongeant le plan de « quantitative easing » jusqu’en décembre 2017. Les marchés, d’abord indécis, se sont ensuite enthousiasmés.

Le discours de Mario Draghi, Président de la BCE, était très attendu par les investisseurs ce jeudi 8 décembre à partir de 14h30. L’événement concentrait de nombreux espoirs depuis le début de la semaine suite aux résultats du référendum italien.

Les investisseurs attendaient globalement de cette réunion la confirmation ferme d’une prolongation de l’actuel plan de « quantitative easing » européen pour des montants inchangés de 80 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2017.

La victoire du « non » au référendum italien avait en effet permis aux investisseurs de se persuader que la BCE s’afficherait très accommodante jeudi pour canaliser les risques relatifs aux difficultés du secteur bancaire italien, au lieu d’annoncer un éventuel « tapering » (réduction progressive des montants mensuels de rachats d’actifs) que les précédentes déclarations de Mario Draghi avaient pu laisser envisager.

Principales annonces du jour

La BCE a annoncé d’importantes modifications dans son plan de rachats d’actifs jeudi.

« Nous allons poursuivre nos achats au rythme mensuel actuel de 80 milliards d’euros jusqu’en mars 2017. A partir d’avril 2017, le montant de ces rachats sera ramené à 60 milliards d’euros par mois jusqu’à la fin du mois de décembre 2017, ou jusqu’à ce que le Conseil des Gouverneurs observe un retour de l’inflation vers son objectif » a détaillé le Président de la BCE lors de son discours à partir de 14h30.

Mario Draghi a immédiatement ajouté que si les conditions financières venaient néanmoins à se détériorer à l’avenir, le Conseil des Gouverneurs se réservait la possibilité d’augmenter de nouveau les rachats d’actifs en montants et en durée.

« Pour assurer la mise en œuvre des rachats d’actifs, le Conseil des Gouverneurs a décidé d’ajuster les paramètres [du plan de quantitative easing] à partir de janvier 2017 » a poursuivi le Président de la BCE.

Ce dernier a annoncé que la BCE s’offrirait à l’avenir la possibilité d’acheter des obligations d’Etat dont la maturité serait inférieure à 2 ans, et la possibilité d’acheter des obligations dont le taux de rendement serait inférieur au taux de dépôt de la BCE, à savoir -0,40%. Le Président de la BCE a néanmoins insisté sur le fait que cette seconde mesure restait optionnelle et ne serait déclenchée que « si nécessaire ».

Un discours toujours accommodant

Le Président de la BCE a souligné au cours de son discours sa volonté de conserver une politique monétaire très accommodante pour un temps prolongé.

« Nous voulons préserver une politique monétaire très accommodante pour atteindre notre objectif d’inflation inférieur à mais proche de 2% à moyen terme (…). Les conditions de financement resteront très favorables » en zone euro, a notamment déclaré Mario Draghi.

« La présence de la banque centrale sur les marchés a vocation à être longue » a-t-il également évoqué lors de la séance de questions-réponses.

Comme lors de ses précédentes déclarations, le Président de la BCE a également terminé son discours en appelant les Etats européens à adopter des « politiques budgétaires plus propices à la croissance » en zone euro.

« Des réformes structurelles sont nécessaires dans tous les pays de la zone euro » pour soutenir la croissance, a notamment souligné Mario Draghi.

Réaction des marchés

Les marchés ont réagi à ces annonces avant même la conférence de presse de Mario Draghi, la BCE ayant annoncé les nouvelles modalités du plan de quantitative easing dès 13h45 dans un communiqué.

Après un bref mouvement de vente à 13h45, les indices boursiers européens sont repartis en hausse par la suite. En France, le CAC40 gagnait 1% à 15h.

Sur le marché des changes, l’euro plutôt en hausse face au dollar avant la réunion de la BCE s’est nettement déprécié suite à la publication du communiqué, la monnaie unique perdant 0,8% face au dollar 1.0664 USD pour 1 EUR à 15h.

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations d’Etats européens ont légèrement monté suite à la publication du communiqué, mais dans des proportions très mesurées. À 15h, le Bund allemand à 10 ans gagnait 5 points de base à 0,40%. Le 10 ans italien gagnait pour sa part 10 points de base en revenant à 2,00%, un niveau proche de celui déjà atteint au cours des dernières semaines.

Commentaires des annonces

Pour Valentin Bissat, économiste et stratégiste senior de Mirabaud AM, « Malgré la réduction du montant d’achats mensuels, la BCE poursuit une politique monétaire très expansive en raison de la faiblesse de l’inflation jusqu’en 2019, attendue à 1,7% ».

« L’option de ré-augmenter les montants d’achats ou de prolonger le programme indique le niveau élevé d’incertitudes quant aux effets des élections à venir sur la croissance économique de la zone euro » ajoute-t-il.

Pour Tim Graf, Directeur de la stratégie Macro de State Street Global Markets EMEA, « Il est probable que l’euro renoue avec ses plus bas niveaux récents » à court ou moyen terme du fait de l’annonce de la prolongation du « quantitative easing ».

Patrice Gautry, Chef économiste de l’Union Bancaire privée, retient surtout l’idée que « Les gouverneurs de la BCE sont prêts à augmenter les montants et la durée si nécessaire. Toutes les options restent donc ouvertes » pour 2017.

Selon lui « Les politiques monétaires et budgétaires de la zone euro resteront clairement un soutien pour la croissance l’année prochaine ».

*Par ailleurs Lié à l’actu, voici la Dédollarisation du commerce Mondial en une image  :

dedollarisation-commerce-mondial

Dédollarisation du commerce Mondial en une image – Cliquez pour agrandir

Comme je l’ai rapporté – dans les derniers développement concernant la Dédollarisation – en plus de la Chine et L’iran,  Erdogan a appellé Poutine à renoncer au dollar dans les échanges

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Publié par le 9 décembre 2016 dans économie, général, International

 

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