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Dans une nouvelle étude, un scientifique contredit Einstein, et affirme que la vitesse de la lumière n’a pas toujours été constante

09 Déc
Un scientifique contredit Einstein et affirme que la vitesse de la lumière n'a pas toujours été constante
Selon Einstein, rien n’est plus rapide que la lumière. C’est notamment à partir de ce constat, de cette constante, qu’Einstein a pu, en 1905, mettre au point la formule mathématique la plus célèbre que l’on connaisse : E=MC²

Selon la théorie d’un cosmologue, la vitesse de la lumière n’a pas toujours été constante, comme Albert Einstein l’affirme. Juste après le Big Bang, celle-ci aurait été bien plus rapide. Une théorie qui explique ce que les scientifiques appellent le « problème de l’horizon », mais qui va jusqu’à remettre en cause la fameuse formule E=MC².

L’illustre Albert Einstein nous l’a bien appris : l’Univers qui nous entoure est régi par certaines lois, les lois de la physique. L’une des plus connues est que la lumière se déplace à la vitesse de 299 792,458 kilomètres par seconde, comme elle a été mesurée à la Conférence générale des poids et mesures, en 1983. Selon Einstein, rien n’est plus rapide que la lumière. C’est notamment à partir de ce constat, de cette constante, qu’Einstein a pu, en 1905, mettre au point la formule mathématique la plus célèbre que l’on connaisse : E=MC², c’est-à-dire que l’énergie (E) déployée par un objet (en joules) est égale à la masse de l’objet (en kilos) multipliée par la vitesse de la lumière (en mètres par seconde) au carré. Celle-ci a été vérifiée et confirmée par la communauté scientifique.

Mais tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur le fait que la vitesse de la lumière soit et ait toujours été constante. C’est le cas du cosmologue João Magueijo de l’Imperial College London, dont l’étude publiée le 28 novembre dans la revue scientifique Physical Review remet en question cette constance, rapporte le site Quartz.

Vitesse décroissante

Il ne s’agit pas simplement là d’un physicien voulant se faire connaître en s’opposant au plus célèbre et respecté d’entre eux, Albert Einstein. Il faut dire que certaines zones d’ombres subsistent. En effet, certains phénomènes observés par les scientifiques entrent en opposition avec quelques-unes de nos lois physiques. En l’occurrence, la vitesse de la lumière. Il apparaît que l’Univers est homogène et isotrope, c’est-à-dire (un peu faussement) symétrique dans ses dimensions. Certaines régions sont si éloignées les unes des autres que les astronomes se demandent bien comment elles ont pu un jour se concentrer au même endroit, lors du Big Bang, la vitesse de la lumière n’étant pas assez rapide pour avoir envoyé ces étoiles et autres éléments cosmiques aussi loin les uns des autres en « si peu » de temps. C’est ce qu’on appelle le <a data-cke-saved-href= »https://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_de_l »href= »https://fr.wikipedia.org/wiki/Probl%C3%A8me_de_l » horizon »= » »>problème de l’horizon. C’est là qu’entre en jeu João Magueijo, dont la théorie qu’il défend depuis 1998 est que la lumière s’est déplacée à une vitesse bien supérieure au cours des premières secondes qui ont suivi le Big Bang, une période appelée inflation cosmique.

Selon le cosmologue, qui n’est pas le seul à émettre des doutes sur la constance de la vitesse de la lumière, cette dernière était beaucoup plus élevée dans l’univers primitif, permettant aux bords éloignés d’être connectés à mesure que l’Univers s’élargissait, explique Sciences et Avenir. La vitesse de la lumière aurait ensuite chuté au fur et à mesure que l’Univers perdait en intensité pour finalement atteindre celle qu’on mesure aujourd’hui. Et cette théorie pourra bientôt être testée en analysant les cartes du fond diffus cosmologique, c’est-à-dire la représentation que l’on se fait de l’expansion de l’Univers à son tout début (380 000 ans après le Big Bang), lorsque la première lumière est apparue. Le satellite Planck avait permis de réaliser la première carte de ce genre, en 2013. À l’aide de calculs dont vous expliquer la complexité serait inintéressant et trop exhaustif, Magueijo va déterminer la valeur d’un indice, appelé indice spectral. Si le résultat obtenu selon sa théorie n’est pas le même que celui calculé par les satellites selon le principe de constante de la vitesse de la lumière, cela voudra dire que sa théorie est fausse et que le problème de l’horizon demeure insolvable. Quoi que soit le dénouement de l’affaire, Magueijo préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. « Si elle est vraie, cela signifierait que les lois de la nature n’ont pas toujours été les mêmes qu’aujourd’hui […] Et si elle est fausse, ce serait super : je n’aurai plus à penser à toutes ces théories », plaisant-t-il dans les colonnes de New Scientist.

Affaire à suivre.

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Publié par le 9 décembre 2016 dans général, Insolite, International, Sciences

 

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