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Élections et référendum de ce 4 décembre en Autriche et en Italie : un autre coup porté contre la domination des élites libérales et mondialistes

04 Déc

Ce dimanche 4 décembre, deux événements d’importance cardinale auront lieu en Europe. Les observer peut révéler comment fonctionne l’effet Trump, cette fois en Europe occidentale. En Europe de l’Est, il s’est déjà fait connaître à travers les résultats des élections en Bulgarie et en Moldavie, où les candidats du parti des mondialistes, c’est-à-dire les factions locales du Marais planétaire auxquelles Donald Trump a déclaré la guerre, ont lamentablement échoué face au candidat pro-russe.

Cette fois, les élections présidentielles auront lieu en Autriche, où le Marais est représenté par Alexander Van der Bellen, le chef du Parti Vert autrichien et candidat de Soros, qui est soutenu par Conchita Wurst. Du côté de Poutine-Trump on trouve le conservateur Norbert Hofer, nommé par le Parti de la Liberté Autrichien – FPÖ. Hofer a déjà battu van der Bellen de 15% au premier tour, en mai cette année, ce qui a conduit les globalistes à paniquer au point de simplement bourrer les urnes au second tour en faveur du mondialiste vert, Van der Bellen. Cependant, sur appel du chef de la FPÖ, Heinz-Christian Strache, la magistrature autrichienne a pris le parti de la vérité malgré la pression du Marais. Ainsi, de nouvelles élections ont été décidées pour le 4 décembre.

Ces élections se tiennent à un moment où les mondialistes ont subi un coup énorme suite à la victoire de Trump et sont à la peine pour fomenter de nouvelles machinations.

Si l’on suit la volonté du peuple autrichien lui-même, alors Hofer a toutes les chances de gagner. Si tel est le cas, nous nous dirigerons, dans une large mesure, vers la fin de l’UE. Après tout, le conservateur Hofer représente les eurosceptiques qui demandent que l’Autriche regagne sa pleine souveraineté et appellent à la dissolution de la bureaucratie atlantiste de Bruxelles. Ainsi, le drainage du Maraiseuropéen est en cours. Le fait même que le chef du parti autrichien de la liberté soit un adversaire du mariage homosexuel, des gay-pride, et aussi un ami sincère de la Russie est un autre facteur important. Si Hofer gagne, l’Autriche a la chance de redevenir grande.

Le 4 décembre n’est pas moins une date importante pour l’Italie. Ce même jour, un référendum sera tenu sur les réformes proposées par le gouvernement libéral de Renzi. Renzi, bien sûr, n’est pas aussi globaliste que Van der Bellen, mais les réformes constitutionnelles qu’il a proposées visent à maintenir à tout prix l’Italie dans l’Union européenne, même au moyen de mesures économiques qui porteront atteinte au bien-être des Italiens. De plus, Renzi propose de limiter les pouvoirs du Sénat et de renforcer sa propre autorité. Renzi a tout parié sur le référendum. Si l’Italie dit non, cela entraînera la démission du cabinet de Renzi et, très probablement, l’effondrement de l’UE dans sa partie continentale.

Il est très important que l’étoile montante de la politique italienne, le leader du parti conservateur de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, ait pris une position ferme en exhortant les Italiens à voter non. Si Renzi a exhorté tout le monde à voter oui, Salvini est pour le non. Et Salvini, comme Hofer, est un eurosceptique, un partisan de la sortie de l’Italie de l’UE, un ami de la Russie, et aussi un adversaire de l’homosexualité légalement sanctionnée. Comme Hofer, il est ami de Trump et de Poutine. Si l’Italie dit oui à Renzi, alors l’agonie de l’UE et de la pauvre Italie sera retardée pendant un certain temps, ce qui sera une victoire pour le Marais. Si le non gagne, alors Salvini et la Ligue du Nord gagnent, et l’Italie aura la chance de devenir souveraine et grande à nouveau.

Par conséquent, dimanche prochain est une journée unique, un baromètre de ces changements qui saisissent rapidement le monde. Depuis la victoire de Trump, la bataille entre le Marais libéral mondial et les partisans de la restauration de la souveraineté a été au centre de l’attention.

Pour l’Europe, il y a maintenant deux phares dirigeant vers la victoire sur le Marais, Trump en Amérique et Poutine en Russie. L’Ouest et l’Est travaillent maintenant selon le même plan. Il ne reste plus qu’à porter le coup final aux atlantistes de Bruxelles et aux maniaques libéraux européens. Les résultats du 4 décembre pourraient être un autre jalon similaire à celui du Brexit, à la victoire de Trump et à la défaite des atlantistes en Bulgarie et en Moldavie.

Nous ne pouvons pas prédire l’issue du 4 décembre. De plus, la géopolitique n’est pas un jeu où le gagnant prend tout. Mais nous sommes en accord avec Hofer et Salvini. Nous souhaitons sincèrement que les Autrichiens et les Italiens gagnent et nous espérons l’effondrement définitif du marais européen. Après tout, ce serait aussi notre victoire.

Alexandre Douguine
Katehon

Au passage, voici Douguine sur Trump, toujours fort intéressant d’avoir l’opinion du stratège Russe conseiller spécial de Poutine 

Présidentielle en Autriche : l’Europe s’inquiète d’un effet domino (Norbert Hofer l’avais senti : «L’effet domino» aura lieu, si l’UE n’apprend rien du vote des Britanniques» avait il déclaré cet été)

Deux candidats anti-système, Norbert Hofer et Alexander Van der Bellen, s’affrontent ce 4 décembre 2016 en Autriche, après l’invalidation du scrutin le 1er juillet 2016. Après le Brexit et l’élection de Donald Trump, la vague du «populisme» grossit.

Ce dimanche 4 décembre, les Autrichiens rejouent l’élection du 22 mai 2016. Pour Norbert Hofer, candidat du Parti de la liberté (FPÖ), souverainiste et anti-immigration, c’est l’occasion de prendre sa revanche sur son concurrent Alexander Van der Bellen, écologiste indépendant, élu malgré tout avec l’appui du parti Les verts.

Car compte tenu des irrégularités constatées lors du scrutin, notamment le système controversé de vote par correspondance, et un écart de voix trop faible [un peu plus de 30 000 voix], la Cour constitutionnelle a annulé le résultat de cette élection le 1er juillet et décidé d’organiser un nouveau vote. Et cette fois-ci, le candidat d’extrême droite, donné favori par les sondages, a le vent en poupe.

Une victoire le 4 décembre 2016 de Norbert Hofer, qui a axé sa campagne essentiellement sur la crise migratoire en Europe qui touche particulèrement l’Autriche, constituerait un nouveau coup de semonce pour l’establishment européen comme pour les partis établis.

Après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les partisans de l’intégration européenne s’inquiètent d’une nouvelle poussée de «populisme» et d’un effet domino : le même jour que l’élection autrichienne, l’Italie doit se prononcer par référendum sur la politique européenne et économique de Matteo Renzi, lequel pourrait bien se transformer en désaveu à l’égard du président du Conseil.

Le feu au lac européen ?

L’Europe entière a les yeux rivés sur l’Autriche, laquelle devient un peu le canari dans la mine, et sur la poussée du «populisme». D’autant que les positions de Norbert Hofer en matière de politique internationale, comme d’autres partis étiquetés à l’«extrême droite» ou «populistes» ne sont pas du goût de l’Union européenne. Le candidat du FPÖ a ainsi salué la victoire de Donald Trump et appelle à la levée des sanctions contre la Russie. «Nous sommes dans une impasse diplomatique, les sanctions sont sans effets, excepté le fait qu’elles portent atteinte à notre économie et à notre secteur agricole», a-t-il notamment déclaré lors de la campagne.

Aussi l’Autriche est-elle un peu le canari dans la mine pour les partis établis européens. L’Espagne affronte pour sa part ses troisièmes élections législatives en un an et, aux Pays bas, les élections législatives de mars 2017 pourraient bien consacrer une poussée du Parti pour la liberté, le PVV. Son chef, Geert Wilders, avait promis en juin 2016, qu’en cas de victoire, il organiserait un référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne. Et, puis, bien sûr, 2017 est une année électorale décisive pour les piliers de l’Union européenne que sont l’Allemagne et la France.

Si les partis souverainistes ou eurosceptiques devaient accéder au pouvoir, les référendums concernant l’avenir de la construction européenne pourraient se multiplier. C’est l’une des promesses de Marine Le Pen comme de Norbert Hofer, qui envisage un référendum sur la sortie de l’Autriche de l’Union européenne, un «Öxit» – «Österreich exit», en allemand, si l’Union européenne poursuit sur la voie de la centralisation.

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Publié par le 4 décembre 2016 dans général, International, Politique

 

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