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Au Venezuela, les commerçants se mettent à peser les billets

30 Nov

Surperformance massive des marchés boursiers Vénezuelien et Zimbabwéen Avec le bolivar en hyperinflation et le dollar zimbabwéen sur le point d’etre en hyperinflation alors que Mugabe imprime de l’ argent une fois de plus , ces «marchés» reflètent simplement  l’effondrement de la valeur de la monnaie locale.

Le Venezuela a été emporté dans une spirale de la mort, et la situation aura de fortes chances de s’aggraver avant de pouvoir s’améliorer.

A mesure que la devise de la nation d’Amérique du Sud continue de perdre de sa valeur, le peuple du Venezuela se trouve forcé de transporter des piles de billets pour se procurer des biens et services de la vie de tous les jours – un grand nombre de marchands pèse désormais littéralement les billets plutôt que de perdre du temps à les compter.

Voilà qui ne présage rien de bon.

Le Venezuela continue de répéter les erreurs des autres nations en faillite, et sa devise s’approche de jour en jour d’une hyperinflation totale, comme c’est arrivé au Zimbabwe et sous la République de Weimar en Allemagne.

Voici ce que nous en dit The Independent :

Au Venezuela, l’inflation devrait atteindre 720% cette année, et le plus gros billet émis par le pays ne vaut désormais plus que 5 cents sur le marché noir.

Certains commerçants ont commencé à peser les billets que leurs tendent leurs clients plutôt que de prendre le temps de les compter. Dans l’Etat d’Amérique du Sud, les portefeuilles de taille standard sont désormais inutilisables. Les gens se contentent de remplir leurs sacs à main ou à dos de billets, et certains analystes ont décrit la situation comme le parfait exemple d’une « inflation galopante ».

[…]

Humberto Gonzalez, qui tient une épicerie en ville, utilise la même balance pour peser les tranches de fromage qu’il vend et les piles de billets avec lesquelles le paient ses clients.

« C’est triste… et je suis persuadé que le fromage vaut bien plus. »

[…]

« La pesée de billets est un signe d’une inflation galopante. Mais les Vénézuéliens ne savent pas à quel point la situation a dégénéré, parce que le gouvernement refuse de publier quelque chiffre que ce soit. »

Depuis maintenant plusieurs années, le Président Maduro imprime sans cesse de l’argent dans l’espoir de faire face à la crise pétrolière et à l’effondrement de la valeur du bolivar. En conséquence, sa monnaie ne vaut plus rien.

Les planches à billets ne pourront pas sauver le pays de cette spirale de la mort, mais cela ne signifie pas que Maduro est prêt à abandonner son pouvoir. Comme il l’a déjà expliqué, les problèmes de son pays sont la conséquence de la guerre économique que lui mènent les Etats-Unis, qui cherchent à renverser son régime socialiste enrichi par le pétrole.

Bremmer Rodrigues, qui dirige une boulangerie dans la banlieue de Caracas, a expliqué que sa famille ne sait plus que faire de tous ces sacs de billets. « C’est une montagne de billets, qui grandit de jour en jour. »

[…]

La chute de la valeur de la devise nationale signifie désormais que retirer l’équivalent de 5 livres auprès d’un distributeur automatique produit plus de 100 billets. Certains distributeurs automatiques doivent être remplis toutes les trois heures, parce qu’ils ne peuvent pas contenir suffisamment d’espèces. Il n’y a souvent que quelques distributeurs opérationnels à Caracas, et les files de gens qui attendent de retirer de l’argent sont parfois interminables.

Le Venezuela devrait bientôt émettre de plus grosses coupures, mais il est impossible de savoir si cela pourra aider le pays à faire face à ses problèmes actuels.

Maduro a tenté de faire face à un effondrement et à éviter l’inévitable en dirigeant son pays avec une poigne de fer.

En conséquence, son peuple s’est trouvé forcé d’endurer de très longues files d’attentes pour obtenir des rations de nourriture, la vie de tous les jours s’est trouvée plus perturbée que jamais, et le crime et la pauvreté se sont propagés.

Les pénuries de nourriture et la hausse des prix des biens de la vie de tous les jours, de la viande et des autres produits alimentaires sur le marché noir en ont poussé beaucoup à chasser des animaux errants ou à prendre d’autres mesures désespérées. La malnutrition devient rampante, et la santé de la société dans son ensemble atteint des niveaux alarmants.

Comme l’a rapporté Shaun Bradley :

La vie au Venezuela consiste désormais en des magasins vides, une recrudescence des crimes violents, et une multiplication des pénuriesde toutes sortes. Les conditions politiques et économiques se détériorent depuis des années, mais les plus récents articles que nous pouvons lire sur le sujet sont bouleversants. Les bars n’ont plus de bière, les restaurants McDonald’s n’ont plus de pain, et les pannes de courant se font de plus en plus régulières. Un individu moyen passe 35 heures par mois à faire la queue pour acheter des produits rationnés. Même le papier toilette et le dentifrice font l’objet de régulations strictes.

Jason Marczak, directeur de l’Initiative sud-américaine pour la croissance économique, s’est prononcé sur la situation :

« Quand les gens ont faim, et que les enfants meurent à la naissance parce qu’on ne peut pas leur administrer les médicaments nécessaires… quand même le Tylenol n’est plus disponible… la population sombre dans l’angoisse. »

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Publié par le 30 novembre 2016 dans économie, général, International

 

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