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Superbe Simone Wapler : La crise de l’euro va se réveiller !

12 Déc

leadimg

Superbe papier de Simone Wapler : On enlèvera plus vos liens de vos articles ; promis  !  » L’éclatement de l’euro ne fait plus partie des fictions mais de leurs hypothèses de travail. Les bulles des marchés obligataires et actions ne sont qu’une seule et même bulle : une bulle de confiance. » rien à ajouter …, si : aller Simone !!! Et bravo à Bill et aux publications Agora , du superbe travail !

 Revue de presse 2013 Z@laresistance

L’Italie devient de jour en jour plus dangereuse ; l’Espagne ne s’en sort pas ; la Grèce voudra à nouveau qu’on efface son ardoise et la France s’enfonce dans la dette et la récession. L’Allemagne montre un certain Gereiztheit (agacement). Angela Merkel boucle son programme de coalition et va s’attaquer à nouveau aux questions de politique étrangère.

La montée des partis extrémistes ou populistes, largement anti-euro, est surveillée par les prêteurs étrangers qui subventionnent les déficits des pays de l’Europe du Sud.

L’éclatement de l’euro ne fait plus partie des fictions mais de leurs hypothèses de travail. Les bulles des marchés obligataires et actions ne sont qu’une seule et même bulle : une bulle de confiance.

Aujourd’hui, la majorité des gens et des décideurs politiques pensent que la rigueur budgétaire est malvenue compte tenu de la faible croissance, mais que les taux bas sont éternels. Ils oublient que ce sont les prêteurs qui décident.

Voilà pour notre volière de Cygnes Noirs ; gardons modestement à l’esprit que le danger ne viendra pas d’une “communication”, d’un événement programmé (élection, Livre Beige de la Fed, publication de statistiques), mais plutôt de l’imprévisible (émeute, accident de trading d’une grosse banque, krach immobilier dans un des pays où la bulle résiste).

Les stratégies et conseils que je vous donne chaque mois, chaque jour, dans ma Stratégie sont autant de petites pierres apportées à l’édifice de la protection de votre patrimoine. Prenez le temps de réfléchir aux solutions que je vous propose, considérez-les à la lumière de votre situation, mais ne restez pas sans rien faire. Agissez — un peu sera toujours mieux que rien.

Quelques dates et éléments à surveiller
Les partis europhobes sont une menace pour les budgets des Etats cigales. Chaque pays de l’Eurozone a désormais son parti (ou même ses partis) europhobe. En France, nous avons le Front national et le Front de gauche.

N’importe quel zinzin (investisseur institutionnel) hors Zone euro a lu leurs programmes de politique économique et a compris : plus un sou en obligations en euro si ces partis gagnent des voix, l’investissement en Europe du Sud sera trop dangereux.

L’Allemagne n’émet plus assez de dette en euro puisqu’elle n’a plus de déficit.

Premières dates clés qui pourraient marquer un tournant : les élections municipales des 23 et 30 mars en France. Tout gros score de l’un des deux fronts pourrait entraîner une hausse des rendements obligataires.

Deuxièmes dates clés : les élections européennes qui s’étaleront du jeudi 22 mai (pour les Britanniques) au dimanche 25 mai (pour les Français). Là encore le marché obligataire pourrait prendre peur si les partis europhobes progressent.

Deux dangereuses cigales : l’Italie et l’Espagne
L’Italie a besoin de lever 470 milliards d’euros en 2014 et l’Espagne 210 milliards d’euros. La dette publique espagnole devrait atteindre 96% du PIB à fin 2014 et la dette publique italienne 131% du PIB.

Le risque politique est plus important en Italie où la coalition d’Enrico Letta est instable.

Les banques toujours en crise de solvabilité, faute de croissance, BNP Paribas et le Crédit Agricole sont les deux banques françaises les plus vulnérables au risque italien via leurs filiales respectives BNL et Cariparma. Elles ont d’ailleurs déjà provisionné pour risque 878 millions d’euros (BNP) et 295 millions d’euros (Crédit Agricole).

La “revue de qualité des actifs” (AQR) commence et les manigances aussi. La banque italienne Monte Paschi se dépêche de lever 3 milliards d’euros. La Portugaise Banco Espirito Santo vient d’émettre pour 750 millions d’euros de dettes prévoyant une participation aux pertes si la banque n’est plus jugée solvable.

La France craint de devoir recapitaliser Dexia, la Deutsche Bank est jugée “horriblement sous-capitalisée” par les Américains… Beaucoup de questions agitent la finance : faut-il comptabiliser les pertes avérées comme l’admet l’approche comptable actuelle, ou bien les pertes attendues comme l’exige la norme comptable à venir ?

Nous nous en tiendrons au brutal effet de levier qui consiste à mettre en regard les fonds propres et les engagements des établissements bancaires.

Je vous propose de vous rendre sur cette page pour consulter les leviers et ratios de solvabilité des 28 premières banques “trop grosses pour faire faillite“.

Sur ce tableau, compilé par Jean-Pierre Chevallier, plus le levier est petit, mieux c’est. Inversement, plus il est gros, plus la banque est potentiellement dangereuse. L’inverse de l’effet de levier donne une mesure de la solvabilité. M. Chevallier exclut des actifs tangibles les goodwill, ces “survaleurs” mythiques qui ont autant de chance de se matérialiser que des dents dans un bec de poule vivant dans un élevage intensif.
[Que signifient ces risques pour la survie de l’euro ? Et pour votre épargne ou votre patrimoine ? Quels sont les scénarios de faillite de l’euro sur lesquels sont en train de travailler grandes banques et institutions ? Comment vous préparer à cette éventualité de plus en plus probable ? Toutes les réponses sont dans la Stratégie de ce mois-ci…]

– See more at: http://quotidienne-agora.fr/2013/12/11/crise-euro-simone-wapler/#sthash.OfosjwlB.dpuf

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Publié par le 12 décembre 2013 dans général

 

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