RSS

Résultat des élections présidentielles : Pffffffff !!!

Que rajouter d’autre, c’est simplement pathétique ….

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 avril 2017 dans général

 

Réformons l’élection présidentielle !

Source : Science étonnante

C’est une bonne journée pour parler d’un point important : la façon de désigner le Président de la République.

Réflexion intéressante, mais qui pose d’autres problèmes, à nous d’en débattre  🙂

Notre méthode de scrutin présidentiel est pleine de défauts, il est temps d’en changer ! … en s’aidant de la science, bien sûr !

 

Voir aussi cette vidéo : “Ceux qui choisissent le système électoral déterminent l’heureux gagnant” d’Arte :

Avant toute chose, n’hésitez pas à la partager massivement pour faire connaître ces réflexions, et aider à populariser la méthode du jugement majoritaire. N’hésitez pas aussi à la relayer par exemple sur Twitter en interpelant vos hommes politiques préférés.

En complément de cette vidéo que j’espère relativement simple à comprendre, je voudrai revenir sur les deux aspects un peu plus techniques : le théorème d’impossibilité d’Arrow, et la question des ex-aequo dans le jugement majoritaire.

(Edit du 22/10 : je vais en fait commencer par la question de la robustesse du jugement majoritaire aux manipulations stratégique, question que j’ai traitée trop rapidement et sur laquelle j’ai eu beaucoup de questions/commentaires)

Le vote stratégique dans le jugement majoritaire

Beaucoup de personnes m’ont demandé en quoi la méthode du jugement majoritaire (qui évalue les candidats sur une échelle de 7 mentions) n’est pas sensible au vote stratégique, de la même manière que la méthode des notations entre 0 et 20. Premièrement, elle n’est pas « totalement insensible » (comme je l’ai peut-être improprement suggéré), mais elle est beaucoup plus robuste. Voyons pourquoi :

La réponse courte qui ne satisfera que les matheux, c’est que le jugement majoritaire fonctionne par une médiane, et pas par une moyenne. Et on sait que la médiane est beaucoup plus robuste aux valeurs extrêmes.

La réponse détaillée est celle que je donne dans la vidéo, mais que je vais expliciter. Imaginez un candidat ayant obtenu les mentions suivantes :

  • Excellent : 9%
  • TB : 14%
  • B : 16%
  • AB : 15%
  • Passable : 18%
  • Insuffisant : 15%
  • A rejeter : 13%

Comme je le dis dans la vidéo, sa mention majoritaire sera « Assez Bien à 54% ».

capture-d_ecc81cran-2016-10-22-acc80-07-57-19

Imaginez que vous ayez voté « Bien », mais que ce candidat soit votre candidat préféré. Vous êtes donc tenté de faire du vote stratégique et de le mettre à « Très bien » voire « Excellent » pour le favoriser. Si vous faites ceci votre voix passera de Bien à Excellent, mais ça ne changera ABSOLUMENT pas le résultat « Assez Bien 54% ». Pour bien le voir, imaginons que tous les électeurs qui aient voté « Bien » aient voté « Excellent » à la place pour tricher, les mentions seraient alors :

  • Excellent : 25%
  • TB : 14%
  • B : 0%
  • AB : 15%
  • Passable : 18%
  • Insuffisant : 15%
  • A rejeter : 13%

Et le résultat de la mention majoritaire serait toujours « Assez Bien 54% ». Ca marche aussi dans l’autre sens, si tous ceux qui ont pensé et voté « Passable » décident d’exagérer en « A rejeter », on arrive à

  • Excellent : 25%
  • TB : 14%
  • B : 0%
  • AB : 15%
  • Passable : 0%
  • Insuffisant : 15%
  • A rejeter : 31%

Et le résultat est toujours « Assez Bien 54% ».

Évidemment, si TOUS les électeurs choisissent de ne voter que « Excellent » pour un candidat et « A rejeter » pour tous les autres, le système se casse la gueule. Mais vous noterez quand même que le système est insensible à des manipulations stratégiques même quand elles sont réalisées par un pourcentage important de l’opinion. Alors que j’ai montré dans ma vidéo que dans le système à 2 tours, quelques % de vote stratégique (dans mon cas François Nicolas Marine) peuvent décider de l’issue du scrutin.

Le théorème d’Arrow

La première fois que j’ai entendu parler du théorème d’Arrow, j’ai été surpris et choqué. Comment un théorème de mathématique peut-il nous affirmer l’impossibilité de tenir un mode de scrutin équitable ? Il s’agit d’une question organisationnelle, sociale : comment les maths peuvent-ils nous apporter une réponse aussi tranchée (et négative !). Pour bien comprendre, il faut se pencher sur la formulation exacte du théorème d’Arrow.

Le théorème d’Arrow s’intéresse au cas où les préférences des électeurs se manifestent sous la forme d’un classement des candidats (je reviendrai sur cette hypothèse plus tard). C’est-à-dire qu’on part du principe que chacun des électeurs sait classer tous les candidats par ordre de préférence. S’il y a 5 candidats que l’on dénote C1, C2, C3, C4 et C5, les classements des différents électeurs vont donc être un truc du genre

C2 > C3 > C1 > C5 > C4
C2 > C1 > C3 > C5 > C4
C1 > C2 > C3 > C4 > C5
C3 > C1 > C2 > C5 > C4
C2 > C1 > C3 > C4 > C5
C4 > C3 > C1 > C5 > C2
etc.

Il est facile de collecter cette préférence sur un bulletin de vote. La question que l’on se pose maintenant, c’est comment, à partir de ce classement réalisé par chacun des électeurs, peut-on établir un classement collectif, agrégé, qui soit le plus représentatif possible de cet ensemble de classements individuels. Par quel processus peut-on passer d’un ensemble de choix individuels, à un choix collectif « social ».

(Pour les matheux, on peut poser le problème de la manière suivante : si on a N électeurs et K candidats, le classement établi par chacun des électeurs est une permutation de l’ensemble [1;K]. On cherche une fonction qui à N permutations de [1;K] associe une permutation de [1;K]. On appelle cette fonction, une « fonction de choix social ».).

L’idée du théorème d’Arrow est qu’une telle manière d’agréger les classements individuels en un classement social collectif doit satisfaire certaines conditions naturelles. Une condition évidente est que s’il y a unanimité dans la population (tous les électeurs ont exactement le même classement), alors le classement agrégé doit être identique. Une autre condition assez évidente est que la fonction de choix social doit couvrir toutes les situations possibles (on voit par exemple dans la vidéo que la méthode de Condorcet — prendre celui qui gagne tous ses duels — peut ne pas pouvoir fonctionner dans certains cas).

La condition la moins évidente, mais qui est celle que l’on sait facilement violée, c’est ce qu’on appelle « l’indépendance des options non pertinentes ». C’est-à-dire que le classement relatif de deux candidats dans le choix social ne doit pas être modifié par des changements concernant les autres candidats dans les classements individuels. Si Jean est devant Jacques dans le choix social, cette ordre ne doit pas dépendre de où se trouve classé Paul dans les choix individuels. En particulier si l’on retire complètement Paul des classements individuels, ou que tout le monde le met premier, ou dernier, cela ne doit pas influencer l’ordre relatif de Jean et Jacques. Or on a vu qu’avec un scrutin « à tours », cette condition peut être violée, même avec seulement 3 candidats et 2 tours.

Ce que démontre le théorème d’Arrow, c’est qu’il n’existe aucune fonction de choix social qui respecte ces conditions. Ou plutôt si, il n’en existe qu’une seule : celle qui consiste à choisir dès le départ UN des électeurs, et à décider que le classement du choix social sera égal au classement de cet électeur en particulier, indépendamment de ce que décident tous les autres; pour des raisons évidentes on va appeler cet électeur « le dictateur ».

Et donc si on ajoute comme condition supplémentaire que le système de vote ne soit pas « dictatorial », aucune fonction de choix social respectant les conditions n’existe. Voilà le théorème d’impossibilité d’Arrow.

Classement versus jugement

On l’a vu, il est possible d’échapper au théorème d’Arrow en modifiant la manière dont les électeurs expriment leurs préférences. Dans les conditions du théorème d’Arrow, les électeurs classent les candidats. Mais on peut très bien leur demander de les noter ou les juger, plutôt que de les classer. En théorie, une méthode de choix parfaite serait de connaître pour chaque électeur le niveau de satisfaction que lui apporterait chacun des candidats, ce que les économistes appellent « l’utilité » associée à ce choix. On pourrait alors choisir le vainqueur qui maximise l’utilité totale de la société.

Cette méthode souffre de plusieurs problèmes. Comme je le dis dans la vidéo, cette méthode de vote suppose que chaque électeur révèle de manière sincère l’utilité que lui apporterait chacun des candidats; mais en pratique, il est possible de manipuler le résultat en exagérant son vote. Et puis autre problème relevé par Arrow, même si les gens étaient tous sincères, il est extrêmement difficile de correctement quantifier ses propres niveaux d’utilité. Ce qu’argumente Arrow, c’est que la seule chose que les électeurs puissent faire de manière assez fiable et robuste, c’est de comparer des options deux à deux : est-ce que je préfère Jean à Jacques ? Et Jacques à Marie ? etc. Et donc au final d’établir un classement entre les candidats.

En somme, Arrow nous dit que d’un côté, classer les candidats est la seule chose que l’on sache faire de manière fiable, d’un autre il n’existe aucun système raisonnable permettant de passer d’un ensemble de classements individuels à un classement agrégé « social ».

Le cas des ex-aequo pour le jugement majoritaire

On ne va pas se raconter de blagues : à première vue le système de vote du jugement majoritaire peut être déstabilisant, et paraître « compliqué ». Je dois avouer que j’ai eu cette impression la première fois, mais j’espère sincèrement l’avoir expliqué de la manière la plus simple possible dans la vidéo, et qu’il semblera limpide à tous (si ça n’est pas le cas, j’attends vos témoignages.)

Il reste toutefois un cas délicat que j’ai volontairement un peu escamoté sous le tapis dans la vidéo : celui des ex-aequos.

Imaginons que les deux meilleurs candidats aient obtenu exactement la même mention majoritaire, disons « Assez Bien ». Comment les départager ? Une manière simple consiste à simplement déclarer vainqueur celui dont le pourcentage cumulé des mentions supérieures ou égales (AB, B, TB et Excellent) est le plus élevé. C’est simple, mais les auteurs Rida Laraki et Michel Balinski proposent une autre manière de procéder.

On peut en effet nuancer les mentions : prenez un candidat, considérez le pourcentage des gens qui ont attribué une mention strictement meilleure (ici : B, TB et Excellent) et comparez le au pourcentage des gens qui ont attribué une mention strictement inférieure (ici : à rejeter, Insuffisant, Passable). Si le premier est plus élevé, vous nuancez la mention en « + », si le second est plus élevé, vous nuancez la mention en « -« . Et bien évidemment pour une mention identique, le « + » bat le « -« .

En cas de nouvelle égalité, pour une égalité de mention « + » on regarde le % des gens ayant attribué une mention strictement supérieure. Celui avec le plus gros pourcentage gagne. Pour une égalité de mention « -« , on regarde le % des gens ayant attribué une mention strictement inférieure, dans ce cas celui avec le pourcentage le plus faible gagne.

Ce raffinement des mentions permet de traiter les cas d’égalité, et d’après les auteurs, il donne un résultat plus représentatif que de regarder simplement le pourcentage cumulé.

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Rida Laraki et Michel Balinski sur ces questions, qu’ils en soient remerciés ! Et j’avoue que je trouve cette méthode pour départager les ex-aequos un chouilla compliquée, même si on peut argumenter qu’elle est meilleure. Je me demande si le gain de « perfection » de cette méthode justifie de compliquer le système de vote, surtout que l’on parle déjà d’un changement démocratique majeur.

Les débats sont ouverts !

Pour finir, je vous donne ci-dessous quelques références de Michel Balinski et Rida Laraki, qui relatent notamment plusieurs de leurs expériences « de terrain » pour comparer le jugement majoritaire au scrutin traditionnel à 2 tours, notamment sur différentes élections présidentielles. Pour ma part, j’ai fait exprès de ne pas citer ces exemples, car je trouve que prendre un exemple réel pour faire la promotion d’un système de vote pourrait passer pour de la promotion du candidat que ce nouveau système de vote désignerait. Il me semble que la méthode du jugement majoritaire est intrinsèquement la meilleure, et cette opinion ne doit pas dépendre du résultat qu’aurait eu cette méthode sur les élections précédentes.

Pour aller plus loin : une vidéo de Rida Laraki

Source : Science étonnante, 21-10-2016

Suite des derniers rebondissements sur la campagne électorale et les médias, avec ici François Asselineau :

 
1 commentaire

Publié par le 23 avril 2017 dans général, Politique, société

 

Étiquettes : ,

Défiance envers les médias : pourquoi un tel discrédit ?

Un récent sondage Sofres/Kantar média publié par la Croix révèle que « la confiance dans l’information relayée par les différents médias est historiquement basse ». Avec 41 %, la télévision perd 9 points de confiance, la radio perd 3 points à 52 %. Ce sondage n’est que la confirmation d’une défiance de plus en plus grande des Français à l’égard de ceux que l’on appelle « les grands médias ».

 

Étiquettes : , , , , ,

Insolite Du Dimanche – Jean-Pierre Petit : « Nous sommes visités »

Que penser de la question OVNI ? Où en sont les recherches concernant ce type de dossiers controversés et débattus passionnément ? Rencontre avec Jean-Pierre Petit, astrophysicien.

Ancien directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), spécialiste en mécanique des fluides, physique des plasmas et magnétohydrodynamique (MHD), Jean-Pierre Petit est surtout connu pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique et ses recherches autour de la question OVNI. Dans cet épisode de BEYOND, il nous livre sans langue de bois son parcours et ses interrogations, non sans humour et rhétorique

 

Étiquettes : ,

Vie extraterrestre : tous les regards se tournent vers cette nouvelle Super-Terre

Illustration artistique : M. Weiss/CfA – ESO

Une équipe de chercheurs annonce la découverte d’une super-Terre orbitant autour d’une étoile peu lumineuse susceptible d’abriter la vie à seulement 40 années-lumière.

Nous vivons une époque merveilleuse, scientifiquement parlant. Alors que la physique théorique tâtonne depuis quelques années, l’astrophysique, elle, est en plein essor avec l’objectif ultime de détecter prochainement les premières traces de vie extraterrestre. Une découverte potentielle qui, avouons-le, pourrait changer drastiquement notre place dans l’Univers, et donc notre vision du monde.

Après l’annonce de la NASA il y a quelques jours concernant les panaches d’hydrogène soufflés depuis la surface d’Encelade, la lune de Saturne, tous les regards se tournent aujourd’hui bien plus loin, hors de notre quartier cosmique, mais toujours dans le voisinage, à environs 40 années-lumière de la Terre dans la constellation de la Baleine.

Ici vous retrouverez LHS 1140b, une Super-Terre d’un diamètre d’environ 1,4 fois celui de la Terre pour une masse sept fois supérieure qui orbite autour d’une naine rouge (une étoile plus petite et moins brillante que le Soleil) qui, contrairement à ces nombreuses consœurs (la plupart des étoiles dans l’Univers sont des naines rouges) propose des conditions d’observation quasi idéales.

LHS 1140b est en effet (et certes) dix fois plus proche de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil, mais elle reçoit moitié moins de lumière, et se trouve en plein milieu de sa zone dite « habitable ». En d’autres termes, elle est susceptible d’abriter de l’eau liquide à sa surface.

Illustration artistique : ESO/spaceengine.org

Son orbite est d’environ 25 jours, mais ce qui fait la différence, c’est la vitesse de rotation de son étoile hôte. La naine rouge, d’un âge estimé à environ 5 millions d’années, tourne plus lentement que d’ordinaire sur elle-même, et émet de facto moins de radiations à haute énergie que d’autres étoiles de faible masse similaires.

C’est généralement le problème rencontré avec les naines rouges, comme dans le système TRAPPIST-1, où une vie extraterrestre aussi bien complexe que microbienne est aujourd’hui quasi impossible compte tenu de la violence de l’étoile hôte. De plus, en raison de sa masse, LHS 1140b est sans doute composée de roches avec un noyau dense de fer. La grande taille de la planète signifie également qu’un océan de magma aurait pu exister il y a plusieurs millions d’années sur la planète. Cet océan de lave bouillonnante aurait alors pu alimenter l’atmosphère en vapeur qui, une fois l’étoile stabilisée, aurait pu permettre la présence d’eau liquide.

« C’est l’exoplanète la plus excitante que j’ai vu depuis dix ans », s’enthousiasme Jason Dittmann, du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics et principal auteur de cette étude publiée dans la revue Nature. « On ne pouvait pas espérer une meilleure exoplanète pour trouver des signes de vie« .

Enfin, et c’est sans doute le plus important, les astrophysiciens peuvent depuis la Terre observer la planète passer devant son étoile, permettant ainsi d’analyser les différences de luminosité à chaque passage devant son étoile et d’en déduire les éléments qui composent l’étoile et sa planète. Une prochaine campagne d’observation sera prochainement menée avec le télescope Hubble. Campagne qui devrait normalement confirmer ou non la présence d’une atmosphère autour de 1140b.

Source, via SP

 
1 commentaire

Publié par le 21 avril 2017 dans Espace, Exopolitique - Ufologie, général, Sciences

 

Étiquettes : , , , ,

Cet homme a inventé une ruche maison pour sauver les abeilles (et tout le monde peut le faire !)

ruche maison

Le miel fait maison en plus …

Les abeilles ont récemment fait les grands titres des médias en raison de leur population en déclin et de l’implication énorme sur les produits alimentaires.Des rapports ont affirmé que les ruches disparaissent maintenant à un rythme alarmant, en grande partie en raison des pesticides et des parasites, ainsi que des changements climatiques.

Comme les gens reconnaissent la gravité du problème, beaucoup font de leur mieux pour aider en créant leurs propres ruches, ce qui est une tâche étonnamment simple, mais très efficace, à mener à bien. Non seulement cela aidera les populations d’abeilles en déclin, mais cela signifie aussi que vous pouvez produire votre propre miel organique pour votre consommation personnelle.

ruche maison

Tout ce dont vous aurez besoin est un kit de ruche pré-fabriqué, du contreplaqué et quelques pots pour la ruche principale, ainsi que : un morceau de bois de 2″ x 12″ x 6′ (couper deux pièces à 22″ chacune pour les côtés ) ; un morceau de bois de 2″ x 12″ x 6′ (couper deux pièces à 18″ chacune pour l’avant et l’arrière) ; un morceau de bois de 1″ x 1″ x 6′ (couper deux pièces à 22″ chacune pour les côtés gauche et droit du cadre supérieur) ; un morceau de bois de 1″ x 1″ x 6′ (couper deux pièces à 18″ chacune pour les côtés avant et arrière du cadre) ; un morceau de contreplaqué épais coupé à 16″ x 20″ ; 12 gros bocaux pour le nid d’abeille ; une boîte de vis à bois ; et bien sûr, vos abeilles. (Dimensions en pouces)

ruche maison

Le contreplaqué servira de cadre pour le kit de ruche et peut donc être taché, mais vous choisissez. 12 trous devront ensuite être forés dans le morceau de contreplaqué de 16″ x 20″ qui devrait être assez grand pour visser les bocaux.

ruche maison

Après cela, le cadre supérieur peut être réalisé en vissant ensemble les quatre pièces de contreplaqué 18″ et 22″, qui peuvent également être colorées de n’importe quelle couleur.

ruche maison

Après cela, désinfectez chacun des 12 bocaux avant de les visser à l’envers dans les trous et avant d’ajouter des rondelles ou des cales à l’intérieur des pots pour supporter le poids du miel qui sera là plus tard. Une fois que les couvercles des pots ont été vissés, ils devraient parfaitement s’insérer dans les trous forés avec un écart inférieur à 1/16″ entre le pot et le trou de la ruche.

ruche maison

Après avoir placé des bandes d’amorces ou des rayons vides à l’intérieur des pots, vous pouvez maintenant ajouter vos abeilles. Elles seront immédiatement attirées par les bandes d’amorces et commenceront leur travail, faire du miel. Une fois que les pots sont pleins de miel, vous pouvez fermez les couvercles, afin que les abeilles continuent de travailler pendant que le miel est récolté.

ruche maison

Vous remarquerez que les bocaux se réchaufferont rapidement lorsque les couvercles sont au-dessus, car il n’y a pas de ventilation. Par conséquent, ils doivent être conservés à l’ombre.

ruche maison

Une fois que vous avez les fournitures de base, le reste devrait être facile, et vous aurez accès à un approvisionnement constant de miel délicieux, tout en sauvant une population en déclin.

Source : TruthTheory

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Comment appliquer des politiques antipopulaires d’austérité ? par l’OCDE

Résultat de recherche d'images pour "l’OCDE"

C’est effarant. ! Dans un document destiné aux gouvernants, Christian Morrisson, fonctionnaire de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) – voir encadré – prodigue, en 1996, ses recommandations (1).

PAR :  Eric Toussaint

(NB : Ce très intéressant article est très long, et je ne vous donne en extrait que le décryptage. Je vous conseille vivement de le lire en entier. Vous trouverez le lien source en bas de cette page )

Timing

“ On observe, avec un décalage de trois à six mois, un lien étroit entre l’annonce des mesures de stabilisation et les troubles, les grèves ou les manifestations. Ce décalage est intéressant car il prouve que, contrairement à l’hypothèse d’anticipations rationnelles, les réactions politiques ont lieu au moment de l’application des mesures plutôt qu’à leur annonce. ” (ibidem, p. 10)

Hassan II, un exemple à suivre

“ Toutefois, il existe des cas de réussite où un gouvernement parvient à éviter ce risque, comme au Maroc en 1983-1985. Deux éléments expliquent ce succès politique : la prudence (hausses de prix modulée et étalée) et une bonne stratégie de communication (par exemple : le roi a proclamé que l’on devait protéger les pauvres contre l’ajustement sur le thème “ oui à l’austérité, non à la paupérisation ”). ” (ibidem, p. 15)

Le plus facile à imposer

“ Une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles. ” (ibidem, p. 16)

“ Les coupures dans les budgets d’investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu’elles sont très sévères : moins 40% au Maroc en trois ans, moins 40% en Côte d’Ivoire en deux ans, moins 66% au Venezuela de 1982 à 1985 et moins 60% aux Philippines en deux ans. ” (ibidem, p. 17)

Erreurs à éviter

“ Un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c’est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement. ” (ibidem, p. 17)

Un pouvoir qui exerce un monopole sur l’exécutif, le législatif et le mouvement syndical : c’est mieux

“ En cas d’épreuve, le poids politique exceptionnel d’un chef d’État représente un capital déterminant pour le succès de l’ajustement. Certes, les gouvernements ont toujours de réelles capacités de résistance grâce aux forces de l’ordre. Mais lorsque l’émeute risque de faire vaciller le régime, l’autorité du chef de l’État est un atout très important. Ce fut le cas au Maroc comme en Côte d’Ivoire et au Venezuela : le Président avait cette autorité en 1990 parce que le même parti contrôlait la présidence, le Parlement et le principal syndicat. ” (ibidem, p. 18)

Privatiser et licencier massivement : c’est faisable

“ Le problème de la réforme des entreprises publiques qu’il s’agisse de restructuration ou de privatisation, s’est posé dans plusieurs pays et il suscite toujours de fortes oppositions parce que l’on remet en question de nombreux intérêts. Toutefois, dans certains cas, les gouvernements parviennent à appliquer des plans de restructuration qui seraient rejetés dans les pays développés. Ainsi, en Bolivie, le Président Paz a pris en 1987 des mesures draconiennes : les deux tiers des salariés de l’entreprise publique chargée de l’extraction de l’étain ont été licenciés parce que cette entreprise était responsable du tiers du déficit public total. Cette décision a entraîné une série de grèves et de manifestations, mais le gouvernement a tenu bon face aux mineurs et il est encore demeuré au pouvoir pendant trois ans. ” (ibidem , p. 20)

Utiliser l’alibi que constitue le FMI

“ Rappelons que tout ajustement est une opération risquée politiquement. D’un côté, l’opposition va imputer en totalité les coûts de l’ajustement au gouvernement. De l’autre, si le gouvernement, par crainte de l’opposition, attend la crise financière pour ajuster, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre, en cas de crise politique. Mais comme il ne peut plus en principe faire de concessions dès lors qu’il a pris des engagements envers le FMI, le gouvernement peut répondre aux opposants que l’accord réalisé avec le FMI s’impose à lui, qu’il le veuille ou non.” (ibidem, p. 22) -mis en gras par la rédaction-.

“ Le gouvernement peut expliquer que, le FMI imposant par exemple une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. ” (ibidem, p. 29)

Conseils aux gouvernants du Sud et du Nord pour affaiblir le syndicalisme

“ Si les salariés des entreprises parapubliques sont bien organisés, ils peuvent s’opposer efficacement à la décision du gouvernement (de privatiser ou de licencier massivement, NDR). Toute politique qui affaiblirait ces corporatismes (à noter que Morrisson utilise le terme “ corporatisme ” pour désigner manifestement le mouvement syndical, NDR) serait souhaitable : d’un point de vue économique, cela éliminerait des entraves à la croissance et, politiquement, le gouvernement gagnerait une liberté d’action qui peut lui être précieuse en période d’ajustement. On objectera que cette politique soulèvera des résistances mais il vaut mieux que le gouvernement livre ce combat dans une conjoncture économique satisfaisante qu’en cas de crise lorsqu’il est affaibli. Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d’un service minimum, formation d’un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes lorsque cela est possible. ” (ibidem, p. 23)

Mesures à éviter

“ La première précaution à prendre est d’éviter une politique laxiste en période de prospérité car celle-ci crée des droits qu’il est ensuite difficile de remettre en question. ”

(ibidem, p. 26)

“ Beaucoup d’habitants des bidonvilles ou des quartiers pauvres ressentent un sentiment de frustration et d’exclusion par rapport au reste de la population urbaine. Dès lors le saccage et le pillage des magasins dans les quartiers aisés leur permet d’exprimer ce sentiment. Si une mesure de stabilisation – la coupure des subventions par exemple – entraîne une hausse soudaine des prix des denrées courantes, ces populations vont réagir en manifestant avec violence leur désespoir. En effet, cette mesure réduit brutalement leur niveau de vie déjà très bas et arrivés à ce point, les pauvres n’ont plus rien à perdre. ” (ibidem, p. 26)

“ Il faut, comme au Maroc en 1983-1984, relever d’abord les prix des produits intermédiaires et non pas ceux des produits de base consommés par les ménages pauvres. Si les prix des produits de base sont augmentés, il faut procéder par hausses modérées (moins de 20%) et étalées dans le temps. ” (ibidem, p. 27)

Grève des enseignants : pas dangereux mais…

“ La grève des enseignants n’est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse puisqu’elle libère la jeunesse pour manifester. ” (ibidem, p. 29)

Pour baisser les salaires : diviser pour régner

“ On peut supprimer des primes dans certaines administrations en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture difficile où l’on peut en avoir besoin. ” (ibidem, p. 30)

“ Rien n’est plus dangereux politiquement que de prendre des mesures globales pour résoudre un problème macro-économique. Par exemple, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre et même, les augmenter dans un secteur clé politiquement. ” (ibidem, p. 31)

Mesures faciles à prendre

“ On peut recommander de nombreuses mesures qui ne créent aucune difficulté politique. Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. ” (ibidem, p. 30)

Pour un pouvoir fort

“ Pour qu’un gouvernement ait la marge de manœuvre nécessaire pour ajuster, il doit être soutenu par un ou deux grands partis majoritaires et non par une coalition de petits partis, ce qui conduit à préférer le scrutin uninominal au scrutin proportionnel pour l’élection du parlement (ou pour le moins à conseiller une combinaison des deux modes de scrutin). D’autres moyens permettent de renforcer l’exécutif comme la possibilité de pouvoirs spéciaux temporaires ou un contrôle ex post par le pouvoir judiciaire, afin d’éviter que des juges puissent bloquer ex ante l’application du programme. Le référendum peut être une arme efficace pour un gouvernement dès lors qu’il en a seul l’initiative. ” (ibidem, p. 34)

* * *

Réflexion 20 ans plus tard

…/…

ARTICLE COMPLET ET REFERENCES :

Voir la Source, lu Ici

 
Poster un commentaire

Publié par le 21 avril 2017 dans général, International, Politique

 

Étiquettes : , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :