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MDR ! Polémique : Raptor Dissident défie Alain Soral en combat d’arts martiaux . Soral accepte !!! (L’absurdité du truc m’oblige à vous le partager)

 

Alors là, MDRRRRRRR, je n’ai même pas les mots !!!! Soral qui à 60 ans joue encore à qui a la plus grosse !! LOOOOL Il accepte le défi d’un combat en MMA (mixed martial arts) = Arts martiaux mixtes, qui sont un sport de combat complet, associant pugilat et lutte au corps à corps , interdit en France (wikipédia). C’est du grand n’importe quoi ! Et cette pseudo « dissidence » qui s’insulte et se déchire de partout….. (il n’y a pas que des affaires avec raptor, il y a papacito, marsault, etc) Aieeeee !!! J’espère juste que ce sera filmé, histoire de rire un bon coup … Je vous relaie un article des inrocks qui est le seul à résumer à  peu prés l’affaire, mais forcément avec un parti pris … Trop fort !!!  Z 

Entre Raptor Dissident et Alain Soral, la polémique finira-t-elle en combat de MMA ?

Les deux têtes de proue de la fachosphère s’invectivent violemment depuis début juin, au point que Raptor a fini par défier Alain Soral en duel de MMA. Retour sur un clash sur internet qui pourrait bien traverser l’écran.

Il est loin le temps où Alain Soral adoubait dans un tweet enthousiaste son jeune confrère youtubeur Raptor Dissident, en soulignant au passage sans fausse modestie qu’il avait “eu de très bons maîtres”. Entre ces deux têtes de gondole de la fachosphère, hyper-influents grâce à leurs réseaux sociaux respectifs, il y a désormais un fossé infranchissable.

Après une série d’échanges verbaux ultra-violents par vidéos interposées, ils sont prêts à en venir aux mains. “Alain Soral, puisque tu souhaites me corriger, prends avec toi deux témoins. Je te défie en combat de MMA [Mixed Martial Arts, dont la pratique en compétition est interdite en France, ndlr]. […] Puisque tu veux que ça se passe mal, je suis là et je réponds. C’est une question d’honneur”, a lancé le Raptor dans une vidéo postée le 10 juin.

L’idéologue d’extrême droite, créateur de l’association Égalité et Réconciliation, a répondu sur Twitter en relevant le défi : “Suite à ses multiples insultes, diffamations et provocations, j’accepte d’affronter Ismail Ouslimani, dit ‘le @RaptorDissident’ en combat libre, et ce malgré mon âge (60 ans cette année) et bien que le #MMA ne soit pas ma spécialité. Reste maintenant à organiser la rencontre. Pour les vrais hommes d’honneur, la vie ne se réduit pas aux fanfaronnades virtuelles sponsorisées, plus question de se défiler !”. Que s’est-il passé pour qu’une telle escalade de violence grandisse dans la “dissidence », au point de potentiellement traverser l’écran ?

“Baboucholâtrie”, “égo surdimensionné” et “grille de lecture sionisto-marxiste”

Tout a commencé par une “frappe nucléaire”, selon les mots du Raptor. Le 3 juin, après 8 mois d’absence de sa chaîne YouTube aux plus de 500 000 abonnés (en trois ans d’existence), celui-ci publiait une vidéo de 40 minutes intitulée “Je Fais la Bise à Ta Femme, Soral ! – Expliquez-Moi Cette Merde”, qui cumule désormais 1,3 million de vues. Il s’agit d’un démontage hyper virulent de la pensée d’Alain Soral, réduite à une “bouillie marxiste communiste dont il est d’ailleurs issu [Alain Soral dit avoir été membre du PCF dans les années 1990, ndlr], et [à] l’hystérie anti-israélienne typiquement soralienne”.

Comme d’habitude, le youtubeur au débit mitraillette multiplie les clins d’œil aux internautes du forum « Blabla 18-25 ans » de Jeuxvideo.com, avec ses montages en cascade et ses expressions devenues des gimmick – comme le fait d’utiliser le prénom-préfixe “Jean”. En superposant sa voix au ton goguenard à des images extraites des vidéos d’Alain Soral, et à des mèmes bien connus de sa communauté de fans, il se paye donc le vétéran de la fachosphère, en dénonçant à grand renfort d’insultes sa “baboucholâtrie”, son “égo surdimensionné” et sa “grille de lecture sionisto-marxiste”. Et de conclure son réquisitoire en le traitant d’“ordure cosmopolite” et en le comparant – summum de l’infamie – à Jacques Attali parce qu’il pense que “l’islam est un don et une chance pour la France”.

Esprit de duel

Il est vrai que le fond de commerce idéologique d’Alain Soral diffère de celui du Raptor. Dans leur livre, La fachosphère, comment l’extrême droite remporte la bataille d’Internet (édition Flammarion), les journalistes Dominique Albertini et David Doucet synthétisent la pensée de Soral (telle qu’elle est théorisée dans son essai « Comprendre l’Empire ») comme un “pot-pourri de différentes traditions politiques, où des résidus marxistes cohabitent avec un éloge de la monarchie chrétienne et où les appels à la réconciliation nationale voisinent avec une critique de l’immigration de peuplement’, le tout sur fond de complotisme ». 

Pour l’ancien jet-setteur, l’ennemi à abattre est l’oligarchie mondialiste derrière laquelle il voit la main du “tout puissant lobby sioniste”, vieille lune des théoriciens antisémites. A ses yeux, les jeunes musulmans pourront être d’utiles alliés dans cette lutte — du moins ceux qui, « élevés par un patriarcat ayant échappé à la féminisation », adhèrent encore aux valeurs traditionnelles.

C’est l’un des points de clivage avec son jeune disciple puisque le Raptor Dissident cultive avant tout une critique acerbe de l’islam et de l’immigration dans la droite ligne de la mouvance identitaire. Pour lui, l’obsession antisémite de Soral le fait négliger la menace islamiste, au point d’en faire un idiot utile du cosmopolitisme. Après une telle charge, menée tambour battant par le Raptor, la réponse du taulier d’Égalité et Réconciliation ne s’est pas fait attendre. Le 4 juin, il publie sur ses réseaux ce message mi-dédaigneux, mi-menaçant : “Certains me demandent si je compte répondre à la vidéo qu’un certain kabyle nain piquée aux stéroïdes a pondu contre moi. Répondre quoi ? Par cette vidéo, il s’est déjà ridiculisé intellectuellement et déshonoré moralement. Au mieux je peux le corriger, si d’aventure je le croise dans la vraie vie. Ce qui ne manquera pas d’arriver…”

Alain Soral l’a déjà démontré : il ne faut pas lui chercher chicane. Fin 2016, Daniel Conversano, qui se dit “écrivain de gauche nationaliste”, avait fini le visage en sang après en être venu aux mains avec lui sur le plateau d’une émission animée par Dieudonné. L’esprit de duel et le culte de la violence physique, associée à la virilité, font partie des invariants de la culture d’extrême droite. Alain Soral est un boxeur aguerri, et Raptor Dissident affiche continuellement sa musculature sur son compte Instagram, où il a révélé son visage il y a un an. Il propose même des conseils payants à la fin de ses vidéos – car, lui-même le reconnaît, c’est avant tout un “entrepreneur”.

Le 11 juin, le ton est encore monté d’un cran entre eux, quand Alain Soral s’en est pris à la femme du Raptor, qu’il traite de “culturiste nain” : “On me parle d’une certaine Betty Autier, une cougar botoxée pro-LGBT qui entretiendrait un ado culturiste nain…” “On est sur un petit kabyle d’1m70 qui prend des prot’ pour faire du muscle”, a-t-il ajouté lors d’une de ses émissions.

Une lutte entre deux mondes

Plus qu’à un duel folklorique entre deux militants d’extrême droite, cette controverse reflète une fracture générationnelle au sein de la fachosphère. Longtemps Alain Soral a eu pignon sur rue grâce à son site, Egalité et Réconciliation, plus fréquenté que de nombreux sites d’information, et à l’autorité légitime que lui prodiguaient ses livres. Quand il a fait son entrée sur le youtube game, posant face caméra, il est donc vite apparu comme un youtubeur en vue. Cette polémique avec Raptor Dissident montre qu’il est désormais concurrencé par une jeune garde bien décidée à le ringardiser, sur la forme comme sur le fond. Ses montages humoristiques, ses punchlines de rappeurs et son ton volontairement vulgaire ont donné un coup de vieux aux doctes monologues de Soral. Celui-ci l’a d’ailleurs reconnu publiquement, confiant qu’il avait d’abord cru que ces jeunes néo-dissidents (Raptor, Lapin Taquin, Marsault…) prendraient “la relève”. Mais il s’en est rapidement dédit, sous les coups d’estoc du Raptor contre sa logorrhée “judéo-centrée” : “Ça ne me serait jamais venu à l’idée de défier un type qui a trente ans de terrain de plus que moi. Eux le font allègrement”, déplorait-il. Assisterait-on au crépuscule d’une idole de la “dissidence” ? Le Raptor s’en frotte déjà les mains. Il espère même que la scène de son affrontement sera filmée. A croire qu’en 2018, le culte du corps et de la virilité sert toujours à départager les ego au sein de l’extrême droite française.

Soral et Raptor

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Publié par le 19 juin 2018 dans général, Insolite

 

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Jean-Pierre Petit : Modèle Janus et Armes russes

 

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Vaccins : le coup de gueule d’un pharmacien

 
 

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Trump ordonne de former «immédiatement» une Force spatiale

Espace

Les Russes ont réagit directement : Selon le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine, si l’espace est reconnu par Donald Trump comme une zone de combat, alors la boîte de Pandore sera ouverte :

«Si cette déclaration signifie le déploiement d’armes dans l’espace, les États-Unis ouvrent la boîte de Pandore», a écrit Dmitri Rogozine sur Twitter.

La Russie a déclaré à maintes reprises qu’elle considérait comme inadmissible de déployer des armes, quelles qu’elles soient, dans l’espace.

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Le Président américain a ordonné au Pentagone de créer une Force spatiale en tant que nouvelle branche indépendante des Forces armées des États-Unis.

Donald Trump a annoncé, lundi, la création d’une nouvelle branche des Forces armées des États-Unis, la Force spatiale qui sera indépendante de la Force aérienne.

«Nous avons la Force aérienne des États-Unis et nous allons avoir une Force spatiale. Séparée, mais égale», a-t-il déclaré lors de son discours sur l’espace à la Maison-Blanche.

Le Président américain a déclaré lancer le processus «immédiatement». Il a qualifié l’espace de problème de sécurité nationale, ajoutant qu’il ne voulait pas que «la Chine et la Russie et les autres pays nous dépassent».

Trump a également promis de faire revenir bientôt les États-Unis sur la Lune et aussi d’atteindre Mars.

Donald Trump a annoncé l’éventuelle création de forces spéciales pour mener des opérations dans l’espace extra-atmosphérique le 14 mars 2018.

Dmitri Rogozine, directeur général de l’agence Roscosmos et vice-Premier ministre russe à l’époque, a réagi à cette déclaration du Président américain. Il a estimé que si l’espace était reconnu par Donald Trump comme une zone de combat, les États-Unis ouvrent la boîte de Pandore.

Auparavant, le général John Raymond, commandant de la force spatiale des États-Unis (L’USAF Space Command), avait déclaré que les États-Unis étaient préoccupés par la puissance spatiale croissante de la Russie et de la Chine et se préparaient à la guerre dans l’espace.

 

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Les banques voyous préparent la prochaine crise financière mondiale

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Les hauts responsables institutionnels qui n’ont pas vu venir la crise de 2008 et n’ont pas su en tirer les leçons ni les mesures concrètes de prévention, multiplient ces derniers temps les messages pontifiant trompeurs en vue d’affaiblir la vigilance des citoyens. Patrick ARTUS, économiste de Natixis, s’en est fait l’un des complices le 13-06-2018 dans un hebdomadaire pourtant sérieux sur d’autres sujets graves (notamment le martyre d’AFRINE envahie et saccagée avec aval de la Russie et de l’OTAN). Face à la tempête financière mondiale qui s’annonce, cette propagande type « tout va bien madame la Marquise » ou « Oyez citoyens, tout est calme, dormez en paix » accumule tellement de contrevérités et d’omissions qu’elle mériterait une enquête au pénal pour complicité de concussion, au vu des terribles conséquences déjà vécues et surtout à venir sur le portefeuille des citoyens. Car là, à l’instar de notre Bernard Tapie national, également victime d’un « complot de banquiers »), nous assistons à un immense remake de l’énorme « escroquerie financière en bande organisée » de 2008.

 

Ces borborygmes médiatiques « mainstream » occultent soigneusement la gigantesque dette actuelle des USA et de nombreux pays, mais aussi les milliers de milliards de billets imprimés par les banques centrales reposant sur un massif rachat de dettes des banques. Peut-on vraiment parler d’économie US « solide » avec un déficit budgétaire qui approche les 1000 milliards de dollars, une dette de 22 000 milliards, un déficit commercial de 500 milliards, alors que le dollar a perdu 97 % de sa valeur depuis 1970 ? Financièrement, les USA et l’Europe sont devenus des « colosses au pied d’argile ». La France, l’Amérique et nombre de pays de l’OCDE consomment plus qu’ils ne produisent, grâce à un endettement gigantesque, ce qui implique une balance commerciale déficitaire chronique. Même la Chine est aussi en danger, puisque possédant une énorme partie de la dette américaine. De plus, la croissance chinoise ralentit ; son marché immobilier s’est très fragilisé ; quelques secteurs industriels devenus obsolètes sont maintenues en vie artificielle ou licencient ; et un important échafaudage « domino » de crédits privés chinois est menacé d’effondrement. Sans oublier les difficultés des pays « sanctionnés » (comme la Russie et l’Iran), « périphériques » (comme la Turquie) ou « émergents » (comme le Venezuela ou l’Algérie), dont la solvabilité ne cesse de décroitre. Les trois quart des pays sont en constante difficulté. Oui, le tableau économique général s’est amélioré, mais il est loin d’être euphorique.

 

La crise américano-américaine de 2008 dite des « subprimes » a été la plus importante depuis celle de 1929, avec des conséquences terribles sur tous les continents. Les causes demeurent. Aggravées par d’autres causes. Certes, les banques US avaient ensuite payé des amendes faramineuses pour échapper aux procès. Mais peu de sanctions en Europe et presque toutes ont conservé leur comportement imprudents sur les produits financiers spéculatifs à risque. Des règles prudentielles strictes auraient du être prises, mais elles ont été et sont systématiquement combattues par les politiciens complices des banques des deux côtés de l’Atlantique.

 

N’oublions jamais que ce sont les États, donc les contribuables, donc nous, qui avons payé avec nos impôts pour réparer les sinistres bancaires. Les Etats n’auront plus les capacités de s’endetter comme en 2008 pour renflouer les banques car l’endettement des pays développés a explosé. Et le taux de prélèvement obligatoire sur les foyers et sur le travail (devenu en France le plus élevé du monde à l’avènement de la présidence Macron), ne peut plus augmenter sans explosion sociale et politique.

Malgré cette situation et nos avertissements répétées, en cynique contradiction avec les engagements électoraux, une nouvelle hausse de taxes sur l’alcool, le tabac et les produits de luxe a été annoncée (Richard Ferrand veut même surtaxer la fragile industrie nautique française). En sus de la hausse de la CSG, des ponctions sur les retraites, de la diminution des APL, sont médiatiquement annoncées des baisses de minima sociaux et de protections sociales. De nouvelles hausses d’impôts, de taxes foncières sur la résidence secondaire et de TVA risquent de passer en douce pendant l’été 2018 ou en 2019. En continuant à prélever encore plus d’argent dans la poche des français qui n’en peuvent plus, nos dirigeants jouent avec le feu. Incroyable circonstance aggravante : tout en épargnant systématiquement les activités spéculatives toxiques.

 

Une des racines de la crise de 2008 était l’absence quasi-totale de régulation au sein des banques. Elles ne se comportaient plus comme des services publics (privatisés ou non) mais comme des entités spéculatives prédatrices sans cahier des charges éthiques ni aucune moralité. Par nos impôts, nos gouvernements de mollusques et d’incompétents les ont renflouées sans rien demander en échange. Conséquence, cette crise de régulation des banques se poursuit encore. Car les responsables physiques de cette catastrophe de 2008 n’ont jamais été sanctionnés, sont toujours en place, et certains même installés à la tête des observatoires soit disant chargés d’anticiper les crises futures : « Des renards chargés de la sécurité au sein même du poulailler » ! (voir l’excellent documentaire hélas incomplet « Inside job » de Charles Ferguson).

 

Résultat de cette « gestion par les prédateurs pour les prédateurs » : Leur première mesure a été de limiter la future responsabilité financière des banques coupables, ripoux ou mal gérées (ou les trois) au dépend des intérêts des citoyens victimes. Les dépôts dépassant 100.000 € seront confisqués pour renflouer les banques. Cette mesure scandaleuse a été discrètement ratifiée (sans véritable débat) par la totalité des Gouvernements et Parlements de l’OCDE. Tous les citoyens ont reçu dans leur courrier bancaire en 2018 cet « avis de saisie automatique en cas de crise ». Par conséquent, le silence radio des partis politiques parlementaires (pour soit disant ne pas alarmer inutilement le public) n’est plus défendable. Ce silence complice est en fait très révélateur de l’absolue crédibilité de cette crise à venir et de la future spoliation ouvertement légalisée. Il est aujourd’hui clair que les crises financières ne pourront jamais disparaitre tant que les banquiers voyous (personnes morales et physiques comprises) ne subiront pas de sanctions et tant que le pouvoir protégera ouvertement la corruption et l’incompétence des régulateurs.

 

Autre résultat de cette incurie gouvernementale généralisée sur tout le système bancaire, de nombreuses bulles financières se développent. Rien à voir avec les inquiétudes légitimes pour les prêts étudiants aux USA ou pour le marché de l’investissement immobilier en Chine. La création de liquidités au profit de la spéculation est devenue faramineuse : le seul total des dollars qui circulent dans le monde dépasse les 600 000 milliards, alors que le total des échanges commerciaux est évalués à… 5 600 milliards. 100 fois plus que les vrais besoins.

 

Ajoutons à cela que les transactions financières opaques (appelées shadow banking) ne sont pas soumis aux règles prudentielles déjà insuffisantes. Gonflées par le contexte d’incompétence gouvernementale et d’anarchie spéculative (avec la complicité active de tout le système bancaire dérégulé), elles représentent 96 000 milliards de dollars, soit 150 % du PIB mondial.

 

Si l’on observe le marché des produits financiers spéculatifs appelés « dérivés », la situation est dantesque. En 2016, la somme totale des produits dérivés se monte à 1,2 « Quadrillion », soit 1.200.000.000.000.000.000 dollars. Largement plus que l’ensemble des pièces, billets et comptes de dépôt cash de l’ensemble de la planète, estimés à 81.000.000.000.000 dollars (81 « Trillions »). Aujourd’hui, la valeur totale des produits dérivés représente plus de 1000 fois la valeur de l’or détenu par l’ensemble des banques centrales dans le monde ( 1400 milliards $). Dans cette monstrueuse affaire, les grandes banques mondiales sont en première ligne et impliquées jusqu’aux narines : leurs fonds propres ne représentent plus qu’entre 0,15 % et 0,6 % de leurs engagements sur ces produits dérivés. Cette énorme bulle spéculative déconnectée de l’économie réelle (donc objectivement de type « Ponzi ») s’accroit de manière exponentielle.

 

Imaginez qu’une taxe française ou européenne se mette enfin en place avant l’effondrement. Un prélèvement identique à celui sur le travail ? (où 1.500 à 2.000 € de salaire entraînent en France 1.500 à 2.000 € d’aberrantes charges avant impôt et taxes diverses !). Ou bien plutôt comme une petite taxe légère de 1%. Ou alors comme notre fameuse mini taxe « sociétale » (faussement appelée taxe Tobin) de 0,1% déjà proposé en… 1988. Voire une microbienne ponction indolore de 0,01%. Mais non, les banques pourtant parfaitement informatisées ne veulent rien connecter au fisc, ne veulent rien mettre dans une réserve de sécurité et ne veulent rien lâcher au peuple qui vient pourtant à chaque fois à leur secours. Pourquoi ? Par principe suprême du profit capitalistique dérégulé. La goinfrerie au maximum. A la Fillon and co démultipliée à l’infini. Et pourquoi les politiciens demeurent silencieux ? Parce qu’ils ont besoin de l’aide des banques pour arriver au pouvoir et pour s’y maintenir, autant qu’ils en ont besoin pour combler les déficits budgétaires nationaux et locaux.

 

Certes, direz-vous, la bourse est au beau fixe. Pourquoi se plaindre ? Le Dow Jones monte depuis 8 ans et demi… Il est passé de 6.000 points en 2009 à 25.000 en 2018. 400% de hausse. Mais n’oublions pas que la plus longue hausse boursière de l’Histoire n’a duré que neuf ans. Et c’était entre 1920 et 1929. La hausse spéculative ne pourra jamais grimper à l’infinie. Un prochain krach est inéluctable. Un krach d’au moins 50% sur les actions, l’équivalent de celui de 1929. Reste à savoir quand il aura lieu. La logique mathématique la plus élémentaire indique une fourchette maximum d’une à deux année.

 

Ajoutons aussi à cette sombre prédiction que les taux d’intérêts vont fatalement augmenter un jour. Le taux d’intérêt immobilier moyen actuel en France est de 1,7%. Aux USA, il est déjà de 4,6% (taux directeur de la FED à 2%)… Le prochain krach sera donc triplement alimenté via… les dettes d’état. La dette étatique mondiale officielle a atteint 250.000 milliards $. Idem pour les engagements non provisionnés dans les bilans bancaires. Les produits dérivés des banques dans le monde ont aujourd’hui dépassé le montant faramineux de 1.500.000 milliards de dollars. Ce qui, en cas de krach, représente un passif théorique global de 2 millions de milliards de dollars. Soit environ 2500 fois le PIB mondial (évalué à 80.000 milliards $ en 2018) !

Avec ses 2300 milliards de dette (environ 100% du PIB), si l’intérêt monte à 4% (le double de la croissance maximale française), la France sera mathématiquement acculée à la faillite. Comme la majeure partie des pays dit « riches ».

 

Conclusion adressée au gouvernement par le think tank « En Marge » et par les « Bouledogues de la République » de tous partis :

 

Messieurs les ENArques de la haute administration, du Parlement et du Gouvernement, attention.

Nous avons soutenu activement un jeune banquier novice en campagne électorale et fait basculer nombre de circonscriptions en ballotage incertain.

pour procéder à un vaste dégagisme politique.

Parce que nous soutenions globalement son programme électoral (bien qu’insuffisant).

Dans l’espoir que ce programme sera complété un jour avec notre douzaine de propositions compatibles et indispensables. Et aussi

dans l’objectif que ce nouveau Président de la république soit capable de comprendre et donc de réformer les rouages du système bancaire en perte de boussole. Qu’il puisse leur parler dans leur langue financière sans se faire manipuler et rouler dans la farine comme ses prédécesseurs. Qu’il puisse même, éventuellement, leur faire le coup que Poutine à fait aux oligarques en Russie (ils l’avaient choisi, croyant avoir à faire à un « pion docile »).

 

Mais nous vous alertons que la colère froide des citoyens ne s’est pas estompée. Nous la sentons puisque nous la cotoyons au quotidien. Elle continue de monter à cause des dossiers « orphelins » non traités. Et à cause des mesures gouvernementales récessives non prévues dans le programme électoral initial. En cas d’inaction présidentielle et gouvernementale sur ce dossier bancaire explosif, la phase de « dégagisme électoral  » pourrait se poursuivre au-delà du nécessaire. Avec des conséquences imprévues (près une majorité des pays de l’Europe de l’Est, l’Italie vient d’en montrer l’exemple).

Par conséquent, démontrez votre volonté de changer les choses en commençant déjà par

alléger d’urgence et fortement les charges sur le travail pour aider la création d’emplois.

offrir enfin un contexte de concurrence loyale aux entreprises françaises, tant sur le marché domestique qu’à l’exportation.

prendre l’argent nécessaire dans la poche des prédateurs et spéculateurs, notamment sur les produits financiers toxiques appelés « dérivés » (qui devront être un jour légalement interdits, comme le seront un jour les crédits arnaques à taux variables abusifs qui ont notamment grugé et ruiné en toute impunité 8.000 communes françaises).

 

Faites enfin le boulot que les autres ont refusé de faire depuis des décennies. Œuvrez à mettre de l’ordre dans le système bancaire européen et mondial, en arrêtant d’emmerder fiscalement et bureaucratiquement les citoyens. Oui, foutez la paix aux français ! Y compris aux retraités. Y compris aux mal-logés. Y compris aux investisseurs. Y compris aux chômeurs créateurs de leur micro-entreprise. Y compris aux agriculteurs et artisans épuisés par le système de prélèvement confiscatoire le plus aberrant de la planète.

 

Comme nous le réclamons depuis 30 ans, aussi bien pour le dossier bancaire que pour les nombreux autres dossiers, nous voulons « une Europe des Nations et des projets concrets, pour une future France forte au sein d’une future Europe forte ». La mobilisation réformiste de la classe dirigeante doit se faire au niveau national ET être négociée au niveau européen. Rapidement. Avec des avancées expérimentales internationales pragmatiques, concrètes, sans attendre l’unanimité des 27 membres. Sous peine de prochaines « élections dégagistes carnassières ».

 

Ronald REMY

Animateur du think tank « En Marge » et des « Bouledogues de la République ».

source

 
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Publié par le 19 juin 2018 dans économie, général, International

 

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François Asselineau revient sur l’actualité de ces derniers jours

 
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Publié par le 18 juin 2018 dans général, International, Politique, Vidéos (Toutes)

 

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La décomposition de l’UE

La décomposition de l’UE

L’Union européenne se décompose. Très clairement, la question des « migrants » a joué le rôle d’un détonateur. Sur cette question s’additionnent les erreurs politiques, un discours à prétention moral qui s’avère être fondamentalement moraliste, et une énorme hypocrisie.

On en a la preuve avec le cas de l’Aquarius, ce navire affrété par l’ONG SOS-Méditerranée. Mais, sur le fond, cette question n’a fait que refléter les contradictions internes qui se sont développées au sein de l’UE. En un sens, on peut penser que rares sont les dirigeants qui « croient » encore en une UE fédérale.

 Cette décomposition pourrait aboutir à diverses solutions, et même si le nom « Union Européenne » devait survivre, il est clair que ce ne serait plus l’UE telle qu’elle fut imaginée et mise en pratique depuis le vote du fameux « Acte Unique » de 1986. Nous assistons à l’écroulement de plus de trente années de « construction européenne ».

Un contexte chargé

Il y a eu tout d’abord le Brexit, voté en 2016, et que d’aucuns espéraient voir inverser par on ne sait quel traquenard « légal ». Or, avec le vote récent au Parlement britannique où Mme Theresa May l’a emporté sur la fraction pro-UE, il est clair que le BREXIT aura bien lieu. Le Royaume-Uni quittera donc bien l’Union Européenne (UE). Les élections générales de ces 6 derniers mois, en Hongrie, en Autriche, mais aussi en Slovénie, ont porté (ou maintenu) au pouvoir des gouvernements clairement eurosceptiques, souhaitant une modification profonde des règles de l’UE. Enfin, l’action de l’actuel gouvernement italien, résultant d’une coalition entre le M5S et la Lega a aboutit à mettre en lumière ces contradiction.

La décision du Ministre de l’intérieur Italien, M. Matteo Salvini, de refuser au navire Aquarius, le droit de débarquer les migrants recueillis a causé un scandale. Les bonnes âmes se sont élevées contre cette décision. Mais, celle-ci a respecté d’une part le droit international maritime, et le fait que l’ONG en question n’ait pas attaqué le gouvernement italien en témoigne, et d’autre part les cas d’urgences humanitaires ont été respectés. En dépit de déclarations souvent fracassantes, M. Salvini a accepté que les femmes enceintes et les personnes gravement malades soient débarquées, et les Garde-Côtes italiens continuent leurs missions de sauvetage. L’Aquarius est escorté par un navire des Garde-Côtes italiens, ce que reconnaît l’ONG SOS-Méditerranée elle même.

Hypocrisies franco-allemandes

Ce qui est donc en cause, c’est une politique caractérisée par un aveuglement au réel et une immense hypocrisie de l’UE, mais aussi de l’Allemagne et de la France. C’est cette hypocrisie en particulier qui a fait porter à l’Italie le poids presque exclusif de l’accueil des « migrants » depuis ces trois dernières années.

La reculade du Président français, M. Emmanuel Macron, qui — après avoir dénoncé l’attitude de l’Italie en des termes de morale plus que de politique — a été obligé de baisser de ton est significative. Il est revenu à une position plus raisonnable, mais au prix d’une humiliation internationale. Les deux dirigeants ont affiché une entente d’autant plus cordiale que l’on sait que l’on était passée au bord de la crise.

 Mais, cette crise s’est invitée en Allemagne où Angela Merkel a été obligée de composer avec son propre Ministre de l’intérieur M. Horst Seehofer. Ce dernier, soutenu par une majorité des députés de la CDU-CSU, souhaite que l’Allemagne passe un accord avec la Grèce et l’Italie sur la question des migrants, un accord qui permettrait à l’Allemagne de rejeter tous migrants non préalablement enregistrés. On apprenait une réunion des trois ministres de l’intérieur de l’Allemagne, de l’Autriche et de l’Italie sur la question de l’immigration illégale. Cela montre la volonté des gouvernements de se coordonner. Mais, et cela n’aura échappé à personne, il s’agit d’une coordination inter-gouvernementale entre des Etats souverains, coordination qui contourne allègrement les procédures et les habitudes de l’UE et qui, probablement, mettra en cause ses règles. Signe des temps?

Le poids de l’économie dans cette décomposition

On pourrait croire que la question des « migrants » épuise l’ordre du jour de l’UE. Ceci est loin d’être le cas. Le gouvernement italien, toujours lui, vient d’annoncer qu’il proposerait au Parlement de na pas ratifier le CETA, ce traité de Libre-Echange signé entre le Canada et les pays de l’UE. Une décision qui pourrait bien provoquer à terme l’annulation de ce traité. Cette décision du gouvernement italien, contradictoire avec la volonté de la Commission Européenne de décider, en lieu et place des Etats, sur les questions commerciale, réaffirme le rôle premier, et fondateur, de la souveraineté des Etats. De même, le gouvernement italien a laissé entendre qu’il pourrait s’opposer au renouvellement des sanctions contre la Russie. Ici encore, on est en présence d’une décision prise au consensus. Si un pays brise ce consensus, d’autres suivront.

Les questions économiques, et commerciales, tiennent donc une place importante dans le processus de décomposition de l’UE. Un processus qui a été mis en exergue par la décision de l’Allemagne de refuser la plus grande partie des propositions faites par le Président Français, Emmanuel Macron. La publication récente par l’OFCE d’un texte sur le rôle délétère de l’Euro vis-à-vis des économies tant françaises qu’italiennes le confirme (1). De fait, on constate que le « couple franco-allemand » n’existe pas, si ce n’est dans les délires des éditocrates français. Les formes prises par les « récits » de la crise engendrée par l’Italie, au premier lieux desquels les scandaleuses « unes » de la presse allemande mais aussi les lots extrêmement blessants qu’Emmanuel Macron avait utilisés, sont à la fois un symptôme de la décomposition de l’Union Européenne, mais en constituent aussi une de ses causes.

De la souveraineté des Nations

Cette décomposition de l’UE est cependant un processus de long terme. Dans ce contexte, le geste de Matteo Salvini à propos de l’Aquarius, que l’on l’approuve où non, a provoqué une césure importante. Il a démontré qu’un pays pouvait s’affranchir des règles de l’UE et démontrer tout à la fois l’inexistence de la « souveraineté européenne », ce mythe si cher à Emmanuel Macron et l’existence de sa propre souveraineté.

Ce geste aura des conséquences. Il contribue à redonner aux italiens une confiance dans le gouvernement de leur pays et dans les capacités de ce dernier. Mais, ce geste est aussi important pour les autres pays de l’Union Européenne. Car, si l’Italie peut recouvrer sa souveraineté, peut dans un moment de crise décider que c’est elle qui fixe l’ordre du jour des problèmes à traiter tout autant que la nature des solutions, ce qui est une définition de la souveraineté, alors d’autres pays retiendront la leçon.

Jacques Sapir

(1) Villemot S., Ducoudré B., Timbeau X., « Taux de change d’équilibre et ampleur des désajustements internes à la zone euro », in, Revue de l’OFCE, n°156 (2018)

 
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Publié par le 18 juin 2018 dans général, International, Politique

 

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